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GLUCKSMANN : LA NOTE QUI FAIT SCANDALE

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C'est une note qui embarrassera Raphael Gluxmann et son parti Place Publique.Un document de travail préparé par ses équipes électorales a fuité.Cette présentation, longue de plusieurs pages, recommandait de cibler en priorité les électeurs les plus âgés, les plus diplômés et les plus aisés, et à l'inverse d'éviter pour le moment les 18-25 ans, les classes populaires, les mersolles, les banlieues ou encore certaines régions populaires.Depuis, Raphael Gluxmann tente d'éteindre l'incendie.Il assure que cette note n'était pas une stratégie de campagne, mais une simple analyse électorale, et affirme vouloir parler à toutes et à tous.Mais la polémique appuie là où ça fait mal.

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Place Publique est régulièrement accusée de parler d'abord à une gauche urbaine, diplômée, européenne, plus proche des cadres que des classes populaires.Pour en parler, nous recevons ce soir Julie Garnier, conseillère régionale La France Insoumise, et Mathieu Slama, essayiste.Le fond de l'info, c'est tout de suite.Bonsoir Julie Garnier.Bonsoir Mathieu Slama.Merci d'être avec nous ce soir sur ce plateau.

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On va commencer du coup par cette note interne de Place Publique révélée par Politico puis par Mediapart.Elle identifie trois publics cibles pour Raphael Gluxmann : les fidèles, je le cite, les conquêtes à gauche et les conquêtes au centre.Objectif affiché dans le document : 7,5 millions de voix, soit environ 20% au premier tour.Premier exemple parmi les fidèles : Nathalie de Nantes.Elle est professeure de lettres, CSP+, propriétaire.Évidemment, elle écoute France Inter.

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Elle regarde Arte et elle lit Le Monde.Elle fait aussi son marché tous les dimanches.Julie Garnier, est-ce que cette cette note, elle vous choque ?Comment est-ce que vous avez vraiment réagi à cette note ?

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Pour être honnête, au début, je pensais que c'était la note que c'était la notede Retailleau.Non, mais c'est vrai.C'est quoi la différence ?Vraiment.C'est-à-dire que pour moi, la gauche, c'est avant tout tout ce qui est éducation populaire.

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C'est-à-dire, on va aller vers les personnes qui justement ne s'intéressent pas à la politique, qui sont dégoûtées de la politique, et leur expliquer que, eh bien, il faut qu'elles s'y intéressent, parce qu'en réalité, la politique, la plupart du temps, et on voit notamment sous Macron, sous la France à Macron, qu'elle se fait contre eux.Donc la gauche, ce qu'elle doit faire en réalité, c'est ce devoir d'éducation populaire.C'est-à-dire d'aller vers les personnes qui, justement, ne votent plus, sont abstentionnistes, n'y croient plus aussi, et c'est pour ça que réellement, je pensais que c'était une note de la droite.Et vraiment, ça m'aurait pas choqué que ce soit une note de Retailleau.C'est tout.Mais c'est vrai.

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C'est honnête de dire ça.

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Paul Vannier, pour plaisanter, j'imagine, il a dit que Raphaël Glucksmann aurait dû se présenter à la bol.Oui.C'est ça.

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Mais vous voyez comme quoi, on a à peu près eu tous la même réaction.

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Alors moi, j'ai une autre réaction sur cette note, c'est que, en fait, cette note, je trouve, elle montre que Raphaël Glucksmann, c'est vraiment un produit marketing.Cette note, c'est une étude de marché avec ce qu'on appelle des publics cibles, comment s'adresser aux différentes cibles, comme si c'était des clients finalement d'une entreprise, comment s'adresse à ces cibles, de quelle manière, avec les éléments de langage.C'est du marketing en fait.Et je pense que ça dit quelque chose sur la dimension purement publicitaire.Je le redis, marketing de Raphaël Glucksmann, où il n'y a pas de fond politique, il n'y a pas de conviction, ou en tout cas, avant les convictions, il y a des stratégies marketing, il y a des stratégies publicitaires en fonction des cibles, etc.Et Glucksmann, c'est ça.

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C'est quelqu'un qui a des éléments de langage.Donc on lui prépare des fiches, il fait des média trainings pour essayer de s'améliorer. pour essayer de s'améliorer.à l'oral.

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Bon, c'est pas toujours très convaincant.

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Il y a du travail.Et en fait, c'est comme Emmanuel Macron en 2017.C'est-à-dire, on travaille sa marque, on travaille le personnage, on travaille l'image, la représentation, la vitrine en quelque sorte.Mais derrière, politiquement, c'est zéro.Il y a rien en fait.Et je pense que ça doit nous alerter aussi sur un peu ce que peut devenir la politique quand elle est réduite à une sorte de produit marketing en fait.

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C'est-à-dire qu'il y a plus de conviction, il y a plus rien.Et Raphaël Gusman, on sent bien que c'est quelqu'un qui n'a pas de conviction.C'est pas quelqu'un qui a un élan de gauche fondamental.C'est pas quelqu'un qui a des grandes convictions.Et ça, je pense que c'est ça que ça révèle avant tout sur le personnage, sur l'homme politique qu'il est.Et puis sur le fond, c'est catastrophique en effet, parce que en gros, c'est une note qui dit une chose toute simple.

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C'est toutes les personnes qui vont mal dans le pays, il faut pas s'adresser à elles en fait.C'est-à-dire les jeunes, les CSP moins, je trouve ça dans mépris cette expression, mais voilà les CSP moins, les banlieues, les banlieues.Enfin, c'est hallucinant quoi.C'est-à-dire toutes les personnes qui vont mal dans le pays à qui la politique devrait s'adresser en priorité.La note dit en gros, c'est pas la peine d'essayer.Et ça, c'est aussi c'est assez un aveu terrible pour Raphaël Gusman.

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Mais toutes les équipes de campagne font ce type de ciblage électoral ou pas du tout ?

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Pas de cette manière.Alors moi, j'ai regardé la note.J'ai regardé la note juste pour répondre rapidement à ce point.Moi, j'ai travaillé dans la communication avant, donc je vois très bien ce que c'est ce genre de note.C'est vraiment des notes que des agences de com ou marketing font avec, encore une fois, je leur dis le ciblage, les leaders de pignon qu'on peut essayer d'aller chercher, etc.Mais le problème, c'est que ce n'est c'est que ce n'est

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ça en fait s'il y avait en effet une une sorte de bon une stratégie mais qui est adossée à un discours à la limite ça serait moins grave mais le problème c'est que là il y a pas de discours derrière c'est il y a une une stratégie marketing et on adapte le discours derrière et on adapte le discours en fonction des cibles mais c'est pas ça la politique la politique c'est d'abord enfin je suis un peu naïf mais c'est d'abord des convictions des idées profondes une vision et puis puis des choses qui qui nous travaillent au corps j'ai envie de dire et puis après en effet on regarde comment stratégiquement mettre en place ça mais là là c'est l'inverse donc c'est c'est ça qui est très problématique Julie Garné je vous vois hausser la tête en fait je je revois le débat foireux qu'il a eu quand même et finalement cette note elle est j'ai envie de dire elle est c'est la prolongation de ce qu'il a vu avant et on a vu que dans le débat finalement il n'avait aucune c'est vrai aucune conviction de gauche parce que je pense qu'il a des convictions en réalité je pense que par exemple sur les retraites il est pour et c'est lui qui l'a dit qu'on travaille plus longtemps qu'on travaille plus donc en réalité on a finalement la prolongation de de ce qu'est Macron et finalement c'est le même programme qu'il porte et c'est là où il a besoin de système marketing de communication pour essayer de gommer cette image de Macron essayer de se dire bah moi je vais essayer de surfer sur voilà autre chose mais ne pas dévoiler finalement ce qu'il est fondamentalement quelqu'un qui est profondément pour la continuité du macronisme qui n'est pas pour porter des mesures de d'émancipation sociale de de réduire les inégalités il n'a rien à proposer en réalité et et d'ailleurs j'ai encore aussi en tête son débat contre contre Zemmour où Zemmour s'en prend à une femme à une femme voilée et il a été incapable incapable de prendre la défense de cette pauvre dame qui était là dans le public qui s'est fait prendre à partie par un raciste et de remettre les choses au clair de désigner Zemmour pour ce qu'il est et les propos et l'attaque contre la femme voilée contre la femme voiléepour ce qui est de l'islamophobie et du racisme même ça il n'en était pas capable donc s'il n'est pas capable de défendre de défendre une femme qui est attaquée juste parce que elle est musulmane qu'attendre de lui finalement pour défendre finalement eh bien l'ensemble des concitoyens quelles que soient leur religion quelles que soient leur sexe quelles que soient leur orientation sexuelle c'est ça qui est inquiétant en réalité et que oui finalement on a des personnes et là pour le coup je ne pense pas qu'à lui mais qui font de la politique pour faire une carrière pour surfer sur voilà une marque sur sur une leurs propres ambitions mais qui ne sont pas là finalement pour penser l'intérêt général pour penser à quelle vision à un vrai véritable programme dans quelle direction on va aller et c'est ça finalement le vrai danger de la politique derrière ce sont des gens qui sont là pour eux mais pas pour les autres on a évoqué le passage qui a le plus choqué c'est celui sur les publics à éviter pour le moment je le rappelle c'est les ans les CSP moins les personnes gagnant moins de 1500 euros les parents seuls les banlieues les Hauts de France PACACORSE le Grand Est ou encore les électeurs LFI durs que de Raphaël Glucksmann que ça raconte de la stratégie de son parti Place publique Mathieu Salama bah c'est un aveu pour moi de de à la fois de renoncement mais mais c'est aussi quelque part un aveu de mépris parce que dire qu'au fond il faut pas s'adresser par exemple aux banlieues moi je trouve ça appartiement choquant parce que s'il y a bien un lieu qui a besoin de solutions politiques c'est les banlieues qui sont ravagées par la pauvreté par les inégalités par le racisme par les violences policières s'il y a bien un lieu à mon sens que la gauche doit toucher mais pas au sens vraiment politiquement et et et de manière très sérieuse et très rigoureuse c'est des quartiers populaires rigoureuse c'est des quartiers populaires

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Ruben, Netherlands

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c'est les banlieues.Et d'ailleurs, on l'a vu lors des dernières municipales, c'est dans les banlieues, c'est des endroits où il y a eu des taux d'abstention record, parce qu'en effet, c'est un lieu où il y a une sorte de désespoir vis-à-vis de l'avenir, vis-à-vis de la politique, et avec le sentiment que de toute manière, ce sont des endroits qui sont abandonnés et ça restera comme ça de toute manière.Et donc, je pense que c'est un aveu de renoncement, un aveu de mépris, mais ça dit aussi quelque chose de cette gauche qui a renoncé à tout un tas de valeurs qui sont fondamentales.Ça nous dit quelque chose aussi du quinquennat de François Hollande, du bilan du Parti socialiste, qui a été incapable d'adresser ces sujets-là.En fait, je rappelle quand même que la loi, par exemple, sur les refus d'obtempérer, qui a eu des conséquences absolument désastreuses en termes de vie humaine, on parle de morts quand même, notamment dans les quartiers populaires, c'est le Parti socialiste, c'est sous François Hollande et Bernard Cazeneuve.Donc, je vois plutôt ce que vous venez de dire comme un révélateur, en fait, des renoncements d'une gauche qui se veut social-démocrate, mais qui en fait très peu social et en fait plutôt libérale et parfois même autoritaire.

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Alors cette note depuis hier, elle fait pas mal de polémique, notamment sur les réseaux sociaux.Raphaël Glucksmann, lui, s'est défendu sur Twitter.Il a publié un communiqué où il dit vouloir s'adresser à tous les Français.Je ne me résignerai jamais à ce que les banlieues populaires soient captées par l'EFI ou que les classes moyennes et populaires des villes de moins de 100 000 habitants soient abandonnées au RN.Je cite.Qu'est-ce que vous pensez de cette réaction sur Twitter, Julie Garnier ?

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Oui, il dit qu'il veut parler à la France, mais je pense qu'il se parle surtout à lui-même.En réalité, il essaye de s'auto-convaincre. luimême En réalité, il essaye de s'autoconvaincreet je crois surtout qu'ils sont avec ses soutiens et dans ses soutiens enfin il faut pas oublier quand même qu'il soutient aussi on a des macronistes qui sont derrière lui on a Manuel Valls qui est derrière lui d'ailleurs je soupçonne plus ou moins un de ses soutiens aussi d'avoir balancé finalement la note parce qu'on sait très bien que là dedans ils sont en train de voilà d'essayer de passer les uns devant les autres pour essayer d'être le candidat il y a des rumeurs qui disent que ça serait François Hollande qui a fait fuiter cette note donc vous voyez je pense que franchement ils sont dans une cour de récré et en réalité ils se parlent qu'à eux mêmes ils ne se parlent qu'à eux mêmes et d'ailleurs je tiens à souligner que de moins en moins de personnes sont voilà se rendent compte enfin on est ils n'arrivent plus à convaincre grand monde en réalité et je pense aussi que ça dit beaucoup de la sur médiatisation qu'il a et du poids finalement qu'il représente aujourd'hui à gauche parce que je considère que la question qui lui a été posée lors du débat à savoir prouvez nous vous êtes de gauche elle reste toujours d'actualité qui nous prouve qu'il est de gauche en réalité et donc quelque part on a quelqu'un qui dans dans les faits dans les faits concrètement a été un conseiller d'un dictateur un dictateur on va le rappeler quand même qui a qui a supprimé le salaire minimum qui a licencié des milliers de fonctionnaires donc et qui a aussi été connu pour une répression très forte des des opposants c'est d'ailleurs pour ça d'ailleurs qu'il est en prison aussi aujourd'hui donc voilà je pense que ça dit les faits parlent pour lui en réalité et qu'il a beau faire des communiqués pour démentir je crois qu'il y a plus qu'à démentir que cette note il faut qu'il démente finalement tout ce qu'il a fait jusque là et les actes parlent beaucoup mieux que les discours pour le coup et je pense que Raphaël Glucksmann doit simplement faire son coming out et arrêter de dire qu'il est de gauche parce que quand on est d'accord avec les macronistes quand on ne censure pas il n'a pas censuré Van der Leyen par exemple au Parlement européen donc à un moment foiré moment foirécette comédie et laisser la gauche travailler un vrai programme de gauche.Nous, c'est ce que nous faisons, parce que vraiment, il y en a besoin.Je termine juste là-dessus.

13:39

On est face à des inégalités qui explosent.Vous l'avez dit dans votre journal.Le chômage n'a jamais été aussi haut.Il n'y a jamais eu autant de super profits.Il n'y a jamais eu autant de super dividendes.Et lui, qu'est-ce qu'il propose derrière ?

13:50

De parler encore que de lui.Je pense qu'on a vraiment besoin d'autre chose que ça.

13:53

Dans cette fameuse note, on parle de stratégie électorale, alors que Raphaël Glucksmann, il n'est pas encore officiellement candidat, et donc poser la question de la primaire à gauche.Cette question revient souvent.Là, elle est vraiment au devant de la scène.Cette primaire, elle est défendue notamment par le Parti socialiste.On écoute Chloé Ridel, députée européenne, sur le sujet.

14:16

Moi, j'ai travaillé ces derniers mois, cette dernière année, sur un projet pour notre politique, pour notre parti.C'est ma contribution, et elle est importante, je crois, parce qu'il faut que nous nous accordions de nouveau sur une base idéologique à présenter aux Français.Ce travail-là est fait, et maintenant reste la question de l'incarnation présidentielle et puis de la stratégie.Et je crois personnellement qu'il nous faudra une grande primaire de la gauche et que le Parti socialiste devrait y participer.Alors, c'est pareil, du à où que les militants tranchent, voilà, tout simplement sortir de cette crise.Du à où de Ruffin à Glucksmann, c'est ce que nous avons toujours dit.

14:54

Nous entendons rassembler cette gauche, et le moyen de le faire encore une fois, c'est de rendre la parole au peuple de gauche.

15:03

Il y a une autre personne qui s'est déclarée candidat, en tout cas avec ou sans primaire de la gauche, c'est François Ruffin.On l'écoute.

15:10

Je suis candidat à l'élection présidentielle.Je souhaite qu'il y ait une primaire pour des raisons de départage.Il y a plein de talents à gauche, et c'est quand même le meilleur mode de choix que de laisser parler les gens.Pour des raisons de débordement, je pense qu'on aurait deux ou trois millions de personnes qui saisiraient d'un bulletin un. d'un bulletin un.

15:24

peu comme on reprend son destin en main et pour des raisons de démocratie ça fait dix ans que Macron ça soit dessus si on veut que ça change et ben qu'on le prouve dès maintenant maintenant si les petits marquis de la politique et les apparatchiks ils veulent pas de ça pour moi il y aura pas de négociation de salon il y aura pas de congrès arrangé et ça se passera et ça se passe déjà devant les Français j'ai fait un certain nombre d'entretiens d'embauche puisque vous savez j'ai vu une petite annonce qui disait République cherche président CDD de cinq ans homme ou femme salaire auto fixé nourri blanchi logé je postule Mathieu Slama deux questions que une primaire de la gauche est encore crédible et que François Ruffin est en un candidat crédible alors je crois que la primaire faut faut c'est enfin c'est quasiment terminé enfin il me semble qu'il y a plus de moins en moins de monde qui la défendent il y a une partie du parti socialiste qui n'en veut plus donc pour moi cette histoire de primaire il faut je pense que c'est ça n'arrivera pas premièrement et puis deuxièmement ça fait un an voilà il y a de plus en plus de gens qui n'en veulent pas vous avez déjà les filles avec Mélenchon qui a dit qu'il disait allez etc bon et pourquoi ça n'a pas de sens parce que vous allez demander aux aux gens de voter pour un candidat entre par exemple François Ruffin et et Raphaël Glucksmann et si Raphaël Glucksmann gagne il se passe quoi vous avez des gens de gauche qui qui rejettent à 100 le programme de Raphaël Glucksmann qui représente sa sensibilité sociale libérale qui vont faire campagne pour lui c'est complètement illusoire et je rappelle que Raphaël Glucksmann d'après le journal Le Point mais je trouve que c'est intéressant de de de de le rappeler a fait un dîner avec des gens du MoDem le 14 avril dernier et pendant ce dîner il aurait dit que il trouvait que la France produisait pas assez qu'on travaillait pas assez longtemps au cours de sa vie en France bon vous imaginez quelqu'un de gauche imaginez quelqu'un de gauchequi en plus a vécu douloureusement le quinquennat de François Hollande, devoir faire campagne pour quelqu'un qui défend des idées pareilles.Donc c'est impossible.Donc cette idée de primaire, elle ne va pas et à mon avis c'est mort.C'est mort.Il y aura une offre de gauche.

17:38

Il y aura Elfi, Jean-Luc Mélenchon, et puis il y aura une gauche social-démocrate, social-libérale.Au final, peut-être que c'est pas plus mal d'ailleurs, c'est d'avoir les deux sensibilités de gauche, centre-gauche et gauche de rupture.Bah voilà, au moins ça permet aux gens de trancher.Et finalement, le premier tour de l'élection présidentielle, c'est la primaire.C'est là que les gens vont trancher.Et sur François Ruffin, moi je ne sais pas s'il sera candidat.

18:00

Il a l'air de vouloir être candidat à tout prix.Mais encore une fois, sur quelle ligne ?Moi je ne comprends pas François Ruffin.C'est quoi sa ligne ?C'est quelqu'un qui, par exemple, réhabilite la valeur travail.Moi je ne suis pas sûr qu'on ait besoin de ça à gauche.

18:12

Je pense le contraire même qu'on a besoin de gens qui, au contraire, réhabilitent l'idée qu'il faut travailler moins et qu'il faut renforcer les droits des travailleurs.Pareil sur l'immigration.Quand François Ruffin récemment dit qu'il ne veut plus d'immigration de travail, mais c'est épouvantable.Enfin, c'est pas une position de gauche.

18:27

Et sur les classes populaires ?

18:28

Et sur les classes populaires.Moi j'ai l'impression que François Ruffin s'intéresse à une partie des classes populaires, mais il ne s'intéresse pas trop aux banlieues.Il ne s'intéresse pas trop aux personnes racisées.J'ai l'impression que ça, ça l'intéresse pas du tout.Et ça, c'est un problème qu'on est quand on est à gauche.Et je le redis, sa position récente là sur l'immigration, en disant qu'il ne voulait pas d'immigration de travail et qu'il voulait privilégier donc les travailleurs français.

18:51

Non mais c'est quoi ?Alors c'est le discours de Georges Marchais il y a 50 ans qui était ultranationaliste.Et c'est aussi un peu le discours du Rassemblement National.Mais ça c'est pas possible qu'on ait de gauche.On ne fait pas de distinction entre les travailleurs, entre les individus selon qui sont de telle origine, de telle nationalité ou quoi que ce soit.On défend l'humanité.

19:07

On défend des êtres humains, pas des gens en fonction de leur origine.Et ça se rapproche quand même beaucoup de la préférence. même beaucoup de la préférence.

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19:14

nationale quand même ce que ce que défend François Ruffin donc je pense que c'est une candidature qui n'est pas claire qui est très ambiguë et là dessus il ne fait rien pour clarifier les choses je vais garder une réaction rapide à ce qu'on vient d'entendre non très rapide juste pour prendre un exemple si sur le sujet des retraites vous voyez sur le sujet des retraites il y en a pas un qui est d'accord avec l'autre donc Chloé Ridel peut très bien expliquer qu'il y a un programme mais en réalité ce programme tout le monde le déchirera quel qu'il soit en fonction de si c'est Gluxman ou quelqu'un d'autre qui passe donc en réalité ils n'ont pas de programme et ça pose un problème et je crois qu'au contraire on est là pour véritablement travailler le fond avoir une véritable perspective parce que je le redis il y a un vrai besoin justement de réhabiliter les vraies valeurs de la gauche et d'avoir une vision qui soit qui soit en réalité beaucoup plus beaucoup plus percutante que ce qu'on subit aujourd'hui il est temps maintenant de remettre les vrais sujets il est temps de parler oui de diminution du temps de travail il est temps de parler la retraite à 60 ans il est temps de parler la revalorisation des salaires il est temps de parler d'avoir du temps aussi pour soi c'est des choses c'est pas des débats qui doivent être à côté on a trop laissé glisser cette fenêtre d'Overton à un moment il va falloir qu'on remette les vrais sujets parler oui de plus de jours fériés il en faut parce que je pense que c'est une nécessité en réalité donc voilà c'est avoir du temps pour soi avoir un véritable équilibre parler aussi du burnout dire que maintenant ça suffit redonner de nouveaux droits aussi aux travailleurs faire de l'espace de l'entreprise un vrai espace démocratique donc vous voyez qu'il y a des choses des vrais projets c'est d'ailleurs pour ça que en ce moment même nous sommes en train de travailler nous avec des groupes thématiques sur lesquels d'ailleurs vous pouvez participer je fais un petit coup de pub Mélenchon 2027 on va passer à la dernière question mais c'est important en réalité on a besoin de ces contributions citoyennes et c'est justement nous à ça que nous sommes en train de travailler j'ai une dernière question pour vous deux que pour 2027 la gauche elle est pas un peu en train de se diviser entre trois pôles on a d'abord Gluxman Gluxman

21:09

du coup, pour les CSP et les électeurs modérés.Rufin pour la gauche sociale et manifestement contre l'immigration, selon ses récentes déclarations, combien dévoquées.Et Mélenchon pour l'électorat populaire et les quartiers.Mathieu Slama rapidement.

21:26

La gauche est divisée.Oui, elle est divisée de toute manière, mais je pense qu'au fond, il y a aujourd'hui plus que jamais à gauche une.Alors, je pense qu'il y a une dimension irréconciliable entre deux positions.Et d'ailleurs, je pense que ça se retrouve dans un certain nombre de partis.C'est pas juste un parti contre un autre.Vous avez une position qui consiste à dire qu'il faut rompre avec le capitalisme.

21:50

Alors, par exemple, la position de LFI, d'ailleurs, le programme de LFI n'est pas un programme révolutionnaire.C'est un programme de gauche qui est peut-être sur certains points moins radical que celui de Mitterrand à l'époque, parce que je rappelle que Mitterrand c'était des nationalisations massives, ce qui n'est pas le cas de LFI.Donc, en tout cas, il y a une position qui consiste à dire on veut rompre avec le capitalisme, on commence à rompre avec le capitalisme et le principe du capitalisme, de la marchandisation, etc.Et puis, vous avez une gauche qui considère qu'on doit faire des aménagements.Voilà.Et je pense qu'au fond, peut-être que le premier tour de la présidentielle, ça va être le grand débat, en fait, au fond, et ça va trancher la question.

22:28

Ça va trancher la question.Est-ce qu'on continue notre notre comment dire la société telle qu'elle est ?On fait juste quelques aménagements, mais on continue comme ça ça fonctionne ?Ou est-ce que on rompt vraiment et on entame quelque chose d'autre ?Et ça, je pense que finalement, ça va être tranché lors du premier tour de la présidentielle, à mon sens.

22:46

Moi, j'aimerais que ça soit tranché justement sur cette vision-là, c'est-à-dire vraiment sur le fond.Le problème, c'est qu'aujourd'hui, on en a certains qui préfèrent jouer sur la diabolisation, finalement, de la gauche, d'un programme de gauche, plutôt que d'aller sur ces questions de fond.Et c'est là où justement, on pourrait leur en vouloir, parce que il me semble quand même que, il me semble quand même que,François Hollande avait un bilan que le Parti socialiste devait faire un certain inventaire qui finalement il ne l'a jamais fait au passage et donc c'est là où en fait je je je suis un peu plus inquiète parce que je me dis à un moment il va falloir qu'on arrête de considérer que on a des partenaires de gauche qui se font élire à chaque fois sur un programme qui ne respecte pas le lendemain de l'élection et en profite toujours pour faire avancer des carrières et c'est là où en général voilà ça ça crée de la rupture ça crée de la distance justement de personnes qui voilà ne votent plus s'entombent dans le dégoût des politiques ça ne devrait pas être ça et donc là où je leur en veux particulièrement en réalité c'est de tomber dans cette diabolisation et d'éviter finalement les vrais discours de fond et je dis à Raphaël Glucksmann un moment qu'il arrête avec ses notes montrez ce que vous voulez faire montrez qu'en réalité vous voulez faire travailler les gens plus longtemps dites que vous ne voulez pas augmenter les salaires dites que vous allez continuer à accompagner le capital dites que vous n'êtes pas pour une écologie de rupture parce que à un moment il va falloir que ça s'arrête la planète ne peut plus supporter ce capitalisme qui organise à chaque fois le grand déménagement du monde il n'y a pas justement ces débats là et c'est ça que je reproche parce que on a un petit côté finalement Glucksmann n'est pas le candidat du peuple il est le candidat médiatique il est le candidat de ceux que ça range bien d'être dans cette France à Macron qui finalement à chaque fois voilà comment dire prospère finalement sur la misère des autres et c'est ça que je regrette c'est que certains est une surexposition tandis que d'autres doivent toujours subir une diabolisation qu'on parle du fond et on verra et ça rigolera moins en face merci Julie Garnier merci Mathieu Slama d'avoir été avec nous sur ce plateau ce soir ce soir

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