Bonjour et bienvenue dans le fil d'actu, l'émission qui donne du sens à l'information.Non, répandre de l'argent public à droite à gauche, ça ne fait pas un plan de réindustrialisation.Pas plus que de manière générale, un mauvais acteur ne fait nécessairement un bon président.Mercredi 22 avril, Emmanuel Macron était à Montluçon pour inaugurer le site d'une future mine de lithium et en profitait pour exposer, à un an de la fin de son mandat, les grandes lignes de sa nouvelle politique industrielle ainsi que les ambitions en découlant.L'objectif du chef de l'État : faire émerger au plus vite sur tout le territoire 150 projets de construction ou de développement d'unités de production diverses, repintes pour l'occasion en cathédrales industrielles, rien que ça, et toutes présentées comme éminemment stratégiques.De quoi, sur le papier, redonner un peu de souffle à une France à l'appareil productif réduit au strict minimum dans un contexte international où notre dépendance aux importations apparaît de plus en plus comme un handicap et un risque majeur.
Et de quoi asseoir au passage, là encore sur le papier, l'image de président de la réindustrialisation recherchée par Emmanuel Macron depuis plusieurs années et quelque peu écornée par un bilan réel particulièrement mitigé, pour ne pas dire extrêmement mauvais en la matière, à mille lieues de toutes ces grandes déclarations complaisamment reprises par de larges pans de la presse française, bien sûr.Alors, rien que cette fois, Emmanuel Macron allait-il dépasser le stade des grandes incantations et des slogans sortis d'un cabinet de conseil et enfin proposer à la France un véritable plan de réindustrialisation digne de ce nom, solide, cohérent et à la hauteur des enjeux ?Vous vous en doutez ici, au fil d'actu, au regard du passif, on ne pouvait manquer d'être sceptique à ce propos.Pourtant, nous avons accepté de laisser au président le bénéfice du doute et de juger sur pièces son projet Notre-Dame pour l'industrie française.Alors, quel est le verdict ? le verdictOn fait le point tout de suite dans cette nouvelle vidéo.
Mais avant cela, nous prenons quelques secondes pour vous rappeler qu'en tant que média 100% indépendant, le fil d'actu a besoin de vous et de votre soutien pour exister.Aussi, si au terme de cette vidéo vous jugez que notre travail en vaut la peine, nous vous invitons à le soutenir à hauteur de vos moyens via notre page de financement participatif Tipeee, dont le lien se trouve dès maintenant en barre d'infos sous cette vidéo.Si vous souhaitez plus de détails, on vous dit tout ce qu'il faut savoir en fin d'émission.Tout de suite, place à l'actu.
On a conjuré des décennies des industrialistes.On a mis fin.
Alors nous, BPI France, c'est pas compliqué.On est toujours bottom up.On finance tous les entrepreneurs qui se présentent à nous dès lors que leur projet tient la route.
Difficile d'imaginer que l'usine est sortie de terre il y a à peine cinq ans, démantelée cet après-midi devant nos caméras, liquidée il y a deux mois.Elle portait pourtant la promesse d'une révolution alimentaire, une ferme futuriste pour produire des engrais et des aliments à base d'insectes.Insecte fait maintenant tache sur les finances publiques.L'entreprise aurait bénéficié d'environ 148 millions d'euros d'aides de l'État.
On nous demande de soutenir, soutenir, soutenir, et quand on soutient, soutient, soutient, on nous explique qu'on est des, qu'on est des banquiniols.Donc non, insecte on y a cru, on a voulu y croire.C'est sûr que, c'est sûr que des entreprises qui produisent à base d'insectes, il y en a trois en France, hein, et on les a toutes financées.
Cette dimension industrielle là justement et les usines, on envoyait quelques images.Il faut que vous nous les décryptiez parce que c'est incroyable.C'est vrai quand on imagine élevage d'insectes, on imagine un truc peut-être un peu artisanal, etc.Non, pas du tout.C'est une ferme verticale avec de la robotisation à gogo, avec de la technologie partout en fait.
Ouais ouais, c'est, c'est très technologique.Ben on était il y a quelques jours là en finale du, du Grand Prix européen de l'innovation des brevets par l'Office.On a près de 400 brevets, donc on a une avance technologique très forte.
L'entreprise aurait bénéficié d'environ 148 millions d'euros d'aides de l'État.Où est allé l'argent ?Les anciens salariés d'insecte veulent aussi des réponses.Adrien Godard a été employé pendant trois ans dans l'usine de Poulin. l'usine de Poulin.près d'Amiens.Vidéo à l'appui, il nous révèle des conditions de travail insalubres, des larves qui débordent de partout, envahissent les sols.
On disait que c'était une entreprise où il pleut des larves.
Et pour réparer les fuites, du scotch sur les conduits.
On a près de 400 brevets, donc on a une avance technologique très forte.
Je pense que la France est dans une sorte de maison d'une maison du désespoir qui est liée à la croissance immaîtrisée de sa dette publique et inexpliquée et inexplicable.
On a donc stoppé les douze années de désindustrialisation.
Le président, qui en dix ans aura prétendument réindustrialisé la France, c'est depuis plusieurs années maintenant l'image que les médias français tentent de nous donner d'Emmanuel Macron et sans doute celle qu'il aimerait bien laisser à la postérité.Il faut dire que depuis 2020 et les pénuries post-Covid, les secousses de l'histoire ont mis en évidence les graves problèmes posés par notre dépendance à des chaînes de production localisées à l'autre bout du monde et échappant complètement à notre contrôle.Dès lors, la désindustrialisation, processus engagé dans les années 1970 et jusqu'alors principalement subi par des populations ouvrières considérées comme quantité négligeable par la classe politique, s'est imposée comme un sujet politique de premier plan.Un sujet dont notre président a su opportunément s'emparer au détriment de ses opposants, multipliant les déplacements symboliques, les discours enflammés, les grands événements et autres dispositifs au nom hyper-classe.France Relance, Choose France, France 2030.À chaque fois, le but faire croire au pays entier que non seulement il allait mettre fin à cinquante ans de destruction de notre appareil productif, mais encore que la réindustrialisation était grâce à lui d'ores et déjà une réalité. une réalité.
Un récit complètement repris encore aujourd'hui par toute une presse aux ordres prompte à crier à la fake news, mais se faisant pourtant le relais servile de l'une des plus grandes falsifications politiques de ces dix dernières années.Car dans le monde réel, le fait est que cette réindustrialisation n'a jamais eu lieu.En fait, entre 2019 et 2025, la production manufacturière de la France, soit de ce qui est précisément supposé générer l'industrie, a purement et simplement reculé, selon l'économiste Patrick Artus, de 6 %.Depuis 2021, elle n'a jamais réussi à remonter la pente de la crise du Covid et ne fait depuis que stagner péniblement, uniquement tenue par la vigueur d'une poignée de secteurs tels que l'aéronautique, pendant que tous les autres continuent de s'effriter.Et en 2024, cette production ne comptait que pour à peine 10 % de notre produit intérieur brut, une proportion près de deux fois plus faible qu'en Allemagne et surtout plus faible que lors de l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron il y a neuf ans.Le vrai bilan de cette réindustrialisation sauce Macron le voici.
Comme dirait l'autre, c'est pas un échec, c'est juste que ça n'a pas marché.
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— Ruben, Netherlands
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Get started freeJe ne prendrais pas ce chiffre pour dire que c'est un échec.Ça n'a pas marché.
Et au regard des dynamiques à l'œuvre, on voit mal comment les choses pourraient s'améliorer dans les prochains mois ou dans les prochaines années.Les prix de l'énergie ne cessent de monter depuis que nos dirigeants ont décidé de cesser de nous approvisionner en hydrocarbures auprès de la Russie afin de la mettre à genoux.La situation internationale se tend chaque jour davantage, faisant peser sur nos entreprises hausse des prix et risques accrus de rupture d'approvisionnement.Les droits de douane et exigences américaines en matière de dépenses publiques pèsent sur nos comptes et les produits chinois déferlent plus que jamais sur l'Europe.Résultat.les défaillances d'entreprises atteignent des records 69 000 en 2025, en hausse de plus de 5 sur le troisième trimestre.
L'Europe se fait détrônée par la Chine sur le marché automobile, et même les quelques chiffres que jusqu'alors Emmanuel Macron arrivait à tordre avec soin pour faire croire à son succès, par exemple le solde entre les fermetures et ouvertures d'usines auxquelles étaient arbitrairement additionnées les extensions significatives en vue de le gonfler artificiellement, n'arrivent plus à faire illusion.Au point que depuis le début de l'année, même nos Pravda nationales commençaient à remettre en cause le bilan industriel de la Macronie et à faire ses titres sur une réindustrialisation en train de marquer le pas, comme si ce qui n'avait jamais existé pouvait subitement se mettre à ralentir.
Le diagnostic qu'on a fait sur notre réindustrialisation et qui date de 2009 était erroné.On s'est dit, en fait, c'est l'innovation de rupture qui va refaire l'industrialisation.Et ce qu'on n'a pas vu, c'est qu'on n'est pas l'Allemagne et on n'est pas l'Italie.On n'a plus le socle industriel.Donc, booster l'industrie en Allemagne, en Italie, vous pouvez dire, ah, c'est parce qu'on va faire le pivot environnemental, c'est parce qu'on va faire le pivot numérique.On va miser.
En France, il faut le faire aussi, mais il faut aussi restaurer un socle industriel qu'on n'a plus.
Or, au bout de neuf longues années, oui, nous commençons à le savoir.Que fait le Macron quand ses mensonges ne suffisent plus à masquer ses échecs ?En tirer des leçons et revoir ses choix ?Que nenni, certainement pas.Au contraire, mentir toujours plus fort, avec toujours plus d'intensité et de ferveur, mettre les bouchées doubles pour faire à nouveau illusion et entretenir le mythe du président de la réindustrialisation, quitte pour cela à mettre presque plus d'efforts dans le fait de mentir qu'il n'en faudrait pour véritablement réindustrialiser le pays.Et c'est ainsi que mercredi 22 avril, la nouvelle pièce de théâtre macroniste était présentée au public à l'occasion d'une représentation unique retransmise.
sur toutes les chaînes de télévision.Le nom de la pièce : Projet Notre-Dame.Son cadre : la ville de Montluçon, sous préfecture de l'Allier, victime, comme bien d'autres, de la désindustrialisation, où un Conseil des ministres avait été spécialement délocalisé, sans mauvais jeu de mots, pour l'occasion.À sa sortie, un Macron tenant évidemment le rôle central de la pièce, annonçant ne pas pouvoir rester pour serrer des mains, car devant tel un Étienne Lantier qui se serait perdu dans un roman de Victor Hugo, aller à la mine.
Merci messieurs dames, faut chercher la mine.
Non, ceci n'est pas une plaisanterie.Par contre, c'est une farce.La mine, celle qui sert de décor principal à la pièce, c'est en fait la future mine de lithium des Chassières, celle que la multinationale Ineris prévoit d'ouvrir d'ici 2028, avec l'ambition d'en extraire chaque année 34 000 tonnes de ce métal essentiel à la fabrication de batteries électriques.Une mine dont Emmanuel Macron espère faire le nouveau symbole de notre renouveau industriel.Et sur le futur carreau de laquelle on a pu retrouver quelques heures plus tard le même Emmanuel Macron, coiffé pour l'occasion de son plus beau casque d'ouvrier, est prêt à exposer les grandes lignes de sa nouvelle politique industrielle devant un parterre d'officiels et de journalistes venus boire ses paroles.
On a donc stoppé les douze années de désindustrialisation.
Au programme, l'annonce de pas moins de 150 projets stratégiques repins en cathédrales industrielles que notre président entend faire émerger d'ici la fin de son mandat et supposer dessiner le visage de la France de demain.Comment ?Grâce à un plan présenté comme inspiré par la reconstruction de Notre-Dame et articulé autour de trois grands axes : investir, protéger et accélérer.Un plan qui, à y regarder de plus près, ne contient, c'est malheureux mais est vraiment étonnant, absolument rien.Pas seulement des mesures un peu bancales, mal articulées. mal articulées.ne constituant pas un véritable plan, mais ayant au moins le mérite d'aller dans la bonne direction.
Non, non, véritablement, littéralement, rien.Et pour saisir à quel point le projet Notre-Dame est une coquille vide, commençons par évoquer son volet investissement.Investissement public massif, création d'instruments visant à canaliser l'investissement privé vers l'industrie ou articulation des deux.Non, quand on vous dit qu'il n'y a rien, c'est qu'il n'y a rien, ou plus exactement, la seule promesse que la France travaillera d'arrache-pied à l'instauration dans l'avenir d'un marché européen unifié des capitaux, supposé stimuler la circulation financière en Europe et ainsi faciliter le financement direct des entreprises sur les marchés financiers via le crédit privé, sans passer par le circuit bancaire traditionnel.Un projet de réforme financière complexe dont le potentiel impact sur l'industrie française nécessiterait une vidéo en soi, vidéo que nous vous proposerons sans doute dans les mois à venir.Mais en attendant, contentons-nous de rappeler une évidence : l'union des marchés de capitaux, sujet sur la table depuis 2014, n'est pas du ressort de la France.
Et surtout, même si elle est actuellement poussée par les institutions européennes, elle ne sera pas mise en place avant des années.Toutefois, l'Union européenne existe encore d'ici là.Au plus tôt, on parle d'une feuille de route préalable rendue publique en 2028 pour une mise en œuvre éventuelle dans un avenir ou quoi qu'il advienne.On l'espère, Emmanuel Macron ne sera plus président et où il ne lui reviendra donc plus d'engager la voie de la France.On l'espère.Donc quand Macron évoque ce projet comme levier de sa politique industrielle, c'est un hors sujet total.
En réalité, son plan, prétendument basé sur le triptyque investissement, protection, accélération, ne contient tout simplement pas de volet investissement.Venons-en maintenant au deuxième volet, la protection.Là encore, Emmanuel Macron ne met sur la table qu'un seul dispositif.Là aussi. seul dispositif. Là aussi.européen le projet Made in Europe, dévoilé il y a deux mois par son commissaire européen Stéphane Séjourné, introduisant l'idée d'une préférence européenne qui, selon Macron, inciterait les producteurs de voitures européennes à acheter, par exemple, du lithium français plutôt que chinois, pour espérer bénéficier des aides européennes.Problème : si tenté que ce projet ait un jour une quelconque efficacité, le fait est que son champ d'application est aujourd'hui un grand sujet de discorde entre les 27.
Nombre des pays membres, telle l'Allemagne, œuvre en ce moment même à imposer une définition large du Made in Europe, qui pourrait en réalité inclure tous les pays ayant signé des accords de libre-échange avec l'UE.Soit, on ne va pas se mentir, une bonne partie de la planète.Dans ces conditions, les entreprises de batteries achetant leur lithium en Australie ou en Amérique du Sud pourraient au final bénéficier des mêmes coups de pouce que celles se le procurant à Montluçon.En résumé, ce que Macron nous vante ici, c'est encore une fois une législation actuellement inexistante et qui pourrait bien ne rien protéger du tout.Autant pour la protection, deuxième grand volet de son projet Notre-Dame.Ce qui ne nous laisse plus que son troisième volet : l'accélération.
Le seul sur lequel éventuellement on pourrait dire que Macron avance, en proposant de lever un certain nombre de verrous, notamment liés aux questions environnementales, à l'implantation de sites industriels.Néanmoins, on ne peut s'empêcher de se poser ici quelques questions.À commencer par celle de qui a bien pu mettre en place ces verrous ces dernières années ?Qui peut bien être à l'origine du dispositif zéro artificialisation nette prévu par la loi Climat et résilience promulguée en 2021 ?Qui se targue encore sur le site de l'Élysée d'avoir depuis 2020 multiplié les comités d'experts chargés d'apporter un éclairage indépendant sur la politique du gouvernement en matière de climat et désormais ? et désormaisprésenté comme des freins à la réindustrialisation.
Ici, celui contre qui le Macron champion de l'industrie prétend accélérer, c'est en réalité le Macron champion de la terre.Oui, vous vous souvenez, un Macron qui devait aller vite pour donner le change sur les sujets environnementaux, y compris en faisant n'importe quoi, et qui aujourd'hui se heurte à un Macron passé à un autre sujet, faisant là encore n'importe quoi, sans prendre le temps de faire le tri entre les mécanismes réellement néfastes et ceux véritablement nécessaires à la préservation de l'environnement, sans autre boussole, encore une fois, que celle de la pure publicité.Mais alors, si le plan de réindustrialisation de Macron, à défaut d'en être un véritable, n'est même pas digne d'être considéré comme un début d'élément de politique industrielle, quid des 150 Notre-Dame vantés par l'Élysée ?Pour le comprendre, il suffit de parcourir deux documents.Pour commencer, un article du journal économique La Tribune publié le mois dernier est consacré au ralentissement, c'est-à-dire de la réindustrialisation, qui évoque 150, tiens-tiens, projets de création ou d'agrandissement de centres de production encore en cours ou annoncés au moment de la parution de l'article et que l'exécutif s'apprête à mettre en avant.Fin de citation.
Le deuxième document, c'est la liste partielle publiée par l'Élysée des fameuses cathédrales.En réalité, un peu tout et n'importe quoi, de la construction d'un data center de Google dans l'Indre à celle d'un abattoir de poulets dans le Finistère, en passant par l'extension d'une Siri dans le Tarn, ou même celle du site de recherche et développement d'une entreprise d'alternative végétale au fromage localisée dans les Yvelines.Alternative végétale au fromage, oui.
Transcribe all your audio with Cockatoo
Get started freeQui ressemble beaucoup au fromage, mais n'en a pas le goût.Le fromage ou fromage, comme l'appellent certains.
Un projet ô combien stratégique pour la nation, tout le monde sera forcé d'en convenir.Et à lire cela, on. lire cela, on.comprend mieux ce que sont les cathédrales industrielles de Macron.Ce ne sont pas des projets choisis pour leur pertinence dans le cadre d'un plan cohérent de réindustrialisation mêlant étroitement puissance publique et privée, mais tout simplement n'importe quel projet vaguement industriel aujourd'hui porté par un quelconque acteur économique, repeint du jour au lendemain en projet d'importance stratégique et amalgamé aux autres pour donner l'illusion de la cohérence.Projet qui, sur la base de l'aptitude de ses porteurs à remplir ou non des dossiers de subvention, à bénéficier ou non d'aides publiques au montant non corrélé à une quelconque utilité sociale, à l'image de cette fameuse mine de lithium dont les pouvoirs publics sont très fiers d'annoncer l'avoir soutenue à la faramineuse hauteur de 50 millions d'euros, soit trois fois moins que ce qu'avait touché en dix ans la start-up Insecte, spécialisée dans la transformation d'insectes en farine alimentaire, et liquidée en décembre dernier.
Sur la nourriture pour les humains, je l'ai vu sur votre site.L'une des premières images, c'est où des bars chocolatés, j'imagine fabriqués à partir d'insectes.Ça, elles sont déjà commercialisées, par exemple.
Oui, oui, tout à fait.On a des clients.C'est pour ça qu'on a viré chez ces sociétés aux Pays-Bas il y a deux ans, qu'il y avait une base client dans toute l'Europe, des petits concepts, des start-up innovantes qui disruptent les marchés en France, au Danemark, en Allemagne, et donc qui font des bars énergétiques, mais aussi des pâtes, des céréales ou des viandes hachées, des saucisses, des nuggets.Donc en fait, tous les produits du quotidien peuvent être faits avec des produits d'une insecte.
On nous demande de soutenir, soutenir, soutenir, et quand on soutient, soutient, soutient, on nous explique qu'on est des, qu'on est des banquiniols.Donc non, Insecte, on y a cru, on a voulu y croire.
148 millions d'euros d'aides de l'État.En résumé, de l'argent dispersé à droite à gauche, sans la moindre logique.Tout cela pour faire croire, encore une fois, à la réindustrialisation vendue, là aussi encore une fois, par les médias comme la grande réalisation de la Macronie.Alors pour conclure cette vidéo, Macron. cette vidéo, Macron.président de la réindustrialisation, oui ou nonNon.
Clairement, c'est ça le plus grand mensonge de la décennie et de ses deux mandats.Un mensonge de la taille d'une cathédrale, soutenu par une presse aux ordres, alors que dans le monde réel, la France, la vraie, continue de sombrer dans la dépendance et le marasme économique.Une tendance qui malheureusement ne semble pas devoir s'inverser dans les années à venir, du moins pas à l'initiative d'une classe politique agissant de plus en plus clairement contre nos intérêts.Voilà, le fil d'actu c'est tout pour aujourd'hui.Merci d'avoir été avec nous.Nous espérons que cette vidéo vous a intéressé et vous a aidé à y voir plus clair sur cette question centrale à nos yeux de la réindustrialisation et plus globalement de la reconstruction de l'appareil productif français.
Une question essentielle aujourd'hui honteusement instrumentalisée et manipulée à des fins politiciennes, comme nous venons de le voir, avec la complicité de médias entièrement acquis à la cause de la Macronie.Face à ces médias et à leurs mensonges permanents, nous essayons au fil d'actu, à notre modeste échelon, de remettre un peu de réel et de factuel dans le débat public.Si cette démarche vous parle, nous vous invitons bien entendu à faire connaître notre travail à votre entourage, notamment en partageant cette vidéo autour de vous.Surtout, si notre travail vous plaît ou vous semble tout simplement représenter une contribution utile au débat public, nous vous invitons à le soutenir, ne serait-ce qu'à hauteur de quelques euros par mois selon vos moyens, via notre page de financement participatif Tipeee, dont le lien se trouve en barre d'infos sous cette vidéo.Nous vous le disions en début d'émission, au fil d'actu, nous sommes un média 100% et réellement indépendant.Cela signifie que nous ne touchons pas un centime d'argent public, que nous n'avons aucune marque, aucune boîte de production, aucun milliardaire, aucun État et aucun parti politique derrière nous.
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