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Édouard Philippe, la droite rasoir qui drague à gauche

Pure Politique12 views
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Je suis massivement déterminé à combattre des idées dangereuses.C'est vrai du Rassemblement national comme de la France insoumise, dont les dangers ne sont pas de même nature, mais d'une égale intensité ou gravité.

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Je propose que sans délai, nous convoquions des rencontres de la nouvelle gauche plurielle.

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Je viens de la droite.Je l'ai dit sur le Péron, le Matignon, le jour de ma prise de fonction.

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Il n'y aura pas de primaire pour désigner un candidat avec la gauche au-delà du Parti socialiste.

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Je ne vais pas m'excuser d'avoir été le premier ministre, le premier premier ministre d'Emmanuel Macron.

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Parce que s'il n'y a pas de candidat commun, il n'y aura pas de deuxième tour pour la gauche et nous irons à la défaite.

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Si rendra un rassemblement impérieux, c'est si effectivement il y a un risque de deuxième tour entre l'LfI et le RN.Moi, je ne veux pas ça pour la France.

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À petit pas, celui qui fut le premier premier ministre d'Emmanuel Macron espère rassembler ceux qui disent non au Rassemblement national comme ceux qui disent non à la France insoumise.Un pari qui pourrait réussir tant la gauche s'enfonce dans ses querelles byzantines et décourage ses électeurs.C'est le sommaire de ce pôle express numéro 193.Et si c'était lui la valeur refuge, celle qui permet de renvoyer aux ados le Rassemblement national et la France insoumise ?Édouard Philippe veut le croire.À Reims, où le président d'Horizon tenait un meeting tantiné soporifique, il s'est présenté en rempart contre les extrêmes supposés ou avérés.

1:32

À vous de choisir.

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Je suis massivement déterminé à combattre des idées dangereuses.C'est vrai du Rassemblement national comme de la France insoumise, dont les dangers ne sont pas de même nature, mais d'une égale intensité ou gravité.

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La ligne du Rassemblement national, c'est la colère.

1:48

Celle de l'LfI, c'est le conflit.Mais leurs idées, leurs idées sont également destructrices.C'est leur but : détruire pour gagner, gagner pour détruire. détruire.y compris ce qui marche bien, voire très bien.Je me battrais pour proposer autre chose aux Français et ramener un peu de calme, de clarté, de raison dans un débat présidentiel qui s'annonce sportif.

2:12

Ce positionnement peut-il trouver un écho à gauche ?Oui, si l'on s'en réfère à un sondage Odyssa du mois de mars.Pour la première fois, Édouard Philippe est donné vainqueur au second tour de l'élection présidentielle devant Jordan Bardella.Le maire du Havre recueillerait 52 % des suffrages contre 48 % au candidat du RN.De quoi redonner un peu d'espoir à une gauche orpheline.Entendez celle qui ne votera pas pour la France insoumise, mais qui cherche désespérément l'incarnation d'une troisième voie.

2:43

Et pour l'instant, ça se bouscule au portillon.Raphaël Glucksmann, François Hollande, François Ruffin, Jérôme Guégé, Marine Tondelier, Boris Vallot, Olivier Faure, Bernard Cazeneuve.Édouard Philippe a parfaitement compris qu'il avait une carte à jouer auprès de cet électeur en désertance, celle de la droite raisonnable, la droite Juppé, celle qui refuse toute porosité avec le Rassemblement national, l'antithèse d'un Bruno Retailleau, en quelque sorte.Avec une difficulté cependant, le président d'Horizon doit embarquer avec lui les électeurs LR.Il lui faut donc les rassurer.C'est d'autant plus facile que la campagne de Bruno Retailleau est pour l'instant au point mort.

3:27

Je viens de la droite.

3:29

Je l'ai dit sur le Péron de Matignon le jour de ma prise de fonction.Je sais d'où je viens et je ne vais pas m'en excuser de la même façon que je ne vais pas m'excuser d'avoir été le premier ministre, le premier premier ministre d'Emmanuel Macron.Et je suis assez fier d'avoir été le premier premier ministre d'Emmanuel Macron.Je suis fier d'avoir été, au fond, le seul premier ministre de ces dix dernières années, avoir réduit en même temps, si vous me passiez l'expression, le chômage, les impôts et le. le.

3:55

C'est à ce moment-là que quelques bons esprits me diront : des électeurs de gauche votant pour un homme de droite qui fut de surcroît l'artisan de la répression contre les gilets jaunes, vous n'y pensez pas, Faubert ?Eh bien si, quand je vois le succès d'estime rencontré par Dominique de Villepin à gauche et même chez les insoumis, tout devient possible.Pourtant, ce camp aurait toutes les raisons de détester l'ancien premier ministre de Jacques Chirac.Il y a vingt ans, une de ses réformes, le contrat première embauche, le CPE, jetait la jeunesse dans les rues.Plus d'un million de personnes défilant contre une loi qui permettait aux employeurs de licencier du jour au lendemain, sans justification, tous salariés de moins de 26 ans, ce pendant une période probatoire de deux ans.Devant l'ampleur de la mobilisation, Jacques Chirac dut finalement se résoudre à abroger la loi en question.

4:45

C'est pourtant ce même Villepin, allié du patronat, qui est encensé aujourd'hui.Édouard Philippe a donc ses chances malgré le contentieux des gilets jaunes.D'autant que le PS fait tout pour décourager la gauche modérée.Vendredi, le président du groupe parlementaire, Boris Vallot, a claqué la porte de la direction du parti avec ses amis, un geste de protestation après qu'Olivier Faure a réaffirmé que le PS participerait à la primaire commune avec les écologistes.Jusque là, on comprend.Mais ce matin, le débat est devenu aussi clair que du jus de chaussettes.

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Ruben, Netherlands

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5:18

Boris Vallot est venu vendre sa solution.

5:20

Je propose que sans délai, nous convoquions des rencontres de la nouvelle gauche plurielle.Qu'est-ce que je propose dans ces rencontres de la nouvelle gauche plurielle ?Eh bien que nous travaillons ensemble pour avoir à la fin un contrat législature, un contrat de gouvernement, un programme commun, un candidat commun.

5:36

Pour ce qui est du programme, c'est déjà en route.Il y a d'abord le projet du PS sur lequel les militants devront se prononcer courant juin.Et puis le squelette du programme que défendra le candidat désigné à l'issue de la primaire. la primaire.si toutefois va à son terme.Boris Vallot enfonce donc des portes ouvertes.À la fin de ce processus, nous dit-il, un candidat sera désigné, ou plus exactement, un nom fera consensus.

6:02

Ah bon ?Lequel ?Celui de Boris Vallot ?Celui de François Hollande, peut-être ?L'ancien président de la République ne cachait pas son soulagement dimanche, après le coup d'éclat du patron des députés socialistes.

6:14

Donc, j'en tire la conclusion, et cette conclusion me va tout à fait.Il n'y aura pas, que chacun le comprenne bien, il n'y aura pas de primaire pour désigner un candidat avec la gauche au-delà du Parti socialiste.Donc la conséquence de l'édition de Boris Vallot.Les François Ruffin, Clémentine Autain, enfin tous ceux qui voulaient faire cette primaire, c'est fini.Que chacun le comprenne bien, c'est terminé.

6:38

C'est terminé, dit l'oracle de Corrèze.Ça reste à voir.Olivier Faure n'entend pas lâcher le morceau.

6:44

Je dis que je ne suis pas un fanatique de quelque processus que ce soit.Je veux un processus qui soit commun à tous, qui permette de se mettre d'accord sur la façon d'arriver à un candidat commun.Donc oui.Ce dont je ne me départis pas, c'est l'idée d'un candidat commun ou d'une candidate commune, parce que s'il n'y a pas de candidat commun, il n'y aura pas de deuxième tour pour la gauche et nous irons à la défaite, peut-être même une défaite honteuse, parce qu'elle conduira à l'extrême droite au pouvoir.Et donc cela, je n'en veux pas.

7:12

L'ennui, c'est qu'il n'est pas évident qu'il reste un seul électeur au terme de ce passionnant débat, au cas où on l'aurait oublié.La gauche, toute mouillée, pèse aujourd'hui 28 %.Édouard Philippe parviendra-t-il à se poser en recours éventuel du macronisme et de la gauche social-démocrate ?Il en est un qui tente déjà d'occuper cet espace, Gabriel Attal, mais forcé de reconnaître que la droite est cette fois moins stupide que la gauche.Le plus jeune premier ministre de la Cinquième République fixe lui-même les limites de sa confrontation avec Édouard Philippe. les limites de sa confrontation avec Édouard Philippe.

7:45

Ce qui rendra un rassemblement impérieux, c'est si effectivement il y a un risque de deuxième tour entre LFI et le RN.Moi, je ne veux pas ça pour la France.

7:51

Le moins bien placé dans les sondages se retirera s'il y a un risque rassemblement national.LFI.

7:55

Ça, c'est précisément ce qui est discuté dans ce comité de liaison qu'on a mis en place.C'est pas tranché.Ils travaillent sur le calendrier, ils travaillent sur les conditions dans lesquelles ce rassemblement serait absolument nécessaire, et ils travaillent effectivement sur ce qui se passerait dans ce cas-là.Est-ce que c'est les sondages, est-ce que c'est une primaire, tout ça est en train d'être travaillé.

8:10

Il est vrai qu'à 37 ans, Gabriel Attal a largement le temps de patienter un ou deux quinquennats avant de jouer les premiers rôles dans une compétition électorale.Édouard Philippe n'a donc pas trop de soucis à se faire, sauf si à gauche une candidature de rupture, autre que celle de Jean-Luc Mélenchon, venait à s'imposer.Par exemple, celle d'un François Ruffin, qui est le candidat de gauche le mieux classé dans les sondages.Étoile filante ou valeur montante, on sera vite fixé.Merci d'avoir regardé cette chronique.Comme d'habitude, les pouces et les partages sont bienvenus, comme les abonnements à la chaîne.

8:47

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