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De Villiers prévient les Français : “Nous vivons dans un gigantesque mensonge, vous devez le savoir”

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Vous avez parlé du brouillard de la guerre, on pourrait parler aujourd'hui du brouillard de la trêve. Il paraît difficile à ce stade d'anticiper les issues possibles de la confrontation. On a pu lire ce vendredi un papier très intéressant dans les colonnes du Figaro, c'était à la une du Figaro d'ailleurs. La guerre d'Iran fragilise la présidence de Donald Trump. Philippe de Villiers,

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Je crois que nous assistons à la fin du mythe de la puissance américaine. Le mythe de l'hyperpuissance militaire et stratégique.

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D'abord parce que chacun peut voir que les objectifs de guerre dont nous avions parlé,

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qui étaient ceux de l'Amérique, n'ont pas été atteints. Le « regime change », changement de régime, on l'attend toujours. On est passé du militaro...

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Enfin, de l'islamo au militaro-islamo, c'est une question de nuance. C'était toujours la République des molas, et des gardiens de la Révolution. Ensuite, la révolte populaire n'a pas eu lieu. Et enfin, l'anéantissement du nucléaire. On joue à Colin Maillard pour chercher les 450 kg

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qui se promènent entre les montagnes et les souterrains, et on ne les a pas trouvés, apparemment, puisque l'on les cherche encore. Voilà pour les objectifs de guerre. Ensuite, plus grave, le Kriegspiel d'une guerre courte a échoué.

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Et on peut même dire que, puisque l'Iran n'est pas vaincu, l'Iran est un peu vainqueur. Puisque l'Amérique n'a pas vaincu, l'Amérique est un peu vaincue. Donc ce n'est pas du tout ce qui était prévu, avec près de deux mois de guerre.

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Ensuite et surtout, nous sommes devant une guerre asymétrique, on l'a dit, redit, mais je voudrais ajouter une pièce au puzzle. C'est que dans cette guerre asymétrique, on a vu apparaître les Khorram-Sham, les fameux missiles qu'on n'attendait pas, bricolé par les ingénieurs, les 130 000 ingénieurs iraniens qui font mal aux missiles Patriot, qui sont de moins en moins nombreux pour les intercepter. Ensuite, il y a les fameux drones Shahed,

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mais il y a une troisième arme à laquelle personne n'avait pensé, c'est le D-3 Larmouz.

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Et cette arme, c' personne n'avait pensé, c'est le Détroit d'Armouz.

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Et cette arme, c'est une bombe atomique. Pourquoi je dis que c'est une bombe atomique ? Pourquoi cette métaphore ? Parce qu'en fait, quand vous avez la bombe atomique, vous tenez le monde en respect. Or l'Iran t dans sa main l'hypothèse d'une désintégration de l'économie mondiale.

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Et on voit bien en ce moment les conséquences, non seulement pour le carburant, mais aussi pour le carrossel, les engrais, l'hélium, etc. Et donc, nous sommes dans une situation où l'Amérique ne sait plus quelle pièce y coudre devant cette guerre asymétrique. Mais j'ajoute l'essentiel. Non seulement l'Amérique a perdu ses alliés européens, j'allais dire ses vassaux. C'est la première fois que les vassaux ne se comportent pas comme des vassaux.

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Avec une Allemagne dont on va découvrir bientôt qu'elle est en train de réarmer avec une seule idée en tête, c'est de se venger de Stalingrad et de se retourner contre la Russie. Vous allez voir que l'Allemagne va être un vrai problème dans les années qui viennent, il faudra qu'on en reparle, la fameuse Europe allemande. Et enfin et surtout, il y a le condominium Russie-Chine, qui applique le mot de Talleyrand, quand l'ennemi est dans l'erreur, il ne faut surtout pas l'interrompre. Talleyrand, repris par Napoléon.

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Et donc là, en fait, la Russie profite de la situation, pour le pétrole, tranquillité ukrainienne. Les regards sont ailleurs. Quant à la Chine, quand vous faites les comptes,

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la Chine, elle est l'interlocuteur de tous les pays du Golfe. Elle parle avec l'Iran, évidemment, dont elle est l'alliée, mais elle parle aussi avec Abu Dhabi, elle parle avec le Koweït, elle parle avec l'Arabie Saoudite, elle parle même avec Israël. La Chine parle avec tout le monde. Deuxièmement, elle déploie les routes de la soie pour acheminer les marchandises et les matières premières. La puissance de demain, c'est contrôler les flux. Elle fait tout pour contrôler les flux.

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Ensuite, elle contrôle les datas. C'est elle qui a installé la 5G en Arabie Saoudite. Et enfin, et surtout, elle fait payer le pétrole en monnaie chinoise, et elle attire à elle tout le Moyen-Orient dans le sud global, dans dans les BRICS et dans la fameuse confédération de Shanghai. Et donc en d'autres termes, la Chine est en train d'émerger comme une puissance concurrente de la zone dollar. Elle prépare la dé-dollarisation du monde par le sud global. Voilà ce qui est en train de se passer. Il est évident que le président Trump, aujourd'hui,

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est devant deux échéances immédiates. La première, c'est au bout de deux mois, il faut l'accord du Congrès pour continuer la guerre. Donc, c'est dans quelques jours que va faire le Congrès. Et deuxièmement, il a un rendez-vous avec le président chinois à Pékin, à la mi-mai. Et donc il est pressé, c'est pour ça qu'il explique qu'il n'est pas pressé,

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mais il est pressé d'en finir avec une négociation, un semblant de négociation, pour pouvoir passer à autre chose. Mais les historiens, dans 50 ans, retiendront le turning point, pour parler comme vous, et le point de retournement.

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Ruben, Netherlands

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Un bon accent.

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Le point de retournement, je pense que la toute-puissance américaine, l'hyperpuissance de la République impériale, pour parler comme Raymond Aron, c'est fini.

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L'économie mondiale, Philippe Develier, fait justement face à un choc, et vous en avez parlé, conjoncturel, suite à la fermeture du détroit d'Ormuz. Les prix des hydrocarbures s'envolent, les français se plaignent de ce qu'on pourrait appeler un véritable nœud coulant sur le pouvoir d'achat. CNews d'ailleurs hier a proposé un documentaire inédit sur ces français qui travaillent mais ne parviennent pas à joindre les deux bouts. Philippe Devilliers-Marine par exemple, et on va le découvrir ensemble, travaille dans un bar à Salade, en Alsace. Elle est maman de deux enfants.

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Elle gagne moins de 900 euros par mois et elle ne peut plus faire le plein. Illustration de cette France qui est à l'europrès.

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Annaïs, c'est encore des couverts à laver.

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Je me dépêche parce que l'heure, elle tourne il est 14h30 marine termine sa journée de travail avant de récupérer ses enfants à la garderie elle fait les courses avec son nouveau compagnon et j'achète pas beaucoup de trucs calculatrice en main chaque euro compte donc là faut pas que je dépasse 20 euros en général donc là je suis à 20 86 elle traque les prix et renonce à de nombreux plaisirs pour faire passer ses enfants avant tout.

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Mes enfants, je fais des repas et moi, le soir, je prends juste des trucs pas trop chers, genre pain de mie, jambon, tu vois. Le moment qu'on adore, on va à la caisse. Non, mais aujourd'hui, c'était une journée angoissante, je suis allée à la station et à la caisse. Donc là 20 euros, oui je les dépasse un petit peu, 1,57 euros en plus mais bon écoute

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c'est comme ça que je te dis merci mon patron.

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Et quelques heures plus tôt elle était allée à la station essence et elle voulait faire non pas un plein mais mettre 20 euros

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d'essence et sa carte bleue a été a été refusée. Geoffroy Lejeune.

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Philippe, face à ces situations qui se multiplient pour de nombreux Français, comment jugez-vous la réponse du gouvernement et est-ce qu'elle vous paraît à la hauteur des enjeux ?

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La réponse du gouvernement me rappelle un mot que vous connaissez bien, qui est magnifique, le mot de Gorbatchev avant de mourir, la France est le seul pays communiste qui a réussi. Et je vais essayer de vous le démontrer en quelques instants, en quelques phrases. Hélas, j'ai vu ce reportage hier soir sur CNews,

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qui est splendide, remarquable,

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très émouvant, terrifiant. Aujourd'hui, la France est structurellement appauvrie.

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remarquable, comme d'habitude. Xavier Marc, tout a-t-il, brillant économiste, il a dit ceci, qui résume tout. Emmanuel Macron a ajouté 1300 milliards à la dette publique.

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Pendant ce temps-là, on a fait 800 milliards de PIB. Vous faites la différence, 500 milliards. Tout est dit. Et pendant ce temps-là, on a une charge de la dette, qui est un budget en soi maintenant,

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qui est l'équivalent de l'éducation nationale. Je crois que c'est 64 milliards cette année. Et pendant ce temps-là, les charges de fonctionnement pour faire tourner la machine administrative ont augmenté de 24%. Je dis la France est structurellement appauvrie, les français sont structurellement appauvris. Et on peut prendre une métaphore que je connais bien pour l'avoir vécue. Pendant les 30 glorieuses, le pouvoir d'achat doublait tous les 15 ans.

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Depuis les 30 piteuses, pour parler comme Nicolas Baverez, le pouvoir d'achat double tous les 80 ans. En d'autres termes, le pouvoir d'achat stagne ou régresse. En ce moment, il régresse, comme Marine l'a fait remarquer dans le reportage. Alors, vous me direz, c'est bien gentil tout ça, mais...

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Alors, vous avez une solution ? Oui. La solution, c'est de baisser les taxes et les impôts. Ça suppose qu'on sorte de l'Union Européenne, puisque l'Union Européenne nous interdit de baisser la TVA. Les Espagnols le savent. Ils ont essayé, ils ont été immédiatement repris

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Mais bon, on peut dire à Bruxelles...

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Mène-toi de tes oignons, l'impératrice de la norme. On est chez nous.

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Vous baissez la TVA, mais ça veut dire que vous amputez le budget de l'État et c'est pas une manière de desserrer le nœud coulant. » Je réponds, bien sûr, vous avez raison. Pour pouvoir baisser les taxes et les impôts, c'est-à-dire rendre du pouvoir de charge aux Français, il faut faire baisser les prélèvements, qui sont aujourd'hui de 47 %, c'est du jamais vu,

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c'est l'Union soviétique. Et pour les faire baisser, il faut donc couper dans les dépenses. Et là, je voudrais m'offusquer devant vous, et en appeler à tous les téléspectateurs auditeurs. Est-ce que vous savez ce qui se passe en ce moment ? Personne n'en a parlé. Personne n'en a parlé.

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C'est dire à quel point la classe politique, la classe médiatique dans son ensemble, euh... a l'esprit obscurci.

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Et est dans la soumission.

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Hier, à Chypre, a été décidée la subvention pour l'Ukraine, 90 milliards d'euros. On nous parle de prêt, on sait très bien qu'il ne sera jamais remboursé. Ce n'est pas l'Ukraine qui va le rembourser, c'est pas la Russie qui va le rembourser. Et ça veut dire que pour les Français, c'est 17 milliards d'euros à débourser. C'est-à-dire qu'hier, pendant que Marine se plaignait en larmes, parce qu'elle est aux centimes près, on a accordé 17 milliards d'euros à l'Ukraine. Nos hommes politiques, toutes tendances confondues, je dis bien toutes tendances confondues, ils sont d'accord là-dessus. C'est-à-dire qu'en fait, on aide les Ukrainiens avec 90 milliards, l'Europe, et pendant ce temps-là, nous, on crève. Deuxième source d'étonnement, là encore personne n'en parle, personne.

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Je me suis penché sur le chiffre de la contribution nette de la France à l'Union européenne. Parce que souvent on entend les journalistes, les hommes politiques dire « oui mais attendez, il faut voir ce qu'on reçoit de l'Europe ». « Ah oui, d'accord, ok, alors maintenant je vous donne les chiffres ». Et je mets au défi quiconque de contester ce que je vais dire. Cette année, on donne 28,8 milliards à l'Union européenne et on reçoit 15 milliards.

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Donc la différence, vous faites la soustraction, c'est 13,8 milliards. En d'autres termes, on pourrait très bien dire à l'Union européenne « bon écoutez, arrêtez vos gaspillages, on reprend 13,8 milliards, puisqu'on vous donne une contribution brute et nette, point. Vous n'allez pas en plus nous prendre de l'argent pour aller où ? Pour aller transférer nos usines en Pologne ou en Tchéquie ?

16:20

Ou pour donner de l'argent à l'Ukraine ? Donc deuxièmement, alors ça on peut le faire tout de suite, tout de suite. On récupère 13,8 milliards, avec ça on peut passer un été tranquille en carburant. Mais c'est pas fini. Je cherche moi des dépenses qu'on peut récupérer immédiatement. Il y en a une, on privatise l'audiovisuel public. Ce sera l'enjeu de la décision de lundi prochain avec la publication du rapport.

16:48

La privatisation de l'audiovisuel public, je sais ce que c'est. Quand j'étais secrétaire d'État, j'étais dans l'équipe avec Léotard et Madelin où on a privatisé TF1. Bon, ça prend pas de temps et ensuite l'argent rentre. 4 milliards. Bon, ensuite, les agences. Alors si on coupe les agences, ça va grincer, ça va couiner. Les agences ce sont des démembrements de l'État. Il y en a une par exemple qui a toutement l'affection et la vôtre, parce qu'on en a déjà parlé, c'est l'ADEME. Est-ce que vous vous souvenez que l'ADEME a fait une recommandation il y a deux

17:33

ans, dont on avait parlé, pour changer de slip. Vous vous souvenez ? En fait ils avaient dit qu'il fallait changer de type tous les 6 mois. Non, pas tous les 6 mois, mais on n'était pas loin de tous les... Il y avait des restrictions pour éviter de faire ses lessives. Il fallait une rotation du sous-vêtement qui soit adaptée à un appauvrissement du pays.

18:00

Bon.

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Là, là, est-ce que vous pouvez, au top que je vais vous donner, envoyer une image, parce que sinon les gens ne vont pas me croire. L'ADEME, donc c'est une agence d'état sur l'environnement. Il y a des dizaines de fonctionnaires qui sont payés, surpayés, pour la sensibilité écologique. L'ADEME, bon, c'est nous qui payons, nous les contribuables.

18:31

Et l'ADEME, là, vient de lancer une campagne à Nantes qui s'appelle Plan de ton CIP. Je suis sérieux, est-ce que vous pouvez me bannir l'image ? Je demande ça depuis tout à l'heure en régie. Est-ce qu'on peut montrer ? Oui, alors, donc, plante ton slip, c'est une campagne.

18:51

La ville plante des slips dans des parcs au service de la biodiversité.

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On va la diffuser. Il doit y avoir un souci en régie, mais ne vous inquiétez pas. Il y a un problème en régie ? Ne vous inquiétez pas, on va la retrouver. Non parce que sinon les gens ne vont pas nous croire. Je vous assure qu'on verra l'image avant la fin de l'émission, on vous croira, ne vous inquiétez pas.

19:10

D'accord, ils sont en stage non ?

19:12

Il va partir en régie.

19:15

Vous voulez aller en régie faire un petit tour ? Donc en fait, la maire de Nantes, Mme Roland, c'est pas la chanson de Roland, elle demande aux habitants de planter leurs slips dans un jardin public, et dans deux mois on va retirer les slips pour montrer qu'ils sont sensibles à la sensibilité à je sais pas quoi, aux microbes, etc.

19:48

Mais, non mais, attends, c'est la nef des fous ! Voilà, voilà. Bon. Alors ensuite, c'est pas fini. Il y a un autre sujet que personne n'aborde, personne n'aborde, sur aucune chaîne. C'est les pompes aspirantes de l'immigration. Parce que là aussi on peut récupérer de l'argent tout de suite, il suffit de couper les pompes aspirantes.

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Par exemple, ce qu'avait proposé Sarah Knafo, elle a fait le calcul, ancien membre de la Cour des comptes, et connaît son sujet. Si vous réservez du jour au lendemain les prestations sociales non contributives aux citoyens français, vous faites une économie de 14 milliards. Si vous arrêtez l'aide au développement, l'aide à Algérie, etc.,

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tous les pays qui refusent de prendre leurs EQTF, vous faites une économie de 7 à 10 milliards. Si vous arrêtez la politique de la ville, qui est en fait une politique d'immigration compensatoire, 7 milliards. Si vous arrêtez l'AME, 1,3 milliard. L'AME, c'est l'aide médicale d'Etat pour les clandestins, sachant qu'il y a énormément de Français, j'en connais tout près de chez moi, qui ne peuvent plus se soigner, ils n'ont plus les moyens de se soigner, ils n'ont pas de couverture. Et on couvre les clandestins, et on leur permet de venir se faire soigner

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et se faire installer des prothèses avec des oreilles artificielles, etc. J'ai vu ça dans la presse cette semaine. Et enfin, l'hébergement. Est-ce que vous vous rendez compte que la France héberge à ses frais les clandestins pendant des mois ?

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Elle les héberge dans des hôtels. Donc ils sont blanchis, nourris, logés. Je m'arrête là, mais simplement pour dire aux hommes politiques et aux journalistes, vous ne faites pas votre métier, vous avez la trouille.

21:56

Parce qu'en fait, tout le monde se maintient dans un ordre d'apparence. Tout le monde a peur des gilets jaunes, mais c'est pire que les gilets jaunes. C'est un soulèvement, si on continue comme ça. Parce que, malheureusement,

22:13

il n'y a pas assez de gens qui tirent la sonnette d'alarme comme moi, mais les gens, ils réfléchissent, ils voient bien la différence, il voit bien ce qui est en train de se passer. Et je vais vous dire ce qui est en train de se passer, Eliott Joffra. Il y a une grande partie des Français qui voit son train de vie fixé par l'État. Vous avez 18 millions de retraités en France, 4 millions d'allocataires de minima sociaux, vous avez 2 600 000 allocataires du chômage

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et 6 millions de fonctionnaires. Vous calculez, ça fait 52 % des Français qui vivent éloignés de la société, de l'économie de marché et qui vivent de l'économie administrée. Voilà, tout est dit.

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On va parler de la présidentielle, Philippe Devilliers. Nous sommes à un an presque jour pour jour de l'élection présidentielle. Les candidatures se multiplient, mais pour l'instant, on parle plus de pipolisation que de programme ou de projet. Nos confrères de Frontières ont pu relayer un graphique, une infographie de tous les candidats possibles ou déjà déclarés.

23:27

Regardez, ça fait du monde. C'est Clément Mackie sur les réseaux sociaux, un journaliste qui fait très attention à tous les sondages. Bon, il y a du monde. J'ai cherché sur les 36... Bon, je n'ai pas vu votre visage, en fait. Il y en a eu deux milliers. Mais en tous les cas, quand on en voit autant, ça donne le tournis. Revenons aux choses sérieuses parce qu'on est quasiment un an, jour pour jour, de la présidentielle.

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Geoffroy Lejeune.

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Mais oui, cher Philippe, si on prend un peu de hauteur, quels sont selon vous les véritables enjeux de la prochaine élection présidentielle

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qui sera sans doute très importante pour le pays ? délicates à laquelle je vais essayer de répondre en me mettant à la bonne hauteur parce que vous allez voir pulluler derrière toutes les binettes qu'on vient de voir, vous allez voir pulluler des programmes, des projets en fait qui sont du domaine de l'épicerie et qui consistent en fait à regarder le blessé au bord de la route, qui est dans le fossé, qui fait une hémorragie cérébrale, et à lui donner des cachets d'aspirine.

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Non, mais...

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Et évidemment, le type ne peut pas s'en tirer. Donc là, on est sur quelque chose de très grave, sur une situation gravissime. J'ai souvent dit ici, le pronostic vital de la France est engagé. Donc, il faut faire trois choses. Trois enjeux.

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Premier enjeu, il faut changer de modèle économique. Deuxième enjeu, il faut rapatrier la souveraineté, sinon on est mort. Troisième enjeu, il faut renouer avec la personnalité française. Alors, changer de modèle économique, qu'est-ce que ça veut dire ? Chaque mot pèse lourd dans mon esprit. En fait, depuis 50 ans, les petits hommes gris de l'État profond, qui commandent tout, ont imposé à toutes les majorités politiques successives de droite et de gauche un nouveau modèle économique,

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un New Deal à la française, qui est établi sur deux paradigmes. Le premier, c'est l'extension indéfinie de la sphère publique et de la dépense improductive. Et le deuxième, c'est le primat accordé à la consommation sur la production comme moteur de la croissance. Ce nouveau modèle économique à portée du fruit, comme l'annouer porte l'orage, comme dirait Marx, le fruit, c'est évidemment la spirale de l'endettement, de la désertification, de la désindustrialisation,

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de la métropolisation, que sais-je encore. Donc, il faut changer ce modèle, il faut le renverser. C'est-à-dire qu'il faut passer du prima de la consommation au prima de la production, tourner la société vers l'entrepreneur et non pas vers l'assisté. Passer de l'assistana à l'artisanat. Avoir une économie productive, c'est-à-dire créer de la richesse avant de la redistribuer.

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Et si on fait cela, alors on fera baisser les prélèvements. Et si on fait baisser les prélèvements, on retrouve une situation qui n'est plus celle du collectivisme dans lequel on vit,

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mais celle d'une société de liberté, une société de liberté économique. Je vous raconte une anecdote que j'ai déjà racontée. Je dis ça, parce que sinon, il y a des gens qui vont dire, ah, il radote. Mais elle a son importance.

27:20

Quand j'étais sous-préfet de Vendôme, jeune sous-préfet de Vendôme, j'étais en relation avec le président de la République qui était un de mes administrés, au château de Hauton, et j'allais à Hauton de temps en temps. Et un jour, il m'a fait un cours d'économie qui était passionnant. Il m'a dit, vous savez, du temps du général de Gaulle, on était à 35, 35 de prélèvements obligatoires. Moi, avec la crise pétrolière, je n'ai pas pu faire autrement que creuser le premier déficit,

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mais j'estime qu'il faut que la France revienne à moins de 40% de prélèvements. Sinon, ça devient un pays collectiviste. Ça, ça m'avait remarqué. Et finalement, quand Mitterrand a quitté le pouvoir, on était à 43%, etc.

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Et avec Macron, le banquier, Macron, le flûtiste du Titanic, on est à 47%. Et donc, il n'y a pas l'équivalent dans le monde. il n'y a pas l'équivalent dans le monde. Il n'y a pas l'équivalent dans le monde. C'est-à-dire qu'en fait, quand un salarié touche 50, l'entreprise, elle donne 100 à l'État.

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Bon, donc c'est plus possible, c'est plus jouable. Voilà. Donc ça, c'est le premier point, changer de modèle économique, renverser le modèle économique, passer de la consommation à la production. Deuxième enjeu dont personne ne parle, oh là là, rapatrier la souveraineté. La souveraineté, c'est l'exercice d'une vais être très concret. Ça veut dire qu'on ne peut plus continuer à vivre avec Schengen qui plombe notre sécurité, notre immigration. Qu'on fasse l'Espagne, ils arrivent chez nous, les immigrés régularisés en Espagne. Aucun homme politique ne remet en cause Schengen. Ensuite, on ne peut plus continuer à vivre avec le marché européen de l'électricité qui nous plombe, qui plombe les budgets familiaux et qui plombe les artisans et les commerçants.

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On ne peut plus continuer à vivre avec ces cours suprêmes qui nous infligent une jurisprudence, je pense à toutes les cours suprêmes, y compris la Cour européenne des droits de l'homme, qui nous impose une jurisprudence, par exemple, qui nous oblige, qui nous sanctionne si on ne fait pas les ZFE, vous allez voir, ça va venir,

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qui nous sanctionne si on baisse la TVA, etc., mais surtout, qui nous inflige cette jurisprudence avec la préférence du coupable sur la victime et de l'étranger sur le national, parce que c'est ça les cours suprêmes aujourd'hui. Donc, rapatrier la souveraineté, c'est-à-dire sortir des dépendances aliénantes.

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L'OTAN, la Cour européenne des droits de l'homme, l'Union européenne... Retrouver l'indépendance. C'est par l'indépendance qu'on pourra répondre à tous les souhaits des Français. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, les hommes politiques,

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entre eux, je sais ce dont ils parlent, ils disent, tu sais bien qu'on peut pas. Alors qu'est-ce qu'on dit ? Maude, Maude Brejon, tu dis quoi ? On va dire qu'on va y arriver, qu'on va faire des aides, parce qu'ils ont pu le pouvoir. Donc tout ça, c'est un gigantesque mensonge,

31:17

une gigantesque dissimulation. Il faut que les Français m'entendent, gigantesque dissimulation. Ils n'osent pas vous dire qu'ils n'ont plus le pouvoir. Ils l'ont transféré, le pouvoir. La souveraineté, disait de Gaulle, elle est inaliénable. Ils l'ont aliénée. Et enfin, 3ement, la personnalité française.

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Un art de vivre, une mémoire, une civilisation. Ça veut dire qu'il faut arrêter l'immigration, mais il faut faire plus que ça. Il faut faire la remigration. La France, tu l'aimes ou tu la quittes. Il y a les Français de désir, ceux-là, ils veulent rester. Ils nous regardent d'ailleurs, beaucoup. Ils disent, on voudrait vous ressembler.

31:56

Mais pour ça, il faudrait que vous ayez Les Français le désirent, je les accueille dans mon cœur. Mais les autres, ceux qui nous dénigrent, ceux qui nous crachent dessus, faut qu'ils partent. La remigration, ça existe. Il faut un plan de remigration. Ensuite, il faut une politique nataliste. Parce qu'il n'y aura pas de problème d'immigration

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s'il y a une démographie qui répond au problème. Mais si, par contre, on continue à vivre avec un collapsus démographique, l'immigration est inéluctable, elle est compensatoire. Et les gens réclament l'immigration pour payer les retraites. Et enfin et surtout, il faut franciser la France, refranciser la France. L'expression n'est pas de moi.

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Elle est d'Edouard Hériot. Je dis ça parce que sinon, les filles vont dire « ah là là, Philippe de Villiers, l'extrême droite ». Non, franciser. Alors parce qu'aujourd'hui, quand vous parlez de la France, vous êtes d'extrême droite.

32:54

« J'aime la France ». Non, pas fachos. Fachiser, c'est le contraire de tout ce que moi, je pense, ce contre quoi toute ma famille s'est battue. Vous arrêtez maintenant. Vous nous laissez parler de la France, vous nous laissez aimer la France et vous nous laissez dire qu'il faut refranciser la France. Oui, Édouard Herriot avait raison au moment du Front populaire.

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Il faut refranciser la, aujourd'hui plus que jamais. Il faut re-franciser l'espace public. Il faut re-franciser la culture. Il faut re-franciser l'école. Et il faut re-franciser les âmes.

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Philippe de Villiers, dans un instant, il nous reste 25 minutes, nous parlerons du populisme. Mais chose promise, chose due, et vous n'étiez pas un menteur Philippe de Villiers, parce que vous imaginez les téléspectateurs, on parle de l'Aldemme, cette agence qui coûte un pognon de dingue et qui propose un vaste plan avec la ville de Nantes sur les slips. Regardez cette image qui était absolument folle, c'est vrai, pourquoi 29 slips seront enterrés à Nantes et on voit donc la mobilisation qui était faite pour

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aujourd'hui, cette semaine, enterrer des slips. Mieux vaut en rire qu'en pleurer. Il nous reste 20 minutes.

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Vous savez que la classe médiatique trouve ça remarquable.

34:21

Ah bah oui, mais attendez, je ne vais pas attaquer ça, sinon j'ai l'arc-homme sur le dos.

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Vous savez qu'ils ont un slogan ? Sauver les slips pour sauver la planète. On est haut de gamme. Ça va être un des sujets de la présidentielle, j'imagine. Peut-être un turning point. Peut-être un turning point.

34:38

On pourrait demander à M. Attal de discuter ça avec M. Retailleau.

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