Les grands producteurs de pétrole, tout comme les grands producteurs de nourriture, tout comme les grands distributeurs, ce sont des structures oligopolistiques.C'est-à-dire que vous avez grosso modo une dizaine à chaque fois d'acteurs, pas plus.Il faut vraiment bien comprendre que Total, quand il met son prix plafond à un peu plus de deux euros, il va perdre peut-être trois millions par jour d'euros, mais vraiment grand maximum sur la distribution d'essence.Mais sur la production de pétrole et l'exploration de pétrole, il gagne quasiment cinquante, soixante millions d'euros par jour.
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour ce nouvel épisode de l'instant Porsche.Aujourd'hui, je remplace ma collègue Lisa Lap qui est souffrante, mais qui reviendra très vite.Pas d'inquiétude, on lui souhaite un bon rétablissement.Vous le savez, on entend tout et son contraire sur l'économie avec une idéologie ultra-libérale claire dans les médias mainstream.Et nous, chaque semaine, aux médias, on vous propose de déconstruire tout ça avec Thomas Porsche.C'est l'une des nombreuses raisons pour laquelle le média est de nouveau candidat pour obtenir un canal TNT Île-de-France pour proposer un véritable contre-discours à l'agenda réactionnaire sur vos télévisions.
Rendez-vous sur TNT.LeMédiaTV.Fr.Bonjour Thomas.Salut Amin.Ça va et toi ?
Thomas, on est dans une période où plusieurs indicateurs économiques ont été publiés ces derniers jours, notamment les chiffres de la croissance, par exemple, qui sont tombés, qui est de zéro pour cent pour ce trimestre.Est-ce que c'est une surprise ?
Pas tant que ça, en fait, parce que la croissance était prévue à zéro neuf points, un point maximum.On savait déjà que le budget qui avait été voté allait impacter cette croissance-là, aller pour zéro deux points, donc ça a rabaisser la croissance.Puis vous avez eu la crise au Moyen-Orient qui a très fortement augmenté les prix du pétrole.Et là, vous avez un certain nombre d'études qui vous montrent que quand les prix augmentent, il y a un impact négatif sur la croissance.Les prix ont pris soixante pour cent.Si ça se maintient tout au long de l'année, à la fin, on aura zéro virgule quatre points de croissance en moins, ce qui fait qu'il ne restera pas grand-chose.
Donc on est autour de zéro.Donc c'était c'était assez prévisible.
L'inflation repart.D'ailleurs, la BCE veut augmenter les taux.Est-ce que c'est une bonne décision ?C'est ça qu'il faut faire contre l'inflation.
Déjà, la première chose qu'il faut dire, c'est que si on n'a pas de croissance et qu'on a une inflation qui repart, c'est qu'on appelle ça la stagflation. a une inflation qui repart, c'est qu'on appelle ça la stagflation.en économie.C'est une situation extrêmement inquiétante.Alors, ça veut dire que vous avez une croissance zéro et de l'inflation qui repart.Donc vous n'avez pas de croissance, vous avez des prix qui augmentent.Quand il n'y a pas de croissance, vous n'arrivez pas, par exemple, à absorber les emplois, les gens qui arrivent sur le marché de l'emploi, les étudiants qui sont diplômés qui arrivent sur le marché de l'emploi.
Vous n'arrivez pas à les absorber.Donc vous avez le taux de chômage qui augmente.On a eu, au moment de la crise de la zone euro en 2012-2013, des taux de croissance extrêmement faibles.On a vu le chômage qui a augmenté très fortement.Donc si vous avez le chômage qui augmente, vous avez des gens plus pauvres.Si en plus les prix augmentent, ils sont encore plus pauvres.
Donc c'est une situation qui est très peu désirable, notamment pour les plus précaires.Alors l'inflation augmente.Elle augmente un peu.On est dans l'épaisseur du trait.Il n'y a rien de grave.Mais ce qui est inquiétant, c'est que la BCE veut augmenter les taux pour baisser l'inflation.
C'est ce qu'elle a fait la dernière fois.Quand vous augmentez les taux, vous freinez l'activité naturellement.C'est-à-dire que quelqu'un qui va acheter de l'immobilier va avoir un taux, un prêt, un emprunt avec un taux plus élevé.Donc il va rembourser plus.Donc il ne va pas vouloir acheter pour le moment.Les entreprises qui ont besoin d'emprunter, vous créez votre entreprise.
Vous faites un emprunt pour acheter des machines.Et ben le coût de l'emprunt est plus élevé.Donc vous retardez ça.Donc ça a un impact très négatif sur l'économie.La dernière fois, plutôt que d'indexer les salaires sur les prix et donc d'augmenter les salaires pour que les gens puissent consommer, on a augmenté les taux pour freiner l'économie.C'est ce qui s'est passé.
Et effectivement, ça a eu un impact très positif sur l'inflation, mais ça a freiné l'économie.Là, on se dirige vers le même type de situation.Alors même que l'on sait que l'augmentation des salaires sur les prix n'aura pas un effet de ce qu'on appelle la spirale prix, la boucle prix-salaires, qui nous amène à l'hyperinflation.Parce que la dernière fois, c'est ce qu'on nous a dit.Il faut vraiment l'avoir en tête.La dernière fois, les gens ont dit : on n'augmente pas les salaires parce que si on augmente les salaires, les prix augmentent, les salaires augmentent.
Et on arrive à l'hyperinflation qu'a connue l'Argentine.C'est à peu près ça qu'on nous a dit.Et là, on se rend compte que des pays ont indexé les salaires. indexé les salaires.au prix.C'est le cas de Malte, c'est le cas de Luxembourg, c'est le cas de la Belgique, et qu'il n'y a pas eu d'hyperinflation.Ils ont juste protégé le pouvoir d'achat.
Comme nous, nous avons chez nous le SMIC qui est indexé, et le SMIC a protégé son pouvoir d'achat, les SMICards.Mais au-dessus, ça a été la catastrophe.Donc là, cette fois-ci, je pense qu'il ne faut pas s'interdire sur le fait d'indexer un moment une partie des salaires, ou moindrement la totalité des salaires, pour protéger le pouvoir d'achat des gens face à une inflation qui arriverait.Et ce serait bon, peut-être même meilleur pour la croissance, puisque les gens continueraient à consommer.
C'est ce que j'allais demander.C'est la même logique historique finalement, où le paramètre de la consommation populaire ou de l'activité est écarté de la question économique.
La dernière fois, c'est ce qu'ils ont dit.Ils ont dit : on va écarter ça, on va faire finalement subir l'ajustement aux gens.Et les gens l'ont très bien subi.C'est-à-dire qu'ils sont passés chez les supermarchés les moins chers.On a vu les produits premiers prix qui ont eu un succès énorme, qui ont effacé les produits de marque et les ajustements des gens.Ils ont moins parti en vacances, ils ont beaucoup plus compté, etc.
Et quand ils se sont ajustés, donc ils ont pris le coup de l'inflation.Et de l'autre côté, les distributeurs et les producteurs, distributeurs, les grands groupes, Leclerc, etc.Et les producteurs de produits, eux, ont fait des bénéfices records.Donc on voit très bien que l'inflation est un rapport de force.Il y en a qui en ont profité.Les prix ont augmenté, ils ont répercuté les prix et ça a très bien fonctionné, tout en payant les gens finalement moins cher par rapport aux prix qui, par rapport à la valeur du produit qu'ils créaient, puisque il y avait de l'inflation, mais ils n'augmentaient pas les salaires.
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Get started freeEt de l'autre, vous avez les gens qui ont subi l'ajustement.Est-ce qu'on est prêt à refaire ce type de scénario aujourd'hui ?Est-ce que les gens accepteraient encore qu'il y ait des super profits chez les distributeurs et qu'eux subissent un ajustement supplémentaire sur l'ancien ajustement ?Parce que rappelons-le, dans les supermarchés, sur l'alimentation, l'inflation cumulée, c'est plus de 20 % sur les prix.Ils ne sont jamais redescendus.Ça a monté, ça s'est stabilisé, mais ça n'est jamais redescendu.
Donc si vous rajoutez n'est jamais redescendu. Donc si vous rajoutezune autre inflation à ça, que les gens pourront le supporterJ'en suis pas sûr.On va avoir un certain nombre de gens qui vont basculer dans une pauvreté beaucoup plus forte.L'intensité de la pauvreté va augmenter, et ça, ça va être problématique.
Et depuis la semaine dernière, le chiffre dont le gouvernement se félicite, c'est le chômage qui diminue.Est-ce que c'est une bonne chose ?Est-ce que c'est une bonne nouvelle ?Mais surtout, est-ce que c'est une réalité ?
Si vous avez une croissance à zéro et le taux de chômage qui diminue, c'est très problématique.Ça veut dire qu'il y a une forme de maquillage du chiffre du chômage, très clairement.Qu'est-ce que l'on constate sous le deuxième quinquennat Macron très fortement ?C'est que vous avez une réforme de l'assurance chômage qui est passée.Cette réforme de l'assurance chômage a permis de rendre plus difficile l'accès au statut de chômeur ou de radier plus facilement, avec plus de contrôle, etc.Et donc, à partir de ce moment-là, vous pouvez facilement sortir des gens de la statistique du chômage et faire baisser artificiellement votre statistique du chômage, tout en ayant autour de cette statistique des gens qui sont très pauvres et qui n'ont pas forcément d'emploi.
Et ça, on le constate bien.C'est-à-dire que la catégorie A, ceux qui recherchent un emploi et qui n'ont pas d'activité, elle a effectivement baissé, mais les autres catégories, c'est-à-dire ceux qui recherchent un emploi, qui ont une petite activité, qui aimeraient bien avoir une activité plus stable, à plein temps, etc.Ont fortement augmenté.C'est-à-dire les emplois précaires ont augmenté.Le halo du chômage, tous ceux qui sont en dehors de l'activité, des chômeurs, a augmenté également.Donc, ce qui veut dire que la catégorie A a baissé, mais les autres catégories de précarité ont augmenté par un jeu de vases communicants.
Donc, la statistique du chômage est une statistique qui a baissé artificiellement.On n'a pas baissé le chômage en créant de l'emploi.On a baissé le chômage en rendant le statut de chômeur beaucoup plus difficile à obtenir.
Et le gouvernement, bon, c'était son objectif depuis 2017 avec Macron, c'était de favoriser l'emploi des jeunes, et notamment dans le cadre des alternances, des jeunes, et notamment dans le cadre des alternances, des
parcours professionnels etc que ça ça a marché pour le coup parce que c'est de ça dont ils se vendent qu'il y a de plus en plus d'emplois chez les chez chez les jeunes non en plus surtout quand on a quand on a une activité qui diminue comme on la connaît ben souvent c'est l'emploi jeune qui prend un coup et l'emploi des seniors qui prend qui en prend un autre voilà parce que ce sont les entrants sur le marché qui ne sont pas formés on n'a plus envie de les recruter parce qu'il y a un risque qu'on prend qui est un peu trop cher et puis et puis et puis encore une fois la croissance faible ne permet pas de les intégrer et sur les seniors il coûte plus cher et on se dit voilà qu'ils ont une donc donc on s'en sépare donc on se resserre sur la partie en fait qui a la plus forte productivité qui est la partie des de ceux qui sont déjà formés et qui sont pas encore encore vieux donc je pense pas qu'à la fin de ce quinquennat on aura quelque chose de très avantageux sur le sur le chômage jeune et je pense pas même qu'on aura un très beau chiffre du chômage alors il sera légèrement en dessous de de celui que que que que Macron avait trouvé quand il a pris pouvoir en 2017 mais au prix comme on l'a dit d'une baisse artificielle et il remonte là ces dernières années il remonte très fortement donc la promesse du plein emploi n'aboutira pas non elle n'aboutira pas non non elle n'aboutira pas elle n'aboutira pas même si il l'avait dit en 2017 il l'avait redit en 2022 elle n'aboutira pas en fait Macron a a vécu un effet de rattrapage après 2017 que pendant la crise de la zone euro il y a eu une très forte augmentation du chômage en France il y a eu million de chômeurs en plus il y a eu trois millions de chômeurs en plus en Espagne million de chômeurs en Italie tous les pays ont vécu une une très forte hausse du chômage et puis à partir de 2017 tous les pays ont retrouvé un peu leur activité d'avant crise et là on retrouvait les emplois qu'ils avaient détruits l'Italie l'a retrouvée et même l'Espagne a plus créé d'emplois que Macron que la zone euro a créé plus d'emplois que ce qu'a fait Macron malgré que l'Espagne a pris des mesures sociales assez que l'Espagne a pris des mesures sociales assez
qui n'ont pas été en frein longtemps.
Donc ça a été un effet de rattrapage sous le premier quinquennat de Macron qui a été plus fort avec des mesures sociales et un plan de relance basé sur la demande et pas sur l'offre comme chez nous après le Covid qui ont plus profité à l'emploi dans ces pays-là et ensuite il y a eu cette réforme qui a visé à baisser artificiellement en radiant le plus possible les gens qui étaient au chômage.
On a parlé de la crise euro, on va parler de la crise actuelle, la crise internationale.Le diesel est à un niveau très élevé.Est-ce qu'on doit bloquer les prix comme l'a dit Jean-Luc Mélenchon récemment et comment on pourrait faire concrètement pour baisser le prix de l'énergie étant donné la crise blocage du Détroit d'Ormus.
Le problème avec cette histoire de blocage des prix, c'est que c'est devenu maintenant un objet politique et qu'à plusieurs moments vous défendez.Moi, je l'ai toujours défendu, c'est-à-dire que j'ai même défendu en 2012 quand il y avait des hausses des prix.J'ai toujours défendu le blocage des prix.D'ailleurs, qu'avait été une mesure même prise par François Hollande pour vous dire comme elle n'a rien de radical finalement.En fait, il faut le sortir du débat idéologique et penser juste qui serait le mieux pour le consommateur.Pourquoi le blocage des prix est quelque chose d'avantageux ?
Déjà, c'est pas quelque chose de complètement fou.C'est prévu par le code du commerce dans des mesures dans des cas exceptionnels.Ça a été appliqué pour le gel hydroalcoolique, ça a été appliqué pour les masques pendant le Covid, ça a été appliqué pendant la première guerre du Golfe.Donc c'est quelque chose qu'on peut mettre en place.Après, il faut le mettre en place de manière assez technique, c'est-à-dire que bloquer pour bloquer, il peut y avoir des problèmes vraiment de pénurie.Si vous bloquez les prix comme ça, eh bien il y a des gens qui ont un prix bloqué et ils peuvent ils peuvent faire avec.
Les gros, Total, ils ont gagnent plein d'argent et puis vous en avez d'autres qui vont pas retrouver leurs marges comme les indépendants et qui vont faire faillite.Donc avant de bloquer les prix, il faut réunir tous les acteurs.Les acteurs, vous avez l'acteur principal, c'est Total, qui a quand même quasiment 30%. a quand même quasiment 30desVous avez les grands des moyennes surfaces, le Clerc qui ont quasiment la moitié des stations-services, toutes marques confondues et qui font quasiment 60% des volumes, mais qui ont beaucoup d'argent.Et vous avez les petits, les petits, les indépendants, le petit pompiste que l'on ne retrouve pas partout, mais qu'on retrouvait avant à Paris intramuros et qu'on pouvait retrouver parfois dans quelques villes de campagne et qui sont une utilité très clairement, mais qui sont une très faible, très très faible partie finalement de l'ensemble des stations.
On doit être à 10% à peine.C'est très petit.Donc il faut réunir ces acteurs-là et faire en sorte de trouver un prix que Total puisse assumer.Il pourra l'assumer facilement.Il fait des super profits.Que les grands des moyennes surfaces puissent assumer, ils pourront le faire facilement.
Et après, quitte à mettre un peu la main à la pâte, aider les petits indépendants pour qu'ils puissent survivre.Parce que le risque, ce serait que les petits.Eh ben voilà, ils soient très fachés.Ils ont déjà été quand Total bloque ses prix, ils sont parce que Total bloque, met un prix plafond, ils sont déjà très fachés.Donc il faudrait que les petits puissent survivre.Donc leur assurer une marge, soit ils prennent en partie un peu de leur marge et l'État les aide un peu, mais c'est une petite, vraiment petite partie.
Donc ça coûterait pas très cher à aider.Et là, vous fixez un prix que vous pouvez réajuster tous les mois, si vous voulez, ou tous les deux mois, mais au moins c'est un prix fixe égal partout, ce qui crée une visibilité, une lisibilité simple pour pour le conducteur, ce qui l'empêche d'aller courir partout pour avoir.Voilà.Et ce qui permet de le protéger quand même des fluctuations très volatiles de ce prix.Donc oui, c'est possible à mettre en place.Il faut juste bien le faire et il faut le réajuster.
Ça peut pas être une situation de long terme, mais ça peut être une situation qui dure plusieurs mois, parce qu'au moins on le réajuste.
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Get started freeComment ça marche concrètement ce blocage des prix ?Je sais que par exemple au Maghreb, on a des des systèmes de subventions de certains produits subventionnés par l'État.Est-ce que c'est une c'est une sorte de de fonctionnement où l'État va verser quelque chose aux entreprises pour qu'elles pour qu'elles compensent la perte ?
En fait, on n'aurait même pas besoin de faire ça.Par exemple, pour Total, il faut vraiment Total, il faut vraimentcomprendre que Total, quand il met son prix plafond à un peu plus de deux euros, où il a perdu un petit peu d'argent parfois, que le prix du marché était plus élevé que le prix plafond qu'il a fixé, il va perdre, on va dire un, deux, trois millions par jour d'euros, mais vraiment un grand maximum sur la distribution d'essence.Donc deux, trois millions par jour, il perd.Mais sur la production de pétrole et l'exploration de pétrole, où vous avez un prix du pétrole qui a pris cinquante dollars, il va gagner très clairement.Là, il fait, il vend un million, un million trois barils par jour.
Il gagne quasiment cinquante, soixante millions d'euros par par jour.Ça va.Donc voilà.Donc il gagne des dizaines d'un côté, il gagne des dizaines de millions d'euros par jour, et de l'autre, il perd quelques millions par jour.Donc au final, il est gagnant, d'où l'augmentation de ses bénéfices.Donc lui, on lui donne rien.
On lui dit de bloquer sa marge.Voilà.Ce qu'il fait déjà un peu plus ou moins naturellement, on renégocie avec lui en lui disant de la baisser un peu plus.Voilà.Ça c'est la première chose.Les distributeurs, eux, ils ne produisent pas de pétrole.
Donc ils ont une marge un peu plus faible.On voit dans quelle mesure ils peuvent baisser leur marge parce que l'essence est un produit d'appel et que les gens vont à Leclerc pour faire leur plein et après faire les courses.Et après, là où on doit mettre la main à la porte, à la pâte et subventionner un petit peu, c'est les indépendants.Mais les indépendants, c'est vraiment une très petite part du marché.Ça coûterait pas très cher de les protéger.Ils ronnent en partie sur leur marge.
On les subventionne plus ou moins.On ronde ou on ronde sur les.On voit ce qu'on fait.On les subventionne un peu.On leur donne une aide.Et voilà.
Et là, on a un prix fixe égal dans les trois.Alors, tout serait plus simple si on avait une seule compagnie, parce que pendant très longtemps, voilà.
J'ai demandé.Voilà.Oui, si on avait.Dans certains pays, ça existe encore d'avoir une seule compagnie nationale qui gère, qui gère le, enfin, nationale ou pas d'ailleurs, mais une seule compagnie.
Donc ça permettrait une négociation directe.Exactement.Et là, en fait, c'est ce qu'on avait nous avant, parce que notre système énergétique, on l'a construit avec des grands monopoles publics verticalement intégrés, EDF qui faisait l'électricité, GDF qui faisait le gaz. le gaz.Elf à l'époque qui faisait le pétrole et les carburants.Et l'avantage que ça a, et d'ailleurs, y compris les libéraux se sont ralliés à ça parce que Macron, il a complètement renationalisé EDF.
Avant, il y avait tout un départ de concurrence avec d'autres compagnies libérales, comme Direct Energie, si je ne disais pas.
Oui, exactement.Là, il a tout renationalisé.Alors, il peut pas aller trop loin.Il y a encore les offres de marché possibles.Mais bon, EDF est quasiment monopole.Il a plus de 90% des, plus autour de 90% des parts de marché.
Mais c'est pour ça que c'est assez idiot.Enfin, il faudrait qu'on rediscute un jour cette libéralisation qui est assez idiote parce que finalement, on oblige EDF à vendre à des concurrences en énergie à Bacou.Enfin, c'est tout un micmac pour créer, soit disant, une condition de marché qui n'a quasiment aucune efficacité.Mais sur le cas du, revenons sur le cas Total.Sur le cas Total, si on avait, comme ça l'a été pendant très longtemps, un seul opérateur, un seul opérateur qui extrait et qui et qui distribue en France.Si cet opérateur était en plus public, on pourrait faire plein de choses.
L'État pourrait dire, écoutez, cette année, je touche pas mon dividende, comme il l'a fait déjà pour EDF, je touche pas mon dividende et je le touche pas et donc à la place de le toucher, je le retransforme en aide pour les ménages les plus fragiles.Première des choses.Il pourrait, s'il veut, le retaxer plus facilement.Bon, ce serait un jeu d'écriture, mais il pourrait le faire.Il pourrait fixer les prix plus facilement parce qu'il y a un seul interlocuteur.Donc, il lui dit, tu fixes tel prix.
Il pourrait même accepter de perdre de l'argent à la vente, qui compenserait avec les effets prix en exploration-production.Donc, il y aurait beaucoup de choses qui pourraient faire.Et là, le fait qu'il y ait de la concurrence, enfin, de la concurrence entre guillemets, parce qu'ils ne sont pas dénombrables.Enfin, il y a quand même des, c'est plutôt un oligopole.C'est plutôt un oligopole, mais il y a plusieurs types d'acteurs qui rend la négociation un peu plus difficile et ce qui amène toujours au fait de dire, ah ben, on va rien faire, on peut rien faire, on laisse faire, voilà, c'est le marché.Alors que quand vous avez un interlocuteur, vous pouvez discuter facilement.
Et d'ailleurs, c'est pas pour pourque dans les grands pays pétroliers vous avez une compagnie publique verticalement intégrée c'est réglé qu'on doit justement taxer les super profits de total là dans le contexte vu qu'on n'a pas on n'a pas la luxe d'avoir un seul opérateur comme tu l'as dit et des distributeurs ben moi je pense que que les grands groupes qui profitent de la crise qu'on appelait les profiteurs de crise pendant l'inflation et qui a eu lieu parce que pendant l'inflation total mais aussi les grands distributeurs et les grands producteurs il faut bien comprendre une chose c'est que dans le monde les grands producteurs de pétrole tout comme les grands producteurs de nourriture tout comme les grands distributeurs ce sont des structures oligopolistiques que vous avez grosso modo une dizaine à chaque fois d'acteurs pas plus c'est pas la concurrence c'est une dizaine d'acteurs et ces dizaines d'acteurs elles ont engrangé énormément d'argent et la majorité de la population là on peut la compter en milliards dans le monde a dû subir un ajustement parfois des ajustements très violents dans les pays très pauvres donc là il faut se dire que bon on est dans une situation assez assez similaire où vous avez des prix qui vont augmenter parce qu'on est dans un commerce international où vous avez un coût de transport partout parce qu'il y a une une grosse partie des plastiques qui viennent du il y a même une partie du diesel que nous nous consommons qui est raffiné au parce qu'on nous avons voulu fermer nos raffineries pour des raisons de compétitivité ce qui était encore assez idiot donc là quand on regarde tout ça on se dit oui il va falloir un moment trouver une solution pour taxer les grands groupes alors les grands groupes vous disent oui mais on fait tout à l'étranger très bien bah il faut être innovant fiscalement je veux dire moi il y a eu une fiscalité qui m'avait fait qui s'est arrêtée en 2011 en France mais qui existait pendant quand même une trentaine d'années qui s'appelait le bénéfice mondial consolidé le législateur avait inventé une fiscalité où les grands groupes pouvaient rapatrier leur perte de l'étranger et la déduire à ce qu'ils faisaient sur le territoire donc ça c'était le bénéfice mondial consolidé ça profitait à cinq entreprises françaises donc on permettait à une entreprise française à une entreprise françaisede baisser ce qu'elle gagnait en France en rapatriant ses pertes à l'étranger.Et là on ne pourrait pas inventer un système, une taxe, une taxation un peu plus innovante qui permettrait de taxer ce qu'on appellerait un super profit.Alors il y a plein de gens qui travaillent là-dessus, Zuckerman et d'autres, mais ce serait intéressant de voir ça aujourd'hui parce que c'est pas possible que des entreprises fassent de l'argent sur un événement que nous condamnons.Si vous condamnez l'invasion de la Russie en Ukraine, très bien vous le condamnez, vous pouvez pas vous permettre que des entreprises françaises fassent de l'argent dessus.
Vous condamnez la guerre, vous pouvez pas vous permettre que des entreprises françaises fassent de l'argent là-dessus.Et les Américains à l'époque des chocs pétroliers avaient fait une surtaxe sur leurs entreprises pétrolières parce qu'ils disaient nous condamnons ce que fait l'opé dans les chocs pétroliers pour faire monter les prix, nous le condamnons et donc nous empêchons nos grandes entreprises de faire des bénéfices, un super profit là-dessus, un profit inattendu ils avaient appelé ça.Donc nous allons les taxer.Les Américains avaient fait ça dans les années soixante-dix, un pays libéral.
Qu'est-ce qui se tient comme argument étant donné la cohérence entre la décision politique de condamnation et le profit engagé ?Mais t'as parlé de quelque chose dont je voulais revenir, cette interdépendance à des événements finalement qui sont loin de la France, qui sont assez éloignés géographiquement, que ce soit le blocage du détroit de Hormuz ou la guerre en Ukraine ou la guerre au Moyen-Orient.Est-ce que ça peut encore continuer comme ça ?Est-ce qu'il n'y a pas un moyen d'empêcher d'être aussi dépendant de phénomènes qu'on ne contrôle pas ?
En fait nous avons augmenté notre dépendance avec la mondialisation parce que la mondialisation suppose une forme de mais ça a été théorisé, ça a été expliqué suppose le fait que nous allons produire dans des pays où le coût est le moins élevé, qui dit coût moins élevé dit normes sociales et environnementales moins élevées et que nous pouvions nous produire ces biens-là pour les consommer chez nous.Alors il y a des biens sur lesquels on avait très peu de possibilités de faire mieux.Par exemple le pétrole, la France a produit du pétrole. exemple le pétrole, la France a produit du pétrole.un moment, mais elle pouvait pas produire les un million, un million cinq de barils dont elle a besoin par jour, par jour.Là, elle pouvait pas.Je veux dire, même des pays comme des pays producteurs comme le Congo, Brazzaville, produisent 300 000, 350 000 barils par jour.
"Cockatoo has made my life as a documentary video producer much easier because I no longer have to transcribe interviews by hand."
— Peter, Los Angeles, United States
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Get started freeDonc, je veux dire, nous, il aurait fallu qu'on ait des réserves énormes.Donc ça, c'était pas possible.Donc, la géologie a fait que les réserves sont concentrées dans un petit nombre de pays en France, dans le monde, pardon.Le gaz, c'est pareil.Le gaz, vous avez trois pays : le Qatar, l'Iran et la Russie, qui ont 50 % des réserves de gaz.Donc, tout ça a été décidé par la nature, la géologie.
Donc ça, on pouvait rien faire là-dessus.Mais à côté de ça, il y avait un certain nombre de choses où on aurait pu se protéger un peu plus en termes de souveraineté.On l'a vu pendant le Covid sur le médicament.On le voit sur la production d'un certain nombre de biens.On le voit, par exemple, sur le raffinage.C'est-à-dire que là, nous sommes dépendants du pétrole.
Nous sommes dépendants aussi du produit raffiné, du diesel, parce que nos raffineries ne produisent pas assez de diesel et nous devons l'importer.Avant, l'importé de Russie, maintenant du Moyen-Orient.Et ça, vous aviez et vous pouvez regarder les déclarations, un certain nombre de représentants du patronat qui disaient pendant très longtemps que bon, les raffineries doivent fermer en France parce que la logique fait que c'est plus simple de la de produire, d'importer d'une raffinerie de Jubail en Arabie Saoudite ou d'ailleurs parce qu'elles sont plus compétitives.Donc, on investissait moins dans nos raffineries, on les laissait fermer.Et là, on se rend bien compte que si nous raffinons notre propre diesel, on aurait probablement un diesel moins cher, parce que là, le diesel coûte plus cher que l'essence normale avec une fiscalité plus avantageuse.Normalement, il est toujours moins cher.
Et là, il coûte moins cher à cause du fait que nous l'importons de pays étrangers.
Pour conclure un peu sur cette discussion, est-ce qu'on se dirige vers une crise économique ?Et si c'est le cas, que doit faire le gouvernement dans un monde idéal ?
Ben tout tout dépend de la durée du conflit, mais effectivement, là, enfin, un conflit.On l'avait dit avec Lisa au tout début.C'est-à-dire, les gens vous disent ça va durer quelques semaines.Voilà, on sait toujours que.
On disait, c'était une affaire de. disait, c'était une affaire de.
jours.Et voilà, une affaire de jours.Poutine avait dit la même chose.Bush avait dit la même chose sur l'Irak.Les déclarations, vraiment, l'histoire se répète toujours un peu comme une farce, comme disait Marx.D'ailleurs, là vous regardez, Bush avait dit on a bombardé l'Irak comme jamais, ils s'en relèveront jamais.
On n'ira pas sur le terrain.Finalement, ils ont été.Ça a duré des années.Et là, il a dit la même chose Trump sur sur sur l'Iran.Et ça risque de durer longtemps.Si si ça continue comme ça, ça risque d'être effectivement un peu compliqué parce que les réserves, le pétrole va manquer.
L'Asie a vraiment des problèmes pas que de prix mais de pénurie.À partir du moment où il y a ces problèmes-là, ils vont faire en sorte d'avoir recours aux tankeurs et le prix va augmenter, ce qui va augmenter l'inflation y compris chez nous.Et là, ça dépend de la réponse de l'État.Soit l'État en fait se dit bon, là c'est une crise encore d'ampleur et on y va.On soutient la consommation des ménages.On soutient les industries qui sont impactées.
Et donc on refait des chèques sans avoir peur de son ombre.Et là, on va réussir à soutenir l'activité et on passera cette crise comme on les a toutes passées.Soit le gouvernement a peur de son ombre, ce qui semble ce qui semble être le cas, puisque vous avez l'escure qui dit c'est un choc pétrolier et puis il revient le lendemain et dit ah ben non en fait c'est pas un choc pétrolier.Voilà.Soit le gouvernement a peur de son ombre.S'il a peur de son ombre, bah la crise va être prise de plein fouet par les ménages.
60% du pétrole va à la consommation par les ménages et par les entreprises aussi.Et c'est toujours la même chose.C'est les plus pauvres qui sont impactés, les entreprises les les plus petites et les plus fragiles qui vont être impactées en premier lieu.Et là, ça risque d'être assez compliqué.Donc ça dépendra de la volonté ou non de l'intervention de l'État.Il va y avoir toute la partie en fait des économistes libéraux qui vont dire on peut rien faire, on peut rien faire, on peut rien faire parce que pour eux c'est aussi un peu le moyen de voilà de rééquilibrer les comptes, puisque c'est l'objectif final de de ces gens.
Et il va y avoir les autres qui vont dire bon c'est la septième puissance mondiale, c'est un événement extraordinaire, une guerre. guerre.et donc on peut on a des marges de manœuvre et en réalité on a des marges de manœuvre je veux dire on a on a énormément de marges de manœuvre il n'y a pas de problème de de dette aussi important que qu'on nous le dit donc ça va être un choix qui va être assez clivant et qui va être pour moi un des thèmes les plus importants de la campagne de 2027.
Avant qu'on se quitte à la veille d'une élection présidentielle cruciale et alors que la mainmise de l'extrême droite sur les médias augmente de jour en jour je vous rappelle que le média est candidat pour obtenir un canal TNT Île-de-France pour que ce projet voie le jour on a plus que jamais besoin de votre aide c'est grâce au soutien populaire qu'on pourra faire pression sur l'Arcom et arriver à arracher cette fréquence rendez-vous sur TNT.LeMédiaTV.Fr LeMédiaTV. Fr
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