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Jordan Bardella sur BFMTV : « Il faut baisser la pression fiscale qui pèse sur les Français ! »

Jordan Bardella14 views
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Jordan Bardella est notre invité ce soir.Bonsoir.Merci de nous accorder cet entretien exclusif.Depuis, le Parlement européen ici à Strasbourg, un Parlement européen où dans les couloirs on ne parle évidemment quasiment que d'une chose, c'est ce conflit au Moyen-Orient.On va prendre le temps de s'y arrêter.Les conséquences pour le monde, les enjeux de cette guerre, la place de la France dans le monde, est-ce qu'elle doit davantage s'impliquer ou non ?

0:23

On verra aussi la question de Donald Trump, parce qu'à vos yeux, c'est encore un allié ou est-ce que c'est devenu un adversaire ?On évoquera bien sûr aussi l'élection présidentielle qui se décide dans moins d'un an.Mais d'abord, évoquons les conséquences directes sur la vie des Français, sur la vie de tous nos compatriotes de cette guerre.Emmanuel Macron a dit, ce n'est pas notre guerre.Je vous propose un chiffre pour débuter, un chiffre qui nous est fourni aujourd'hui par l'institut de sondage ELAB, qui est notre partenaire.Six Français sur dix aujourd'hui anticipent une pénurie d'essence.

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87 % se disent inquiets de la situation, selon ce sondage.Est-ce que vous aussi vous êtes inquiet, Jordan Bardella ?

1:00

La situation est difficile et elle va sans doute l'être pendant plusieurs mois encore, voire peut-être pendant plusieurs années.Tout le cœur de ce conflit résulte dans le blocage actuel de ce détroit d'Ormuz, dont on parle depuis maintenant plus de deux mois, détroit d'Ormuz qui est aujourd'hui bloqué, qui est extrêmement incertain, par lequel transite 20 % du pétrole mondial et ça a évidemment des répercussions très importantes pour les économies européennes et notamment pour notre situation énergétique.Il y a des millions de Français qui sont inquiets, inquiets de voir depuis plusieurs semaines les prix des carburants monter dans des dimensions complètement folles, inquiets de voir le gouvernement totalement impuissant face à l'augmentation des prix et très certainement beaucoup de nos compatriotes, beaucoup ont besoin de leur voiture pour aller travailler.Moi, je pense à nos infirmières libérales, je pense à nos pêcheurs, à nos routiers, aux familles françaises qui ont besoin de leur véhicule pour se déplacer et qui, pour beaucoup, restent. et qui, pour beaucoup, restent.leur déplacement, font des pluns de 20 à 25 euros et sont dans une situation d'attentisme.Qu'est-ce que je reproche ?

2:06

Vous, vous êtes inquiet ?Je le suis.Je fais de la politique.Je connais l'état de notre pays.Je connais l'état de notre économie et je sais aussi le coût de nos dépendances.Donc, il faut agir.

2:17

Il faut agir pour la France du travail et c'est la raison pour laquelle nous avons proposé avec Marine Le Pen la baisse des taxes sur le carburant parce que quand on a 60 % quasiment de taxes sur les carburants, on a un levier direct qui est le levier fiscal pour agir immédiatement en baissant les taxes, en baissant la pression fiscale.Ça coûte trop cher, dit le gouvernement.Immédiatement du pouvoir d'achat.

2:37

Le gouvernement dit ça coûte trop cher.

2:38

Ça coûterait 12 milliards, impossible vu nos finances publiques.Alors ça ne coûte pas plus cher que le poids de la dette qu'ils ont par laquelle ils ont aggravé la situation économique de la France depuis près de dix ans.Je m'amuse toujours de voir des gens qui m'ont plongé la France dans une situation de déraison budgétaire depuis plus de dix ans avec des niveaux de dette jamais atteints venir nous dire ça coûte trop cher.La réalité, c'est que la baisse de taxes que nous proposons, d'abord, elle va permettre de rendre 20 à 25 euros par plein pour une famille qui a un véhicule qui, disons, permet un plein à 50 litres environ.C'est 20 à 25 euros de pouvoir d'achat que l'on rend immédiatement par deux mécanismes et je vais vous expliquer comment est-ce que je les chiffre.D'abord, la baisse de la TVA de 20 % à 5,5 % et la baisse de la TICPE de 16 centimes environ, ce qui va aussi bénéficier à nos chefs d'entreprise.

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Globalement, c'est un coût de 15 milliards d'euros à l'année que vous divisez par 12 en fonction évidemment.Et les 15 milliards.Alors on les trouve où ?Alors c'est 15 milliards.Remettons les choses en perspective.C'est moins d'un pour cent de la totalité de ce que dépense l'État chaque année.

3:43

On a 1700 milliards d'euros de dépenses publiques.Ce que nous proposons, c'est moins d'un pour cent de ce que dépense l'État.Est-ce que Monsieur Darre, on peut légitimement expliquer aux Français dans la période actuelle, dans un pays actuelle, dans un paysoù un Français sur deux est à dix euros près quand il fait ses courses, où des millions de familles françaises populaires modestes font chaque mois des petits sacrifices sur leurs déplacements, sur les plaisirs de la vie, sur les sorties qu'ils ne font pas pour eux, pour leurs enfants qui se serrent la ceinture, que l'État français qui vit de ses moyens depuis plus de cinquante ans serait incapable de faire à peine un pour cent d'euros d'économie.Eh bien, nous, nous faisons un choix politique, un choix budgétaire, celui de consacrer quinze milliards d'euros par an, c'est pas par mois, c'est par an, donc moins d'un pour cent de la dépense publique à cette baisse de la pression sociale.Et concrètement, vous les trouvez où ?

4:34

On les trouve dans ce que je considérerais la mauvaise dépense publique.On les trouve dans le coût de l'immigration.On le trouve dans l'augmentation, par exemple, de la contribution de la France au budget de l'Union européenne.On se trouve ici au Parlement européen de Strasbourg, et je vous remercie d'avoir accepté le principe de cet entretien ici, parce qu'on est ici au cœur de la démocratie européenne, dans une institution qui coûte extrêmement cher et dont les dépenses et dont les gaspillages d'argent public sont colossales.On les trouve, par exemple, dans le coût de la bureaucratie, dans le coût des agences publiques et des agences d'État dont beaucoup font doublon avec les compétences des ministères.Je pense que la première des politiques économiques, si on veut remettre de la stabilité en France et de la crédibilité pour notre pays sur la scène européenne et internationale, c'est celui de remettre la France sur le chemin de la raison budgétaire.

5:23

Mais votre proposition est passible et elle bénéficierait aussi bien aux plus fortunés de notre pays qu'aux plus pauvres.Elle bénéficie par définition à tous ceux qui mettent du carburant dans leur voiture, mais cet argument est un faux argument.Enfin, si vous expliquez aux Français que parce qu'il y a un pour cent des automobiles qui roulent en Porsche et qui ont les moyens de mettre de l'essence de manière abondante dans leur Porsche, vous allez pénaliser les quatre-vingt-dix-neuf pour cent de Français de familles populaires et de familles modestes. familles modestes.qui ont besoin de leur véhicule, notamment loin des grandes villes, pour se déplacer.Honnêtement, c'est pas sérieux.

5:56

Je vous rappelle que la Porsche ce soir, il se dit tant mieux pour moi.

5:57

Oui, enfin, il paiera un autre type de fiscalité, mais et il paye déjà beaucoup de fiscalité dans un dans un pays qui a l'un des taux de prélèvement obligatoire parmi les plus élevés des économies développées.Donc, il faut baisser la pression fiscale qui pèse sur les Français.Pourquoi ?Parce que une grande partie de la croissance économique de la France est tirée par la consommation.Or, on voit bien que la consommation, elle diminue.On a moins de consommation, moins de croissance, plus d'inflation, et donc il faut rendre du pouvoir d'achat aux Français.

6:25

Et si demain nous arrivons à la tête du pays, moi, je souhaite que notre parti soit le parti du pouvoir d'achat.Et donc très clairement, je vous le dis dans le cadre de la campagne présidentielle, nous ferons du pouvoir d'achat à la fois de l'augmentation des salaires par la baisse des charges et la baisse des dépenses contraintes comme les factures d'énergie, des priorités absolues parce que au fond, c'est le quotidien des Français, c'est le quotidien des gens.

6:44

Cet après-midi, le Premier ministre Sébastien Lorcanu justement a annoncé que, je cite, chaque euro de surplus de fiscalité dû à cette crise sera affecté et réaffecté au mécanisme justement d'aide directe.Vous saluiez cette décision.

6:56

Donc, il y a du surplus fiscal parce que depuis plusieurs semaines, nous proposons, vous le savez, cette baisse de taxes puisque nous disons qu'à partir du moment où l'assiette taxable augmente à cause de l'augmentation des prix du du pétrole, nécessairement les revenus, les rentrées fiscales, pardon, qui rentrent dans les caisses de l'État augmentent.Le gouvernement a nié cet argument.Il a nié ce qui est pourtant une réalité économique et donc pour la deuxième fois, je me réjouis que Monsieur le Cornu reconnaisse qu'il y a un surplus fiscal et donc nécessairement ce surplus fiscal, il doit évidemment être rendu aux Français.Et plutôt que de monter des usines à gaz, nous proposons une solution très simple, c'est que l'État décide de baisser les taxes.

7:33

On a appris aussi aujourd'hui que le géant pétrolier Total, qui a publié ses résultats, et bien avait des bénéfices qui avaient bondi au premier trimestre, en partie dû à l'envolée des des prix des carburants dû à la guerre, 5,8 milliards en hausse de. hausse de.près de 50 par rapport à l'an dernier.Le premier ministre demande à Total de redistribuer d'une manière ou d'une autre.Est-ce que vous vous jugez qu'il faut peut-être taxer même les superprofits des pétroliers ?

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Ruben, Netherlands

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7:55

Je pense que dans le contexte actuel, dans le contexte de crise que nous connaissons, la mobilisation de tous est évidemment indispensable.Vous soulignez les bénéfices très importants engagés par une grande entreprise comme Total.Vous les qualifiez comment ces bénéfices ?En l'occurrence, c'est un coup de trading puisque, si on est précis, Total a fait une plus-value sur un trading en anticipant il y a quelque temps l'augmentation des prix des prix du pétrole et donc ils en ont tiré une plus-value qui est évidemment extrêmement extrêmement importante.Ils ont.C'est une bonne chose, c'est une mauvaise chose ?

8:29

C'est la liberté de l'entreprise, c'est la liberté du commerce.Mais ce que je regarde, c'est qu'ils ont effectivement fait des bénéfices très importants dans une période qui est une période douloureuse pour les Français et pour l'économie française.Moi, je salue le geste qui a été fait de blocage de blocage des prix parce que vous savez que Total a décidé librement de bloquer les prix et de faire un geste pour le pouvoir d'achat des Français.Moi, je souhaiterais que ce geste soit poursuivi et que dans les temps prochains, eh bien les gens, les grands groupes qui gagnent de l'argent comprennent que nos compatriotes vivent des temps extrêmement difficiles et que cette période, encore une fois, parce qu'il en va de la consommation, appelle évidemment à des gestes très forts de la part de chacun.Jean-Luc Mélenchon juge que Total, je cite, se gaffe sur le dos des Français.C'est pas ce que vous pensez ?

9:16

Non, mais Jean-Luc Mélenchon, il fait du Jean-Luc Mélenchon.C'est-à-dire que Jean-Luc Mélenchon, il a par principe un problème avec l'entreprise française.Et donc, si demain Jean-Luc Mélenchon était président de la République, ce que je ne souhaite pas pour mon pays, eh bien les entreprises françaises s'en iraient.C'est ça la réalité.Donc Jean-Luc Mélenchon est par principe contre la possibilité de gagner de l'argent quand on a une entreprise.Il est contre la possibilité l'argent quand on a une entreprise. Il est contre la possibilité

9:40

de faire de faire des profits, y compris pour nos pour nos ETI qui sont bien souvent des structures familiales.Et il est évident que le projet économique que porte Jean-Luc Mélenchon transformerait la France en Venezuela sans le pétrole.

9:52

Mais est-ce qu'il faut, oui ou non, taxer les superprofits ?Ces pétroliers, le PS va déposer une proposition de loi sur la taxation des bénéfices exceptionnels liés à la crise.Est-ce que les députés du RN voteront cette proposition ?

10:04

D'abord, nous regarderons le détail de ce mécanisme, mais je pense qu'il ne faut rien s'interdire par principe.Donc pourquoi pas une taxation ?Oui, pourquoi pas une taxation des superprofits ?On est ici au sein de l'Europe.Il y a un certain nombre de pays qui ont proposé ce mécanisme.Je pense à des pays par exemple comme l'Italie, dont on dit que la politique est plutôt pro-entreprise, mais je pense qu'il ne faut rien s'interdire.

10:26

Qu'est-ce qu'il faudrait taxer précisément ?En l'occurrence, il faut demander au parti au parti socialiste.

10:31

Moi, ce que je souhaite dans un premier temps, c'est que le geste total, par exemple, est-ce qu'il faut taxer les activités en France, les activités dans le monde, la partie du chiffre d'affaires qui est réalisée en France, celle qui est réalisée dans le monde ?Qu'est-ce qu'on taxe dans ces cas-là ?

10:42

Je poserai la question aux responsables du parti socialiste ou de Jean-Luc Mélenchon.Mais vous dites pourquoi pas ?Je pense que ça peut évidemment se regarder, mais il ne faut pas non plus que ce soit l'arbre qui cache la forêt.Et en réalité, sur le prix, quand vous découpez la répartition des marges et des prix entre ce qui est touché par les pétroliers, ce qui est touché par l'État, ce qui est touché par les distributeurs, il est évident que vous avez 60 % de taxe.Donc, si on veut constater immédiatement, évidemment qu'il faut des contrôles.Et moi, je soutiens le principe de contrôle, notamment sur les marges.

11:12

Mais si on veut rendre immédiatement du pouvoir d'achat aux Français, moi, c'est ce qui m'obsède et c'est ce qui m'intéresse.Il faut évidemment baisser la fiscalité.Il y a 60 %, encore une fois, du prix du pétrole qui relève de la fiscalité.Donc, il faut rendre cet argent aux Français.Et donc, moi, je souhaite que Total puisse continuer à appliquer ce principe de blocage des prix pour soulager à appliquer ce principe de blocage des prix pour soulagernos compatriotes, quitte à taxer totale

11:37

Et encore une fois, ça se regardera.Je ne sais pas ce que va déposer le Parti socialiste.Nous regardons tout cela, mais je ne crois pas que la priorité non plus dans un pays qui a 46 % de prélèvement obligatoire soit encore une fois d'inventer des taxes et d'inventer des impôts.Je crois qu'il faut au contraire baisser la pression fiscale qui pèse sur les Français, sur la France du travail.

11:54

Est-ce que vous créez une inflation généralisée ?Le gouvernement dit qu'il n'y en aura pas.Le gouvernement dit aussi qu'il n'y aura pas de pénurie.Est-ce que vous le croyez ?Vous leur faites confiance ?

12:00

Moi non.L'inflation depuis 2022 et depuis la réélection d'Emmanuel Macron a augmenté de plus de 20 % sur l'alimentation, de 25 % sur les biens énergétiques.Et cette situation, elle est évidemment très dure pour les Français parce qu'il y a beaucoup de gens qui nous regardent ce soir, qui sont contraints de faire des choix.Et cette société à l'Europréc qui est en train de se mettre en place, elle n'est pas acceptable, elle n'est pas soutenable.Et donc je crains effectivement, comme beaucoup d'observateurs de la vie politique et de la vie économique, que nous ne soyons qu'au début d'une situation difficile pour les Français.Et donc il faut agir.

12:36

Il faut agir pour faire baisser les prix.Vous savez que nous avons pris une initiative avec le Rassemblement national de consultation des filières économiques pour alléger les normes qui pèsent sur nos entreprises, parce que on a l'impôt que payent les Français, on a l'impôt que payent les entreprises, et puis on a cet impôt papier, cette paprace, ces applications de normes et beaucoup de surtransposition européenne qui sont votées ici à quelques mètres de nous dans l'hémicycle du Parlement européen, qui viennent gonfler les prix.Je pense par exemple à l'automobile.Enfin, quand on écoute, Lucas Deméo, l'ancien directeur général de Renault, il dit que dans les dix prochaines années, 40 % des véhicules automobiles vont augmenter d'environ 40 % et que ces hausses seront imputables à 92 % aux nouvelles normes et aux nouvelles réglementations.Donc on a trop d'impôts dans l'économie française, on a trop de taxes et on a trop de normes.Et ces trois mécanismes-là ont évidemment des répercussions directes sur les prix.

13:28

Et puis il y a un autre. y a un autre.

13:29

n'en fait pas assez.Quand vous dites que l'État n'en fait pas assez sur justement ces questions, notamment de carburant, et qui concernent vraiment le quotidien des Français qui qui nous écoutent, est-ce que l'État peut tout ?On l'a vu, le quoi qu'il en coûte, c'est terminé, nous en dit le gouvernement.Où est-ce qu'on trouve l'argent ?Vous avez dit 15 milliards, on les trouve facilement, mais franchement, on a l'impression qu'on n'a plus les moyens.

13:49

Non, on n'a pas plus les moyens, Monsieur Darre.L'argent public est très mal utilisé.Enfin, je veux dire, mettez-vous à la place.Il n'y a pas de problème de dette en France.Bien sûr qu'il y a un problème de dette, mais d'abord, un, j'en suis pas responsable, et deuxièmement, plus les Français payent d'impôts, plus la qualité du service public se dégrade.Pourquoi est-ce que la France, qui a 46 % de prélèvement obligatoire, il n'y a pas un État au monde qui prélève plus que la France d'Emmanuel Macron ?

14:12

Enfin, je veux dire, le socialisme, il est aujourd'hui en vigueur dans l'économie française, et c'est l'autre nom du macronisme.Donc, je veux dire, cette société où l'argent est mal utilisé, où on prélève toujours plus sur la France du travail, où on lutte, on ne lutte pas assez contre les gaspillages d'argent public.Enfin, quand on dit aux gens, il n'y a pas d'argent pour l'hôpital, il n'y a pas d'argent pour embaucher des policiers, il n'y a pas d'argent pour créer des offres de soins dans la ruralité, il n'y a pas d'argent pour les maternités, il n'y a pas d'argent pour nos personnes âgées, mais que de l'autre, les Français voient qu'on dépense toujours plus d'argent pour, par exemple, permettre la gratuité des soins aux étrangers en situation irrégulière, pour donner des milliards par an.Oui, puis 20 milliards d'euros si on prend en compte les prestations sociales non contributives.Les 15 milliards.Je vous donne un exemple très simple.

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14:56

Si demain nous sommes à la tête du gouvernement pour bénéficier du modèle social français, et donc pour bénéficier du net social, il faudrait être de nationalité française.Les 15 et 20 milliards d'abord des là.Donc de l'argent, il y en a, Monsieur Darre.Les 15 milliards dont vous avez le courage de faire des critiques.

15:10

Pour venir en aide directement aujourd'hui au pouvoir d'achat des Français qui souffrent de cette crise, vous avancez un certain nombre de propositions.Pourquoi pas ?Mais c'est des réformes de moyen terme et de long terme.Ce qu'ils veulent, les gens, c'est des mesures d'urgence, si j'ose dire, pour demain et après-demain, pour faire le plein demain et après-demain.

15:24

Parfaitement. pour faire le plein demain et aprèsdemain Parfaitement.suffit donc de réunir le Parlement et de faire voter un projet de loi de finances rectificatif.Et donc, en quelques semaines, en quelques jours, l'État peut avoir une influence directe sur l'argent qu'il prélève sur le dos de la France du travail, parce qu'il y a beaucoup de gens qui en ont marre d'être ceux sur qui l'effort pèse systématiquement, de travailler toujours plus, de gagner toujours moins, de voir le coût de la vie augmenter, de voir l'énergie augmenter et d'avoir le sentiment que c'est toujours à eux qu'on vient demander des efforts.Donc, il faut de la justice, il faut remettre de l'ordre dans les finances de l'État et il faut surtout des politiques courageuses pour permettre, je dirais, à l'économie française de se redresser.Et je vais vous dire, l'État a un effort à faire sur son train de vie, mais il faut aussi permettre à nos entreprises, aux artisans, aux commerçants, à nos TPE-PME, à nos ETI, de recréer de la richesse, parce que voyez-vous, la dette, c'est évidemment calculée sur les mauvaises dépenses de l'État, mais elles sont calculées sur le PIB.Et donc, on ne peut pas avoir une économie qui ne produit plus rien, qui importe tout et qui dépend donc des autres.

16:32

Les propositions que vous faites, ce sont les propositions de Jordan Bardella ou ce sont les propositions d'Ursula et de Marine Le Pen ?Parce que sur la question de la taxation totale, elle est plus directe.Elle dit : il faut taxer.

16:42

Mais je vous l'ai dit, on peut évidemment en discuter.Vous m'interrogez sur les mesures que nous proposons.Pardon, mais la TVA à 5,5 %, ce sont vos mesures ou ce sont celles d'Ursula et de Marine Le Pen ?Faites-moi grâce de cela.La TVA à 5,5 %.Ça vous l'avait proposé effectivement sur les.

16:56

Même la précédente campagne présidentielle.C'est Marine Le Pen qui l'a proposée.Nous avons toujours fait du pouvoir d'achat et de la justice fiscale aussi, c'est-à-dire le fait de soulager les Français qui travaillent le plus durement de la pression fiscale.Nous en avons toujours fait un impératif et nous allons continuer de porter ces mesures dans le cadre de la campagne, parce qu'encore une fois, on ne peut pas se satisfaire d'une économie qui dégouline de taxes, qui dégouline d'impôts, qui qui dégouline de taxes, qui dégouline d'impôts, quide normes.Et ça, c'est le bilan direct d'Emmanuel Macron et de ses premiers ministres.

17:24

Vous demandez Emmanuel Macron de réunir les partis.Vous l'aviez demandé au début de la guerre.Ça ne s'est pas fait.Il y a des choses qui se sont faites à Matignon.Est-ce que vous demandez Emmanuel Macron de réunir les partis ?

17:32

Oui.À chaque fois que nous avons été invités dans une réunion des chefs de parti, je m'y suis rendu parce que j'ai du respect pour la fonction.Mais si je ne me trompe pas, là, ça n'est pas fait de l'institution.Mais si vous voulez, ce qu'il faut maintenant, c'est agir.Et ce qu'il faut maintenant, c'est prendre des mesures pour les Français.Pourquoi est-ce que quand on passe la frontière en Espagne, le carburant est à un euro cinquante ?

17:54

Parce qu'ils ont baissé.Ils ont pris des mesures particulières pour baisser notamment les taxes.L'Italie, la Pologne, l'Espagne, le Portugal, Monsieur Daray, pardon, et j'en termine.Tous les pays européens, tous les pays autour de nous, ont pris la mesure du problème et ont décidé de baisser les taxes.Pourquoi est-ce que la France est systématiquement une exception, non pas parmi les premiers de la classe, mais toujours à être au dernier rang avec l'économie parce qu'ils n'ont pas les mêmes conditions budgétaires.

18:21

J'en conviens, c'est pas vous qui étiez au pouvoir, mais il y a un certain nombre de réformes qui ont été faites.Si on voit cette urgence économique, c'est dû aussi au fait que bien le détroit d'Ormuz reste totalement bloqué.On voit qu'il y a une guerre psychologique qui est engagée entre Donald Trump et les Iraniens.Quand on voit les conséquences chez nous, est-ce qu'aujourd'hui, malgré tout, c'est devenu notre guerre ?

18:43

Non, ce n'est pas notre guerre, mais nous en subissons de manière très lourde les conséquences.Vous savez, moi, je j'ai toujours été extrêmement prudent avec cette tentation réitérée du président Trump de vouloir orchestrer des interventions extérieures.J'ai été et nous avons été avec Marine extrêmement prudent lorsque il y a quelques mois, il y a quelques semaines, le président américain a décidé d'une intervention militaire au Venezuela.Le régime, l'abominable régime vénézuélien, de Maduro. régime vénézuélien, de Maduro.et désormais de ses successeurs, est aujourd'hui encore debout.Ça veut dire qu'en Iran, en Iran, sans doute les Américains ont sous-estimé leur adversaire, comme ça a été le cas hier en Afghanistan, comme ça a été le cas hier en Irak.

19:29

Et on voit bien que la volonté de déstabiliser un régime ne peut pas se faire par quelques opérations aériennes.Pourquoi ?Parce que le régime iranien, on le voit, est sans doute plus solide qu'on ne l'avait envisagé.Il est sans doute plus résilient qu'on ne l'avait envisagé.Il est désormais plus radicalisé qu'il y a quelques semaines.Ça veut dire envoyer des troupes ?

19:47

Et surtout, on a peut-être oublié, je dis on, en essayant de m'inclure dans le camp occidental, mais nous ne nous sentons pas concernés par cette guerre.En tout cas, pas parler le déclenchement de la guerre.Bon, Trump passe sans doute oublier que la géographie commande l'histoire et que à partir du moment où le régime iranien a la main sur le détroit d'Ormuz, et bien il a la main sur l'un des poumons de l'économie mondiale.Donc la situation est beaucoup plus compliquée que cela.Je pense que le rôle de la France, c'est d'abord d'assurer la sécurité de ses ressortissants.On a plus de 400 000 Français qui sont installés ou qui travaillent dans la région.

20:22

Nous devons assurer leur sécurité.Nous devons honorer nos engagements que nous avons à l'égard d'un certain nombre de pays amis de la France.Je pense aux Émirats Arabes Unis.Ça c'est respecté en lesquels nous avons une base militaire de Rafale.Je ne sais pas si vous les avez.Vous avez parfaitement raison.

20:35

Je pense que les Français qui abattent des drones.Et je veux rendre hommage, effectivement, à nos soldats et notamment à notre armée de l'air qui fait un travail remarquable pour lutter contre les drones, contre les drones iraniens.Et puis, il faut évidemment mieux protéger les Français des conséquences directes et indirectes de cette crise sur notre économie et sur leur pouvoir d'achat.

20:54

Est-ce que vous considérez que la France doit s'impliquer davantage ?Peut-être que demain, si Marine Le Pen ne ne pas pas, vous serez candidat à la présidence de la République.Est-ce qu'il faut envoyer demain la marine française dans le détroit d'Ormuz pour le sécuriser, pour le libérer ?Est-ce que vous le feriez ?

21:08

Tant qu'il n'y a pas de cessez-le-feu durable. qu'il n'y a pas de cessezlefeu durable.je ne crois pas judicieux de procéder à l'envoi de troupes, en l'occurrence de la marine, directement dans le détroit d'Ormuz.Il y a des missions aujourd'hui de sécurisation qui existent.Je pense à la mission Aspides qui a lieu en Mianmar avec un certain nombre de partenaires européens.Mais je pense qu'avant même toute idée de cessez-le-feu, il serait périlleux et peut-être à perte que d'envoyer des soldats et notamment des soldats de la marine française dans le détroit d'Ormuz.En revanche, la France, je le crois, avec d'autres partenaires européens, avec une coalition internationale, pourrait demain et après-demain, dans le cadre de la réouverture du détroit d'Ormuz de la République, procéder à des missions d'accompagnement, parce qu'une fois que le détroit d'Ormuz sera rouvert, il y a un véritable enjeu pour assurer la sécurité des bateaux qui vont traverser cette zone.

21:58

Et puis vous savez que la France et c'est peut-être une plus-value que nous avons par rapport à l'armée américaine, a des véritables compétences sur le déminage, notamment des mines qui sont placées dans le détroit d'Ormuz et qui en fait aujourd'hui le véritable danger dans le cadre des passages.Est-ce que l'Iran est notre adversaire ?Oui, les Mollahs, le régime islamique des Mollahs est évidemment et éminemment un régime qui est abominable.L'Iran est notre ennemi, mais pas souhaitable.Non, mais bon, je ne vais pas m'engager si vous êtes dans une surenchère verbale.Ce régime est un régime abominable.

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Peter, Los Angeles, United States

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22:30

Vous souhaitez envoyer ?Bien sûr que je souhaite sa chute.Mais faut-il envoyer des soldats français ou des soldats des nations européennes sur le sol iranien ?Je ne le crois pas.Et on voit bien d'ailleurs que depuis plusieurs semaines, où le président américain, dont les objectifs de guerre sont extrêmement erratiques, qui change régulièrement de position et qui aussi, je crois, crée le doute dans le camp occidental, parce que je vous rappelle que cette opération elle a été menée avec l'armée israélienne sans que aucune nation européenne ait été concertée.Et donc tout l'enjeu aujourd'hui, c'est de permettre à la France d'assumer son devoir de puissance, de retrouver une autre d'assumer son devoir de puissance, de retrouver une autre

23:05

stratégique, de retrouver une indépendance, de retrouver une défense nationale qui soit non seulement en capacité demain de protéger les intérêts vitaux de la France, mais qui soit capable d'être crainte, pour être crédible sur la scène internationale.

23:15

On évoquait Donald Trump.

23:17

Est-ce qu'à vos yeux, Donald Trump est aujourd'hui un danger pour le monde ?Non, mais moi j'évite de rentrer dans ces surenchères verbales et dans ces qualificatifs qui sont des qualificatifs moraux.La réalité, et je le disais, c'est que la politique de Trump est aujourd'hui totalement erratique et personne n'est capable de prédire dans son sein politique ce que souhaite.Par définition, à partir du moment où vous changez d'avis très régulièrement et où vous n'avez pas la certitude, comme chef d'État ami, parce que la France reste une nation amie des États-Unis d'Amérique, nous le sommes par l'histoire, par la diplomatie, par les relations économiques que nous avons avec ce pays, par notre appartenance à une culture occidentale.Mais évidemment que ça nuit à la fiabilité et à la crédibilité des États-Unis d'Amérique sur la scène internationale.

24:00

Il y a deux soldats français qui sont morts au Liban, ciblés par le Hezbollah.Dites, chef d'État, il y en a un troisième qui est mort au début du conflit en Irak.Pour les deux au Liban, il y a eu un honneur national, deux hommages nationaux précisément ces derniers jours.C'est la ministre des Armées qui se sont rendues.Il n'y avait pas le Premier ministre, il n'y avait pas le président.Qu'est-ce que vous en avez pensé ?

24:18

D'abord, je voudrais m'incliner devant le sacrifice de nos soldats qui sont engagés dans des territoires difficiles.D'abord, je le disais au Moyen-Orient et notamment à Abu Dhabi.J'ai eu l'occasion de me rendre il y a quelques mois sur la base française.On a plus de 900 soldats qui défendent dans cette région incertaine du monde à la fois les intérêts de la France et la sécurité de nos partenaires.Et puis il y a des Français, c'est vrai, plus de 700 soldats français qui sont engagés dans la FINUL depuis plus de 50 ans, qui est une mission ONU que nous menons pour assurer la sécurité au Liban.Et ces missions, elles sont évidemment importantes.

24:51

Vous savez que le mandat de la FINUL arrive à son terme à la fin de l'année 2026.Les soldats français doivent rester de bonnes augures que cette mission soit soit prolongée. cette mission soit soit prolongée.Je pense que ça doit être envisagé, bien sûr.

25:01

Le fait que le président et le premier ministre ne soient pas laissés au ménage, ça vous a pas particulièrement marqué ?C'est leur choix et c'est leur responsabilité.On voit qu'il y a Vladimir Poutine qui essaie de s'inviter dans les discussions, les négociations, qui discute avec les Iraniens.Est-ce qu'il faut le remettre autour de la table lors du prochain G7 qui reviendrait un G8 ?Ça va se passer à Evian en France.Est-ce qu'il faut faire revenir Vladimir Poutine autour de cette table ?

25:22

Ecoutez, le président de la Fédération de Russie est très certainement le grand gagnant de ce conflit puisque il tire en réalité des revenus de ses exportations de pétrole.Et cette guerre est une bonne nouvelle pour les rentrées de cash de la Fédération de Russie.Elles sont une très mauvaise nouvelle pour l'Ukraine qui se voit encore une fois un peu oubliée par cette situation de guerre.Est-ce qu'il faut le réintégrer au G7 ?Soyons oui ou non.Soyons francs.

25:52

Il faudra dialoguer nécessairement à un moment donné avec la Russie pour négocier la paix et pour pouvoir négocier un cessez-le-feu, il faut s'asseoir autour d'une table.Donc il faut l'inviter au G7.Je ne sais pas s'il faut l'inviter au G7.Vous seriez président.En revanche, vous seriez président.Non, il ne s'agit pas de l'inviter au G7.

26:09

D'accord.Et nous ne remuerons pas sielles les terres pour qu'ils soient invités au G7.En revanche, faut-il parler avec la Fédération de Russie, notamment par l'intermédiaire de nos forces armées, de nos services de renseignement, à partir du moment où vous voulez négocier la paix en Ukraine, notamment, il faut évidemment se mettre autour d'une table pour faire taire les armes.Et je crois qu'il y a des contacts entre l'Élysée et la Fédération de Russie.Et je veux dire dans un monde de plus en plus incertain, dans un monde de plus en plus violent et de de plus en plus dur, il faut montrer les muscles, bien sûr.

26:40

Est-ce que vous parliez du Liban ?Est-ce que la réponse et les frappes d'Israël aujourd'hui sur le Liban vous semblent juste ou totalement disproportionnées ?

26:48

Israël est dans une situation difficile parce qu'elle a à ses portes et autour d'elle. qu'elle a à ses portes et autour d'elle.un ennemi direct qui est l'Iran et des proxys chiites s'agissant du Hezbollah sunites s'agissant du Hamas dont l'existence est mue par la destruction de l'État d'Israël donc Israël est engagé dans une lutte qui est une lutte existentielle et qui est une lutte civilisationnelle pour assurer sa sécurité proportionnée je vous réponds la réponse israélienne nous l'avions dit lorsqu'il s'agissait de répondre aux attaques du Hamas nous le redisons aujourd'hui doit être proportionnée qu'elle l'est parce que manifestement elle ne l'a pas toujours été vous savez que la France est un pays ami du Liban moi je me suis rendu au Liban j'ai eu l'occasion en 2022 de rencontrer le président sortant le président Aoun qui quittait ses fonctions j'ai eu l'occasion de rencontrer à l'époque Monsieur Mikati qui était Premier ministre et donc il y a des liens très importants entre la France et le Liban mais il faut comprendre qu'Israël mène une guerre existentielle contre le Hezbollah dont on a un peu pendant très longtemps considéré qu'il était une partie du Liban la réalité c'est que le Hezbollah est une extension du régime iranien qui veut non seulement la destruction d'Israël mais qui menace tous les intérêts européens et tous les intérêts occidentaux dans la région donc il faut non seulement désarmer le Hezbollah et donc en cela des frappes ciblées et des interventions ciblées d'Israël sont je dirais légitimes mais elles doivent être proportionnées pas de soutien parce qu'encore une fois moi je veux dire que je n'ai jamais eu de soutien inconditionnel pour personne et en matière de politique étrangère et de politique de défense je n'en aurai jamais mais comprenez bien que le meilleur moyen de permettre à Israël d'assurer sa sécurité c'est le renforcement de l'État libanais de l'État régulier et de l'armée libanaise et en cela je crois que la France par les liens historiques que nous avons avec le Liban et qui sont vieux je dirais vieux comme le monde les liens avec le Liban ils remontent à la promesse du roi roiSaint Louis de protéger les chrétiens maronites au XIIIe siècle.Et donc nous avons non seulement des liens d'amitié, des liens culturels très forts avec le Liban, avec le peuple libanais.Et le meilleur moyen de permettre le retour de la paix dans la région et d'intercéder le feu durable, c'est non seulement la souveraineté de l'État libanais, c'est le renforcement de l'armée régulière auquel évidemment la France peut participer, et c'est nécessairement le désarmement total du Hezbollah pour permettre à Israël et aux démocraties de pouvoir vivre en sécurité.

29:19

Je repose une question à laquelle vous n'avez pas voulu répondre réponse courte, réponse question courte réponse courte.Donald Trump, à vos yeux, est-il un danger pour le monde ?

29:28

Je l'ai dit, sa politique, je me garderai de tout jugement moral.Est-ce qu'il est dangereux ?Est-ce qu'il est dangereux ?Est-ce qu'il est fou ?Je pense que je pense qu'expliquer que dirigeant politique, le président de la première puissance mondiale est un fou est, à mon sens, un non-sens pour le coup, pardon, pour la répétition totale.Mais ce qui est certain, c'est que les décisions qui ont été prises par Donald Trump et qui sont de manière significative très différentes de son premier mandat isolationniste, dans lequel il a retiré les États-Unis d'Amérique d'un certain nombre d'opérations extérieures, eh bien, effectivement renforce les incertitudes mondiales.

30:03

Il faut bien comprendre que la France et l'Europe sont aujourd'hui encerclées.C'est-à-dire qu'on a à l'Ouest une nation américaine qui redevient un empire, qui réhabilite.Qui est encore un allié ?Monroe, mais bien sûr, qui est encore un allié, mais un allié incertain.Lorsqu'on entend le président américain ou quand on lit la stratégie de sécurité nationale américaine annoncée et promettre le désengagement américain, eh bien, nous devons avoir conscience que au XXIe siècle et que dans les années qui viennent, eh bien, nous ne pouvons pas nous appuyer sur les autres pour garantir notre indépendance et notre sécurité.Et je crois qu'en Europe, la France a un rôle à jouer parce que nous avons l'arme nucléaire, parce que nous avons un siège au Conseil de sécurité de l'ONU et parce que nous avons à la fois une armée et une base industrielle de défense, etc.

30:44

Jordan Bardella, ces questions. de défense, etc. Jordan Bardella, ces questions.internationales qui s'invitent aussi dans le débat français, d'autres questions internationales.Lundi était en déplacement en Ariège, le chef de l'État Emmanuel Macron, il s'est agacé, dit-il, que les médecins étrangers qui viennent en France et de pays qui ne sont pas membres de l'UE, eh bien, ait des difficultés à exercer.Il avait notamment un médecin qui avait été formé à Oran en Algérie.Il échangeait avec lui, chef de l'État, qui a dit, je cite, allez dire ça après à tous ces maboul qui voudraient nous fâcher avec l'Algérie.Alors est-ce que vous êtes l'un de ces maboul, Jordan Bardella ?

31:12

Écoutez, si exiger que la France soit respectée dans le cadre de sa politique étrangère fait de moi maboul, alors il va y avoir des millions de maboul en France.D'abord, un président ne devrait pas dire cela, parce que quand on est le président de la République, on est au-dessus de la mêlée, on est au-dessus du débat, et j'ai, me concernant, une idée extrêmement haute de la fonction qu'occupe le président de la République et que nous aspirons demain à exercer avec la fonction de premier ministre et avec l'ambition de redresser, de redresser la France.Résumer le dossier algérien à la seule question des médecins étrangers.D'abord, je me permets de rappeler que il n'y a que 30 % des médecins algériens qui se rendent en France, qui réussissent le test d'équivalence qui est prévu par.Quels nouveaux chiffres ?Ce sont des chiffres qui sont publics.

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32:04

Vous regarderez.Vérifier.Vous les trouverez.Vous pouvez même fact checker en même temps.On va vérifier.Vous trouverez ça facilement.

32:09

J'ai lu ce chiffre sur l'un des articles d'un de vos confrères.Il n'y a que 30 % des médecins algériens qui viennent en France et qui réussissent à passer le diplôme d'équivalence.Donc il y a des diplômes d'équivalence pour s'assurer que les médecins étrangers qui viennent exercer en France soient, je dirais, dignes de pouvoir exercer en France dans les compétences et dans les aptitudes qui sont attendues par le système médical français.Je trouve cela parfaitement normal.Mais résumer le dossier algérien au simple médecin étranger qui vient avec très certainement l'ambition de travailler, de contribuer. de travailler, de contribuer.au système de santé français, me semblait totalement à côté de la plaque.

32:43

On a en face de nous un État qui multiplie les provocations contre la France, qui refuse de récupérer ses ressortissants et qui bénéficie de la générosité de l'État français depuis plusieurs décennies.Donc il faut que nous repartions, à compter du printemps 2027, sur une relation et sur des bases saines avec l'Algérie d'égal à égal.Et pour cela, il faut.Et pour cela, il faut abolir les privilèges, il faut mettre fin à la convention de 68 et aux accords de 68, pardonnez-moi, qui prévoient des conditions migratoires extrêmement généreuses pour les Algériens qui viennent en France.Et je me permets de vous rappeler que d'après l'Insee, puisque vous êtes attaché aux sources, vous êtes journaliste et vous avez parfaitement raison, il faut être précis.D'après l'Insee, vous avez quasiment un immigré algérien sur deux qui occupe un HLM.

33:29

Donc la France est généreuse, mais la France.

33:30

Jordan Bardella.Pourtant, la stratégie de la discussion et de la négociation semble mieux fonctionner que la stratégie de la tension, puisqu'on apprend ce matin que les expulsions vers l'Algérie ont repris avec la délivrance de ces fameux.Ah donc c'est possible.

33:43

Vous dites bravo Laurent Nunez.En tout cas, le résultat m'a l'air d'être un peu plus encourageant puisque vous m'apprenez que les OQTF ont effectivement été délivrés.Mais ça marche parce qu'on a discuté sur le thème.Vous êtes fâché avec les Algériens.Non mais attendez, ça fait plusieurs années que l'Algérie multiplie les provocations contre la France et que l'Algérie multiplie les outrances et les provocations contre la France.On se souvient de la façon dont les influenceurs algériens, vous souvenez de ce dossier ou des influenceurs algériens qui tenaient des propos épouvantables sur la France, ont été refoulés à la frontière lorsqu'ils ont été raccompagnés par les autorités françaises à Alger.

34:20

Donc la France et l'Algérie doivent à partir de maintenant discuter d'égal à égal.Et donc il faut bien que le régime algérien, qui vit aussi sur une rente mémorielle et sur une forme d'égare à l'égard de la France, comprenne que nous avons donné à l'Algérie son indépendance et qu'elle doit maintenant nous donner la. la.Et donc demain, dans le cadre d'une relation d'égal à égal, nous irons voir les autorités algériennes pour non seulement exiger la fin des provocations, mais nous demanderons que l'Algérie accorde ses obligations de quitter le territoire français aux ressortissants algériens qui n'ont rien à faire sur le sol français.Et nous mettrons l'Algérie pays ami ou ennemi.Mais par principe, nous n'avons d'ennemis que des pays avec lesquels nous faisons la guerre.Nous n'allons pas envoyer l'armée française à Alger.

35:05

Enfin, je veux dire, c'est pas le sujet.Le sujet, c'est de régler les problèmes.Et tant que l'Algérie sera dans une attitude de défiance et de rejet à l'égard de la diplomatie française, eh bien la diplomatie française devra faire prévaloir ses armes diplomatiques et notamment la suspension des visas pour les ressortissants algériens, la suspension des transferts de fonds privés, la suspension de l'aide publique au développement.Et d'une manière plus générale, je crois que la France doit aussi cesser d'accueillir sur son sol des dirigeants étrangers pour se faire soigner.À partir du moment où ces dirigeants étrangers injurent la France.

35:38

Jordan Bardella, il y a un sujet qui a fortement marqué l'Assemblée nationale cette semaine, c'est la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public.Le vote a eu lieu.Le rapport sera bien publié.Rapport rédigé par le rapporteur Charles Aloncle, qui fait partie du parti d'Éric Ciotti, UDR, qui est allié avec vous, avec le RN.Alors lui propose un certain nombre de réformes, notamment de fusionner des chaînes.Est-ce que si vous demain vous arrivez au pouvoir, vous vous souhaitez toujours privatiser l'audiovisuel public ?

36:04

Oui.D'abord, je veux rendre hommage au travail qui a été notamment réalisé par Charles Aloncle, qui est un député remarquable, qui a fait un travail gigantesque.C'est un travail au fond non pas seulement de député, parce qu'il a été dans son rôle de député au sens noble du terme en faisant la transparence, mais c'est un devoir moral que de faire la transparence sur une entité.Il a été très critiqué.L'audiovisuel public critiqué, c'est le. le.il est critiqué parce qu'il s'attaque à une à une caste parce qu'il a mis en lumière les privilèges qui sont accordés à la gauche caviar depuis des années dans l'audiovisuel public avec pardon des rapports qui viennent accréditer cela qui ne viennent pas de Charles Lalangue je veux dire le rapport de la Cour des Comptes qui vient nous expliquer qu'il y a une situation financière critique dans l'audiovisuel public c'est un sujet et c'est surtout un sujet voyez on parlait tout à l'heure vous me disiez que on peut tolérer la dette que la France ne vit pas de ses moyens ben voyez on a la quatre milliards d'euros quasiment de budget annuel qui est délivré chaque année à l'audiovisuel public je ne crois pas qu'en 2026 privatiseriez Radio France et France Télévision je ne crois pas j'y viens en 2026 que il y ait encore un sens à ce que l'état français soit propriétaire de chaînes de télé moi c'est pas un enjeu pour la démocratie démocratique c'est pas un enjeu pour la démocratie mais la démocratie n'est pas que le pouvoir politique soit propriétaire d'une chaîne de télé ça pardon mais c'est pas vraiment la démocratie donc demain à la tête du pays nous engagerons la privatisation de l'audiovisuel public et je me permets de finir sur la mention du rapport ce rapport il a souligné beaucoup de dérives sur les frais de bouche sur l'ensemble des pinces fesses qui sont organisées notamment à Cannes avec des palaces à 1500 euros la nuit sur les frais de personnel non c'était pas ça tout écoutez ce qui a été souligné par le rapport là aussi était par le rapport extrêmement rigoureux de la Cour des Comptes dont je crois on ne peut pas contester la neutralité et l'objectivité donc il y a évidemment beaucoup de ménages à faire dans la façon dont l'argent des Français est gaspillé et pardon mais l'état français en 2026 eh bien peut parfaitement se passer d'un audiovisuel public qui est aujourd'hui pléthorique qui coûte beaucoup d'argent qui utilise l'argent de tous les Français pour faire du militantisme politique et pour assumer une idéologie politique enfin je vous rappelle quand même vous avez traité sur le service public monsieur monsieur Daray compte sur France 5 compte sur France 5

38:24

le président du premier parti de France est comparé à Hitler sur le plateau de Cédantler et que personne ne bouche sur le plateau télévision, ne que pour nuancer un tel propos, pardon mais ça choque des millions de Français qui en plus payent tout cela avec leur.

38:38

Est-ce que vous en parlez de mes précédentes fonctions et aussi l'immense majorité des journalistes qui assument parfaitement leur travail dans l'audiovisuel public.

38:46

Vous avez parfaitement raison et qui, à mon avis, eux n'ont pas droit aux privilèges et aux frais de bouche qui sont accordés à un certain nombre de personnes, si vous voyez ce que je veux dire.

38:54

Vous évoquez tout à l'heure vos propositions économiques.La semaine dernière, vous avez déjeuné pour la première fois avec la structure dirigeante du Medef.Est-ce que ça veut dire que le RN est devenu aujourd'hui le parti du patronat ?

39:06

Fait sourire la façon dont vous vous résumez, dont vous caricaturez les choses.Il y a cinq millions d'entreprises en France.Moi, je considère qu'il ne pourra pas y avoir de retour à la prospérité, à la puissance de la France demain, qui est le let motif et ce pourquoi je me bats et ce pourquoi je me lève chaque matin, sans des entreprises prospères, sans des entreprises robustes qui créent, qui innove, qui embauche.Enfin, moi, je rencontre chaque mois, chaque semaine, dans mes fonctions de parlementaire, de président de mouvement, des patrons qui sont aujourd'hui asphyxiés par les charges, par les normes, par la papeterie administrative qui ne supporte plus la façon dont l'État s'ingère dans les affaires de l'entreprise.Donc, il y a urgence à rendre le pouvoir au terrain, à redonner de l'oxygène à nos artisans, à nos boulangers, à nos commerçants, à nos agriculteurs, à nos pêcheurs, à nos entreprises, mais aussi à nos grandes entreprises.Et donc, il est parfaitement normal, Monsieur Daret, que en 2026, à un an d'une élection présidentielle où le mouvement que je préside est aujourd'hui donné au second tour, qui a le premier groupe de députés à l'Assemblée, qui a ici au Parlement européen la première délégation de parlementaires qui administre 70 communes, de dialoguer avec les représentants d'organisations économiques.

40:18

Et je continuerai de le faire parce que. le faire parce que.moi je veux dire pour bâtir un projet de gouvernement qui soit un projet de redressement de l'économie française j'ai naturellement besoin des gens qui sont concernés par les mesures qui sont très concrètes beaucoup revendiquent la fin des 35 heures si demain vous arrivez au pouvoir à l'Élysée que vous supprimez les 35 heures oui les 35 heures ont rigidifié le marché du travail et donc ce que nous avons proposé pardon vous allez me dire mais j'anticipe déjà votre réponse vous allez me dire que Marine Le Pen est d'accord et ce que vous allez dire c'est son projet en 2022 permet des dérogations par branche permettre que on négocie le temps de travail par branche afin aussi que le travail paye mieux parce que dans certaines branches qu'on peut aller à 37 heures mais à condition que les 37 heures soient payées pas de suppression générale pas de suppression générale en revanche encore une fois je pense que l'économie française elle a besoin d'oxygène elle a besoin de liberté elle a besoin de confiance elle a besoin de pragmatisme moi je suis pas un idéal moi je ne suis pas un idéologue en économie et donc je pense naturellement que il faut écouter ce que disent les chefs d'entreprise qu'il faut supprimer des postes de fonctionnaires je l'ai écrit dans mon dans mon livre et j'ai beaucoup parlé de droite dit Marine Le Pen vous l'avez entendu je pense que il y a il y a trop de gens dans les bureaux et qu'il y a pas assez de fonctionnaires sur le terrain que l'offre d'emploi dans les bureaux est pléthorique quand vous comparez par exemple la France avec l'Allemagne il y a beaucoup plus de fonctionnaires par rapport au nombre d'habitants en France qu'il n'y en a en Allemagne moi mon sujet c'est qu'il n'y a pas assez de gens sur le terrain il n'y a pas assez de policiers sur le terrain il n'y a pas assez de gens qui travaillent dans la justice sur le terrain pour faire accélérer les procédures judiciaires il n'y a pas assez de soignants sur le terrain il n'y a pas assez de professeurs sur le terrain dans un pays qui bat tous les records de déclin ce sera au cas par cas j'entends non non non non mais attendez c'est pas au cas par cas c'est que il y a une philosophie générale et cette philosophie générale elle doit consister à réduire la bureaucratie d'État parce que on voit que souvent dans les élections locales dans les élections localesnotamment dans les collectivités, les municipalités, les régions, les départements font des promesses d'embauche et parfois ça ne correspond pas toujours à la quantité de travail qui est disponible.

42:27

Jean-Marie Le Pen disait, au soir du 21 avril 2002, le RN est socialement à gauche, économiquement à droite et plus que jamais nationalement de France.Est-ce que c'est une définition à laquelle vous souscrivez le FN, pardon, disait-on à l'époque.C'est un slogan.

42:38

C'était le slogan de, effectivement, de Jean-Marie Le Pen qu'il avait porté en 2002.Je suis effectivement nationalement de France, mais je pense que de raisonner encore une fois en gauche-droite, tout ça n'a pas de sens.Moi, je suis attaché à la liberté d'entreprendre.Je suis attaché à la souveraineté de mon pays.Je pense qu'on a besoin de déverrouiller les contraintes qui pèsent sur la croissance, parce que si demain on veut pouvoir écrire l'avenir du peuple français en France, on a besoin de le faire avec des entreprises et des groupes industriels français.Que ce soit des petites entreprises, des moyennes entreprises, des grandes entreprises, et moi je serai toujours à leur écoute.

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43:08

Et je suis enfin pour le travail qui paye, parce que le travail ne paye pas assez dans notre pays.Et le rapprochement entre le brut et le net sera l'un des grands enjeux de l'élection présidentielle, parce que au fond, il y a beaucoup de gens qui ont le sentiment que dans notre pays l'effort porte toujours sur les mêmes et que l'effort n'est pas rémunéré à sa juste valeur.Je veux dire, l'écart, me semble-t-il, entre celui qui ne travaille pas, parfois par accident de la vie, parce que il se retrouve dans une situation difficile et qui bénéficie de la protection sociale, et ça c'est aussi la grandeur du modèle social français.L'écart entre celui qui n'a pas d'activité, qui bénéficie de la protection sociale, et celui qui travaille et qui a un bas salaire, cet écart, me semble-t-il, est beaucoup trop proche.

43:47

Jordan Bardella, vous évoquez Marine Le Pen.Elle sera fixée sur son sort jeudi soir le 7 juillet.Le parquet a requis quatre ans de prison, dont infère cinq ans d'inéligibilité.Aujourd'hui, est-ce que vous jugez probable ou improbable que Marine Le Pen puisse être candidate à l'élection présidentielle ?Alors je ne suis pas Madame Irma et je ne suis pas dans la tête des juges.

44:04

En tout cas, ce que je peux vous dire, c'est que je le souhaite parce que.Mais votre sentiment quand même. souhaite parce que. Mais votre sentiment quand même.Vous savez, beaucoup de juristes vous rappelleront cette phrase : il n'y a rien de plus mauvais qu'une impression d'audience.Donc, il est impossible de savoir ce que décideront.Si vous disiez probablement de la cour d'appel, mais je veux dire, on ne va pas jouer à cela.Mais je n'en sais rien, vous n'en savez rien, et personne n'en sait rien.

44:28

Ce que je sais, c'est que Marine Le Pen est totalement innocente des faits qui lui sont reprochés, qu'il n'y a ni enrichissement personnel dans cette affaire, pas un centime d'enrichissement personnel, qu'il n'y a aucun emploi fictif, et qu'il y a en réalité un désaccord administratif entre cette maison, le Parlement européen, et des partis politiques français, puisqu'on n'est pas les seuls à être concernés sur la façon dont travaillent des assistants au Parlement européen.Donc, c'est un contentieux administratif qui existe, que nous contestons, et je souhaite que Marine Le Pen puisse naturellement porter nos couleurs.Est-ce que vous avez confiance dans la justice française ?Ça dépend.Vous n'avez pas confiance dans la justice française ?Ça dépend.

45:08

Vous voyez, parfois, je vois certaines, quand je vois certains actes difficiles de criminalité, de délinquance, des types qui sont passés dix fois par la casse prison, par la garde à vue, qui sont remis en liberté.Bah, il y a des millions de Français qui ne comprennent pas ces décisions, et je fais aussi partie de ces Français qui subissent parfois ces décisions comme des injustices.C'est pas embêtant.Évidemment que j'ai confiance.Président de la République.Non, mais Monsieur Darré, ne pas avoir confiance dans la justice de son pays.

45:35

Vous savez, moi, j'aime pas la langue de bois.Oui, bah allez-y.Et je pense qu'au Rassemblement national, on n'est pas connu pour faire de la langue de bois.Donc, vous voyez, ces grandes questions qu'on a posées 150 fois à tous les dirigeants politiques.Est-ce que vous avez confiance dans la justice de votre pays ?Vous avez.

45:48

Moi, il y a des décisions de justice que je comprends, que j'accepte, que je tolère, et puis il y a d'autres décisions de justice qui, à titre personnel et comme citoyen, me révoltent.Mais évidemment que je fais confiance aux institutions de notre pays.La France est une grande démocratie.Nous sommes une grande république, et malheureusement, les principes républicains ne sont pas suffisamment sont pas suffisammentdéfendus.Les juges doivent juger en droit, ils ne doivent pas faire de politique.

46:10

Et quand, au cours d'un procès de première instance, comme ça a été le cas pour nous, l'une des magistrates vient dire : « Je n'ai pas d'éléments concernant l'un des dossiers des prévenus en l'occurrence l'un des députés européens du RN. » Mais ça me ferait trop mal de demander la relaxe.Eh bien naturellement, ça jette le discrédit sur la confiance qu'on peut accorder à certaines décisions de justice.Mais vous savez, il y a aussi beaucoup de magistrats, puisqu'on parlait de la délinquance et de la criminalité, qui lorsqu'ils remettent en liberté certains délinquants dans des décisions qui parfois choquent les Français dans des crimes très lourds, eh bien ils ne font qu'appliquer la loi.Et donc les lois sont faites pour être changées.

46:44

Si la justice condamne Marine Le Pen et qu'elle ne peut pas se présenter, elle l'a dit, ce sera vous le candidat à l'élection présidentielle.Est-ce que vous êtes prêt à exercer la fonction de chef de l'État si vous êtes élu ?

46:52

Je me prépare chaque jour et je me prépare chaque jour main dans la main avec Marine Le Pen à exercer des responsabilités.Et au moment où je suis devant vous ce soir, je me prépare à être chef du gouvernement.Mais chaque jour qui passe nous rapproche du pouvoir et donc par respect.Vous ne préparez pas une seconde à être président de la République ?Nous envisageons différents scénarios.Donc vous ne vous préparez pas.

47:12

Il serait parfaitement maladroit de ma part de répondre oui à cette question dans le contexte dans lequel nous sommes.Et donc jusqu'à nouvel ordre, je me prépare à être chef du gouvernement.Le devoir des Français sera très bientôt de choisir et ils diront si oui ou non ils veulent poursuivre la politique qui est menée non pas depuis dix ans par Monsieur Macron, mais en réalité depuis trente ans.Et franchement, je vous dis Monsieur Daraï, quand on voit depuis quelques semaines tous ceux qui ont une responsabilité dans la situation du pays, Monsieur Attal, Monsieur Philippe, Monsieur Otalio, qui tous ont été ministres d'Emmanuel Macron, venir aujourd'hui devant les Français, essayer d'être plus blanc que blanc, nous expliquer ce qu'ils vont faire demain alors qu'ils ont mis notre pays dans une situation de déclin sans précédent.Mais ces gens-là devraient se couvrir de honte, s'habiller en noir. en noir.et demander pardon aux Français pour la situation qu'ils vont nous laisser.

48:03

On va venir à vos potentiels avec des records d'insécurité, de dette, une faillite de l'économie française et un discrédit sur la.

48:08

On va venir à vos potentiels dans une seconde.Une dernière question sur cette campagne de 2027.Que ce soit vous ou Marine Le Pen, la candidate, comment vous allez la financer cette campagne ?On a lu que déjà plusieurs banques ont refusé de vous accorder un prêt.Il y a un vrai problème là-dessus ?Oui, il y a un sujet.

48:23

Pour que les Français, les banques vous ont refusé de vous écouter.Il y a des démarches qui sont en cours, mais pour l'instant, les banques françaises refusent d'accorder un prêt qui n'a honnêtement qu'un risque minime.Enfin, je veux dire pour être remboursé des frais de campagne, il faut non seulement faire plus de 5 %.Je pense qu'il y a peu de risques, même si en démocratie, il ne faut jamais dire jamais et il ne faut pas s'exprimer avant les Français, mais qu'on fasse moins de 5 % ou que les comptes de campagne soient rejetés.Nous avons toujours été irréprochables s'agissant de nos comptes de campagne.Les comptes de campagne de la présidentielle ont toujours été validés.

48:58

Nous avons toujours fait acte et gage de notre probité.Donc cette situation, elle est incompréhensible et elle est incompréhensible pour la démocratie française.Enfin, rendez-vous compte que la France, qui se prétend être une grande démocratie et j'ai bon espoir qu'elle le soit encore, eh bien voit le premier parti de France qui est aujourd'hui donné au second tour l'élection présidentielle, donné gagnant dans d'innombrables sondages, voire s'opposer un refus négatif.

49:21

Vous avez fait des demandes à l'étranger de financement déjà ?

49:23

Bah, vous savez qu'aujourd'hui, il n'est pas possible d'aller hors de l'Union européenne.Donc, si nous ne trouvons pas de banques françaises, nous démarcherons naturellement des banques dans des dans des démocraties partenaires autour de nous.Mais ça pose un sujet.Et moi, je souhaite non pas.Vous n'avez pas commencé ni en Hongrie ni ailleurs.Non, et je ne souhaite non pas aller, je veux dire solliciter un prêt bancaire à l'étranger.

49:46

Et donc moi, j'appelle aussi chacun à ses responsabilités.Marine Le Pen, semble quasiment vouloir déjà choisir son rival ou celui du RN pour le second tour hier dans. tour hier dans.confrères de l'AFP, elle confie, je cite, qu'elle préfère un second tour face au bloc central, en gros Édouard Philippe, plutôt que face à Mélenchon.Vous avez peur d'affronter le leader de la France insoumise au second tour ?

50:05

Non, mais je ne ferai pas de moi, je ne fais pas de pronostics.On n'en sait rien.Je veux dire, la campagne présidentielle va démarrer.L'élection a lieu dans.Vous ne partagez pas son choix.Non, pardon.

50:14

Ce que dit Marine et je partage ce qu'elle dit sur Édouard Philippe, c'est que pour le coup, Édouard Philippe, c'est le choix de la continuité, c'est stop ou encore.Je veux dire, Édouard Philippe, il a été Premier ministre d'Emmanuel Macron.Il est celui qui a augmenté la fiscalité sur le carburant et ces 16 centimes de TICPE qui rancherissent au moment où on se parle les factures de carburant de nos compatriotes.Il est l'homme des gilets jaunes.Il est l'homme de la dette.Il est l'homme de la déraison budgétaire.

50:39

Il est l'homme qui a mis en œuvre les politiques d'Emmanuel Macron laxistes sur l'immigration et sur l'insécurité.Enfin, il représente vraiment.Vous le qualifiez comme tous les défauts du macronisme.Vous le qualifiez comment, en un mot, Édouard Philippe ?Ecoutez, est-ce qu'on va passer toute la campagne présidentielle à commenter, à donner des titres, des injures, à des qualificatifs à nos adversaires ou est-ce qu'on va dire ce qu'on fait pour le pays ?Donc, je vais vous dire moi, si tous les candidats qui sont annoncés ou qui seront candidats à l'élection présidentielle sont prêts à ne jamais dire du mal des autres, mais plutôt à expliquer ce qu'ils vont faire pour la France, d'abord, je pense que le débat sera beaucoup plus sain.

51:20

Et si les autres l'acceptent, alors moi je l'accepte aussi.Quand voyez-vous Bruno Retailleau, par exemple, s'engage ?Comment vous vous jugez sa candidature ?

51:28

Bah, je pense qu'il cherche à faire oublier qu'il a été ministre d'Emmanuel Macron et qu'il n'y a jamais autant d'immigration et jamais autant d'insécurité que lorsqu'il a été ministre de l'Intérieur.Donc, on voit qu'il essaie d'être très radical dans ses propositions, qu'il essaie de faire du Rex Émou parce que ça lui permet d'exister.Mais je pense que le destin de Monsieur Retailleau, pardon, j'allais dire d'Éric Retailleau, l'absus. dire d'Éric Retailleau, l'absus.de Bruno Retailleau, et on en reparlera dans quelques mois.Il finira par se retirer pour soutenir, pour soutenir Edouard Philippe.Alors pas de qualificatif, mais un mot parmi ceux qui prétendent peut-être à se présenter.

51:59

Après j'ai du respect personnel pour mes adversaires, j'ai du respect personnel pour mes concurrents, mais simplement je considère que quand on a une responsabilité très lourde dans la situation de la France, l'humilité vous impose un mot.

52:09

Je vais vous en citer trois.Certains prétendants, un mot.François Hollande.Un mot.Ah il faut que je vous donne un mot.François Hollande.

52:18

Le passé.Marine Tondelier qui a dit qu'elle était candidate.

52:22

La folie idéologique des Verts.Enfin je veux dire les Verts, c'est la décroissance, c'est l'immigrationisme, c'est le wokisme, c'est tout ce qu'on combat ici au Parlement européen.

52:37

Alors un qu'on a croisé tout à l'heure, Raphaël Luxman.Il est ici au Parlement européen.Un mot sur lui.Rêveur.Gabriel Attal, est-ce qu'il vous a envoyé son livre ?

52:47

Non, il ne me l'a pas envoyé.Est-ce que vous allez le lire ?Écoutez moi je lirai avec grand plaisir les livres de mes adversaires, mais pardon, il parle de vous.

52:57

Attendez, Jordan Bardella, il parle de vous.Il faut le lire, il parle de vous parce qu'il parle notamment de tous les débats qui vous ont opposés pendant la campagne des législatives de 2024 après la dissolution.Ça commence bien.Vous allez voir.Un adversaire.Ça commence comme ça, c'est que généralement ça se termine mal.

53:10

Un adversaire politique féroce, doté d'une prestance et d'un réel talent oratoire.Ça se complique ensuite.Allez, donnez-moi la suite.Pourtant Jordan Bardella est l'illustration même des raisons pour lesquelles le Rassemblement National est un danger pour la France.L'absence vertigineuse de fonds, dès qu'on parle de sujet concret cela sonne creux.

53:27

Mais est-ce que vous vous rendez compte du culot de ces gens-là ?Enfin Gabriel Attal, il est ministre depuis combien de temps ?2018.Vous voyez ça fait tellement longtemps qu'on ne sait plus.Donc il a tout été. plus. Donc il a tout été.Il s'est occupé des comptes publics.

53:47

Il s'est occupé de l'éducation nationale.Il a été premier ministre.Et donc, il vient aujourd'hui devant les Français nous expliquer ce qu'il va faire demain.Mais pardon, mais, mais, mais Monsieur Attal, mais comme Monsieur Philippe, comme Monsieur Retailleau, ils ont été au pouvoir depuis dix ans.Comment peuvent-ils incarner la rupture ?Comment peuvent-ils incarner le renouveau ?

54:08

Comment peuvent-ils comprendre les Français quand ils ont été si sourds aux douleurs de notre pays ?Quand on a fait 3 400 milliards d'euros de dette, 1 300 milliards d'euros en plus de dette depuis dix ans.Quand on a le record du déficit commercial.Quand il y a 70 000 faillites d'entreprises depuis le 1er janvier 2026.Quand on a une explosion de l'insécurité, une explosion de l'immigration.Mais on devrait demander pardon aux Français.

54:35

Donc, moi, la question que je pose et elle est très sérieuse à Monsieur Attal, comme à Monsieur Philippe et à Monsieur Retailleau, qu'avez-vous fait de la France ?

"The accuracy (including various accents, including strong accents) and unlimited transcripts is what makes my heart sing."

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54:43

Jordan Bardella, il y a quelques semaines, vous avez rendu public votre relation avec Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles avec ses photos, la une de Paris Match.Bruno Retailleau vous en parle, vous a ciblé il y a dessus et quelques jours dans la dépêche du Midi, la pipolisation, dit-il, très peu au mois.Faire des couvertures de magazines, c'est très bien, mais faire la rupture, c'est beaucoup mieux.Qu'est-ce que vous répondez à cela ?

55:02

Rien.Vous dites-il est jaloux ?Je ne sais pas pourquoi il tient ces propos, pourquoi il est extrêmement agressif avec moi.Il ferait mieux de concentrer des coups sur son ancien patron, Monsieur Macron, dont il a été ministre.Pourquoi est-ce que j'ai décidé d'assumer mon histoire sentimentale, mon histoire d'amour ?Et pourquoi est-ce que j'ai décidé d'assumer aussi publiquement la personne qui partage ma vie ?

55:24

Parce que quand vous faites de la politique au niveau où je la fais, eh bien, vous êtes traqué par les photographes, vous êtes traqué par la presse, vous êtes traqué par les journalistes.Et donc, nous sommes heureux, nous sommes amoureux et nous n'avons aucune raison de nous cacher.Voilà, non déplaise à Monsieur Retailleau.Est-ce qu'elle va jouer un rôle politique à vos côtés ? Retailleau. Estce qu'elle va jouer un rôle politique à vos côtésNon, je crois que ce n'est pas son, je crois que ce n'est pas son souhait, mais sa présence au quotidien, dans les défis extrêmement importants que je traverse, est pour moi un soutien de poids.

55:55

Ça ne sera pas votre directrice de campagne, si j'ose dire.On a vu des couples à l'époque, rappelez-vous Cécilia Nicolas Sarkozy.Ça ne sera pas une directrice de campagne.

56:01

Je crois que ça n'est pas son, je crois que ça n'est pas son souhait.Elle s'intéresse.Elle est italienne, elle s'intéresse à la vie du pays, elle s'intéresse à la vie de la France.Maintenant, voilà, je demande que ma vie privée soit aussi respectée dans cette dimension.C'est dit, c'est dit.

56:18

Elle partage vos opinions politiques ?

56:20

Ben vite et là, vous lui, ça peut arriver, mais pas toujours.Mais encore une fois, ce qu'elle, ce qu'elle pense relève de son, de son intimité.Et encore une fois, c'est pas parce que vous partagez votre vie avec quelqu'un que vous partagez nécessairement ces opinions, ces opinions politiques.Donc, je demande qu'elle soit respectée, et je demande à mes adversaires et à mes détracteurs de la laisser tranquille.Voilà.S'il y a quelque chose à me reprocher, on me le dit directement, on m'attaque personnellement, mais on ne touche pas à mes proches et on ne touche pas à la femme qui partage ma vie.

56:54

Ces derniers jours, je sais pas si vous avez vu, Brigitte Macron s'est confiée à nos confrères de la Tribune dimanche sur cette dizaine d'années.J'ai lu, vous avez lu.Elle dit : J'ai vu la noirceur du monde, la bêtise, la méchanceté.Je suis parfois triste comme jamais je ne l'avais été.Vous êtes presque, si j'ose dire, à lui imposer cela à l'Élysée ?

57:12

C'est difficile d'être avec quelqu'un qui fait de la politique parce que vous êtes et la première dame, Madame Macron, on a été elle-même la cible de manière insupportable et de manière indigne, puisqu'elle a été attaquée sur sur sa vie privée, elle a été attaquée dans son intimité, ses enfants aussi étaient attaqués, jetés en pâture.Et moi, je défends une vision haute et une vision noble de la politique.On peut combattre le président. combattre le président.Macron sans s'attaquer à la personne d'Emmanuel Macron.On peut contester les orientations politiques et se battre chaque jour que Dieu fait, comme je le fais.Depuis qu'Emmanuel Macron est entrainé à se contredire sur les choix qu'il impose à la France, que je considère comme délétères, en respectant son intimité et en laissant de côté la famille.

57:53

Vous savez, c'est des vieux codes d'honneur que de ne pas toucher à la famille, que de ne pas toucher à l'entourage.Et j'ai de la compassion pour Madame Macron parce que je pense qu'elle a beaucoup souffert des critiques qui lui étaient faites, mais peut-être qu'elle a aussi prouvé sa solidité.

58:08

Jean Danbardela, quelques mètres de nous, il y a une immense bannière étoilée.C'est le drapeau de l'Union européenne.Si demain vous arrivez à l'Elysée ou à Matignon, est-ce que vous enlevez le drapeau européen du Péron de l'Elysée et du Péron de Matignon quand il est mis ?

58:20

Sur le Péron de l'Elysée, sur le Péron de Matignon, oui, je pense que je ne laisserai que le drapeau français, parce que c'est un symbole.Je l'ai dit, le premier déplacement que nous ferions avec Marine, si les Français nous accordent leur confiance, ce sera à Bruxelles.Moi, je veux tout changer sans rien détruire.Je suis un optimiste, peut-être un idéaliste.Retour du Brexit.Mais non, c'est pas le retour du Brexit.

58:43

Vous savez, il y a beaucoup de pays ici, beaucoup de peuples qui attendent que la France pèse à nouveau dans le fonctionnement de l'Union européenne.Et donc demain, je me battrai aux côtés d'alliés européens.Je pense que demain, par exemple, sur le combat de la simplification et de l'allégement normatif, qui moi m'est cher et qui est cher à beaucoup de chefs d'entreprise, je pense que le gouvernement allemand de Monsieur Merz, comme le gouvernement italien de Madame Mélenchon, pourront être des alliés.Je défends.Mais symboliquement, vous enlèveriez quand même ce drapeau ?Oui, parce que l'Elysée, si vous voulez, a une portée évidemment historique, une portée symbolique.

59:14

Donc, vous soutenez les maires qui ont fait ça dans leur commune ?Mais c'est de leur responsabilité.Vous savez, ils ne sont pas sous ma tutelle.Moi, je suis le chef du mouvement.Évidemment, nous avons pris des engagements politiques.La portée symbolique fait que vous feriez libre.

59:25

Ils sont libres.Et écoutez, l'Elysée, c'est la maison du peuple français. du peuple français.C'est pas tant la maison du président de la République, ça l'est depuis plusieurs décennies.C'est un lieu chargé d'histoire.Et moi, je suis très fier de mon pays et je veux demain que la France.J'ai ce goût pour l'avenir.

59:40

Je veux demain que la France retrouve un leadership sur la scène européenne, sur la scène internationale.Et c'est en étant fier de ce que nous sommes, de notre drapeau, de notre hymne national, de notre identité, qu'on pourra demain continuer d'épater le monde.Je pense simplement que la France est le plus beau pays, mais peut-être qu'elle manque un peu d'appétit.Nous allons essayer de renouer avec ce goût pour la conquête, pour la puissance et pour les symboles qui font la patrie.Merci beaucoup Jordan Bardella.

1:00:00

Merci à vous.Accordez-lui un reportage exclusif pour BFM TV en direct du Parlement européen. Parlement européen.

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