La guerre en Iran a commencé il y a 60 jours, date légale à partir de laquelle le gouvernement doit demander l'autorisation du Congrès pour poursuivre.Mais le président dit qu'il n'en a pas besoin.
C'est une nouvelle étape dans l'exercice trumpien du pouvoir.La nuit dernière, à quelques heures de la date butoir, Donald Trump envoie cette lettre aux élus du Congrès.Pourquoi leur demander l'autorisation de poursuivre la guerre puisqu'il n'y a plus de guerre ?
Le cessez-le-feu ordonné le 7 avril a été étendu.Il n'y a pas eu d'échanges de tirs depuis.Les hostilités démarées le 28 février ont pris fin.
Sans surprise, l'opposition démocrate s'insurge.
C'est absurde de dire qu'un cessez-le-feu c'est la fin des hostilités.C'est un non-sens.
Un cessez-le-feu c'est une pause temporaire dans les bombardements et les combats.Le président a l'obligation de s'en remettre au Congrès.
De toute évidence, les États-Unis restent en guerre.Donald Trump par repousser hier une nouvelle proposition iranienne de reprise des négociations.
Nous venons d'avoir une conversation avec l'Iran.On va voir ce qui va se passer, mais je ne suis pas satisfaite de ce qu'il propose.Alors est-ce qu'on veut les pulvériser une bonne fois pour toutes ou est-ce qu'on veut essayer de conclure un accord ?Ce sont les deux options.
Tehran estime aujourd'hui probable une reprise des attaques mutuelles.En pleine polémique sur le coût de sa guerre, Donald Trump continue aussi de s'en prendre aux Européens, annonçant des droits de douane à 25 % sur l'automobile, malgré l'accord commercial conclu avec Bruxelles l'an passé.Il officialise aussi le retrait de 5 000 soldats américains d'Allemagne et menace de faire de même en Italie et en Espagne.
Pourquoi je ne le ferais pas ?
L'Italie ne nous a pas été d'une grande aide et l'Espagne a été horrible, absolument horrible.Mais vous savez, c'est l'OTAN. absolument horrible. Mais vous savez, c'est l'OTAN.
Face au mécontentement d'une partie de sa base, hier soir, dans un discours consacré aux dépenses de santé, le locataire de la Maison Blanche a tenu à rappeler, sur le ton de l'humour, qu'il avait bien encore toute sa tête.
J'ai fait trois tests cognitifs, tous réussis haut la main.Je suis le seul président à le faire parce que je ne crois pas qu'Obama le réussirait.Vous savez, la première question est très facile.Vous avez un lion, une girafe, un ours et un requin, et on vous demande, lequel est l'ours ?
Mais pendant ce temps, la situation économique amuse moins ses concitoyens.Porté par le coup de l'essence, l'inflation repart à la hausse, +3,5% au mois de mars, contre 2,8% en février.À Fort Worth, en plein cœur du Texas, en cet après-midi des vacances de printemps, les touristes venus admirer le défilé des Longhorns, ces vaches typiques à longues cornes, sont pour beaucoup des locaux, comme Dana et Bobby.
On a opté pour un petit séjour en restant au Texas.On ne pouvait pas se permettre d'aller plus loin.On a dû renoncer à des vacances plus sympas.
Oui, on a dû se tenir à un budget au lieu de se dire juste, allez tiens, on va au Nouveau-Mexique.
On n'a plus les moyens.
Dana et Bobby sont de fervents républicains, mais ne cachent plus leur agacement et leurs doutes sur la stratégie du président.
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— Ruben, Netherlands
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Get started freeSi vous faites une promesse, tenez-la.
S'il dit qu'il arrêtera la guerre au bout de trois mois, qu'il l'arrête dans trois mois.
Mais s'il dit ça durera jusqu'à ce que je décide d'arrêter, qu'on le sache.Tenez parole, c'est tout ce qu'on demande.
Jim et Laurine, eux, votent démocrate et attendent avec impatience les élections de mi-mandat.
La semaine dernière, on a mis 40 dollars d'essence et ça n'a même pas suffi pour faire le plein.Cette guerre n'est qu'une diversion qui. Cette guerre n'est qu'une diversion qui.permet aux riches de s'enrichir encore.
Tant que ça dure, la situation va continuer à empirer.Mais malheureusement, c'est très difficile pour nous d'avoir un quelconque pouvoir là-dessus.
C'est une honte pour l'Amérique.
Moins d'un tiers des Américains estiment désormais que Donald Trump mène leur pays dans la bonne direction, un niveau plus bas depuis le début de son mandat.
Qu'est-ce qui vous marque dans ce reportage ?On entend une lassitude.
Oui, bien évidemment.Pour la première fois depuis plus de dix ans, la base maga, l'obsession de Donald Trump, cette nation maga qui jusqu'à présent l'aurait suivi jusqu'en enfer, qu'il a suivi le 6 janvier 2021 lors de l'assaut contre le Congrès et dont il pourrait avoir besoin dans des circonstances analogues, a tendance, du bien, tendance à s'éloigner donc progressivement de ce président qui effectivement avait promis de ne jamais entraîner le pays dans une guerre style Afghanistan ou Irak.Et le coût de la vie est tellement cher, on en a déjà parlé, mais les Américains ne s'en sortent plus.Je le répète, à titre d'exemple, je paye 2000 dollars maintenant d'assurance santé par mois avec les dernières décisions de l'administration Trump.Vous avez un peu plus de 32 millions d'Américains qui n'ont pas d'assurance santé.15 autres millions vont les rejoindre d'ici quelques mois.
Même la classe moyenne ne s'en sort plus.Donc je ne parle pas des petites classes moyennes ni des classes populaires.Donc ce reportage reflète exactement ce que les Américains ressentent et ce que les magas, je ne parle pas des républicains, mais ce que les magas également ressentent et vivent au quotidien.
On cherche toujours une grille de lecture pour comprendre Donald Trump.Vous nous avez parlé, Corinthe, c'est l'un d'un article très important publié cette semaine dans The Atlantic qui révèle que Donald Trump pense être la personne la plus puissante ayant jamais vécu.Il a découvert la théorie de Hegel sur les individus historiques mondiaux et qui ont changé le cours de l'humanité.Il y a trois figures qui sont convoquées dans cette théorie : Alexandre le Grand, Jules César et Napoléon Bonaparte.Trump Bonaparte. Trumppense qu'il est le quatrième.
Corentin.
Alors oui, effectivement, il y a, ça peut paraître étonnant, et l'article qui est extrêmement bien informé de Michael Schearer pointe le fait que, évidemment, il n'a sans doute pas lu Hegel dans le texte, mais qu'il a entendu parler de ça.Mais ce qui est intéressant là-dedans, moi je trouve, pour faire la liaison avec le reportage, c'est que c'est le grand risque pour Trump aujourd'hui, c'est qu'on voit un homme qui, parce qu' aussi, il a établi lui-même un système, on en a déjà parlé, un petit peu de cour, un système, une forme de monarchisation du pouvoir où il s'entoure de personnes qui lui disent toujours oui, qui sont dans la révérence et qui ne le challengent pas, qui ne le défie pas.Il a un risque de ne parler et de ne penser qu'à lui, et là on le voit à sa place dans l'histoire, à s'imaginer à avoir des rêves de grandeur et à ne plus être dans ce qu'attendent les électeurs et ses électeurs aussi, c'est-à-dire la vie quotidienne, les prix, etc.Et juste un chiffre très intéressant, il y a une étude du Pew Research Center qui fait des études vraiment des sondages sur de très larges échantillons, donc très fiable, hier, qui montrait que Donald Trump sur ses caractères personnels, sur ses caractéristiques personnelles, il est en chute libre dans l'opinion publique et en particulier sur une donnée sur laquelle il était fort.C'était un homme, une majorité d'électeurs quand il a été élu, considérait qu'il tenait ses promesses, que c'était un homme qui tenait ses promesses.Il a perdu treize points, cinquante et un pour cent, trente-huit pour cent aujourd'hui de se sonder, considère qu'il tient ses promesses.
Et c'est exactement ce qu'on voyait là.Et peut-être parce qu'il s'occupe trop de sa place dans l'histoire, il s'occupe trop d'aller dans des conflits extérieurs et pas assez, excusez-moi l'expression, un peu simpliste, du panier d'aménagère.
C'est le chapitre qu'on est en train d'ouvrir, le fossé entre la folie des grandeur de Donald Trump et les difficultés rencontrées au quotidien par les Américains.Je cite un autre passage de cette enquête.C'est ce que dit un haut responsable.Il est conscient, fier et persuadé que certaines de ses actions sont en train de réinitialiser des ordres établis depuis longtemps.Ça nous ordres établis depuis longtemps. Ça nous
aide à comprendre quand sa déclaration quand il a dit qu'il allait anéantir une civilisation entière qu'il faut le comprendre avec cette lumière là oui en tout cas deux choses la première c'est que les grands personnages cités dans cet article qui effectivement ont changé le monde à leur époque leurs aventures se sont quand même très très mal terminées Alexandre le Grand Jules César Napoléon Bonaparte la deuxième chose c'est qu'on peut pas nier que Trump change le monde c'est vrai de facto je veux dire le ne ressemble plus du tout à ce à ce qu'il était avant son premier mandat que ce soit à travers les accords d'Abraham à travers la guerre contre l'Iran à travers la recomposition des États du Golfe qui les uns sont prêts à se rapprocher de l'Iran les autres au contraire d'Israël l'Amérique latine n'est plus ce qu'elle était avant Donald Trump et même l'Europe qui a bien compris qu'il fallait quand même qu'elle fasse un effort pour prendre en main sa sa propre défense donc il a raison de s'imaginer comme étant le quatrième je sais pas s'il veut s'imaginer comme le quatrième jusqu'au bout parce que ça finit très mal mais c'est vrai qu'on sent chez lui cette ambition de remodeler le monde aujourd'hui il nous fait une déclaration on va prendre Cuba parce qu'en gros c'est à moi et donc c'est assez vertigineux c'est comme c'est une sorte d'agent immobilier de promoteur immobilier il adore ça vraiment le bâtiment la construction la démolition mais à l'échelle du monde c'est vrai qu'il dit de nouveau aujourd'hui qu'il a pour objectif de prendre Cuba c'était un discours impérialiste je ne sais pas si c'est un discours impérialiste enfin il faudrait écouter ce qu'a dit Fidel Castro depuis 1957 et on se rendrait compte que c'était pas spécialement gentil à l'égard des et du monde occidental on parle de Cuba on peut parler aussi de ce qui s'est passé au Groenland de l'épisode du Groenland Groenland de l'épisode du Groenland
ou du Venezuela.
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Get started freeC'est pas mal.On a parlé de Cuba.Il est très intéressant en tout cas qu'il soit allé au Venezuela dans une opération qui a surpris tout le monde.Et ensuite, on s'est empêché de s'en moquer.Mais le Venezuela avec Cuba faisait partie d'un axe qui était en contact avec les Iraniens et qui étaient des alliés.C'est pas un truc juste inventé par Jean-Luc Mélenchon, l'axe Chavez.
Et neutraliser le Venezuela sans en faire plus, sans faire du changement de régime ou quoi que ce soit, mais neutraliser le Venezuela dans le système en même temps que réouvrir les circuits de distribution du pétrole vénézuélien avant l'opération en Iran.Je ne pense pas que c'est arrivé par hasard.
On ne porte pas un jugement sur ce qu'il fait.On essaie de poser un mot.Est-ce que c'est pas une forme de retour aux empires ?
Je pense que la question c'est pas contrairement à ce qu'on dit, il fait ça n'importe comment.Pas du tout.C'était une des étapes qu'il voulait remplir de façon à pouvoir avoir les mains plus libres sur l'affaire de l'Iran, justement en offrant un choix alternatif d'approvisionnement de pétrole aux gens qui veulent l'acheter.Ça c'est vraiment intéressant d'une part.Alors sur Cuba, encore une fois, c'est un petit peu comme le régime iranien.Cubains, ce sont des gens qui ont des prisons politiques, qui fusillent les opposants, qui marchent sur les mains des pianistes.
Je pense à Miguel Angel Estrella.C'est-à-dire c'est tout de même un régime horrible.Je ne sais pas du tout s'il veut faire ça, mais je pense que ça fait pas.Il n'est pas seul à penser ça.Je pense qu'il y a un certain nombre de géostrateges qui travaillent pour lui, mais ou qui lui donne des conseils, qui l'écoute ou qui n'écoute pas.Mais je ne pense pas du tout que ce soit au hasard et parce que ça lui plaît juste à un moment particulier. un moment particulier.
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