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Guerre au Moyen-Orient: Alain Bauer estime que "le temps joue en faveur de la diplomatie"

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Bonjour Alain Bauer.

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Bonjour.

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Et merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation ce lundi matin, professeur émérite de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers, fondateur du pôle Sécurité Défense Renseignement.Et vous êtes également l'auteur de deux ouvrages qui font plein écho à l'actualité encore ce matin.Trump, le pouvoir des mots, mais aussi Intrigues à l'ONU, tous les deux publiés aux éditions First.Le pouvoir des mots de Trump, justement, on va y revenir.Alors que la Maison Blanche dort encore, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio en déplacement en Inde le dit.Un accord avec l'Iran est toujours possible ce lundi.

0:35

Peut-il dire autre chose alors que les marchés financiers, par exemple, vont ouvrir ?C'est peut-être un indicateur, mais quand même l'impression, Alain Bauer, de vivre un jour sans fin entre des déclarations optimistes, un jour quasiment tempérées dans la demi-heure suivante par des déclarations beaucoup plus prudentes.Est-ce pour vous le signal d'une forme d'enlisement aussi de la politique du président américain ?

0:58

Non, c'est le signal de ce qu'est la diplomatie.Il a fallu des années pour obtenir l'accord dit de Vienne JCPOA qui a été ensuite dénoncé par le président Trump et qui nous ramène à peu près avant.C'est le jour d'avant, c'est pas le jour d'après.Et puis on est dans une phase où les choses se sont beaucoup clarifiées.Alors j'ai demandé à mes petits camarades américains qui travaillent la nuit, vous savez c'est la formule.On voit le nombre de pizzas commandées pour savoir s'ils travaillent au Pentagone.

1:25

On voit effectivement.

1:26

Donc j'ai la version à peu près complète des points.Donc il y a cinq préalables définis par l'Iran et quatorze points qui ont été négociés par un nombre invraisemblable d'intervenants parce que si Donald Trump est parfois extrêmement péremptoire et extrêmement carré, parfois il est extrêmement délégué.Et donc il a fait un tweet immense pour dire avec qui il avait négocié.Il dit j'ai négocié, je suis à la Maison Blanche dans mon bureau et j'ai négocié avec le président Mohammed bin Salman Al Saud.Je pensais qu'il était prince héritier, mais bon après tout pourquoi pas.

1:59

Il est président. pas. Il est président.Il est président depuis quelques heures pour Donald Trump, c'est ça.Voilà, c'est ça.

2:02

Il vient d'être élu.Mohamed bin Zayed des Émirats Arabes Unis, l'émir Altany de Qatar, le premier ministre, le maréchal qu'il aime beaucoup, Munir du Pakistan, le président de Turquie qui revient dans le jeu, le président d'Égypte, le roi de Jordanie, le roi du Bahreïn.Concernant l'accord avec l'Iran, donc désormais, ça n'est plus un accord entre les États-Unis et l'Iran, c'est un accord régional qui est exactement au cœur de la politique hémisphérique de Donald Trump.

2:36

Et ça, c'est l'un des derniers messages.C'est le plus long, le plus développé, le plus carré.

2:40

Ensuite, il dit : j'ai aussi appelé Bibi Netanyahu, qui, je cite, fera ce que je veux.Et nous sommes prêts à rouvrir le détroit, un et deux, à entamer la phase de négociation future sur la question du nucléaire ou là aussi sur les quatorze points qui restent.Cinq préalables, quatorze points.Il y a des avancées considérables grâce à l'intervention de qui ?Eh bien, de la Russie d'un côté, de la Chine de l'autre.

3:04

Avec un mot de Donald Trump dans ce message, le temps joue en notre faveur.Les deux parties doivent prendre le temps nécessaire pour bien faire les choses.Oui, d'accord.Mais vraiment, le temps joue en faveur des Américains au vu de la situation intérieure.

3:19

Le temps joue en faveur de la diplomatie.

3:21

Oui.

3:21

Le temps est revenu.

3:22

Pas même des Iraniens, de votre point de vue ?

3:25

Ils n'ont pas perdu, ils ont donc gagné.Ça, il n'y a pas de photo.Je le dis.Vous savez, c'est comme la guerre de trois jours en Ukraine, quand la Russie n'a pas gagné, elle a donc perdu.On peut se raconter tout ce qu'on veut.La durée du conflit, la modernisation du conflit, la capacité des Ukrainiens à résister.

3:39

Eh bien, vous avez une Ukraine à l'envers.Pardon de dire ça comme ça, parce que je ne pense pas que l'Iran soit un modèle de démocratie libérale résistant à une invasion d'une dictature.Oui, comparaison n'est pas raison, effectivement.Mais techniquement parlant, on est dans une processus qui est exactement le même.Le pays qui ne tombe pas en trois jours joursou en douze jours comme prévu, et qui montre sa résilience avec une divergence d'opérations entre les Américains qui voulaient le désarmement d'Iran et les Israéliens qui voulaient l'effondrement du régime, montre que le désarmement est compliqué et l'effondrement est quasiment inatteignable.

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Ruben, Netherlands

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4:13

Donc un bilan, Alain Bauer, plus qu'en demi teinte.On va revenir sur les points que vous soulignez.D'abord, j'aimerais revenir sur ces jours aux auditeurs, aux téléspectateurs qui ont peut-être coupé ce week-end et qui ont l'impression, je le disais, oui, de vivre un jour sans fin.On s'est quitté vendredi avec cette annonce du fait que Donald Trump, qui normalement va jouer au golf le week-end, n'ira pas, n'ira pas au golf, reste à Washington.Il devait aussi se rendre au mariage de son fils.Là non plus, il n'est pas allé.

4:41

Et évidemment, on a tous spéculé, je dis nous tous, ou en tout cas tous les observateurs et même américains, de votre point de vue, qui le connaissaient, en tout cas qui l'analysaient depuis des années, ils savaient pertinemment que ces annulations allaient être parfaitement commentées.C'était ça.C'est une scénographie.

4:58

Je l'explique dans le livre que vous avez cité tout à l'heure, dans mon livre sur Trump et le pouvoir des mots, c'est que c'est pas seulement le pouvoir des mots, c'est une logique, une structuration, de saturation de l'espace, de contrôle de l'espace, de maîtrise absolue du récit.Parce que le Trump que nous voyons nous, de temps en temps, aux États-Unis, quand j'y suis assez souvent, il y est tout le temps.Non seulement il y est tout le temps dans son avion, sur sa golfette, dans son bureau, en train de faire une conférence de presse, de voir quelqu'un en général de Fox News, mais pas seulement.Et quand il n'y est pas, les ennemis et les amis de Donald Trump commandent Donald Trump.99% du temps d'antenne de l'information, c'est de l'infotainment.C'est-à-dire, c'est pas de l'information, c'est du divertissement.

5:39

Trump a parfaitement compris ce qu'était l'art de la télé-réalité politique et même de la télé-réalité militaire.Donc là, on a la télé-réalité diplomatique, parce qu'il y a la différence des négociations qui sont en général. la différence des négociations qui sont en général.où on ne sait rien, on spéculent mais dans le vide.Trump, Donald Trump alimente l'information, un tweet ici, une communication là, un entretien avec un ou une journaliste, un coup de téléphone d'un ou d'une de vos collègues à qui il répond parce que pourquoi pas.

6:07

Qu'est-ce qu'il a encore fait d'ailleurs ce week-end à coup de tweets, parfois générés par l'intelligence artificielle.On a en tête celui généré samedi de ce destroyer iranien touché par un missile américain et ce sous-texte, adios.Que fallait-il comprendre ?Prévision ?Rien.Vous dites rien.

6:25

Il anime le moment.Voilà, c'est la télé-réalité.La télé-réalité, tout est scripté mais rien n'a de sens.

6:32

Dans le secret des négociations, vous faisiez référence à ce message qu'il a posté, citant les interlocuteurs finalement qu'il avait au bout du fil.On a une idée de la manière dont se déroulent les choses.Il est véritablement aux manettes le président américain dans tout ça.

6:45

Il n'y a personne d'autre.

6:45

Il n'y a personne d'autre.

6:46

Il y a une seule personne qui compte vraiment dans le système, c'est Madame Hales, la secrétaire générale de la Maison Blanche, le seul homme de la pièce, dit-il.Et quand Trump dit ça, il faut l'écouter.Et Marco Rubio, parce que Marco Rubio, il a à la fois le poste de ministre des Affaires étrangères, mais aussi de conseiller sécurité nationale.Vous avez vu que l'ensemble de l'appareil sécuritaire américain avait été dilué avec des vraies et des fausses raisons.Bon, enfin, il a viré tout le monde d'une manière ou d'une autre.Et aujourd'hui, la concentration du pouvoir est assez limitée autour de la secrétaire générale de la Maison Blanche et du ministre des Affaires étrangères.

7:19

Il a sur le feu Cuba.Il a sur le feu le Groenland pendant qu'on regarde la main droite.La main gauche continue à fonctionner.

7:25

On en parle beaucoup moins, en effet.

7:26

Mais parce que la réalité de l'activité de Donald Trump, c'est que ses provocations, ses digressions, ses divagations et ses obsessions nous cachent l'activité de ce extraordinaire joueur de poker menteur qui fait face à un joueur d'échecs menteur iranien et un joueur de go menteur. menteur iranien et un joueur de go menteur.chinois, avec des alliances et des restructurations.Et quand on regarde microscopiquement ce que fait Donald Trump, on comprend rien.On dit tout ça est incohérent, il est dingue, etc.Puis quand on remonte télescopiquement, tout d'un coup, tout ça prend du sens.La reconstruction hémisphérique du monde entre les Chinois d'un côté, les Américains de l'autre, avec un obstacle majeur pour eux qui est l'Inde, pour les Chinois, un obstacle majeur pour les Américains qui est la reconquête totale, y compris du canal de Panama.

8:11

Huit des trois canaux, on va dire canal parce que c'est pas Venise, c'est le cœur de la reconstruction américaine.Ils sont en train de maîtriser à la fois la sortie du pétrole par ce qu'ils font à Hormuz en faisant le blocage du blocus ou le blocage filtrant du blocus, et surtout l'accord militaire sur le détroit de Malacca, c'est 80 % des exportations chinoises.

8:33

C'est gigantesque.

8:34

Le contrôle du monde se refait sous nos yeux, mais comme on est obsédé par le petit côté de la lorgnette, on ne voit pas l'ensemble.Et c'est ça qui est très intéressant.

8:43

Donc pour vous, de votre point de vue, il n'y a rien de dingue dans l'attitude de Donald Trump.

8:49

Mais ça n'est pas dingue.Ça aussi, c'est intéressant à souligner.Des agitations permanentes, ça, c'est ce que disent aussi certains commentateurs.Marco Rubio, je le disais aussi, qui disait que un accord était encore possible aujourd'hui.Est-ce que pour vous, est-ce que pour vous, c'est possible ?

9:04

Quand les Iraniens arrivent à Oman pour la phase 27 des négociations, je ne sais plus comment ils appellent, ils viennent avec 71 négociateurs.71.C'est pas pour rire.C'est pas trois négociateurs qui vont faire coucou, on est là, on fait une petite poignée de main.

9:19

On n'occupe pas les journalistes et les photographes.

9:22

71.Donc la délégation iranienne était là pour négocier tout, les avoirs gelés, l'uranium.Il y a des sous-accords.Quand je dis cinq préalables, 14 points.Sur les cinq préalables, trois étaient acceptés sur cinq, ce qui est pas mal.Et sur les 14 points, dix ou douze sur. ou douze sur.

9:40

quatorze.J'ai deux versions différentes, alors je vais pas me lancer dans savoir laquelle est la bonne, surtout que comme je dis toujours, ça peut changer demain matin en fonction de l'humeur, du réveil ou des incidents de la nuit ou d'un ego mal placé iranien qui agacerait.

9:54

Vous faites référence à ces vidéos de propagande régulièrement publiées en effet par le régime de l'Iran.

9:59

Dans les derniers sur le péage est assez.

10:01

Sur les trois points d'accord.Revenons précisément sur les trois préalables.Les trois préalables.On parle évidemment du détroit d'Ormuz, qui est l'un des dégels du détroit, mais maintien d'un contrôle omano iranien.Mais dans quelle mesure cela pourrait être une victoire pour le président américain et l'Amérique tout court ?Comment pourra.

10:19

Parce que le détroit.

10:20

Le détroit aurait été rouvert et peut-être qu'une autorité internationale se substituerait à une autorité binationnelle.

10:27

Ça c'est une possibilité.

10:29

Comme le canal de Panama, comme le canal de Suez, comme ce que font les Turcs chez eux, il y a un débat sur d'abord la réalité du droit international de la mer sur le détroit d'Ormuz est assez compliqué depuis que l'accord de Monté-Caboet a élargi le champ des eaux territoriales omanaises et iraniennes dans des conditions telles qu'on voit plus très bien où s'il existe des eaux internationales.Donc il y a plein de sujets qui peuvent revenir et ce qui semblait être une sorte de conception habituelle de la vie, de droit coutumier, est en train de se transformer dans une sorte de convention d'un nouveau genre.Ou après tout, pourquoi ne payerait-il pas puisque des centaines de milliards de dollars transitent par là et que l'Iran demande la reconstruction de ce qui a été détruit en même temps qu'ils veulent débloquer 100 milliards de dollars qui sont gelés.Alors là, il dirait une première tranche à 25 milliards.Est-ce que ça vous convient ?Oui, mais ça dépend si.

11:26

Et donc on est dans cette phase où il n'y a pas de rupture de la négociation.Il y a une sorte de tricotage très fin d'un cadre de négociation. d'un cadre de négociation.qui va être très très très compliqué, mais qui devrait.

11:38

Ça ne pourra pas aboutir si je vous entends bien aujourd'hui donc.

11:41

Non mais aujourd'hui on peut tomber d'accord sur le cadre de la négociation.Les préalables sont levés, le détroit est ouvert, ça c'est pas très compliqué, et on a 60 jours pour finaliser l'accord sur le nucléaire avec des Russes disant : écoutez, on va le prendre chez nous, mais à Bushehr, la centrale qu'ils gèrent à l'intérieur de l'Iran, sous notre contrôle, avec l'Agence internationale de l'énergie atomique qui revient.Là on aura réglé peut-être une partie des soi-disant 440 kilos.Il reste on stone, je précise quand même entre 2 et 60 %.

12:09

Oui parce qu'on se concentre sur ces 440 kilos, mais il y en a beaucoup d'autres.Juste une parenthèse.Nos confrères de CBS News nous expliquent aussi si ces négociations sont si, je mets de gros guillemets, laborieuses, même si vous nous dites finalement que c'est l'art de la diplomatie, c'est aussi parce que le Mollah Ramezay est aussi bunkerisé que si la communication est silente et c'est qu'il ne souhaite pas être repéré et donc tout se fait finalement, j'ai en viens de dire, mano à mano dans des tunnels.Est-ce que ça c'est un argument qui retient votre attention ou qui n'a que très peu d'incidence ?

12:45

Il n'y a aucune incidence.Il y a eu un coup d'État en Iran qu'on n'a pas voulu voir, où avant il y avait trois pouvoirs avec une sorte de chef au sommet qui était l'Iyadollah Romeni.L'Iyadollah Ramezay est lui-même une créature qui n'aurait jamais dû pouvoir succéder à l'Iyadollah Romeni puisqu'il ne correspondait à aucun des critères de la succession, mais qui était un compromis à l'inter de différentes factions iraniennes.Là il n'y a plus qu'une seule faction qui tient le pouvoir, ce qu'on appelle le pouvoir, qui s'appelle le Commando Habib ou le Cercle Habib, qui sont d'anciens gardiens de la Révolution ayant fait la guerre en Irak dans la même unité et qui ont un accord entre eux.C'est un petit cercle de pouvoir qui a pris le contrôle du pays grâce à l'élimination, l'effet d'aubaine de l'élimination de toute la direction politico militaire iranienne.

13:30

mais elles se sont bien sûr parce qu'on n'en parle pas mais pendant ce les Mossad en général arrive à ce qu'eux ils veulent termiter le régime ils disent ouais la poutre elle est toujours là mais en fait vous ne vous rendez pas compte que nous termitions le régime parce que tous les jours il y a une élimination une élimination que les Iraniens nous envoient des informations et que nous procédons à des frappes ciblées ou à des assassinats ciblés ou à des attentats ciblés il y a beaucoup de sujets en Iran et donc la réalité elle est très différente de l'image qu'on en fait c'est toujours pas très visible mais c'est très profond et c'est très permanent les Israéliens n'ont pas abandonné l'idée de l'effondrement du régime d'une manière ou d'une autre alors après que c'est une reconstruction pour expliquer l'échec de la phase un mais les Israéliens ont toujours dit c'est une phase un c'est pas c'est pas la dernière phase et on va revenir on va revenir ensemble sur d'ailleurs ce coup de fil très important entre Benjamin Netanyahu et Donald Trump juste revenir sur la question du nucléaire et si aussi Donald Trump était lâché par son propre camp les critiques dans le camp républicain hier soir se sont fait extrêmement nombreuses erreur désastreuse si le nucléaire ne faisait pas partie ne faisait pas partieDeux, il a été confortablement élu.Et trois, il tient encore son camp de manière suffisante pour éliminer ses opposants en interne.Il n'est pas majoritaire dans le pays, mais il est majoritaire chez lui.

15:31

Une question, et vous en parliez de Benjamin Netanyahu, Israël, ce coup de fil.Et pour pour Israël, la fin du nucléaire, c'est un total inabordable pour le président Israël, pour le premier ministre israélien.Là encore une fois, si cet accord devait aboutir, quelle serait la position, selon vous, d'Israël demain ?

15:51

Alors d'abord, comme le dit très bien Donald Trump, Bibi fait ce que je veux.C'est le petit nom qu'il donne au premier ministre Netanyahu.Deuxièmement, Israël peut pas faire seul, mais Israël peut faire beaucoup de choses de manière souterraine.Ils n'ont jamais arrêté de le faire en éliminant des scientifiques avant même la guerre, en éliminant des zones de centrifugeuses, en éliminant des transports, en identifiant des personnalités essentielles.

16:13

Donc Bibi ne fait pas totalement ce que Trump veut.

16:16

Non.Oui.Mais Trump laissera Bibi faire ce qu'il veut en disant je ne suis pas au courant.

16:21

Oui, mais un accord est-ce que peut aujourd'hui satisfaire Benjamin Netanyahu ?Pas du tout.Pas en l'état.Non.En tout cas pas avec les points préalables évoqués.Mais il fera avec.

16:30

Mais il fera avec.Vous évoquez le Groenland, on évoque aussi Cuba.C'est la suite.Si on élargit la focale, c'est la suite aussi.C'est un plan très organisé par le président américain.

16:40

Très bien structuré.Il a récupéré le canal de Panama au au nez à la barbe des Chinois, qui d'ailleurs ne s'en sont toujours pas remis.Il a signé un accord pour contrôler la sortie de la mer de Chine avec l'Indonésie, la Malaisie et les Philippines.Le détroit de Malacca, c'est 80 % de l'export.Il est en train de gérer les conditions de sortie des pétroliers vers la Chine.Je rappelle que la Chine, la quasi-totalité des raffineries chinoises sont formatées pour le pétrole iranien et seulement pour ce pétrole-là à cause de sa qualité et de son faible indice.

17:10

Donc, ce sont des choses extrêmement importantes pour lui.On est aujourd'hui dans une phase où il est en train d'étrangler Cuba, y compris en menaçant d'arrêter, d'interpeller. menaçant d'arrêter, d'interpeller.l'ancien président cubain qui contrôle encore tout, Raúl Castro.On est dans une phase où il est en train d'hémisphériquement de récupérer la main.Jute prochaine étape Cuba, étape suivante le Brésil.

17:30

Ça vous faites, ça fait partie d'un plan très organisé du président américain.

17:34

Il suffit de le regarder.On n'a pas besoin d'être un génie intergalactique.Il suffit de lire ce qu'ils disent et de voir ce qu'ils font.

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