CE QUI SE CACHE DERRIÈRE LE SCANDALE QUI ÉCLABOUSSE DE VILLEPIN
T'as entendu parler cette histoire de statuette de Bonaparte là ?
C'est encore un truc de droite arche qui s'est fait offrir des cadeaux là.
Ah oui oui complètement oui c'est tout à fait ça c'est De Villepin.
Non pas De Villepin.
De Villepin ouais.
Pas le camarade De Villepin.Euh si.
Mais c'était mon homme de gauche préféré mais comment on va faire en 2027 ?
Non mais ça va aller ça va aller.Bonjour et bienvenue dans le récap.Nous sommes le mardi 5 mai et les balles sifflent au sein de la grande famille gaulliste.La cible n'est d'autre que Dominique De Villepin, l'ex premier ministre de Chirac, rival éternel de Sarkozy, a fait son retour sur le devant de la scène depuis 2024.Et bien qu'il ne faille pas se laisser berner, il se démarque de sa famille politique par ses positions sur l'international, notamment en faveur de la Palestine.Mais il n'en reste pas moins un homme de droite qui a mené une politique de droite, libérale et évidemment délétère pour les acquis sociaux.
Veillons à ne pas l'oublier.Alors maintenant qu'on a dit ça, revenons à cette histoire de balles qui sifflent.À la manœuvre, Robert Bourgier, c'est l'homme qui a fait tomber nul autre que François Fillon avec l'affaire des costumes qui avait sérieusement entaché la campagne présidentielle de 2017, quasiment disqualifié le candidat.C'est lui, Robert Bourgier, qui avait offert pour 13 000 euros de fringantes tenues au candidat Les Républicains, duquel il s'était rapproché par manœuvre avant de tout balancer à la presse et donc de créer le scandale.Une nouvelle fois, Robert Bourgier se pose en flingueur d'ambition présidentielle et il ne s'en cache pas.Je le cite, je ferai tout pour l'empêcher, Dominique De Villepin, d'aller à l'Élysée, a-t-il déclaré à la presse.
Et c'est dans complément d'enquête qu'il défouille.Et c'est encore une histoire de cadeaux particulièrement juteux puisque. puisque.l'avocat, bon bien plus connu en tant qu'intermédiaire du réseau France Afrique que pour ses plaidoiries, faut qu'on le dise, bah il évoque un montant de 125 000 euros de cadeaux, donc quand même rondelet, de quoi faire passer Fillon pour un petit joueur.Alors la mode n'est pas, semble-t-il, le péché mignon de De Villepin.Lui, son truc, c'est l'art et plus particulièrement ceux qui touchent à Napoléon Bonaparte.Bon, quand je vous disais que c'était un mec de droite, là maintenant vous devez être convaincu.
Alors d'après le témoignage de Bourgier lui-même, il aurait suggéré au président burkinabé d'alors, Blass Compaoré, et à un industriel italien connu pour être un roi du pétrole en Afrique, d'offrir des cadeaux à Dominique De Villepin qui était alors ministre des Affaires étrangères.Toujours d'après lui, les deux se seraient platement exécutés.Blass Compaoré se serait délesté quand même de 75 000 euros pour offrir un buste de Bonaparte livré directement au Quai d'Orsay, facture à l'appui produite par Robert Bourgier lui-même.Même chose avec l'Italien qui aurait également fait livrer sa statuette de l'empereur à 50 000 balles cette fois, un peu moins cher, histoire toujours de s'attirer les bonnes grâces du ministre des Affaires étrangères français.De son côté, bah De Villepin il dément.Voilà, il jure qu'il a reçu ces œuvres d'art en cadeau de la part de Robert Bourgier et de personne d'autre.
Il conteste d'ailleurs la facture signée de la main du président burkinabé, bien que la galerie d'art qui a vendu l'œuvre atteste elle de l'authenticité.Et plus généralement, De Villepin, bah il estime que la valeur de ces cadeaux est largement surestimée, évoquant de son côté des évaluations quatre à cinq fois inférieures.Alors il a d'ailleurs fini par rendre ce lundi. rendre ce lundi.4 mai les fameuses statuettes au quai d'Orsay, histoire de s'en laver les mains.D'après son entourage, ces accusations de Bourguet ne seraient que des manœuvres destinées à régler des comptes politiques et à adresser un écran de fumée au moment où Nicolas Sarkozy fait de nouveau face à la justice.Et cette loyauté de vingt ans vers Nicolas Sarkozy, Robert Bourguet n'en fait pas mystère.
Et au contraire, il assume.
Ce que je n'ai pas supporté venant de la part de Villepin, c'est une intervention qu'il a faite chez un de vos confrères ou une de vos consoeurs, je ne sais pas comment on dit, qui lui pose la question de savoir ce qu'il pensait de l'incarcération de Nicolas Sarkozy.J'étais devant l'écran et il a dit : "Pourquoi voulez-vous que je m'en émeuve ? Nicolas Sarkozy est un justiciable comme un autre. Je ne l'ai pas supporté. J'ai le droit. " Ouh l'affront à Sa Majesté, là, son temps va être salé.
Et ben donc Robert Bourguet a sorti ses petits carnets, l'a bien rempli et appliqué la même méthode qu'avec Fillon à l'époque.Un épisode d'ailleurs qu'il dit désormais regretté, l'intéressé appréciera.Et surfant sur ces révélations, il remet au passage sur la table une vieille affaire qu'il avait déballée en 2011.On l'écoute en reparler chez Pascal Proulx.
J'ai été présent lorsque ce pacte a été conclu entre Villepin et Laurent Gbagbo.Et c'est parfaitement illégal.Et ça s'est passé, je ne l'ai jamais dit, au restaurant Laperouse sur les quais.Oui, je suis bien d'accord avec vous.Je veux bien que ça se passe pas au MacDo.Attendez Pascal. Pascal.
Quand je l'ai dit, le doute s'est installé.Oui.Fort heureusement, Gbagbo est intervenu récemment pour dire : « Robert Bourgier dit la vérité. J'ai versé trois millions de dollars. » Mais pourquoi ?Allez lui demander.Mais pourquoi il donne trois millions de dollars ?Pour tenir l'action politique de Jacques Chirac.
Mais c'est très grave ce que vous lui dites.Non, c'est la vérité.
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— Ruben, Netherlands
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Get started freeCes allégations de Robert Bourgier sur le duo Chirac-De Villepin avaient fait l'objet à l'époque d'une enquête, quand même, il faut le dire, qui a été finalement classée sans suite.Mais toujours est-il que des cadeaux luxueux et des mallettes de billets reçus par De Villepin, bah, ça fait désordre, forcément.Surtout lorsque le revenant est en pleine ascension médiatique ou politique, avec évidemment l'Élysée en ligne de mire.Même si à cette heure, il ne s'est pas encore déclaré officiellement candidat, il ne cache toutefois pas ses ambitions.Ce serait d'ailleurs une grande première pour lui, il faut le dire, puisque contrairement à ce qu'on peut parfois penser, il n'a jamais été élu, ne s'est jamais soumis au suffrage universel.En tout cas, ce qu'on sait, c'est que l'image d'homme du peuple que ce grand bourgeois parisien veut imprimer dans l'esprit des Français depuis quelque temps, bah, elle en prend un coup.
Pour l'instant, il a le vent en poupe.On l'a dit, grâce à ses prises de position, notamment pour le cessez-le-feu à Gaza et la fin du génocide.Mais il évite quand même soigneusement les sujets qui pourraient fâcher : économie, retraite, droits sociaux, CQ.Autant de sujets épineux sur lesquels De Villepin fait planer le mystère.En tout cas, il ne s'exprime pas.Et il y a fort à parier pour que ce soit évidemment calculé.
Si l'homme de droite avance à visage dissimulé pour l'instant et fait illusion auprès d'une partie de la population, il faut quand même le dire, ses sujets pourraient très vite agir comme des. agir comme des.de l'homme de droite privilégié qu'il est.Et on fait une petite pause avant de continuer avec le reste de l'actualité.Si vous aimez le récap et que vous avez envie qu'on discute ensemble de connaître les coulisses de l'émission ou même de choisir et de proposer des sujets, je vous attends sur le canal de discussion Instagram.Le lien pour le rejoindre est dans la barre d'infos.Et puis vous le savez, sans vous, pas de récap et pas de média non plus.
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Et on continue avec l'actualité politique nationale.Le rapport sur le fonctionnement de l'audiovisuel public a été publié ce mardi après six mois d'auditions à l'Assemblée nationale.Un bilan réalisé par le député UDR sioniste, donc Charles Alloncle, qui pointe l'audiovisuel en crise, qui ne répondrait plus aux attentes des Français.Pour le député sioniste, il est urgent de réformer France Télévisions et Radio France.Et pour ça, une seule solution : un effort financier d'un milliard d'euros.Pour effectuer ces économies, Alloncle propose notamment la suppression de Slash, la plateforme numérique de France Télévisions destinée aux 18-30 ans, celle de la station de radio Move ou encore la chaîne jeunesse France 4.
De nombreux incidents et polémiques ont eu lieu durant ces six mois d'enquête.On en a longuement parlé dans le récap.Si vous voulez les regarder, une plainte a récemment été déposée pour prise illégale d'un. illégale d'un.contre le rapporteur par AC Anti Corruption.L'association estime que Charles Aloncle a influencé les débats en posant des questions envoyées par la direction de Lagardère News, la société contrôlée par Vincent Bolloré, pour qu'ils en tirent évidemment tous deux intérêts.Hier soir, mes collègues de Toujours debout ont reçu l'avocat de l'association sur notre plateau pour revenir sur cette plainte.
Quand on a une mission de service public, ce que dit la loi, on doit respecter un intérêt général et ne pas prendre ce qu'on appelle un intérêt personnel dans une opération dont on a la responsabilité.Votre question pose la question de l'intérêt.Qu'est-ce que c'est qu'un intérêt ?La jurisprudence, elle est constante.Elle dit bien sûr que l'intérêt, ça peut être un intérêt économique.Je prends de l'argent, j'ai un intérêt personnel, mais ça peut être un intérêt moral.
Ça peut être le simple fait d'une allégeance ou d'une adéquation à une idée, à un intérêt personnel qui serait, par exemple, le fait d'utiliser la commission parlementaire non pas pour mener l'enquête, mais en réalité pour promouvoir sa propre personnalité, puisque on a vu que Monsieur Aloncle était complètement ignoré de tout le monde.Personne ne connaissait ce jeune député plein d'alent, et le voir aujourd'hui à la une du groupe Bolloré montre que de surcroît il y a des perspectives dont il a tiré un avantage personnel, qui bien évidemment dépasse de loin l'engagement politique qui est le sien.
Est-ce qu'on sait justement si des questions rédigées par le groupe Bolloré ont été posées mot pour mot lors de ces auditions de commission d'enquête ?
Alors, je pense que c'est le but de la plainte.Le but de la plainte, c'est de savoir comment ont été utilisées ces questions.Mais Le Monde ce matin faisait déjà un petit récapitulatif. petit récapitulatif.en expliquant qu'un certain nombre de questions qu'elles étaient posées à Madame Ernotte ou à Sibylle Veil reprenaient en réalité la grille de questions qui avait été transmise par le groupe Bolorey.Donc, on voit bien que déjà, il y a des reprises de questions qui sont la poursuite de l'objectif de Bolorey qui a essayé ou voulu et réussi probablement à instrumentaliser cette commission parlementaire.
Dès la sortie du rapport ce mardi, la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, dénonce un rapport à charge qui défend un affaiblissement historique de l'audiovisuel public.Selon elle, ce document serait construit sur des insinuations, des approximations et des contrevérités.Même son de cloche du côté du Premier ministre Sébastien Le Cornu pour qui ce rapport passe malheureusement à côté de l'essentiel et constitue une occasion manquée.Les sénateurs ont débattu ce mardi sur la proposition de loi de Bruno Retailleau visant à lutter contre l'antirisme islamiste en France.Ce texte s'inscrit dans la continuité de son passage au ministère de l'Intérieur et s'appuie notamment sur un rapport consacré aux frères musulmans qu'il avait rendu public à l'époque.Le projet prévoit une série de mesures pour faciliter la dissolution d'associations, durcir les sanctions pour atteinte aux principes de la République, encadrer plus strictement la construction d'édifices religieux ou encore geler les avoirs des groupes dits séparatistes.
La gauche, elle, s'oppose catégoriquement à ce texte.Le groupe communiste, mais aussi les écologistes et les socialistes ont d'ailleurs déposé une motion de rejet préalable dénonçant un tract politique et estimant que plusieurs dispositions seraient contraires à la Constitution.De son côté, le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez prépare également un projet de loi sur le même thème qu'il présente.comme plus complet et juridiquement rigoureux.Ce dernier est en cours d'examen au Conseil d'État et doit être présenté dans les prochaines semaines.Je cite : "Moi, je n'ai pas de problème avec l'islam en France, mais je combat ceux qui l'utilisent pour porter atteinte à notre République", déclarait donc le ministre de l'Intérieur dans un entretien au Monde.
Et on termine avec l'actualité internationale.Ce lundi, les Émirats arabes unis ont annoncé avoir été la cible de plusieurs attaques iraniennes.Le site pétrolier de Foujaïra a notamment été touché par des drones et des missiles iraniens.Il s'agirait de la première escalade de ce type depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu début avril.Cette attaque intervient après l'annonce de la mise en place du projet Liberté de Donald Trump, qui vise à débloquer les navires coincés depuis le début de la guerre dans le détroit d'Ormuz.Le président américain s'est félicité hier d'avoir détruit sept bateaux iraniens dans la zone.
Cette opération a été considérée comme une violation du cessez-le-feu par Téhéran.De nombreux dirigeants ont condamné les frappes iraniennes, à commencer par le président français Emmanuel Macron, a qualifié ces attaques d'injustifiées et inacceptables dans un tweet, avant de réaffirmer son soutien aux Émirats.Le ministre de la Défense des États-Unis a affirmé de son côté, lors d'une conférence de presse tenue cet après-midi, que le cessez-le-feu n'a pas pris fin malgré les tensions dans la région.Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap.N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email si vous nous regardez à la télé pour nous soutenir.Et ben vous savez quoi faire ?
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