"La présomption d’innocence n’existe pas en France" : Pascal Praud sur l'affaire Patrick Bruel
Mais je voudrais qu'on commence évidemment par Flavie Flamant qui a pris la parole il y a quelques instants chez nos amis RTL et je voulais qu'on écoute une première fois lorsqu'elle parle de Patrick Bruel et qu'elle dit que Patrick Bruel appelait chez ses parents.
Je me souviens de Patrick Bruel appelant chez mes parents.Je me souviens de de de de ma mère dans dans tous ses émois parce qu'il avait appelé.Après c'est c'est compliqué parce que c'est tout un contexte que je n'aurai pas le temps de vous raconter malheureusement aujourd'hui.
Mais c'était quoi ?C'était un copain ?
C'était ah non c'était ni un copain ah non non non non non pardon ça n'était ni un copain c'était j'étais comme toutes les gamines j'écoutais Patrick Bruel je l'avais rencontré en fait sur un plateau de télévision parce que le rembroyer à cette époque là me permettait d'assister à ses émissions et un jour en fait j'ai rencontré Patrick Bruel sur sur le tournage d'une de ses émissions et quelques mois après voilà je me suis retrouvée rujusieux quoi non non ça n'était pas un copain c'était c'était une star pour moi.
Bon c'est toujours difficile évidemment de donner la parole sans contradiction ce qui est le cas de Flavie Flamant à l'instant c'est une parole qui est dans l'espace médiatique dans l'espace public aujourd'hui qui est démentie donc par Patrick Bruel.Ce sujet on en a jamais parlé il y a deux jours simplement que nous en parlons parce que il y a une enquête qui est ouverte parce que effectivement des hommes politiques ont pris la parole également pour demander que Patrick Bruel ne soit plus ou n'assure plus ses concerts c'est vrai à Nantes c'est vrai à Nancy c'est vrai à Marseille.Je ne sais pas si vous souhaitez commenter ou pas cette parole Eugénie Bastié.
C'est compliqué parce qu'aujourd'hui effectivement on a un temps médiatique qui prend le pas sur le temps judiciaire on attend même pas que la personne soit jugée et condamnée pour déjà la punir de ses actes donc je suis partagée en même temps j'entends aussi ces femmes il y a une trentaine de femmes qui ont accusé Patrick Bruel ça fait beaucoup on entend effectivement.
des comportements je ne saurais comment les qualifier pénalement mais en tout cas des comportements qui sont problématiques donc je je suis partagé en même temps je n'aime pas cette société où effectivement la justice est rendue non pas dans les tribunaux mais dans les médias et je je voilà je suis un peu gêné par on a vu hier à Cannes Kevin Spacey vous savez l'acteur qui avait été accusé d'agression sexuelle et qui a passé sept ans à être poursuivi et qui revient à Cannes hier parce qu'il a été blanchi mais sa vie a été complètement ravagée donc parfois le temps médiatique prend le place sur le temps judiciaire et finalement la personne est blanchie je ne sais pas ce qui arrivera à Patrick Bruel je suis assez gêné par effectivement cette cette collusion cette collision entre temps médiatique et temps judiciaire deuxième passage de Flavie Flamand lorsqu'elle raconte précisément le qu'elle a eu dans l'appartement de Patrick Bruel et je suis rentrée dans cet appartement il m'a proposé un thé je me suis dit mais le thé c'est une boisson de vieux et et j'ai pas osé dire non et donc j'ai bu ce thé et après j'ai sombré dans dans dans un dans un dans un trou noir ce que j'appelle le blackout et je me suis réveillée c'est fou d'ailleurs je me suis réveillé mon esprit s'est réveillé mon corps ne répondait pas et quand j'ai ouvert les yeux j'étais allongé sur le dos quand j'ai ouvert les yeux je l'ai vu il était en train de me remettre mon pantalon comme vous savez comme comme une poupée comme c'est c'est j'étais j'étais dans un état complètement jeté dans le gâchets à mort s'est passé quelque chose sans doute quelque chose mais je me dis même pas il s'est passé quelque chose je suis absolument mais effaré effrayé mon mon mon esprit est en panique et mon corps ne répond pas et je le vois il est en train de de remettre mon pantalon comme on habillerait pardon mais un un mort bon on rappelle que ça s'est passé en 1991 que à l'époque Flavie Flamand avait 16 ans et que Patrick Bruel avait une trentaine d'années moi je trouve très important d'en parler et je et je
pas gênée en fait d'en parler.C'est-à-dire qu'évidemment il y a l'état de droit, évidemment il y a la présomption d'innocence, mais il y a toutes ces femmes aussi qui témoignent.Et le problème aujourd'hui, c'est qu'on a eu une idéologie néo-féministe qui a fait absolument n'importe quoi avec ce sujet, ce qui fait que les véritables victimes aujourd'hui ont du mal à être entendues.Je ne pense pas que Flavie Flamand s'amuse à balancer justement.C'est pas du balanceton porc, c'est pas d'une n'importe quoi du tout.Cette parole est très précieuse, et j'aimerais vraiment que cette société qui est très arrogante justement puisse enfin entendre les véritables victimes et puisse faire la part des choses entre des idéologies, des positionnements clientélistes, celles qui ne trouvent pas bon de parler des femmes iraniennes, des femmes afghanes, des femmes israéliennes, celles qui sont pour une écriture inclusive, etc.
Qui n'a aucun sens qu'on puisse véritablement parler des victimes.
Autre passage de Flavie Flamand ce matin lorsqu'elle a parlé de diffamation et de la défense telle qu'elle s'organise du côté de Patrick Bruel.
Depuis une semaine, la diffamation varie.Les arguments de la défense, si je puis dire les choses ainsi, varient.On passe d'une relation épisodique, ça devient une relation sur des années.On dit qu'on s'est croisés pendant des vacances, et puis après on nous dit qu'on est parti passer nos vacances ensemble tous les ans.Je tiens à préciser quelque chose, c'est qu'il y a une fébrilité en fait avec toutes ces versions.Toutes ces versions de l'histoire ne font que dénoter une fébrilité.
Quand on détient la vérité, Thomas, quand on détient la vérité, on ne change jamais de version et on ne va jamais dans la surenchère.Jamais, jamais, jamais.Mais ce qui se passe aujourd'hui, encore une fois, c'est l'illustration de ce qui se passe dans toutes les familles et toutes les institutions lorsqu'une victime porte plainte.On fait tout pour la faire taire et pour la décrédibiliser.
Hier, on le disait, il faut le. faut le.dire, ceux qui portent plainte sont des plaignants et non pas des victimes.Ils seront des victimes si il y a jugement d'un tribunal.Les mots ont si un sens.Et Pascal Pierre Garbarini qui le rappelait hier, et il me semble que c'est notre travail de le préciser, ce qui n'enlève rien au témoignage évidemment de Flavie Flamand.Moi, la seule chose, Georges Fenet.
La seule chose que je voudrais dire en tant qu'ancien magistrat, si vous permettez, c'est que je reprends mot pour mot ce qu'a dit Eugénie Bastié.J'ai du mal.Il faut faire attention à ne pas confondre le temps médiatique et le temps judiciaire.Là, on a jeté en pâture Patrick Bruel.Il est peut-être coupable, j'en sais rien, mais on l'a jeté en.Alors, faut changer la loi, Georges.
Alors, faut changer la loi.Souvenez-vous du cas d'Harri Habitant, qui a ensuite bénéficié d'un non-lieu.
Georges, j'entends ce que vous dites.J'entends ce que vous dites.Bien sûr, on offre changer la loi.C'est-à-dire, faut que ces affaires ne puissent pas être médiatisées avant une certaine étape judiciaire.Est-ce que c'est la mise en examen ?Je n'en sais rien, mais faut changer la loi.
C'est-à-dire que la présomption d'innocence, la présomption d'innocence en France n'existe pas.C'est une présomption de culpabilité.C'est une fiction.C'est une fiction.Donc où on change la loi, on dit effectivement ce temps médiatique, ce n'est plus possible parce que Madame Flamand et d'autres n'ont pas à s'exprimer tant qu'une enquête n'est pas en cours, tant qu'une mise en examen n'est pas prononcée.Non, moi, c'est une possibilité d'expression.
Autrement, vous n'y arriverez pas.Moi, je le sais.
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— Ruben, Netherlands
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Get started freeMais en même temps, faut bien que le temps médiatique et, enfin, là, en l'occurrence, la justice.Eugénie Bastié.La justice est déclenchée par les médias, c'est parce que les femmes parlent dans les médias.Oui.La justice s'en rend compte.
Oui, mais là, en espèce, une affaire de 91, il y a prescription.Exactement.
Il y a d'autres cas où il n'y a pas prescription.
Oui, mais qu'est-ce que vous faites pour une affaire ?
Et je me permets de dire que je suis pour la prescription.
Je vais à contre-courant.Oui, mais alors de l'hystérie.Alors qu'est-ce que nous faisons ?Il faut maintenir ces règles de prescription.D'accord, mais qu'est-ce que nous ?
Alors, quelle est votre ?Comment dire ?Une fois que vous avez dit, une fois que vous avez dit, une fois que vous avez dit ce que vous avez dit. une fois que vous avez dit ce que vous avez dit.
que Flavie Flament a le droit là sur le plan légal, selon vous, ou pourrait, ou que ce droit pourrait être mis en cause selon vous
Non, je pense qu'il faut laisser la liberté de parole.Alors, laissons la société.Moi, je dis.Mais là, je trouve que vous n'êtes pas cohérent.Si, si, vous ne pouvez pas laisser finir.Je pense que c'est une question d'éthique et de responsabilité professionnelle de la presse.
Donc, il ne faut pas l'inviter.Il faut respecter un minimum de contradictoire.Est-ce qu'il faut ?Ah ben, il y a du contradictoire.
La parole de Patrick Bruel contredit ses paroles.Je n'ai pas entendu.
Moi, ça ne me dérange pas qu'il y ait une parole médiatique.
Christophe Van Ingen, qui est son avocat, est intervenu.Patrick Bruel dit cette version est fausse.
Non, mais ce qui est médiatique, Pascal, c'est pas tant la parole que des victimes s'expriment, des plaignants s'expriment dans les médias.Ça, je suis totalement pour.Le problème, c'est que Patrick Bruel n'est plus le droit de travailler.C'est ça le problème.C'est est-ce que, avant qu'il ait été jugé, on doit le faire cesser de travailler ?Est-ce qu'il faut qu'il n'ait plus de concerts ?
Que ses concerts soient annulés ?C'est là où ça me dérange.Que les plaignants de s'expriment dans les médias, ça ne me dérange pas.Qu'on le prive de la capacité d'exercer son travail, alors même qu'il n'est pas condamné.Là, je suis effectivement.
Donc, les positions du maire de Marseille, du maire de Paris, du maire de Nancy.
Alors, Jean-Pierre Lecocq, qui est maire par exemple du 6e arrondissement, chacun en son âme et conscience, chacun en son âme et conscience, devrait se dire : est-ce que je vais ou pas à l'enterrement de Patrick Bruel après avoir entendu ces femmes parler ?
Jean-Pierre Lecocq, qui est avec nous, qui n'est pas la politique de décider.Jean-Pierre Lecocq, qui est avec nous ce matin et qui est maire, je peux vous poser la question : si Patrick Bruel, par exemple, faisait un concert dans le 6e arrondissement, est-ce que vous auriez la même position que Benoît Payan, que Johanna Roland, que la maire de Nancy, Emmanuel Grégoire, ou Emmanuel Grégoire, qui peut-être se sert de cette affaire pour ce, je dirais, qu'on ne parle plus du périscolaire parisien, qui est un véritable scandale et dont on va parler dans une seconde.Mais est-ce que vous auriez une position de ce type ?
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Get started freeNon, moi, je suis effectivement, je suis effectivement pour la présomption d'innocence.C'est pas pour jeter, comme l'a dit Jenny Bastier, il y a un débat, il y a un débat qui se passe par les médias.C'est logique.Les médias. un débat qui se passe par les médias. C'est logique. Les médias.sont maintenant une force, c'est le cinquième pouvoir.Le premier, le premier.
Peut-être le premier, grâce à vous.Et donc après interdire, comme vous l'avez très bien dit, aux gens de travailler alors que le procès n'a pas lieu, ça me semble excessif.On interdit.Après, il faudrait que la justice française soit un peu plus rapide.
On n'interdit pas aux gens de travailler, mais on n'interdit pas aux plaignantes de s'exprimer.Par ailleurs, ce qui s'est passé, c'est qu'on a eu une accélération de notre société.En fait, c'est ça ce qui s'est passé.
Bon, on va on va parler de dernier passage du soulagement, mais moi je pense tout simplement qu'il faut rester sur la présomption d'innocence.Bien sûr.La seule chose qu'il faut dire présomption d'innocence et à partir de ce moment-là, elle est dans la loi et il faut la respecter.D'ailleurs, il y a un déni.
Parce qu'autrement on n'en sort pas.Sinon, tiens, l'état de droit.Oui, oui.On n'en sort pas.
Je suis d'accord avec vous.Il y a une infraction.Je suis d'accord avec vous.Donc, alors, Flavie Flamand peut s'exprimer.Les médias ont droit de relayer, bien sûr, quoi.Ont droit eux-mêmes, ils font ce qu'ils veulent, les médias.
Ils relayent sa parole et la présomption d'innocence doit être respectée jusqu'au bout.Et autrement, on n'en sortira pas.Donc c'est dans la loi.Écoutez.
Notamment pour nos petites, qui justement ont parfois besoin aussi de pouvoir s'exprimer.
Écoutons une dernière fois Flavie Flamand lorsqu'elle parle du soulagement d'avoir pris la parole.
Maintenant que j'ai parlé, je le vis comme une forme de soulagement.Vous savez, la la la parole, c'est quelque chose d'absolument fascinant, la parole des victimes.Et je pense que toutes celles qui m'écoutent le comprennent et tous ceux d'ailleurs, parce que des hommes sont victimes aussi.La notre parole, c'est c'est quelque chose qui que l'on doit que l'on fait taire dans un premier temps et que l'on doit gérer ensuite.On vit avec une parole étouffée en nous.À partir du moment où on décide qu'elle sortira, là il y a quelque chose de fou parce que cette parole, elle porte le mal, le mal qu'on nous a fait.
Et donc j'ai vécu là deux. vécu là deux.mois, parce qu'il faut le dire aussi, ça n'est pas une plainte déposée comme ça.C'est quelque chose qui, c'est un processus de mois, deux mois et demi de travail.Je me sens soulagée d'avoir enfin parlé, parce que ça faisait deux mois et demi que je vivais avec la torture du mal que l'on m'avait fait en moi.Et il fallait, à un moment donné, que je que je la partage avec avec le monde.
Bon, je salue Valérie Expert, que vous connaissez et qui nous écoute régulièrement, et et qui a dit ceci : la complexité des dossiers pour viol fait qu'il y a très peu de condamnations.Qu'on a gagné ces femmes, rien, sinon se faire traiter de folle, dit-elle.L'ampleur de ce que les femmes ont vécu pendant des années est à la mesure de ce qui se passe en ce moment.Et elle rebondit sur jeté en pâture.Je ne sais pas qui a dit ce mot-là, jeté en pâture.Et elle dit trois petits points d'exclamation.
Trente témoignages, répond-elle à cette formule.Mais c'est vrai que jeté en pâture n'est peut-être pas très brutal, jeté en pâture.Oui, mais trente ans de silence.Comme d'autres.Bah, c'est le c'est c'est c'est l'expression qui peut être discutable.Il lâché.
Voilà ce qu'on pouvait dire.Je ne sais pas si Alexandre Jardin a un mot à dire, lui qui est à la frontière de tous ces mondes, puisque votre père était le scénariste, dialoguiste que l'on connaît et qui était comment dire dans ce milieu du cinéma aujourd'hui, qui a fait son auto-critique et puis dans le monde de l'édition où ces pratiques pouvaient exister, comme dans tous les mondes où il y a le pouvoir, l'argent et et la notoriété.Et tout ça fait que ce type de choses peut arriver.
Moi, je me range du côté de Rachel Kane.Ce que Flavie Flamand est en train de faire, il y a des dimensions évidemment juridiques, etc.Mais aussi culturelles.C'est-à-dire que ce qu'elle fait est en train de libérer la parole de plein de jeunes femmes, de plein d'adolescentes.Donc, c'est aussi la maturation d'une société.Ce n'est pas qu'un problème de droit.
C'est un qu'un problème de droit. C'est unun moment donné, lorsque c'est fait aussi par quelqu'un qui est centré comme elle, qui ne va dans aucune forme d'hystérie, qui simplement parle avec une véritable noblesse, qui n'a rien à gagnerSoyons clairs, tout le monde le voit.On a aussi des filles.Moi j'ai des filles.Vous avez des filles.
On a absolument pas envie que ça bascule dans une société où la parole, dès qu'elle est centrée, claire, propre, tout à coup s'exprime, que qu'on en revienne tout de suite à des problèmes judiciaires.Non, c'est aussi des problèmes de société.On a une vie assez courte sur cette terre.Est-ce qu'on a envie de vivre dans un monde moche ?Et je considère que ce que fait Flavie Flamand, je dis ça.Il se trouve que dans la vie, moi, plutôt copain avec Patrick.
Mais simplement, ce qu'elle fait, c'est culturellement important.Voilà.D'accord.
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Get started freeEst-ce que ça veut dire Boel doit arrêter ses concerts ?
Non.C'est ça.Bien sûr.C'est ça.Évidemment que c'est absurde.Voilà.
C'est le travail.Voilà.Il ne faut pas tout confondre.Exactement.Alexander.Mais elle ne demande pas ça.
Elle ne demande pas ça.
Puisque vous avez la parole, cette affaire de ZFE qu'on a vue hier et qui a fait réagir, parce que je dis, c'est neuf personnes.Alors il faut savoir ce qu'est le Conseil constitutionnel aujourd'hui.Avant, ils devaient uniquement juger la loi.C'était telle que l'avait imaginée le général de Gaulle.Aujourd'hui, il ne faut pas qu'on nous raconte de salades.Il fait de la politique.
Et les personnalités qui sont parfois au dans ce Conseil constitutionnel sont les amis des amis, complais.Jacqueline Gouraud, elle n'a pas de compétences juridiques.Il ne faut pas qu'on me raconte n'importe quoi.Demandez-moi la vie.Je vous donnerai mon avis tout à l'heure.Je vous le donne.
Je vous le demande.Mais écoutez, pour une fois, moi, je suis du côté du Conseil constitutionnel.Oui, mais ça m'étonne pas.Vous êtes toujours du côté du manche.Donc ça m'étonne pas du tout.
Je pense.Je pense qu'il s'agit effectivement, mais il faut, je m'explique par rapport au combat que mène à juste titre Alexander.Je pense qu'il s'agit vraiment d'un cas. s'agit vraiment d'un cas.cavalier législatif.Et tout le monde c'est un prétexte.
Mais tout le monde se fiche.Vous allez pas me faire une analyse sur le cavalier législatif.
Vous allez pas tomber dans ce panneau.Laissez parler vos chroniqueurs.Mais non, Georges, parce que.Laissez parler.
Mais Georges, je sais ce que vous allez nous dire.
Non, vous aurez raison peut-être juridiquement, et c'est pas le problème.C'est pas ça.Ma réponse, elle est pas là.Moi, je soupçonne, si vous voulez, je soupçonne notamment le camp macroniste d'avoir volontairement laissé passer un cavalier législatif pour être retoké par le Conseil constitutionnel, parce que le gouvernement était contre la suppression de cet interdit.Donc, ce que je vous dis, c'est que il y a une chose que pourrait faire aujourd'hui le gouvernement, c'est redéposer rapidement un projet de loi pour revenir sur cette disposition.Mais vous êtes un enfant.
Ça coûte quatre milliards.Ça coûte quatre milliards.L'État a reçu quatre milliards de l'Europe pour les aides des feux.Si vous le supprimez, faut rendre ces quatre milliards.On n'a plus un sou.Et vous me parlez de cavalier législatif.
Mais vous êtes naïf.Mais non.Ah si.Mais non.Je dis que c'est soit de l'incompétence de la part du Parlement, soit une arrière-pensée politique.Mais vous êtes naïf.
Alors, je vais vous dire autre chose.
Moi, j'ai envie de dire plusieurs choses.Alexandre Jardin.D'abord, on n'achète pas les libertés publiques françaises, même si ça coûte quatre milliards, parce qu'il s'agit de libertés publiques.Ce n'est pas une loi comme les autres.Il s'agit d'interdire.Donc, quand on touche aux libertés publiques, on n'achète pas le peuple français.
Donc, ces quatre milliards, s'il fallait les rendre, j'espère que nous aurons la décence de jamais le faire.Ensuite, on a la décence.Ensuite, on a une crise de démocratie.On a une vraie crise de démocratie, parce que les gens, qu'est-ce qu'ils entendent ?Ça sert plus à rien de voter pour un parlementaire.Et les parlementaires que j'ai eus au téléphone affolés hier soir me disaient : « Mais qu'est-ce que je dis aux gens ? » Donc, le Parlement est tombé hier, et il reste.
La conclusion. il reste. La conclusion.de votre de votre texte d'introduction.Il reste la puissance référendaire.Donc dans les dans les semaines à venir, nous on va prendre des initiatives très fortes de mobilisation de la nation, parce qu'il n'est même pas question en rêve que le peuple se fasse malmené, maltraité, parce qu'il s'agit de maltraitance sociale en pleine crise sociale.Vous avez des gens qui ont plus un radis, mais plus un radis, à qui il reste après les frais fixes peut-être 150, 200 euros pour arriver à vivre.Je pense à un certain nombre de mères de famille que je connais.
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Get started freeEh bien ces gens-là, on est en train de leur dire par la grâce de neuf zoos dans un bureau.Zoos quand même.Non mais c'est honteux.On est en pleine crise sociale.Ce sont des gens réels.Non mais c'est pas c'est pas en criant que vous allez pardon.
Non non mais je veux dire.Le combat il est juste.Mais là il y a un problème législatif.Oui oui mais il y a un il y a un problème social.Il y a des êtres humains.Il y a des gens qui sont dans une misère sociale terrible.
La crise pétrolière est en train de jeter les classes populaires et moyennes dans la désespérance, et tout à coup on se met à raisonner, on discute de droit à Paris, et on se fout de ces gens-là.Donc à un moment nous allons prendre des initiatives, parce que maintenant la question va être référendaire.Il va falloir il va falloir que ce peuple se prononce.
C'est sa vie, c'est son destin.Mais sur tous les sujets, sur l'immigration, sur tous les sujets, tout ce qui est en France depuis des années où beaucoup de choses sont faites contre la volonté des Français.Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?C'est les petits hommes gris qui ont pris le pouvoir sur l'immigration massive.Si vous interrogez les gens, ils sont sans doute évidemment contre cette immigration sur ce texte des ODF, évidemment.Et vous avez neuf personnes dans un bureau, dont Madame Jacqueline Gouraud, qui n'a aucune compétence juridique, aucune, en tout cas pour être tout cas pour être
dans le Conseil constitutionnel.Elle a été ministre.Elle a été ministre, alors elle a une compétence juridique.Compétence des institutions.
Mais écoutez, vraiment, vous êtes naïf.
Écoutez-moi, je vais vous faire le point.On supprime le Conseil constitutionnel, on sera tranquille.
Non, en tout cas, la question se pose.Je suis désolé de vous le dire, mais la question se pose.Moi, je vote pas pour le Conseil constitutionnel.Je vote pour.Voilà, je vote.Je vote.
Je ne.
Oui.
Oui.
Il y a des choses.Je ne.Oui ne. Oui
Je vais vous trouver, je vous assure, un constitutionnel ou un constitutionnaliste, juriste, professeur à l'université de jeunesse et doux, qui vous expliquera que c'est tout à fait valable et que, bien évidemment, donc je vous trouverai.C'est un prétexte.Donc, si nous ne décryptons pas ça, nous ne décodons pas cela, c'est notre travail de décrypter.Il suffit de déposer un projet de loi, c'est tout.Là-dessus, uniquement là-dessus.Eugénie Bastié.
Non mais on s'est très bien.
En 1971, le Conseil constitutionnel a fait une sorte de coup d'État des juges en s'autorisant à juger la loi non plus sur la forme, mais sur le fond, en en élargissant son périmètre et en en extrayant des textes, notamment le préambule de la Constitution de 1946, des notions juridiques très larges qui lui permettent de juger sur le fond la loi.Et là, effectivement, ils se sont octroyés un ils se sont octroyés un pouvoir qui n'était pas prévu dans les institutions de la Cinquième République, que De Gaulle n'avait jamais voulu, et c'est un problème aujourd'hui de fond parce que, effectivement, il y a une concurrence des légitimités, la légitimité démocratique d'un côté et celle de juges qui ne sont pas élus et qui s'octroie de plus en plus un pouvoir de contrôle politique.Et je pense que c'est un problème majeur dans les années qui viennent et ça ne va cesser de d'entrer en collision.
Bon, on va marquer une pause.Je vais vous remercier.Sauf si vous voulez ajouter quelque chose très rapidement, Alexandre Verdun.
On va s'occuper des gens parce que derrière ces débats-là, il y a des gens qui nous regardent et qui sont dans une crise sociale.Il va falloir qu'on prenne en charge ce combat politique.
On va marquer une pause et on va parler du péri-scolaire, mais ces sujets sont évidemment au cœur de la société française.Ils sont au cœur également de la prochaine campagne, c'est-à-dire que les gens voulaient redonner du pouvoir, ils le prennent.Conseil constitutionnel, c'est humain.Ils ont voulu prendre un peu plus de pouvoir.Tu mets une casquette à quelqu'un, t'en fais un chef de gare.C'est la base.
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Get started freeDonc, que ce soit Conseil constitutionnel, Conseil d'État et ça, tout le monde veut un peu plus de pouvoir.Mais le politique doit le reprendre.Je ne vote pas pour le Conseil constitutionnel.Je ne vote pas non plus pour des juges.Je vote pour des députés.Donc, il faut que le politique reprenne du pouvoir.
Et ce qu'avait dit Laurent Wauquiez. ce qu'avait dit Laurent Wauquiez.
d'ailleurs, des députés qui respectent la procédure législative aussi.Pas d'humiliation.Mais c'est pas que ça m'ennuie de toutes les règles.Après tout, pourquoi pas.Le combat est juste.Moi, je le soutiens.
Le problème, c'est que la procédure qui a été utilisée n'est pas la bonne.
Mais je vous ai répété que je peux vous trouver quelqu'un qui dira le contraire.Bon, alors à partir de.
Message envoyé, c'est l'humiliation.
Oui.Message envoyé, c'est l'impuissance du politique.Tout.Bon, merci en tout cas.Merci Alexandre.Merci d'être venu.
Et on va parler du périscolaire avec Jean-Pierre Lecoq.Jean-Pierre Lecoq, qui est maire du sixième arrondissement, il avait tout dit en 2015.À tout de suite. tout de suite.
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