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Bally Bagayoko (LFI) s’exprime sur les moyens et l'armement de la police en France

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Bali Bagayoko est également en train de nous rejoindre.Bonsoir Alain Duhamel, éditorialiste politique BFM TV.Bali Bagayoko, je vous en prie, prenez place.Bonsoir.Bonsoir.Mère et fille de Saint-Denis, je le disais.

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Alors Alain, dites-nous d'abord pourquoi vous avez voulu échanger et débattre avec Bali Bagayoko.D'abord, ça m'intéressait de voir un maire, éléphi de d'une ville de plus de 100 000 habitants.Bon, puis ensuite il y avait eu quand même quelques péripéties depuis l'élection.Et donc dans un cas comme ça, c'est toujours intéressant de voir à qui on a affaire, quelles sont les raisons, comment est-ce qu'il s'explique, voilà.Eh ben on y va.Vous allez voir comment est-ce qu'il s'explique, quelles sont les raisons de cette élection.

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On va commencer par une chose.On le voyait il y a quelques minutes.La crise au Moyen-Orient est toujours extrêmement importante et présente.Il y a un regain de tension aujourd'hui.Je voyais il y a quelques informations, quelques instants cette information selon laquelle le prix de l'essence est à un niveau record depuis le début de la guerre en Iran.Il s'affiche au plus haut ce dimanche depuis le début de la guerre.

0:58

100 plombs 95, 100 plombs 98 sont au plus haut, plus haut même que le 27 février.Alors Alain, très concrètement cette semaine, le gouvernement normalement doit annoncer des nouvelles mesures de soutien pour un certain nombre de Français.Est-ce que le gouvernement pourrait annoncer un blocage des prix des carburants comme le souhaite la France Insoumise et Monsieur Bagayoko ?Est-ce qu'il pourrait techniquement ?Il le pourrait puisque ça c'est déjà fait.Est-ce qu'il le voudrait ?

1:23

Visiblement, il faut partir du principe qu'on est dans une situation budgétaire extrêmement fâcheuse.On peut même dire calamiteuse avec un déficit qui est difficile à supporter et qui est surtout coûteux à supporter.Et donc évidemment un gouvernement, il est pris entre deux tentations.La première, c'est de faire plaisir aux électeurs et à ce moment-là, il faut une aide générale.Et la deuxième, c'est de faire plaisir aux responsables du budget et à ce moment-là, il réserve ces aides à ceux qui en ont le plus besoin. ces aides à ceux qui en ont le plus besoin.Bon, c'est assez simple en fait, comme dilemme à énoncer, un petit peu moins à régler.

2:06

Alors justement, juste avant la réponse de Baladibagico, cette information de Loïc Beson, de service politique de BFM TV, conférence de presse jeudi du premier ministre Sébastien Lorcanu pour évoquer les conséquences justement de cette guerre au Moyen-Orient, conséquences en France et justement les mesures d'aide aux Français.Je vous en prie.Oui, non, sur d'abord trois éléments.Premièrement, ce ne sont pas des péripéties pour ce qui me concerne.Il y a eu des propos racistes qui ont été portés.Voilà, donc ça, c'est la première chose.

2:30

La deuxième chose, oui, le gouvernement et président républicain devraient annoncer le blocage des prix.Il le peut.Et dans l'angle qu'il tient, y compris à protéger, c'est principalement celles de ceux qui ont des moyens, qui ont des fortunes extrêmement importantes.Et Total aujourd'hui ne participe pas à l'effort de solidarité puisqu'il ne paye quasi pas d'impôts.Et c'est la raison pour laquelle.En France.

2:49

En France.France, oui, mais c'est la raison pour laquelle on parle de la France.La raison pour laquelle il faut qu'il paye des impôts.Et c'est le sens d'ailleurs de ce qui est demandé par le président de la commission des finances, donc Éric Coquerel.Et je le soutiens dans cette démarche.Bon, on sait très bien quel problème de Total.

3:05

Total fait ses bénéfices hors de France et paye ses impôts hors de France.En France, c'est vrai que sa contribution est symbolique.Quand on voit la situation actuelle, on peut se poser des questions.D'autant que tout ce qui se passe encore en ce moment au Moyen-Orient peut faire penser que non seulement on n'est pas du tout sorti de cette phase, mais que les choses peuvent encore se détériorer.Donc le prix de l'essence continuer à augmenter.Donc la question, effectivement, de l'encadrement du prix de l'essence, elle se pose.

3:39

Là, franchement, c'est une décision gouvernementale compliquée à prendre.D'un côté, aider non pas simplement les Français modestes, mais aider les Français qui sont tous touchés par l'augmentation.Enfin, tous ceux qui conduisent sont touchés par l'augmentation de prix de l'essence.D'ailleurs, même. l'essence. D'ailleurs, même.qui sont conduits et qui conduisent pas.Donc finalement, ça touche tout le monde.

3:58

Donc, dans quelle mesure est-ce qu'on peut, dans quelle mesure est-ce qu'il faut les aider ?Et puis, d'un autre côté, ne pas ajouter du déficit à du déficit.Oui, mais le problème, c'est non, mais c'est très difficile.Non, mais c'est vrai que c'est très difficile.C'est très difficile, apparemment, on fait le choix de préserver un certain nombre de couches sociales et particulièrement celles de ceux qui sont les grands fortunes qui ont été multipliées, d'ailleurs, depuis le gouvernement à la fois de très grandes fortunes avec très grandes fortunes, un petit nombre de Français et qui sont ceux qui amassent en fait des fortunes.Ça, c'est une réalité concrète.

4:31

Donc, en réalité, les moyens financiers existent.La seule question qui est posée, c'est d'abord le courage politique.Et donc, c'est la raison pour laquelle nous sommes dans une situation bien sûr particulière.Donc, bien sûr, lorsque qu'on regarde la situation financière de la France, qui se gargarise d'être derrière une des puissances les plus importantes, y compris sur le plan économique, et qui peine, en fin de compte, je veux dire, à prendre des décisions importantes.Oui, la France, elle peut, au regard de son rang, pouvoir bloquer les prix, et c'est ce qui est demandé, d'ailleurs, depuis plusieurs mois maintenant, avec assistance par la France.Alors, je ne suis pas du tout sûr, mais ça, c'est un point de vue personnel, et je ne dis pas que c'est moi qui a raison et vous qui avez tort, mais je ne suis pas du tout sûr que la France puisse se permettre, en raison de son rang ou de son importance, la question, c'est : on a un budget qui est en déficit au-delà de ce qui est raisonnable.

5:16

Avec, alors, dire ça, c'est pas simplement se prendre pour un spécialiste des finances, c'est tout simplement que ça coûte cher et que ça coûte cher à qui ?Aux contribuables.Plus on a un déficit important, plus ça coûtera cher aux contribuables.Donc, avant de prendre des décisions financières, évidemment, il faut faire entrer ça en ligne de compte.Maintenant, quand il y a une augmentation continue du prix de l'essence, c'est évident que la question des aides se pose.Mais je répète autant pour tous ceux qui ont des revenus modestes ou qui simplement sont, par la force des choses, associés à ceux qui ont des revenus modestes, parce que modestes, parce que

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on les transporte parce que ceci parce que cela évidemment ça pose une question compliquée c'est vraiment c'est vraiment un choix entre deux pressions contradictoires et qui toutes les deux sont négatives donc oui c'est un choix du coup politique oui oui très politique c'est mille milliards c'est mille milliards d'ailleurs qui ont été générés par les cadeaux qui ont été faits y compris par l'État ne prenant pas un certain de responsabilité donc il fait qu'il y a mille milliards en fin de compte de cadeaux donc la question elle est posée donc ensuite derrière à partir de la réalité dans laquelle nous sommes moi j'observe en fait sur ma commune où je vois quasi maintenant le prix de l'essence qui est à deux euros quasi vingt deux du litre qui est un montant extrêmement élevé élevé évidemment il est élevé ils n'ont pas d'autres solutions que d'avoir leur véhicule pour le freiner donc du coup la question qui est posée c'est quel est l'intérêt d'avoir un État qui observe année après année parce que la question du blocage des prix c'est pas la première fois dont on parle et donc les mêmes réponses ont été évoquées et d'ailleurs les mêmes questions que vous évoquez là les mêmes questions mais il n'y a jamais eu le courage politique de le faire nous ce que nous savons ça a déjà existé oui ça a existé mais donc oui mais voilà c'est un choix politique c'est un choix politique que le président de la République n'est pas en capacité de faire en capacité en capacité je sais pas ce qui est sûr c'est que c'est beaucoup plus difficile pour un gouvernement qui n'a pas de majorité que pour un gouvernement qui a une majorité prendre une mesure de ce genre qui est une mesure coûteuse pour un budget donc c'est un choix il faut le prendre enfin il faut le prendre c'est beaucoup plus facile de le prendre si on a une majorité parlementaire aussi mais je pense qu'il y aura une majorité qui peut se dégager sur le blocage des prix alors c'est très possible mais s'il y avait une majorité pour le blocage des prix je pense qu'elle serait constituée par les deux extrêmes de l'Assemblée nationale ce qui ne vous est pas certain mais en tout cas vous verrez pas forcément ah non en tout cas la question du blocage du prix est une proposition d'abord en sens immis donc quesi c'était pour dire les choses carrément, si c'était une majorité France insoumise, Rassemblement national pour cette je ne pense pas que vous seriez enchantés.Je ne dis pas, je dis que juste la proposition Lehman de la France insoumise appartiendra à l'ensemble des parlementaires de se positionner.On le voyait aussi ces jours.Il y a une préoccupation évidemment du pouvoir d'achat.Il y a toujours la préoccupation aussi de la sécurité.

8:06

Ces derniers jours, on a vu effectivement un ancien d'immortel près de Lyon, trois morts dans des fusillades à Nice, à Nantes, et à chaque fois des règlements de compte qui ont été liés au narcotrafic.Ce matin dans la Tribune dimanche, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, dit, je cite, qu'il en a assez de ces gens qui disent que c'est le chaos en France.Alain Duhamel, qu'est-ce que ça dit néanmoins de la situation en France ?Et est-ce que la gauche, est-ce que les maires de gauche, les maires et les filles, ont des réponses à apporter à ces problèmes ?Alors ça, c'est deux questions différentes.Qu'il y a en ce moment un problème de violence croissante lié au narcotrafic, c'est une réalité.

8:43

C'est pas une réalité française d'ailleurs, mais c'est une réalité en France.Et que ça prenne de l'ampleur et que ça se traduise par des règlements de compte, par des rivalités entre bandes, par des morts, y compris des morts.Bon, il n'y a jamais de bons morts, de toute façon.Mais en plus des morts innocents, parce qu'ils sont des passants qui n'y sont pour rien, etc.C'est une très mauvaise situation.Et évidemment, je trouve que la formulation de Laurent Nunez, elle est un petit peu ironique.

9:10

Bon.Sur le reste, je pense que la question du narcotrafic, ça va prendre de plus en plus de place en France comme ailleurs, mais en France en particulier, parce qu'on est une zone de passage, c'est-à-dire de transit.Donc ça va prendre de plus en plus d'importance.Et que jusqu'à présent, les réponses ne sont pas satisfaisantes.Ça me paraît une évidence.Les réponses de la gauche aussi ?

9:33

C'est pas de la gauche, mais c'est pas qui gouverne.La France insoumise.Bon, déjà, nous ne sommes pas en responsabilité, nous ne sommes pas en responsabilité.Nous devons faire la démonstration. Nous devons faire la démonstration.nous sommes en capacité d'agir, agir comme par alement en croyant les conditions pour qu'il y ait des moyens sur l'investigation.Parce qu'il est bien vrai que la situation, même si le ministre de l'Intérieur semble en avoir assez, que l'on puisse dire en fin de compte que c'est un chaos, mais l'arrêté est concret, c'est-à-dire qu'il y a des territoires qui sont dans ces situations-là.

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Ruben, Netherlands

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9:58

Donc c'est la question d'abord des moyens mis pour l'investigation.Ensuite, bien sûr, des moyens conséquents pour permettre à ce que la police nationale et donc celles et ceux qui ont l'expertise en fait de l'intervention puissent agir.Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.Nous avons une police nationale aujourd'hui qui est complètement défaillante, y compris en termes de moyens humains, on l'avoue.Nous avons un taux d'ailleurs de suicides qui ne cesse d'augmenter d'ailleurs dans ce corps de métier qui est quand même un élément d'alerte dont d'ailleurs le ministre de l'Intérieur devrait s'inquiéter.Et puis de manière générale, nous avons un vrai problème, y compris au niveau de la justice, avec des moyens qui ne sont pas à la hauteur des enjeux.

10:28

C'est ça la question de fond qui est posée.Donc si nous voulons agir contre les narcotrafiquants, alors plutôt que d'avoir des grands discours, il faut mettre des actes en face.Et là aussi, ça nécessite du courage politique et des moyens financiers.Bon, alors que la situation se détériore, c'est malheureusement une réalité.Que les moyens soient toujours insuffisants dans ce cas-là, c'est aussi une réalité.Les moyens, ils ont été augmentés, ils n'ont pas été augmentés en proportion des délits qui existent.

10:55

Et c'est vrai que c'est une question qui est essentielle parce que c'est une question qui à chaque génération devient plus compliquée à gérer.Et qui, moi, je me rappelle quand j'étais plus jeune que vous, les histoires de règlement de compte liées à la drogue, etc.Ça paraissait quelque chose.On regardait ça comme les comme c'était les Américains, mais c'était pas en France.Maintenant, ce qui est frappant, c'est non seulement que c'est partout en France, mais en plus que c'est passé des grandes villes et des quartiers à difficulté à des petites villes rurales, etc.Donc le phénomène est en train de prendre une ampleur non seulement. ampleur non seulement.

11:35

de plus en plus inquiétante, mais donc de plus en plus inacceptable.Et c'est sûr que même s'il y a beaucoup d'efforts qui sont faits, parce qu'il y a beaucoup d'efforts qui sont faits, et il y a des moments où ça réussit ici ou là, il n'empêche que en gros ça se détériore.Alors il y avait la question, je le disais, de la police nationale.Il y a eu la question de la police municipale qui a marqué votre campagne.Vous aviez dit pendant la campagne que vous aviez une volonté de désarmer la police municipale.Finalement, vous me corrigez si je fais une erreur.

12:01

Les LBD sont conservés, mais dans les voitures, pas d'usage dans l'espace public, et les armes 9 mm sont conservées par les policiers municipaux.Pas d'erreur jusque-là ?Jusque-là c'est très bien.Alain, comment expliquer cette différence entre les mots prononcés pendant la campagne et le discours tenu une fois arrivé au pouvoir à la mairie ?Bon, ça c'est extrêmement simple parce que c'est universel.J'ai vu ça dix mille fois dans ma vie entre les propos de ce qu'on souhaite dans l'idéal faire, c'est ce qu'on fait pendant la campagne.

12:28

Une campagne, on essaye de présenter un idéal en disant voilà, on arrivera à faire ceci, ceci, cela.Puis une fois qu'on est au pouvoir, l'idéal, on doit le gérer avec des moyens et les moyens sont ce qu'ils sont, c'est-à-dire toujours très inférieur à l'idéal.Ça, le déséquilibre idéal-objectif et moyens-décisions, c'est un déséquilibre permanent, quelles que soient les majorités d'ailleurs, quelles que soient les villes, mais qui est en revanche difficile à vivre par les populations.Non, ce qui est très complet dans mon propos, c'est qu'il n'a jamais été question d'un désarmement total de la police municipale.On est d'accord jusque-là.La deuxième chose, c'est que nous avons intégré l'idée que nous étions dans un processus de désarmement.

13:08

Nous avons aussi évoqué la question de désarmement qui sera liée aussi à la doctrine, la définition d'une nouvelle doctrine en renforçant la question de la police de proximité et surtout en allant jusqu'à discuter avec l'ensemble de celles et ceux qui ont un intérêt sur les questions de sécurité pour apprécier jusque où nous allions dans le processus de désarmement.Le LBD est l'acte en fait immédiat qui a été mis en place, qui consiste à ne pas renouveler qui consiste à ne pas renouvelerdans l'appariage en fin de compte de l'arme de la police municipale, le LBD en tant que tel.Il restera bien sûr dans les véhicules et il n'a pas vocation à pourrir sur l'espace public.Donc il ne s'agit pas d'un recul.Il s'agit de la mise en œuvre à la fois d'un processus.

13:43

Il s'agit bien d'un processus et l'on aura l'occasion d'apprécier jusqu'où en fait l'armement, le désarmement de la police municipale de Saint-Denis sera.Pour l'instant, je rappelle juste une chose : nous sommes qu'à deux mois de l'élection.Voilà.Je vois Alain sourire.Pianos, pianos.Ben oui, non, mais parce que je quelque chose que je connais bien la différence entre ce qu'on dit pendant la campagne et ce qu'on peut faire ensuite.

14:03

Bien sûr que c'est une question essentielle.Bien sûr que tout ce qui peut ressembler à un usage abusif des armes, y compris détenu par la police, etc.Et ce qu'on appelle d'un mot épouvantable d'ailleurs les bavures, parce que quand on dit bavures, il s'agit souvent de morts ou de blessures d'hommes et de femmes qui quelquefois d'ailleurs ne sont pour rien dans l'affaire.Donc tout ça évidemment, ça mérite d'être sérieux, de faire attention.Mais en même temps, on n'est pas dans une situation gérable où on se trouve avec une délinquance qui, notamment en ce qui concerne l'arnicotrafic et ce qui tourne autour, est croissante et face auquel, ben il faut il faut disposer de moyens.Je ne dis pas n'importe quel moyen.

14:50

Je ne dis pas utilisé par n'importe qui ni n'importe comment.Mais il ne faut pas être angélique.Il ne faut pas directement.Il ne faut pas être angélique.Mais ne pas être angélique, c'est aussi ne pas rajouter la confusion à la confusion.L'idée, par exemple, oui non mais pas vous.

15:03

L'idée, par exemple, de mise en interdit, y compris avec un projet de loi qui est en cours, qui vise concrètement à renforcer les moyens de la police municipale pour permettre à ce que l'État se désengage davantage de ses responsabilités.C'est aussi cette supercherie dans laquelle il ne faut pas que l'on tombe.La police municipale, c'est une police de proximité et la police nationale est une police qui doit agir parce que c'est l'expert de la tranquillité publique sur les territoires.Et donc c'est la raison pour laquelle nous nous disons, nous assumons. assumons.responsabilités en maintenant les effectifs de la police municipale puisqu'elles sont de 135, donc on les maintient.Et nous allons maintenir d'ailleurs les vidéos protections puisqu'il y a 834 caméras sur la ville de Saint-Denis.

15:33

Nous n'avons pas vocation à les développer.Et nous verrons ensuite, au fur et à mesure du remplacement de ces caméras, si elles sont efficientes ou pas, si elles sont efficientes en maintien, si elles ne le sont pas, elles seront démontées.Donc c'est ça le principe pragmatisme.Voilà.Et donc après sur la question du désarmement de la police municipale, nous le mettrons en place dans le cadre d'une processus qui sera, y sont compris, porté dans le cadre d'une doctrine que nous sommes en train d'ailleurs de définir.Vous avez fait parler de vous aussi parce que vous avez décroché le portrait du président de la République.

16:00

Non mais sur ce point, je voudrais d'abord.Dans un coin, on va venir dans un sens.Non mais je voudrais un petit peu prendre de la pensée.Parce que d'abord, moi, j'avais gardé un bon souvenir de la période où il y a eu l'expérimentation de la police de proximité.Bon, faut le dire parce que c'est un sujet en discussion.Bon, moi, ce que je me rappelle était positif.

16:18

C'était un progrès.Ensuite, et évidemment, il ne s'agit pas, enfin, en tout cas dans mon esprit, c'est pas le moment de désarmer la police dans n'importe quelles conditions.Bien entendu, la priorité, c'est la sécurité.Donc c'est du pragmatisme.Donc c'est du pragmatisme absolument.Il faut faire tout ce qui est légal et réaliste pour maintenir la sécurité sans faire, sans jouer les gros bras et faire de cinéma, sans, sans en rajouter, etc.

16:48

Mais on est dans une situation qui est très difficile et devant laquelle il faut qu'il y ait les moyens nécessaires.Bon, et leur utilisation, bien entendu, dans le respect de la loi.Le principe de la police de proximité, moi, je trouve que ça avait bien marché.On le disait, un portrait du président de la République a été décroché à la mairie de Saint-Denis.Il l'a mis dans un coin pour protester contre la politique d'Emmanuel Macron.On vous a incité à la raccrocher.

17:11

C'est toujours pas fait ?Non, c'est toujours pas fait.Est-ce que vous trouvez ça choquant là ?Je vais vous dire, je sais très bien que ça n'est pas illégal puisqu'il n'est pas une. n'est pas une.obligation d'avoir le portrait du président de la République, quel qu'il soit d'ailleurs.Bon, je crois que le portrait du général de Gaulle a été assez peu décroché, autant que je me rappelle.

17:32

Bon, je vais vous dire les choses.Je pense que c'est un peu adolescent comme réaction de dire on va décrocher le, on va décrocher le président comme ça symboliquement, ça voudra dire qu'on va le décrocher.Bon, toute façon c'est la dernière année, il reste dix mois, donc voilà.Donc en fait un non sujet, ce qui est adolescent.C'est d'ailleurs que ça aurait pu rester dix mois de plus accroché.Non, ce que je dis.

17:54

Et puis ensuite c'était pas obligé d'accrocher quelqu'un d'autre d'ailleurs.En fait ce qui est ce qui est ce qui est ce qui est ce qu'il faut pour avoir la pensée complète en fait du siège et premièrement, moi j'ai été vingt ans en responsabilité au niveau de la ville de Saint-Denis puisque j'ai commencé mes responsabilités en tant que élu en 2001.De 2001 jusqu'à 2020, jamais, j'y viens, jamais je n'ai vu le portrait de aucun président de la République dans le bureau du maire, jamais.Vous voulez dire de portrait.Portrait, jamais.D'accord, donc ça ça apprendre chose.

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18:20

Donc ce dont on parle en fin de compte c'est un non sujet en réalité.Et en réalité il n'a jamais été accroché puisque quand moi je suis arrivé dans mon bureau il n'était pas accroché.C'est comme je l'évoquais un militant qui l'a accroché pour faire une petite plaisanterie que j'ai ensuite au décrocher.Mais à la limite j'avais raison, c'est infantin pour un certain nombre de médias d'avoir choisi dans la panoplie des sujets urgents ce sujet là qui est un non sujet en réalité.Qui est un non sujet.Mais il est vrai que.

18:42

Je suis d'accord que la question de la sécurité, maire d'une ville, voilà exactement, maire d'une ville importante et qu'on s'appelle Bali Bagayoko et qu'on est héritier de l'immigration, peut-être que c'est bien un sujet important le fait que le portrait du président de la République ne soit pas accroché.Mais je défie quiconque.Qu'est-ce que vous voulez dire derrière ça ?Oui pourquoi ?Mais parce que finalement ce qui est pas une obligation pour beaucoup de maires puisque je vous rappelle que.C'est une tradition.

19:02

C'est une tradition.Il y a beaucoup d'ailleurs, il y a d'autres maires qui ont décroché officiellement.Mais c'est une tradition.Non mais il y a d'autres maires qui officiellement ont décroché.Oui.Et j'ai pas souvenir qu'il y ait eu tout un pataquès autour de ce sujet.

19:13

Il y a déjà eu des. déjà eu des.polémiques.Oui, voilà.Et donc c'est pas une obligation.Et l'on insiste en fait sur ce sujet qui en réalité est un non sujet au regard des urgents dont on a évoqué la question du blocage des prix, la question de l'augmentation du pouvoir d'achat, la question sociale qui était portée.Ça c'est important.

19:28

Voilà.Et donc moi je considère en fin de compte que est-ce que c'est parce que c'est Bali Bagayoko en tant que tel ça devient un sujet priorité.Oui, non.Franchement j'ai le souvenir de polémique depuis longtemps sur des maires décrochant un portrait présidentiel.Oui, donc c'est pas.Non, mais je veux dire je dis pas que je trouve ça bien.

19:48

Je trouve que bon la la courtoisie républicaine c'est une chose très bien.La courtoisie.Mais bon c'est pas le sujet.Ce que je veux dire c'est que les habitants de chez moi.Non, mais je suis d'accord avec vous.Les habitants de chez moi ne sont pas d'accord avec vous sur un point.

19:59

La question de la courtoisie.Moi mes habitants ils attendent un que l'État puisse apporter des moyens notamment pour la rentrée scolaire où je vais avoir un certain nombre de fermetures d'établissements.C'est ça la courtoisie républicaine pour répondre à ça.C'est la question du logement public où j'ai quasiment je veux dire dans un retard considérable en termes de provision logement parce que nous n'avons pas suffisamment de moyens de l'État en particulier sur ce volet là.C'est ça la courtoisie républicaine pour répondre.Donc on pourrait citer un ensemble de sujets.

20:20

Oui, oui, non mais je suis d'accord.Je suis d'accord sur le fait que de tout ce dont vous parlez ça demande les moyens de l'État mais les moyens de l'État les moyens de l'État c'est les moyens des Français c'est sont des choix politiques alors on peut faire le choix on peut faire le choix d'ailleurs c'est ce que les insoumis préconisent on peut faire le choix d'augmenter toute une série d'impôts pour financer de nouvelles dépenses sociales et on peut aussi faire le choix de dire que si on augmente encore des impôts s'il y a des charges supplémentaires dans un pays qui est quand même un des plus imposés du monde ça nous handicape par rapport à nos concurrents.Oui, mais là il y a deux thèses il y a deux thèses et un choix.Oui, mais c'est vrai mais c'est là aussi on fait le choix par exemple de d'exonérer sur l'impôt de la fortune un certain nombre voilà donc c'est aussi ce choix là qui est fait.C'est le choix qui est fait en particulier aussi de préserver préservercelles de ceux qui amassent des fortunes on a tout à fait le droit on a tout à fait le droit comme ça va être le cas d'ailleurs sûrement à l'occasion de l'élection présidentielle et des élections législatives de mettre dans son programme que il y a un impôt sur le capital de telle ou telle nature chaque parti a le droit de le faire ou au contraire de s'y refuser et je suis persuadé qu'il y aura d'ailleurs des partis pour proposer des réductions d'impôts non mais moi je pense qui et les mêmes ne proposeront d'ailleurs pas des réductions des dépenses financées par ces impôts ah non notre projet il est il est quasi financé c'est un projet qui coûte cent milliards je n'ai je n'ai pas dit dès qu'il s'agissait des insoumis ah oui d'accord j'ai dit qu'un certain groupe politique qui proposait ça non moi nous nous intéressons uniquement des insoumis oui moi je m'intéresse à tous Bali Bagayoko en tout cas est mis en avant par Mélenchon et la France Insoumise comme l'incarnation de cette nouvelle France qui est revendiquée par Mélenchon Alain Duhamel cette nouvelle France que revendique Mélenchon et qu'incarne Bali Bagayoko c'est un facteur d'union ou d'union à vos yeux ah alors vous savez que je suis d'origine normande pas vous savez ou vous ne savez pas je vais faire une réponse qui est un peu une réponse de Normand mais qui qui est ce que je crois en l'occurrence je pense qu'il y a effectivement une nouvelle France qui se dessine parce que la composition de la population française change c'est pas une nouveauté qu'elle change et c'est n'est pas la première fois que ce sujet là est traité c'était déjà par exemple je vais pas faire un petit cours mais par exemple à la fin du XIXe siècle incroyablement plus violent que ça ne l'est aujourd'hui et à l'époque il y avait des des morts par dizaine bon donc ça n'est pas nouveau c'est compliqué c'est une évidence que là qu'il y a une nouvelle France je veux dire il y a à chaque génération il y a une nouvelle France bon que ça doit être au détriment d'une France ancienne ou traditionnelle ben non il faut marier les deux ça me paraît du bon sens et je pense que c'est le rôle d'un gouvernement justement d'être capable gouvernement justement d'être capable

23:04

marier une nouvelle France qui est inévitable et qui est d'ailleurs souhaitable avec une ancienne France qui est irremplaçable.Ben ça c'est parfait.Ah donc il a parfaitement la définition, il sait parfaitement c'est quoi la nouvelle France en fait incarnée par la France insoumise et d'ailleurs proposée y compris par Jean-Luc Mélenchon.Donc moi je suis parfaitement d'accord.Est-ce qu'il dit c'est-à-dire que la nouvelle France ne vient pas remplacer en fin de compte une France d'hier ?Elle capitalise à la fois.

23:31

C'est parce qu'il veut dire quand même politiquement.Non non non mais non mais ça c'est je pense que M. Dumas elle vient de le préciser de manière assez claire et je suis assez d'accord d'ailleurs avec ce qu'il évoque, c'est-à-dire que cette nouvelle France c'est la France nouvelle pour tous.Elle se oppose pas.Celles et ceux qui veulent y mettre en fin de compte une approche ethnique, tu veux dire c'est la France en fin de compte des noirs et des beurs et en fait des cartes des populaires contre le reste, ça leur appartient.Mais c'est pas du tout la position qui a été portée par la France insoumise, encore moins par Jean-Luc Mélenchon.Donc voilà.

23:58

Et c'est cette nouvelle France qui est y compris en capacité de gagner en 2027 face à l'extrême droite.Parce que c'est ça le sujet dont on parle aussi.Et Jean-Luc Mélenchon qui est un homme qui a ses certitudes, mais qui est aussi un homme romanesque a été très marqué lui par son enfance au Maroc, par des mélanges ou des cohabitations qui étaient à l'époque relativement pacifiques de populations très différentes.Et il a certainement en tête, il le dit souvent à propos de la Méditerranée etc.De de rapports entre des peuples différents.Je dirais que ça c'est la tradition éternelle d'une d'une partie de la gauche.

24:45

C'était ça se disait déjà à la fin du XIXe siècle, hein, dans les grands discours de Jaurès, c'est exactement le genre de chose qu'on entendait.Alors on redécouvre ça, voilà.Bon bah écoutez, alors maintenant on dit ça de de de nouveaux Français. dit ça de de de nouveaux Français.qui viennent quelquefois de l'autre côté de la Méditerranée.Bah à la fin du XIXe siècle, on disait ça des Italiens et des Polonais qui venaient en France.Voilà, c'est une répétition un peu sotte de l'histoire.

25:12

Balibar Gaïoko, vous jugez que Jean-Luc Mélenchon c'est évidemment à vos yeux le meilleur candidat pour 2027 ?C'est aussi votre avis, Alain ?Ah c'est le meilleur candidat, c'est le meilleur candidat pour les Insoumis.Ah non ?Non, c'est le meilleur candidat à gauche.Non mais attendez, vous vous avez dit ce que vous pensez, moi je dis ce que je pense.

25:29

Est-ce que c'est le meilleur candidat ?Je dis c'est le meilleur candidat des Insoumis.Est-ce que c'est le meilleur candidat de la gauche ?Je ne sais même pas qui sont qui sont les.Donc c'est le meilleur candidat de la gauche.Non, c'est le premier parti, ça c'est sûr.

25:41

Non, c'est le meilleur candidat de la gauche.Vous savez pas qui est.C'est le premier parti, enfin le premier qui a qui a commencé, c'est le premier candidat officiel et on sait très bien qu'il sait mener une campagne électorale.Bon ça c'est un fait.Maintenant il sait surtout être en tête de la gauche systématiquement.Alors maintenant on va voir.

25:59

Il s'est rassemblé.Maintenant on va voir.En tête de la gauche, ça dépend des phases, des périodes, etc.Trois présentations aux élections présidentielles en tête de la gauche.C'est concret.Mais jamais au deuxième tour.

26:09

Jamais au deuxième tour, mais oui parce que l'effort qu'il fait suffit pas, mais il le fait.Tout tout dépend qui sera à côté de lui.Il y aura peut-être quelqu'un de qui sera très fort qu'on connaît pas encore dans la gauche petite réformiste ou peut-être qu'ils seront plusieurs.S'ils sont plusieurs, s'ils sont trois comme c'est imaginable, à ce moment-là c'est lui qui sera en tête de la gauche.Mais d'accord.Si s'il y a un très bon candidat de gauche réformiste, peut-être qu'il arriverait à un meilleur résultat.

26:37

Un très bon candidat de gauche autre que Jean-Luc Mélenchon au moment où nous parlons, au moment où nous parlons n'existe pas.Et vous le savez très bien.Vous savez très bien.Non je ne dirais pas tout à fait ça.Non vous savez très bien.Vous avez une véritable expérience y compris d'avis politique.

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26:50

Vous savez par ça oui.Ça c'est très clair.Donc Jean-Luc Mélenchon au moment où nous parlons est le meilleur. Mélenchon au moment où nous parlons est le meilleur.candidat pour pouvoir gagner en 2027 face à l'extrême droite jean louet jean luc mélenchon est pour l'éternité le meilleur candidat de la gauche de la gauche la question est de savoir qui serait un bon candidat de la gauche réformiste il y en a plusieurs qui sont candidats à la candidature pour l'instant il y en a aucun qui se soit réellement ni détaché ni imposé ok surtout pas de programme on va voir on va on va on va programmer parce qu'il y a pas de candidat oui voilà donc voilà aujourd'hui le seul candidat de la gauche de rupture on verra c'est jean luc mélenchon avec l'alliance l'alliance donc la nouvelle alliance qui est prévue une alliance populaire avec une équipe qui se construit et avec un programme ça c'est très clair et du coup nous appelons d'ailleurs l'ensemble de celles et ceux qui veulent rentrer dans cette aventure de la gauche de rupture pour rentrer à rejoindre mais vous aurez vous aurez des des concurrents oui mais ça sera ça sera des oui mais ça sera des irresponsabilités surtout qu'ils essayent on verra qui ça sera des irresponsabilités qu'ils essaieront de faire parce que non c'est pas la responsabilité non non non c'est irresponsabilité si nous avons le droit mais le devoir et même la nécessité de présenter une candidature si moi je considère que tout ça ne peut pas se dire et s'affirmer sans prendre le contexte nous sommes dans une situation où l'extrême droite en fin de compte est prévue quasiment à gagner les élections présidentielles compte tenu de toute la campagne qui fait le tour nous le conscientes nous nous le conscientes elle sera en échec elle sera en échec mais effectivement si nous voulons que c'est en échec il faut que la gauche de rupture réformiste puisse aussi se rassembler ah mais la gauche c'est le message qui est envoyé non mais mais il y a une contradiction dans ce que vous venez de dire la gauche réformiste et la gauche de rupture c'est pas la même bien sûr bon bah non mais mais au sein non mais au sein au sein au sein du parti socialiste on parle il y a il y a une il y a une candidature de rupture qui est incarnée par jean luc mélenchon celle qui est incarnée dans l'upes bon l'upes c'était quoi non nonLa Nupes.Oui, mais bien sûr, la Nupes.

28:51

Oh, la Nupes.Le NFP, c'était quoi ?Le NFP, c'était quoi ?C'était une réaction de défense dans des conditions très difficiles qui ont fini par pas si mal marcher.D'accord.Mais c'était une coalition parlementaire improvisée avec une avec une curiosité.

29:06

Avec une curiosité, je continue, avec une curiosité que c'est que le programme était celui de la Nupes et que les autres l'ont avalé parce qu'ils voulaient les investitures législatives, etc.Entre autres, mais parce qu'il y avait un programme qui était un point qui enfreignait les règles.Entre autres et en particulier très souvent.Bon.Et pour le reste, il y aura évidemment un ou plusieurs.Alors plusieurs, c'est leur problème d'ailleurs, mais il y aura un ou plusieurs candidats ou candidates et il y a des gens de très bon niveau aussi dans la gauche réformiste et qui à ce moment-là auront peut-être un programme, même si par expérience, je me méfie énormément des programmes électoraux.

29:44

Très bien.Est-ce que Bali Bagayoko est un rival potentiel ou un successeur de Jean-Luc Mélenchon ?On a vu en quelques semaines une aura médiatique, une aura politique qui se constitue autour de lui.Vous avez fait un grand rassemblement, notamment avec Jean-Luc Mélenchon à Saint-Denis.4 avril.Est-ce que il y a contre le racisme et contre l'antisémitisme ?

30:05

Jean-Luc Mélenchon a sa stature.Pour l'instant, c'est lui qui incarne cette gauche-là.Bon, il est évident.Je suis bien placé pour dire ce genre de choses qu'à un moment où on est remplacé.Bon, et donc un jour, il faudra le remplacer.Est-ce que c'est vous ?

30:21

Est-ce que ça serait un autre ?Tout ça est imaginable.Je veux dire.C'est imaginable, mais de toute manière, ça ne partraudra au moment de la France insoumise et d'autres.Ça n'est pas pour cette fois-ci.Mais enfin, ensuite.

30:31

La prochaine, il y aura plein d'autres Bali Bagayoko et plein d'autres d'ailleurs de profils différents qui sont en capacité de devenir président de la République des candidats.On verra qui.Mais gagnons déjà en 2027.Qui a le pouvoir de séduction et le pouvoir de conviction. en 2027. Qui a le pouvoir de séduction et le pouvoir de conviction.après Mélenchon, y en aura sûrement après la victoire 2027.Vous aviez évoqué évidemment la question du Rassemblement National.

30:52

Il y a quelques jours, vous aviez évoqué la possibilité d'une insurrection populaire en cas de victoire du RN à la présidentielle.Soit c'est eux, soit c'est nous, avez-vous dit.Est-ce que c'est une faute politique d'avoir dit cela?Oui, je crois que c'est une erreur politique évidente.On est dans une situation quand je dis on, c'est la France, difficile.On est une situation économique difficile.

31:14

On est dans une situation internationale incertaine.On est un pays qui est un pays divisé, qui s'inquiète pour lui-même.Je pense qu'on a des règles démocratiques qu'on applique depuis bien longtemps, et il faut pas de phrases maladroites ou de phrases un peu provocatrices pour laisser penser qu'on ne respecterait pas les règles habituelles.Je veux dire, il y aura des élections, il y en aura deux, présidentielle, législative.Il y aura des vainqueurs, il y aura des vaincus.Les vainqueurs gouverneront et les vaincus protesteront et prépareront leur revanche.

31:53

C'est ça la démocratie.Merci pour le cours de la démocratie, mais c'est pas dans ça de me challenger parce que la question qui était presque mal posée à laquelle j'ai répondu, c'était de dire, est-ce que le peuple, est-ce que vous imaginez en cas de victoire de l'extrême droite, et à ce moment-là, je dis de manière assez claire que le peuple est en capacité.On peut avoir, on peut avoir quasiment une insurrection, mais qui renvoyait à l'histoire en fait de France et de dire que par le passé, alors même que personne ne s'y attendait, nous avons vu déjà en fait se lever, alors que personne ni aucune formation politique n'a initié cela.Dès que c'est en cela que je dis que la France est capable de choses dont personne n'est capable.C'était presque c'est une erreur politique.C'était.

32:31

C'est une faute politique, comme le dit Alain Juppé.Non, non, il n'a pas dit faute politique.Il a dit c'est une erreur politique.Une erreur politique, pardon.Donc voilà.Vous avez fait erreur en disant ça?

32:38

Moi, je dis, j'assume pleinement. disant ça? Moi, je dis, j'assume pleinement.parce que je renvoie en fin de compte à l'histoire de France.Voilà.Après la question m'a été posée mais est-ce que vous souhaitez qu'il y ait une insurrection politique ?La réponse est non.C'est clair.

32:48

Donc il y a pas de sujet en réalité.En tout cas ce qui est clair aussi c'est qu'il y a des élections qu'on en respecte le résultat.C'est vrai que si le Rassemblement National l'emportait et on peut pas dire que ça ne se produira pas on n'en sait rien c'est vrai qu'il y aurait une situation politique particulière et que il y aura des gens qui auraient du mal à s'y faire mais en même temps.Une situation politique inédite.Mais non mais bien sûr.Inédite.

33:19

En France.Ça n'est pas ça n'est pas la première fois que l'hypothèse existait.Oui non mais bon.Mais mais si ça se produisait.D'accord.Si ça se produisait on serait dans une situation nouvelle.

33:28

Vous vous vous feriez ça serait une situation nouvelle qui serait une situation qui serait néanmoins démocratique et légale et ce serait à chacun soit de soutenir cette expérience si c'est leur sensibilité et leurs convictions soit de la combattre démocratiquement.Mais nous nous avons toujours été pour la démocratie.Voilà c'est tout.C'est ce que nous faisons.La seule formation politique aujourd'hui qui combat de manière assez claire l'extrême droite c'est la France Insoumise.C'est très clair.

33:54

Oui c'est très clair.Non c'est très c'est très c'est très clair que la France Insoumise combat.Par les oppositions y compris par la Révolution Citoyenne dans les urnes c'est ce qu'on a toujours dit.C'est très clair que la France Insoumise combat le Rassemblement National c'est très clair aussi que la France Insoumise n'est pas la seule à combattre le Rassemblement National.Dites-moi qui.Bah les les autres.

34:13

Ben non il n'y en a pas d'autres.Mais mais si bien sûr il y a les autres composantes de la gauche mais l'essentiel du Parlement que ce soit l'Assemblée Nationale ou au Sénat est pour un combat politique électoral contre le Rassemblement National.M. Duhamel moi mon.Y compris y compris y compris à droite.Oui mais M. Duhamel moi mon. moi mon.dire que plus l'on avance et plus le processus de normalisation en fait de l'extrême droite est une évidence et c'est en cela que ça devient dangereux c'est en cela que c'est c'est en cela que c'est dangereux parce que vous avez l'air de présenter l'hypothèse d'un gouvernement voire d'un président de la république qui serait issu des rangs de l'extrême droite comme étant d'une grande banalité non j'ai pas dit ça ah voilà d'accord non j'ai pas dit ça du tout ça serait ça serait une grande nouveauté au contraire ah non mais c'est pas une nouveauté non attendez ça serait dramatique oui non mais ça dramatique égal sur les valeurs de la vie que nous défendons chacun ça serait factuellement une nouveauté et ça serait évidemment quelque chose de complètement neuf de complètement différent etc bien entendu il y aurait il y aurait des formes d'opposition qui seraient sans doute virulentes bon mais mais ce sont des formes d'opposition dans une hypothèse de ce genre si elle se produit dans une hypothèse de ce genre il faut que ce soit des réponses politiques à une situation politique et pas des réponses et et pas des réponses sous une forme de violence quelconque à une situation politique si il y a une décision politique des français si le rassemblement national son candidat sa candidate élection présidentielle gagne bah ils auront gagné ça veut pas dire que les oppositions doivent ensuite se croiser les bras non non mais les oppositions se croisent

36:25

La deuxième chose, c'est que nous, nous savons que si l'extrême droite arrive en responsabilité avec l'idéologie qu'il incarne, avec les propositions politiques là, c'est de fracturer enfin que la société qu'elle est.Moi, je sais que dans les quartiers dans lesquels j'ai grandi, à Saint-Nic, à Pierrefitte-sur-Seine, dans les quartiers populaires, l'arrivée potentielle d'une extrême droite aura des conséquences dramatiques.Alors vous, vous avez tendance à pas vous être considéré par le sujet.Vous avez l'impression, mais c'est la raison pour laquelle nous ne balanisions pas.Alors là, excusez-moi, on est extrêmement dans quelque chose de sérieux.Excusez-moi, mais vous me prêtez des sentiments que je n'ai pas du tout.

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36:58

Je considérerais absolument pas qu'une victoire du Rassemblement National soit quelque chose de banal ou de secondaire.Je pense que ça serait très important, mais il y a des moyens.Si on n'a pas envie que ça se produise, eh bien il y a des élections qui sont là.Ça passe par le Rassemblement déjà, donc notamment pour l'appel à l'ensemble de la gauche, je serai assemblé sur un programme de rupture.Ça, ça passe par des gens prenant leur responsabilité et pas seulement à gauche.Aussi.

37:25

Ah oui, pas ceux qui se sont alliés pour justement permettre d'assister.Ceux qui n'ont pas envie qu'ils gagnent.Voilà.Et donc l'idée qui est derrière, c'est de mettre deux ados l'extrême droite et la France insoumise.Et il y a toutes les voix, il y a toutes les voix démocratiques pour ça.Bien sûr, y compris celles de ceux qui sont dans l'abstention.

37:42

C'est principalement d'ailleurs à ceux dont on s'adresse.Vous mettez deux ados et les filles extrême droite, dit Beny Bagayoko.Ah oui, non, je ne mets pas deux ados.Ils sont non, non, je ne mets pas deux ados, non.Je pense que les deux ont des défauts, mais pas les mêmes.Merci beaucoup.

37:59

Le défaut, on a le défaut de convaincre l'extrême droite, peut-être.Merci beaucoup Alain Diouamel.Merci Beny Bagayoko d'avoir été avec nous ce soir. été avec nous ce soir.

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