JEAN-PHILIPPE TANGUY : « La France est en queue de peloton de la zone euro ! » (LCI)
Et les voix politiques diverses sur ce plateau.Jean-Philippe Tanguy, bonsoir.Bonsoir, Monsieur Rochebin.Merci votre invitation.Vous êtes député RN de la Somme, membre de la commission des finances de l'Assemblée.Les chiffres, ça folle.
Regardez les chiffres de de taux d'emprunt d'État pour les pays européens et les autres à 10 ans.Allemagne, 3,17 %.L'Allemagne se tient encore pas mal, mais partout ailleurs, c'est l'angoisse qui commence à monter.La Grèce, 3,84 %.Et surtout les grands pays emprunteurs, Italie et France.C'est là où c'est très inquiétant pour la France.
On tutoie maintenant les 4 %.C'est-à-dire que les 310 milliards qu'il faudra trouver sur les marchés cette année vont devoir, en tout cas en partie, être empruntés très chèrement.Oui, tout à fait.
Bon, enfin, vous voyez quand même que nous sommes lanterne rouge des pays européens et pire que la Grèce.Quand même, 10 points de base, c'est c'est important.Alors pour ceux qui nous écoutent, qui étaient habitués à ce que la Grèce soit entre guillemets le mauvais élève, le vilain petit canard même de l'Union européenne, bah écoutez, de l'eurozone, c'est la France qui est quand même en coquete peloton.Et c'est-à-dire que les investisseurs, les prêteurs estiment que la France est aujourd'hui le pays le plus risqué entre guillemets ou celui qui mérite d'avoir la plus grande le plus grand coût d'emprunt compte tenu de sa situation économique.Alors là, sur ce sujet-là, la crise en Iran n'est qu'un révélateur de 52 ans, n'est moins oui, 52 ans de déficit structurel et aucune réforme structurelle pour faire des économies.Et donc, les marchés, ils sanctionnent.
Ils sanctionnent durement et malheureusement, c'est les contribuables qui vont payer ces pertes surnuméraires.
Est-ce que c'est l'heure de la facture ?C'est-à-dire la vieille vieille femme de la fontaine qu'on a brièvement vue aujourd'hui.Les Allemands ont été économes, pas les Français, pas les Italiens.Est-ce que le différentiel avec l'Allemagne va encore augmenter ?Oui, je le crains.
Alors pour avoir pour bien comprendre ce qui se passe, il faut que l'Allemagne, effectivement, il y a ces taux qui augmentent, mais l'Allemagne là est venue sur les marchés massivement.Donc vous savez que pendant des années, l'Allemagne a été économe, voire a sans doute négligé un certain nombre d'investissements.Enfin, ça c'est pas les Français qui vont donner des leçons à ceux qui ont mieux géré. donner des leçons à ceux qui ont mieux géré.les finances publiques que les autres mais c'est vrai qu'on a un double phénomène on a la crise dans le détroit d'Ormuz et nous avons aujourd'hui sur les marchés notamment les marchés en euros l'Allemagne devient le premier emprunteur de la zone euro puisqu'elle investit massivement dans son armée qu'elle a mis fin à la règle d'or de manière temporaire et donc la France qui avant avait moins de concurrence pour trouver des emprunts et doit maintenant affronter l'Allemagne et les autres et j'ajoute je peux pas être oiseau de mauvaise augure mais enfin c'est la réalité même l'Italie ils ont fait un certain nombre d'efforts ils sont de mémoire ce qu'on appelle en surplus primaire que si vous enlevez les intérêts de la dette l'Italie n'est pas du tout dans la situation de la France que la France même si on enlève la charge d'intérêt qui est entre 60 et 70 milliards cette année ben on est encore en déficit et malheureusement l'Italie a un atout que nous n'avons plus ou beaucoup moins c'est que l'Italie a encore une industrie relativement forte notamment en Italie du Nord très exportatrice ce qui lui permet de rentrer des devises je crois que l'Italie n'est pas en déficit commercial la France est en déficit de finances publiques déficit commercial structurel depuis plus de quinze ans même hors énergie donc même sur les biens manufacturés et en plus nous sommes régulièrement en déficit de la balance des paiements que ça voudra dire qu'il faudra vraiment serrer la ceinture cette fois dans quelques instants Pascal Périn nous rejoindra en entrant en économie plus exactement mais cette question encore se serrer la ceinture Thierry Breton qui est notre invité fidèle vous l'aimez bien Thierry Breton oui c'est un adversaire un adversaire politique on n'est pas d'accord sur tout mais c'est le dernier ministre qui a tenu les la bourse c'est le dernier ministre qui a réduit le déficit de manière j'allais dire admirable mais avec des méthodes qui ont fonctionné que ça veut dire qu'il faudra comme il le dit une règle d'or à la française que c'est fini le temps de de dépenser sans compter oui alors bon il se trouve que voilà on va pas jouer les comment dire les divergés farouches mais j'avais proposé cette règle d'or au Parlement il y a maintenant un an avec maintenant un an avecde Marine Le Pen.Il faut se mettre d'accord sur ce que c'est cette règle d'or parce qu'il ne faut pas que ce soit que de l'apparence.
C'est-à-dire une fois qu'on a dit il faut la règle d'or, il faut l'atteindre.Donc comment on passe à un déficit aujourd'hui autour de 5 % qui est considérable pour atteindre un déficit premier palier 3 % et deuxième palier revenir à un surplus.Et ça il faut plus il faut au moins 140 milliards d'économies.Aujourd'hui à ma connaissance il n'y a que le Rassemblement National qui assume que pour 2027 il faut qu'on propose un programme de 140 milliards d'économies nettes pour les Françaises et les Français pour arrêter ce qu'on appelle l'emballement de la dette.Aujourd'hui la dette nourrit la dette en France.Comme une boule de neige.
Et on y reviendra.On reviendra.On reprendra l'économie.Dans quelques instants avec avec Pascal Péri.Les questions d'actualité.D'abord les déclarations de Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur tout à l'heure sur les OQTF donc les obligations de quitter le territoire français.
Il a lâché ce chiffre.C'est la première fois qu'on a ce chiffre là sur les OQTF qui ont qui ont réellement quitté le territoire français depuis le début 2026.En l'état ce sont 150 personnes réactions.Mais c'est pathétique.C'est un par jour.
C'est-à-dire qu'on arrive à expulser un OQTF.Monsieur Nunez arrivait à expulser un OQTF par jour.Il faut remettre les chiffres.Sur combien d'après vous ?Là je ne sais plus le chiffre en tête mais il y en a plusieurs dizaines de milliers.C'est consternant.
L'année dernière il y avait 500 000 migrants qui sont rentrés en France.Bon vous en expulsez un qui n'a pas sa place en France.Là je ne sais pas le chiffre en tête mais c'est plusieurs milliers, dizaines de milliers qui attendent d'être expulsés.Parce que faut pas non plus réduire ceux qui doivent quitter le territoire aux seuls OQTF parce que l'OQTF c'est une décision de justice.Mais vous savez aussi beaucoup d'immigrés qui n'ont plus leur place en France.Soit qu'ils n'ont plus un titre de séjour, soit qu'ils ont toujours été clandestins sur le territoire, soit que de notre point de vue, du point de vue du Rassemblement National, ils sont au chômage depuis plusieurs mois et donc comme ils sont au chômage depuis plusieurs mois ils n'ont plus rien à faire en France et ils doivent ils doivent
rentrer chez eux ça fait effectivement plusieurs centaines de milliers de d'immigrés d'étrangers sur notre territoire qui doivent rentrer dans leur pays vous savez ce que beaucoup vous répondent vous êtes le roi des yakafoucs et il faut il faut il faut que vous faites vous ces ah mais non vous avez pas les emmenés en avion de force et les mettre sur le rivage en Algérie et dire messieurs d'Algérie que vous faites c'est très simple quand vous n'avez plus l'aide sociale le logement d'urgence le système comment dire de bienfaisance français qui se répand sur les immigrés aussi bien en situation régulière que régulière avec des droits différents et bien évidemment ils restent dans notre pays mais moi à leur place je resterais aussi dans le dans notre pays puisque ils ont droit à des droits exorbitants de toutes de tous les systèmes sociaux européens donc systèmes sociaux européens pardon donc évidemment tant que la France comment dire rasera gratis pour les immigrés légaux et les même les clandestins il y a aucune raison qu'ils repartent mais j'ajoute monsieur vous savez très bien qu'il n'y a pas de volonté c'est le pays de départ veut pas les accueillir veut pas le forcer mais c'est une obligation du droit vous voulez dire c'est une obligation mais s'ils acceptent pas les accueillir que vous faites eh ben c'est parce que si vous m'aviez pas interrompu vous auriez eu la fin c'est qu'comme c'est une obligation de droit international on peut prendre des sanctions contre les pays qui ne respectent pas le droit international soyons très concrets contre l'Algérie quelles nouvelles sanctions vous voyez que le gouvernement a évolué quelles sanctions nouvelles plus aucun visa pour les dignitaires et la population algérienne plus aucune aide au développement mais pour l'Algérie c'est pas grand chose et c'est surtout plus aucun transfert d'argent de la diaspora algérienne en France vers l'Algérie tout simplement et là je peux vous garantir que le régime algérien fera moins le malin la réalité c'est que le régime algérien c'est que la France se couche systématiquement quand monsieur Darmanin avait promis suspendre les visas déjà c'était pas une vraie suspension et il savait que ça allait durer que quelques semaines donc rira bien qui rira le dernier et avec monsieur Rotelli il savait très bien que monsieur Macron ne soutenait pas monsieur monsieur Macron ne soutenait pas monsieurRotello et que donc tout ça n'était pas sérieux.Donc le régime algérien aujourd'hui, il tient Emmanuel Macron depuis le début.Emmanuel Macron, dès le début de son mandat et même sa campagne électorale s'était mis dans la main du régime algérien qui n'a rien à voir d'ailleurs avec le peuple algérien.Mais il n'y a pas qu'Algérie.Nous avons, nous devons renvoyer des immigrés ou des OQTF dans plusieurs dizaines de pays et tous seront le même régime.
À savoir que la France doit se faire respecter.
Jean-Pierrant, je précise bien que tout soit clair.On parlait bien des OQTF algériens.C'est 150 personnes tout à l'heure.Un mot encore, s'il vous plaît, sur le statut du RN.La campagne présidentielle, on peut le dire, est lancée.On est frappé de voir à quel point c'est le Festival de Cannes, un festival difficile pour vous, parce que ça reste notamment dans les milieux artistiques le RN garde une image parfois difficilement vendable.
Écoutez ce petit moment tout à l'heure au Festival de Cannes sur votre parti.
Et pas un tout petit peu orientée votre question.J'ai pas la réponse à ça, Monsieur.
Voilà, je précise la question.Le Rassemblement National fondé par certains des collaborateurs de Klaus Barbie demandait le journaliste.Ont une chance d'arriver au pouvoir.Pensez-vous qu'il est aujourd'hui primordial pour ne pas trahir la mémoire de Jean Moulin, il joue Jean Moulin, de combattre résolument le Rassemblement National.
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— Ruben, Netherlands
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Get started freeNon, mais c'est un journal.Enfin, journaliste, je sais même pas si c'est un vrai journaliste qui se réclamait de la gauche radicale.D'ailleurs, le.
On peut être journaliste.Il y a des journalistes de tout.
Oui, mais là, je ne sais pas.En tout cas, sa question était pitoyable.Et d'ailleurs, vous voyez le réalisateur et Monsieur Le Loux, acteur, n'a pas souhaité répondre à cette question qui n'avait rien à voir ni avec le cinéma français ni la réalité historique.D'ailleurs, pour ce qu'on en parle, si vous voulez qu'on parle de du recyclage des collabos, il y a un très bon film d'ailleurs en ce moment, trois heures, qui on ne voit pas les trois heures passer, où on voit bien que les pires collabos, même s'il n'y a pas de hiérarchie entre les collabos, tous les collabos sont épouvantables.Beaucoup venaient du centre, de la bonne bourgeoisie, du bon monde de l'intelligence française. l'intelligence française.des juges, puisque je rappelle que 99 des juges de la troisième république ont prêté serment personnellement au maréchal Pétain et au régime pétainiste.
Les diplomates, les diplomates aussi, beaucoup de radicaux socialistes.Voilà, donc moi, si vous voulez, il ne faut pas manipuler l'histoire, et avec les années qui passent, la transparence se fait, et la réalité, c'est que malheureusement, tout le personnel politique français, Jean-Philippe, n'était pas glorieux.Jean-Philippe, tant ils étaient quelques dizaines de milliers.
Que vous ayez raison ou tort, quand vous ayez raison ou tort, c'est frappant de voir que ça reste dans les milieux culturels, intellectuels, le côté sulfureux du RN demeure.Michel Drucker, venant d'où je viens et compte tenu du passé de mes parents, prendre des gens d'extrême droite sur mon plateau, il parle en l'occurrence du RN, ma mère ne me l'aurait jamais pardonné.Mbappé, évidemment, qui ignore ça depuis quelques jours, je sais ce que ça signifie et quelles conséquences ça peut avoir pour mon pays lorsque des gens comme eux arrivent aux commandes.Tout ça, vous dites, ça n'a aucun effet, c'est une élite, ça n'aura pas d'effet.Oubliez quand même, de nouveau à cette élection, ça contraint.
Non, mais ce que je trouve un peu triste, c'est que ces personnes sont mal informées, désinformées, ne veulent pas s'informer.Qu'est-ce que Marine Le Pen a à voir avec l'histoire personnelle tragique de la famille de Michel Drucker ?Tout ça n'a pas de sens finalement.Voilà, vous voyez bien, il y a beaucoup d'excuses, il y a beaucoup de postures.Je comprends pas trop ces postures.Mais moi, j'ai même pas envie de polémiquer si vous voulez avec ces gens, parce qu'on est très loin des problèmes des Français.
Mais par contre, il y a un autre problème, c'est que vous avez des gens qui peuvent être sincères, y compris quand ils se trompent.Mais bon, moi, j'aimerais bien débattre avec eux.Nous, on les invite à les rencontrer, à pouvoir échanger avec eux.Puis il y a une autre forme de culture en France, qui est une culture très subventionnée, où on est souvent dans le conflit d'intérêts.Nous avons débusqué, par exemple, les 800 millions d'euros du CNC.On a réussi à faire tomber un des modes de financement, ce qu'on appelle CNC Talents, branche très mal nommée du centre national cinématographique, qui finançait tout un tas d'influenceurs, YouTubers, d'extrême gauche, qui se réclamaient eux-mêmes de piquer dans la caisse.
Et on a réussi à les faire tomber.Donc, voyez, il ne faut pas non plus habiller pas non plus habillerde l'exception culturelle.Qui l'est subventionné ?Oui, juste le fait de toucher un gros billet et, comme disait une grande œuvre culturelle que vous connaissez bien, touche pas Grisbi.Bon, nous on va toucher Grisbi et on considère que l'argent des Françaises et des Français, il doit être bien utilisé.
Et ce n'est pas parce qu'on dit c'est l'exception culturelle qu'on a le droit de se payer sur la bête.
Jean-Philippe Tanguy, vous êtes une des langues les mieux pendues de la politique.Pour le meilleur ou pour le pire, chacun est juge.Dans quelques instants, Pascal Pery va nous rejoindre.Écoutez un petit florilège des Tanguismes.On peut appeler ça comme ça, parlementaire et en matière d'éloquence parlementaire.
Et là-dedans, les cocues, les super cocues, les hyper cocues, les méga cocues, c'est LR.Par contre, on sait que vous êtes revenu à la Nîche.
Ah, on avait un doute sur le vote du PLFCS, c'est bon, LR, ils vont voter tout à la Nîche, la gamelle, la bonne gamelle.
Donc c'est quand même très étrange.C'est Monsieur Philippe.Bah, c'est les Françaises et les Français qui décideront.Mais enfin, visiblement, à chaque fois qu'il parle, il perd cinq points dans les sondages.Donc encore trois interviews et puis il sera éliminé.
Alors, alors, silence.
Alors, oh, ce cri du cœur, chers collègues, collègues de gauche, Monsieur Tanguy, silence pour la France.
L'éloquence parlementaire.Allez, soyez beaux joueurs à gauche.Qui est qui est qui est très bon dans le genre ou dans l'extrême gauche ?Philippe Bra.Philippe Bra, très bien.Pascal Pery, vous nous avez rejoints.
L'économie.
On va parler du Grisbi puisque vous l'évoquez tout à l'heure.Il faut trouver un peu d'argent.Une de vos propositions pour faire face à la détresse des Français, de certains Français en tout cas, en matière de carburant, c'est de supprimer momentanément les certificats d'économie d'énergie 17 centimes par litre et de ramener la TVA à 5,5 %.Ça coûte 16 milliards d'euros.Peut-on se le permettre ?
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Get started freeOui, on peut se le permettre déjà parce que vous savez, Monsieur Pery, qu'il y a 1600 milliards de dépenses publiques en France.Oui.Il suffit de faire 1 % d'économie sur la dépense publique de l'État.Je pense que c'est parfaitement accessible.De toute façon, il faut en faire bien davantage.Et c'est d'ailleurs une mesure. Et c'est d'ailleurs une mesure.
structurelle mais en plus face à la crise ne pas soulager une consommation aussi vitale que l'énergie et le carburant conduit évidemment à une baisse de la consommation globale à une peur des consommateurs supérieure à ce que la baisse de la consommation devrait être si c'était accompagnée et donc à une récession récession qui entraînera des des conséquences pour la fiscalité l'économie les salaires et la fiscalité finale bien supérieure à ce qu'aura été des mesures bien ciblées il faut il faut arbitrer votre priorité c'est plutôt la baisse de la tva sur les carburants ou le rétablissement des finances publiques parce qu'il y a opposition là entre les deux quand on renonce à une recette on aggrave le déficit non enfin on peut en débattre et nous nous pensons que le niveau des impôts en france en particulier le niveau des impôts sur la consommation à la consommation des classes moyennes est étouffante et que donc en fait elle étouffe la croissance elle dissimule une peur de lendemain chez les classes moyennes qui savent très bien que compte tenu de la faillite des comptes de l'état les impôts déjà importants vont encore augmenter donc il y a des mouvements de sur épargne pour ceux qui peuvent se le permettre et que donc nous on considère qu'une baisse de la fiscalité sur les classes moyennes accompagnée évidemment d'un plan d'économie dont j'ai parlé de au moins 140 milliards d'euros sur cinq ans nets permettra de relancer la consommation d'une part et à côté évidemment il faut faire une politique de croissance puisque vous évoquez les impôts en novembre dernier vous avez voté des augmentations d'impôts avec les socialistes avec le modem et avec lyot pour un tout petit peu plus de 30 milliards d'euros vous pouvez m'expliquer je comprends pas c'est à dire c'est un canard sans tête qui se balade depuis six mois dans les rédactions nous n'avons pas voté des hausses d'impôts c'était des mesures de lutte contre le dumping fiscal alors alors soit l'optimisation fiscale des entreprises vous savez ce qui se passe avec le luxembourg l'irlande mal trip c'est à dire qu'un certain nombre de donc vous n'avez pas été compris bah on n'a pas été compris alors là où j'ai un regret c'est qu'en fait on a voté un amendement amendementde lutte contre la fraude fiscale de Monsieur Coquerel, président de la commission des finances, qui a appelé ça une taxe.Bon, j'aurais dû, comment dire, être plus vigilant sur le moment.J'ai cru à la bonne foi de mes adversaires.Grande erreur.Je me ferai pardonner plus tard.
La mauvaise foi de nos adversaires est dantesque.Mais j'ai envie de dire, ils ont un peu brûlé leur navire, Monsieur Piry, parce que vous savez bien qu'aux élections, tout le monde est contre la fraude fiscale.Et donc quand dans un an nous allons débattre de la fraude fiscale des multinationales ou des plus privilégiés, mais là surtout des multinationales, notamment des multinationales américaines, lors de la présidentielle, tout le monde va revenir à cette mesure de bon sens qui consiste, si vous voulez, aujourd'hui, le Starbucks pour pas le citer ne paye pas d'impôts sur les sociétés, vous le savez, par des mécanismes très compliqués qu'il serait trop long à expliquer ici.Et le café du coin, le bar-tabac, lui, il paye.
Oui, c'est la notion d'établissement stable qui vaut aussi, d'ailleurs, pour Google et pour quelques autres.
Tout à fait.Et donc vous avez un super état parasite là-dedans qui s'appelle l'Irlande, qui encaisse des surplus financiers grâce à ses montages considérables et on ne peut pas tolérer.Au sein de l'Union européenne, on est un cheval de Troie comme l'Irlande aujourd'hui.Rapidement, parce qu'il y a quelques sujets d'actualité.C'est quand même plusieurs milliards d'euros ça.
Alors cet après-midi, le ministre des comptes publics, Monsieur Hamiel, annonce que il va séparer les dépenses de fonctionnement des ministères du coût de l'impact des retraites, si vous voulez, sur le budget de ces mêmes ministères.Est-ce que vous approuvez ?Oui, tout à fait.
Le demandons depuis maintenant quatre ans.C'est aussi une demande de Monsieur Berrou.Il faut être honnête, qu'il avait un peu soulevé de lièvre.Vous avez pourtant été cruel avec lui.D'autres sujets, parce que si vous voulez, les mesures annoncées par Monsieur Berrou pour lutter contre le déficit n'étaient pas à la hauteur puisqu'il continue à augmenter les dépenses.Bon, donc on ne peut pas tolérer ça.
Mais sur le fait qu'il faille savoir, effectivement, ce qui relève du financement des retraites, de la fonction publique notamment, et des vraies dépenses d'investissement et de fonctionnement des ministères, c'est important parce que prenons l'éducation.Effectivement, les Françaises et les Français entendent depuis plusieurs années que le budget de l'éducation est en constante augmentation.Mais un tiers, ce sont des retraites.Exactement.Un bon tiers.Et donc finalement sur le terrain, vous avez des sur le terrain, vous avez des
professeurs, des parents d'élèves, qui ne constatent pas l'augmentation de ces moyens, parce qu'en fait, l'essentiel de cette hausse, visiblement, mais on va voir la vérité, est absorbée par le financement de la pension des retraites.Et vous savez, j'en finirai là que la paie sociale a été achetée au sein de la fonction publique depuis plusieurs de très longues années par des promesses sur les retraites, et que donc les professeurs ont accepté un déclassement de leur salaire réel en échange, par exemple, d'une retraite plus avantageuse que le privé.
C'est vrai, mais quand on observe la situation des retraites en France, je crois qu'il faut une réforme.Vous êtes toujours pour 62 ans ou 60 ans.Mais je regarde les chiffres.Le déficit des régimes publics, c'est 50 milliards d'euros par an.Alors, il n'y a pas de caisse de retraite, c'est compensé par une subvention de l'État, alors que Agirc-Arrco, par exemple, a 90 milliards d'euros de réserves.Il faut changer le modèle public.
Comment comptez-vous vous y prendre sans provoquer un tsunami social dans le pays ?
Mais la seule solution, c'est l'augmentation du taux d'emploi, du taux d'activité de l'économie française.On ne va pas créer de nouveaux postes de fonctionnaires, non ?Ah non, non, non, non.Parce que c'est les fonctionnaires qui payent les retraites des fonctionnaires.Oui, alors attendez, parce que là-dedans, il y a un petit, il y a un élément qui a faussé les calculs, c'est vous savez que tout ce qui était PTT, Poste, France Télécom, oui, Poste, France Télécom, EDF.
Les régimes spéciaux.
Oui, ont été transférés avec la libéralisation européenne.C'était avant des fonctionnaires.Maintenant, ils sont dans le privé.Donc, tous les retraités de ces de ces fonctions publiques ne sont plus payés.Ils sont équilibrés par ceux qui cotisent aujourd'hui à France Télécom ou à la Poste.Donc, ça crée une grande part de ce décalage.
Mais là, il ne faut pas être de mauvaise foi.Une fois que vous avez enlevé ce biais qui est quand même important, il reste un déficit au sein de la fonction publique française.
Mais vous y avez réfléchi au rassemblement national.Est-ce que vous est-ce que vous pensez que ce sera comme ça pour l'éternité, ou est-ce que, de votre point de vue, il faudrait que les fonctionnaires payent un peu plus leurs retraites et se reposent un peu moins sur la solidarité du régime général ? sur la solidarité du régime généralEn fait, c'est structurellement impossible.
C'est-à-dire qu'il y a moins en moins de postes de fonctionnaires.En fait, structurellement, il y en a moins de 40 à 50 ans.Et donc, en fait, on peut pas à la fois promettre la maîtrise de la masse salariale de l'État et dire que s'il y a moins de fonctionnaires, ils vont payer plus de retraites.Non, en fait, là, c'est vraiment la production de richesse nationale qui doit permettre d'équilibrer le système des retraites au niveau du budget de l'État.Oui, absolument.Pourquoi, pourquoi, Monsieur Pierre ?
Parce qu'en fait, il y a un peu un malentendu sur la réforme des retraites.C'est-à-dire que même la réforme aujourd'hui, enfin, la non-réforme de Monsieur Macron, même si elle avait été appliquée, il aurait fallu faire une autre réforme.Parce qu'en fait, si on ne rétablit pas la croissance, si on n'augmente pas le taux d'activité, si on relance pas la productivité, en fait, aucune réforme paramétrique ne permet d'équilibrer le système.On gagne six mois, un an, deux ans.Mais la vraie réforme des retraites, c'est en fait une relance de l'économie.
"Cockatoo has made my life as a documentary video producer much easier because I no longer have to transcribe interviews by hand."
— Peter, Los Angeles, United States
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Get started freeUn mot, peut-être, quand on va finir bientôt.
Juste sur les retraites, je voulais terminer là-dessus.Vous êtes donc pour la retraite à 62 ans, voire à 60 ans dans certains cas.Ça peut se justifier.C'est long à entrer dans la carrière.Mais 62 ans, en tout cas, vous êtes opposé à l'immigration, à l'augmentation de l'immigration.Qui travaille ?
Qui va travailler dans ce pays ?Vous avez vu la structure de la population ?Il va nous manquer entre 100 et 200 000 actifs par an à partir de 2030.On fait comment ?Qui bosse pour payer la protection sociale ?
C'est très simple.Nous, on conteste totalement cette façon de voir les choses pour une bonne raison.Vous avez le chômage redémarre.Nous avons, et c'est une façon très limite de compter plus de 8 % des françaises des actives qui sont au chômage.Vous avez dans le halo du chômage, c'est-à-dire des gens qui devraient être comptés dedans, mais qui ne le sont pas, un million cinq.Mais vous allez les prendre par la main et les emmener au boulot.
Formés, vous savez, vous savez, Monsieur Pierre, parce que moi, je vous écoute régulièrement.Vous savez à quel point la formation professionnelle et la formation tout au long de la vie est un problème dans notre pays.Ça fait, je sais, 40 ans.On va dire ça fait 20 ans que j'entends à la télévision toujours les mêmes métiers qui sont en tension, toujours les mêmes filières qui manquent de personnes.Comment on peut dépenser 30 à 40 milliards d'euros par an dans la formation professionnelle et avoir autant de filières, toujours les avoir autant de filières, toujours lesmêmes qui sont en tension c'est que là oui il y a 30 milliards d'euros qui sont pas bien utilisés donc je suis sûr qu'avec 30 milliards d'euros on peut former 200 000 personnes dans les secteurs en tension qui sont mais il y a aussi les femmes qui subissent des temps partielles subies les les seniors entre guillemets qui sont virés à partir de 55 ans les jeunes qui rentrent trop tard sur le marché du travail si tout le monde déjà peut avoir accès à un emploi une formation ça fait beaucoup de si hein si si si on arrive aux écoutez les c'est un pays voisin qui a un taux d'activité bien supérieur et avec ça vous avez plusieurs dizaines de milliards d'euros si on était comme les on aurait 140 milliards de plus mais je ne veux pas promettre ça c'est impossible parce qu'on ne sommes pas la hollande mais on peut obtenir quelques dizaines de milliards d'euros en améliorant le taux d'activité et la productivité de toute façon la france c'est comme la corée du sud notre seule voie de salut c'est pas devenir la chine c'est impossible c'est devenir la corée du sud ou israël d'investir dans la recherche la formation d'améliorer notre productivité et la bonne nouvelle c'est que les français savent le faire normalement la bonne productivité mais avec monsieur macron on a perdu un peu notre productivité merci beaucoup tangui vous abordez une campagne électorale un peu bizarre vous êtes en tout cas jusqu'en juillet dans l'incertitude si c'est monsieur bardella ou madame le pen qui sera votre champion ou votre championne vous avez un candidat de cœur ça m'étonne un peu de vous au commencez par marine le pen c'est pour vous ce qui on s'est tous engagés y compris jordan pour marine le pen on a la chance d'avoir marine le pen et d'avoir jordan bardella qui est capable de prendre la relève si malheureusement son innocence n'était pas reconnue qui a le plus de chance mais ce sera pas du tout la même campagne c'est même pas pour pas ce sera une campagne totalement différente marine mais non mais c'est pas pour pas c'est- un peu absurde ça n'existe pas tangui dans la vie il n'y a jamais deux candidats qui ont égalité de chance il y en a un qui a plus de chance que l'autre mais parce que c'est notre famille politique qui aussi est arrivée à un diagnostic mais marine le pen fera une campagne sur le lien de confiance qu'elle a construit avec les français depuis des années sur sa son son expérience et jordan bardella évidemment à 30 ans fera une campagne totalement évidemment à 30 ans fera une campagne totalement
différente sur son énergie, sur ses capacités.Ce sera pas les mêmes campagnes.Donc tous ceux qui font de faire croire que c'est un remplacement d'autre, ceux qui vous répondent ça, excusez-moi, c'est des hypocrites parce qu'on peut pas faire la même campagne avec deux personnes aussi différentes.Merci beaucoup. beaucoup.
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