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Les socialistes en crise après le départ de Boris Vallaud de la direction du parti

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Le PS est-il au bord de l'implosion chez les socialistes ?Les épines sont de nouveau de sortie.Les anti-primaire ont lancé ce week-end une nouvelle offensive contre le processus de désignation d'un candidat commun, qui aujourd'hui fait des Olivier Faure et ses proches.Les écologistes, Génération Debout, et après, le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Boris Vallot, a lui claqué la porte.Il quitte la direction du PS pour réaffirmer son désaccord avec cette primaire et appeler à une nouvelle gauche plurielle, rapprochée de Yannick Jadot et de Raphaël Glucksmann.Et en parallèle, l'aile droite du PS continue d'essayer de torpiller la dite primaire, sur laquelle les militants socialistes doivent voter normalement d'ici l'été.

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La dernière pique en date est celle de François Hollande, qui veut fédérer je cite la social-démocratie, mais par contre sans allier avec les écolos et les anciens insoumis.On en parle avec Rachelle Garavel-Carcel, journaliste politique à l'Humanité, qui va nous aider à y voir plus clair.Alors Rachelle, on commence par l'intervention de Boris Vallot.Propose que sans délai, nous convoquions des rencontres de la nouvelle gauche plurielle.Pourquoi ?Parce qu'en réalité, moi mon geste, il n'est pas désespéré, au contraire.

1:07

Il appelle à ce sursaut.Il croit à la possibilité.Pardon, mais Boris Vallot.Mais je vous demande pour quoi faire puisque les désaccords, les désaccords, ils sont connus.Alors oui, mais moi je voudrais d'abord souligner les accords.Mais pardon, les accords, ils sont fondamentaux, ils sont majeurs.

1:17

Ils n'ont rien d'une évidence.D'abord, je note que nous voulons tous un programme commun.Un programme commun de gauche à vocation majoritaire dans le pays.Eh bien, réunissons-nous.Non, pardon, Boris Vallot, vous ne voulez pas tous un programme commun.Raphaël Glucksmann, lui, évidemment, ne veut pas un programme commun avec François Ruffin et Marine Tondelier.

1:33

Nous aurons, nous avons beaucoup de convergence.Nous aurons des désaccords.Moi, je préfère que les désaccords, nous les posions sur la table.Nous cherchions à les surmonter, à construire ce consensus que les Français attendent pour que nous puissions partir en campagne.Je préfère que nous fassions maintenant, plutôt qu'après, un.Bon là, Rachelle, il nous fait quoi, Boris Vallot là ?

1:53

Bon, faut reprendre les choses depuis le début.Boris Vallot, le 8 mai, il a annoncé son. 8 mai, il a annoncé son.départ de la direction du Parti socialiste.Qu'est-ce que ça veut dire ?Lors du dernier congrès socialiste, qui a eu lieu il y a un an, tout juste, il y a un an, là, on allait arriver au vote de ce congrès.Il y avait trois motions : celle d'Olivier Faure, celle de Boris Vallot et celle des opposants historiques d'Olivier Faure autour de Nicolas Mayer, Ossigonde, le maire de Rouen, Carole Delga, Nidal Gau, etc., etc.

2:22

Et à l'issue du congrès, Olivier Faure, il n'était pas majoritaire tout seul dans les instances du Parti socialiste.Il lui fallait une alliance avec Boris Vallot, qu'il a scellée au moment du congrès de Nancy.Là, eh bien, Boris Vallot quitte cette direction, ce qui veut dire donc que Olivier Faure, il est plus majoritaire dans les instances.Est-ce que ça veut dire qu'Olivier Faure va être obligé de démissionner ?Non, puisqu'il a été élu directement par les militants, donc il n'est pas du tout contraint de démissionner.Par contre, ça limite énormément sa possibilité d'action.

2:55

C'est-à-dire qu'il est en cohabitation ou ça même du PS ?Tu utiliserais le terme ?En fait, il garde un certain contrôle dans le sens où c'est quand même lui qui décide de convoquer un Conseil national, un vote dans les instances.Mais a priori, s'il le fait comme ça sans concertation, il a peu de chances de le perdre, quoi, ce vote.C'est un peu ça l'équilibre des forces aujourd'hui au Parti socialiste.Pourquoi Boris Vallot il quitte les instances du Parti socialiste ?

3:23

Enfin, il quitte les instances, il quitte la direction du Parti socialiste.Lui considère que depuis des mois, la direction du Parti socialiste ne fait pas ce qu'il faut pour bien préparer la présidentielle.C'est quelque chose qui montait déjà depuis plusieurs mois.Après les municipales, l'attention elle est montée très brusquement puisque Boris Vallot il a directement dit : si les choses ne changent pas, s'il n'y a pas, comme je veux, un vote sur la stratégie, c'est-à-dire primaire ou pas primaire, et un vote sur le candidat à la le candidat à latôt.Ben moi, je me barre.

3:58

Bon, ben un peu un mois et demi après cet ultimatum, ben il s'est barré, estimant ce qui n'est pas tout à fait faux que rien n'a bougé du côté de la direction du parti socialiste.Et ce matin sur France Inter, Boris Vallot, il a quand même une initiative politique, c'est de dire voilà, moi je propose une rencontre, des rencontres de la nouvelle gauche plurielle.Alors peut-être qu'on peut faire une pause sur ce terme de nouvelle gauche plurielle avant de revenir sur la contre-proposition à la primaire que fait Boris Vallot.C'est quoi cette référence ?À quoi il se réfère quand il dit ça, Boris Vallot ?Alors c'est vrai que les gens qui nous regardent sont nés après 2002, donc il faut il faut évidemment faire la précision, ça nous donne un petit coup de vieux.

4:43

La gauche plurielle, c'est le nom de la coalition qui a dirigé la France de 1997 à 2002, qui réunissait les socialistes, les communistes, les écologistes, les radicaux de gauche, les chevènementistes à l'époque.C'est la coalition qui a fait les 35 heures, c'est la coalition qui a fait la couverture maladie universelle, le PAX.On pourrait dire un peu facilement, c'est un peu la dernière fois qu'un gouvernement a été un peu de gauche.Qu'on a essayé de gouverner la France un peu à gauche, un peu à gauche.Même si il y a aussi des critiques à faire sur la gauche plurielle, il y a eu beaucoup de privatisation, etc.Etc.

5:22

Mais enfin au moins il y avait à boire et à manger.Et puis évidemment, c'est un mot qui est quand même un peu revenu, c'est quand même un mot qui est dans la mythologie de la gauche, il faut bien le dire, qui est aussi un peu revenu dans l'actualité parce que Lionel Jospin est mort le soir du second tour des élections municipales, donc c'est que tout ce souvenir-là est revenu un peu dans l'actualité.Et donc c'est ça qui le convoque évidemment, Boris Vallot.Et donc ce serait quoi cette nouvelle gauche plurielle ?En fait, lui, il veut fait, lui, il veutpar là bien se distinguer malgré tout de la droite du Parti socialiste, dans le sens où lui, il insiste sur le fait qu'il veut bien une candidature dans un périmètre de Rufin à Gluxmann comme Olivier, comme Olivier Faure.

6:07

Sauf que lui, il pense que ça peut pas passer par la primaire.Alors, il a proposé avec Yannick Jadot et Raphaël Gluxmann il y a trois semaines un mois une initiative qui s'appelait Construire, qui parlait déjà de ça en passant pas par une primaire, en estimant qu'au fond, en travaillant sur un programme commun tous ensemble, ben un peu par opération du Saint-Esprit, il y a quelqu'un qui va se dégager comme ça dans les réunions et qui va pouvoir devenir le candidat de la gauche unitaire.Bon, on y croit, on n'y croit pas, mais il refait un peu ça.Ce qui est intéressant, ce qui est intéressant, c'est que le, avant de faire son initiative ce matin, il a prévenu.Son entourage m'explique qu'il a prévenu les écolos, l'après Gluxmann, tout ça de son initiative.Et on me dit, mais ça reste à vérifier que ces gens ont dit OK pour cette rencontre.

7:09

Ils ont déjà topé, donc.C'est ce que dit l'entourage de Boris Vallot.Après, c'est encore, c'est encore à vérifier parce que, ben, évidemment, ceux qui sont dans la primaire dite de Bagnoles, ils considèrent que leur initiative, elle est déjà, elle est déjà sur la table du.C'était le 11 octobre, un ordre qu'elle est censée avoir lieu.Donc, avec, je le disais, je le répète, Olivier Faure.Donc, il veut emmener le PS dans ce processus, les écolos, génération debout et l'après, c'est-à-dire de s'adresser au peuple de gauche, pas uniquement aux appareils.

7:39

Là, Boris Vallot lui propose quand même des discussions d'appareil.Il propose clairement des discussions d'appareil.Après. d'appareil. Après.lui, il n'est pas tout à fait clair non plus sur le mode de désignation.Il est et puis d'ailleurs il le répète ce matin.Si les militants du Parti socialiste décident qu'il faut aller à la primaire, il va à la primaire, si vous voulez.

7:55

Bon, le truc c'est que si la majorité des instances du Parti socialiste sont contre, évidemment, elles peuvent être dédiées par les militants socialistes.Enfin, c'est pas le plus probable non plus, quoi, si vous voulez.On connaît l'état des lieux un peu de ce que pourraient voter les militants socialistes.C'est quand même compliqué à humer.C'est très compliqué.C'est très compliqué.

8:14

Bah, ce qu'on peut dire, c'est qu'à priori, si Olivier Faure est pas très allant pour faire un vote tout de suite, c'est qu'à priori, il pense que s'il fait le vote tout de suite, il le perd.Donc voilà.Après, l'humeur des militants socialistes, elle peut vite bouger.Avant les municipales, on nous disait qu'ils étaient très Gluxman.Après les municipales, c'est déjà un petit peu moins évident que ça.Donc donc effectivement, ça peut vite bouger.

8:42

Mais aujourd'hui, je dirais qu'à priori, ils sont quand même pas très primaires les militants socialistes.Et il veut être candidat, Boris Valot.C'est pour ça qu'il fait ça.Alors eux, ils disent que c'est avant tout une question de gestion interne du Parti socialiste, qui est critiquée de longue date.La gestion interne du Parti socialiste par Olivier Faure considère que le Parti ne travaille pas, etc.Qui n'a pas assez d'idées.

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Ruben, Netherlands

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9:02

Bon, en l'occurrence, là, ils viennent de présenter un projet, un pré-projet qui est mis en débat avec les militants socialistes.Et le Boris Valot et ses proches considèrent qu'ils sont pas assez associés dans la direction.Exactement.Donc ça n'aurait rien à voir avec la présidentielle.Voilà, ça n'aurait rien à voir avec l'élection présidentielle, mais ça a quand même tout à voir avec la stratégie sur l'élection présidentielle.Donc évidemment, Boris Valot, il a dans un coin de sa tête la possibilité d'une d'une candidature.

9:30

Si s'il y a une s'il y a une désignation interne au Parti socialiste comme il la demande, il est assez probable qu'il puisse puissey être candidat ça voilà ça c'est une possibilité évidemment il met un peu le bazar au sein du parti socialiste boris valo mais en tout cas lui il arrive à émerger publiquement que en quelques semaines il a mis un nouveau concept dans le débat public que celui de la démarquandisation désormais il est à nouveau invité sur france inter c'est ce que j'allais dire parce qu'il a claqué la porte il est en passe de réussir son coup boris valo alors ce que j'allais dire vous savez c'est c'est un bon signal quand vous faites deux fois en trois semaines la matinale de france inter c'est a priori vous êtes dans l'actu qu'il est en passe de réussir bon c'est un peu difficile de répondre à cette question là maintenant tout de suite mais de fait il s'est mis en avant et pour une fois il faut lui reconnaître ça pas que sur des manœuvres d'appareil puisque malgré tout c'est l'une des rares personnalités de la gauche non mélenchoniste pour l'appeler comme ça à avoir mis de l'avant des idées et même si on vous pouvez retrouver l'interview de boris valo qu'on a faite avec cyprien boganda sur la chaîne youtube de l'humanité bon il n'est pas fondamentalement d'idées incroyablement nouvelles mais il a le mérite de les organiser de donner un objectif ce qui est déjà pas si mal dans un parti socialiste qui pense pas beaucoup ces dernières années c'est vrai et puis surtout ça le place quand même plutôt à gauche pas à l'extrême gauche mais ça le place quand même plutôt c'est pas l'aile droite du parti socialiste boris valo c'est pas l'aile droite du parti socialiste on peut pas du tout dire ça c'est quelqu'un qui vient de chez arnaud montebourg qui était sous l'aile de de henri emmanuelli qui lui a en quelque sorte légué sa circonscription dans les landes donc non c'est pas quelqu'un qui fait partie de l'aile droite du parti socialiste boris valo réponse du berger à la bergère olivier fort donc qui répond maintenant à son nouvel opposant au sein du parti socialiste il était aussi l'invité du service du servicepublic.On l'écoute sur France Info.Maintenant sur la question des primaires, Boris Vallot dit quoi ?Il dit : il faut arriver à se parler les uns avec les autres.

11:44

Bah je dis continuons à parler les uns avec les autres.J'ai bien compris qu'il ne voulait pas de primaires.Il y en a d'autres qui veulent une primaire.Et vous voulez toujours une primaire ?Mais moi je veux, c'est ce que j'ai dit là aussi, c'est public et c'est pas nouveau.Je dis que je ne suis pas un fanatique de quelque processus que ce soit.

11:58

Je veux un processus qui soit commun à tous, qui permette de se mettre d'accord sur la façon d'arriver à un candidat commun.Donc oui.Ce dont je ne me départis pas, c'est l'idée d'un candidat commun ou d'une candidate commune.Parce que si il n'y a pas de candidat commun, il n'y aura pas de deuxième tour pour la gauche et nous irons à la défaite, peut-être même une défaite honteuse, parce qu'elle conduira à l'extrême droite au pouvoir.Et donc cela je n'en veux pas.Rachel, on l'a entendu donc à l'instant Olivier Faure, il dit moi ce que je veux, c'est un candidat commun.

12:30

C'est pas forcément une primaire.En quoi la position avec Boris Vallot est si différente finalement ?Bah effectivement c'est un peu ce que dit Olivier Faure au fond c'est qu'ils sont pas d'un avis très différent.Mais encore une fois Boris Vallot il reproche avant tout une question d'organisation en interne au Parti socialiste.Mais surtout ce qui est intéressant dans ce que dit Olivier Faure, bon il dit un peu ce que vont dire probablement tous les pro-primaires entre guillemets, c'est que le cadre de discussion au fond il existe déjà.Viens nous rejoindre Boris.

13:01

C'est ce qu'a dit Lucie Castet d'ailleurs sur le plateau de C'est grave sur ce qu'elle est venue.Mais une des choses qui est intéressante dans ce que dit Olivier Faure, est ce qu'on a je trouve pu beaucoup voir la semaine dernière lors du meeting de la primaire à la Bellevilloise, c'était mardi soir.Le 5 mai.Le 5 mai.Je trouve qu'on est quand même vraiment tout près, il me semble, d'un pivot, d'un changement stratégique. changement stratégique. C'estàdirestratégique chez les unitaires.

13:32

J'ai l'impression qu'il n'y a plus personne à part peut-être François Ruffin, mais même les proches de François Ruffin ne disent pas forcément ça.Pas loin de, enfin, il n'y en a plus aucun qui dit c'est la primaire et rien d'autre.Quand on leur dit est-ce que ça pourrait être autre chose, ils disent bah oui mais pour l'instant on nous propose rien.Et quand on leur dit est-ce que ça peut être par exemple je sais pas une une convention citoyenne ou des temps conclave, alors c'est pas la même chose.Non non, mais pour l'instant ils étaient les trois disait de processus c'est soit une primaire, soit plutôt un conclave.Donc c'est alors en gros les les grandes figures et les chefs de parti se réunissent et décident entre eux comme ils avaient fait au moment de désigner Lucie Castet comme première ministre, soit une convention citoyenne qui pourrait prendre la forme d'un d'audit de enfin d'audition par des citoyens peut-être tirés au sort, peut-être sélectionnés en fonction de représentativité, qui se mettraient d'accord pour auditionner les candidats potentiels et désigner ensuite un candidat qui viendrait s'imposer aux appareils.

14:31

C'est ça.Et en fait quand on leur dit ça, ben il y a Lucie Castet par exemple qui dit ben écoutez pardon mais ça faisait partie des hypothèses de travail au début, visiblement personne n'en a voulu.Et même je leur pose la question au point presse post post primaire, post meeting pardon, Clémentine Otin elle dit bah il faut que ce soit le peuple de gauche qui décide donc ça c'est il peut y avoir peut-être d'autres moyens que la primaire et même la porte-parole de François Ruffin, pas François Ruffin directement, la députée Sophie Taillé-Poliand dit il faut surtout pas que ce soit les les élites de la gauche qui décident dans un bureau tout seul.Il faut qu'à un moment donné le peuple de gauche soit convoqué.Ce qui est une formulation suffisamment ambigu pour comprendre autre chose que la primaire.Même si François Ruffin c'est quand même celui qui s'est le plus avancé sur le côté il nous faut une primaire dite. le côté il nous faut une primaire dite.

15:25

Gézer avec un ou deux millions de personnes pour créer une dynamique.Et c'est vrai que c'est quand même aussi ça l'avantage d'une primaire.C'est de, enfin, si elle est réussie, bien entendu, ce qui n'est pas écrit d'avance, c'est de ramener des millions de gens votés pour avoir une dynamique, quelque chose de solide derrière.Et là, Olivier Faure, il dit pareil.Il dit, je suis pas un acharné de la primaire.D'ailleurs, dans son entourage, il y a quelqu'un qui m'a dit la semaine dernière, c'est vrai qu'il n'y a plus de de jusqu'au boutistes de la primaire.

15:56

Donc, je pense que il n'est pas totalement impossible que si ils arrivent à trouver une autre méthode, ces gens-là finissent par se mettre d'accord.Mais il y a une condition, c'est que il faut absolument que ce changement de méthode, s'il devait intervenir, je suis pas en train de vous annoncer qu'il va intervenir, il élargisse le cercle.Au fond, c'est ça la question de Boris Vallot et même de l'entourage d'Olivier Faure.L'entourage d'Olivier Faure, on dit, ben, on peut bien changer de méthode.Enfin, si c'est pour pas attirer Raphael Gluxam dans le truc, ça sert pas à grand chose.Donc, ils veulent élargir d'un côté à Gluxam et de l'autre aux communistes qui, pour l'instant, eux disent, nous, on participe, le programme d'abord, le programme d'abord.

16:35

On ne parle pas de programme, c'est mort.Mais comment dire, Vallot propose de parler programme d'abord, même si c'est quelque chose qui n'a pas grand sens de dire ça dans le sens où on est à un an de l'échéance.À un an de l'échéance, puis pour une présidentielle.Voilà, qu'on aime ou pas l'élection présidentielle.Et personnellement, j'aime pas l'élection présidentielle.Ben, il faut reconnaître que comment ça fonctionne, c'est une incarnation accolée à un projet.

17:01

C'est pas, c'est pas des legos en fait.C'est plus compliqué que ça.Donc, en tout cas, on peut se dire que cette primaire, pour l'instant, a quand même du plomb dans l'aile.C'est les militants socialistes qui qui ont peut son avenir entre entre leurs mains.On ne sait pas la date encore de de vote.Non, non, bien sûr.

17:18

Il y a un. un.vote de prévus partisocialistes, c'est fin juin sur le projet qui est actuellement dans sa dernière ligne droite.Donc, on l'a dit, présenté, débattu par les militants actuellement.Les Valaudistes, ils auraient voulu que, à cette occasion, il y ait un vote sur la stratégie et la candidature.Il y a des gens chez autour d'Olivier Faure qui ont tenté de trouver un compromis, qui estimaient que c'était pas une mauvaise idée de faire avant l'été un vote sur le projet et la stratégie, mais vu le manque de temps, un vote sur le candidat juste après l'été.Il y a pas de compromis qui a été trouvé.

18:00

Est-ce qu'il y a encore temps d'en trouver un ?Ça, difficile à dire.Et je voulais te montrer aussi un tweet pour essayer de voir comment réagissent les les les alliés d'Olivier Faure au move de Boris Valot.C'est celui de Raquel Garrido qui explique que le partisocialiste a été plombé par les années volantes, et qu'en réalité, le bilan d'Olivier Faure à la tête du du parti socialiste, c'est de l'avoir réarimé au reste de la gauche via la Nupes, le NFP, puis maintenant, dit-elle, Front Populaire 2027, donc cette fameuse primaire.Et elle a peur que les adhérents choisissent, je la cite, la liquidation de leur parti plutôt que la voix de l'union et de la victoire.Comment ils réagissent à tout ça, les alliés d'Olivier Faure pour ceux qui veulent la primaire ?

18:45

Bah, ils réagissent pas bien au move de Boris Valot en général depuis les municipales.Mais, mais, mais, ils ont bien conscience que le parti socialiste, s'il s'en va de la primaire, bah, la primaire a moins de sens.A moins de sens, quoi.Donc, ils sont aussi un peu contraints par par ça, évidemment.Mais Garrido, Raquel Garrido, dit, ça ressemble à un coup de barre à droite.C'est ce qu'elle dit.

19:13

En gros, que c'est c'est ce qui va réarimer va réarimerle Parti socialiste vers le retour de la sinon du à la sauce François Hollande.Il est évident que dans l'état actuel des choses, et je dis bien dans l'état actuel des choses, si demain les militants socialistes disent non à la primaire et oui à un soutien à la candidature Gluxman un peu contre le reste de la gauche, c'est ça qui se passe.Et il est très clair que le comment dire le soutien, enfin le retrait de Boris Vallot de la majorité interne au PS, ça donne de l'essence à ces gendarmes dans le parti.C'est aussi pour ça que son interview de ce matin est intéressante, c'est que justement on sent bien que il a vu le danger.Il a vu le danger d'être juste un peu l'idiot utile de la droite du PS.

20:05

Eh bien, on va y venir.Justement, je te propose d'écouter maintenant François Hollande, puisqu'on parle de l'aile droite du Parti socialiste.Il est élu invité de France 3 dans Dimanche en politique.J'en tire la conclusion, et cette conclusion me va tout à fait.Il n'y aura pas, que chacun le comprenne bien, il n'y aura pas de primaire pour désigner un candidat avec la gauche au-delà du Parti socialiste.C'est-à-dire la conséquence de la démission de Boris Vallot.

20:32

Les François Ruffin, Clémentine Otte, enfin tous ceux qui voulaient faire cette primaire, c'est fini.Que chacun le comprenne bien, c'est terminé.Cette décision là vient en donner finalement toute la.Et ça vous va.Oui, ça me va parce que je considère que ce qu'il faut porter, c'est une candidature de l'espace socialiste-social-démocrate.Il y a suffisamment de non, vous les connaissez, Bernard Cazeneuve, Raphaël Gluxman.

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20:54

On va tout à fait parler de ça.C'est pas, c'est le problème des personnes existent, mais il faut donc s'associer à toutes les formations politiques qui pensent finalement la social-démocratie dans ce qu'elle doit avoir comme renouveau, mais qui pensent que une gauche doit d'abord prendre en compte la réalité. d'abord prendre en compte la réalité.et la transformation d'un pays qui est aujourd'hui en souffrance.Alors Rachel, game over, c'est fini, terminado, c'est finito, fini.T'as bien compris, la primaire, c'est fini.Arrêtez de nous emmerder, les hauts et les ruffins.

21:21

Finito, il dit François Hollande.Il dit aussi qu'un futur président peut être de gauche à condition que les électeurs, que pardon, il parle aux électeurs d'Emmanuel Macron.Voilà, c'est le renouveau de la social-démocratie, dit-il.Est-ce qu'ils sont alignés avec Boris Vallot là ?Non.Clairement, Boris Vallot, lui, il veut pas de la primaire parce qu'il pense que c'est une mauvaise méthode de désignation.

21:46

Et comme je le disais, donc, de fait, son retrait de la majorité d'Olzivi Fort, elle donne du fuel à ceux qui veulent pas de la primaire, mais aussi, de fait, à ceux qui ne veulent pas non plus du périmètre de Ruffin avec Luxman, mais qui préfèrent un périmètre de Hollande avec Luxman.Ce qui, on en conviendra.De Fort avec Luxman.Allez.Allez, de Fort avec Luxman.Et encore, je pense que si Fort faisait pas la campagne, ça les arrangeait bien.

22:09

Ce qui est un peu plus étroit, on en conviendra.Et ça fait des semaines que je dis ça à l'entourage de Boris Vallot.Bien gentil ce que vous faites, mais en fait, comment vous pouvez dire, mais non, on soutient pas une candidature Luxman quand vous alliez qu'avec des gens qui veulent une candidature Luxman.À un moment donné, il y a une incohérence.Tu dis non, mais non, t'as tort, tu comprends pas ce qui se passe.Bon, toujours est-il que ce matin, Boris Vallot, pardon, il met un gros tir à François Hollande en disant, non, non, mais moi, oui, certes, je veux pas la primaire, mais le périmètre social-démocrate, ça m'intéresse pas non plus.

22:44

On peut imaginer que ce que vraiment essaye de faire Boris Vallot, c'est essayer vraiment de ramener Raphaël Luxman dans un processus commun dont il veut pas trop trop.Quand on discute avec une partie de l'élite droite du PS et les proches de Raphaël Luxman, nous disent de toute façon, si à la toute façon, si à lafin c'est Hautin ou Ruffin qui sortent du chapeau nous on n'est pas pour parce qu'en fait on n'est pas d'accord alors bien sûr vous savez il y a eu il y a une semaine ou dix jours le Parti socialiste a rencontré en bilatéral tous ses partenaires potentiels écolo là près debout et aussi Place publique et Glucksmann ce que les socialistes t'en disent c'est que c'est pas si clair que ça alors ça les arrange bien de dire que c'est pas si clair que ça chez Glucksmann mais ce qu'ils disent c'est qu'au fond la stratégie de Glucksmann c'est de lancer sa candidature là début il va sortir un livre et un meeting le treize juin et qu'il veut voir quel bump dans les sondages il peut avoir à ce puisque je sais bien que dans le public peu de gens sont favorables à une primaire mais la vérité c'est que sans primaire c'est les sondages qui font l'élection je le dis comme ça donc il veut voir quel bump il peut avoir dans les sondages et si il n'a pas le bump attendu les socialistes pensent qu'il pourrait se rallier à quelque chose d'un petit peu plus commun autre sujet les socialistes pensent que dans son parti c'est pas aussi clair que ça non plus qu'ils veulent pas d'un processus commun dans l'entourage dans l'entourage d'Olivier Faure on nous fait parce qu'à la réunion bilatérale il y avait Raphaël Glucksmann et Aurore Laluc la députée européenne de Place publique et présidente on s'est aperçu qu'Aurore Laluc était de gauche et du coup visiblement il y avait quelques dissonances entre les deux leaders de Place publique à cette à cette rencontre là et donc ils veulent croire que il y a un coin qui peut être enfoncé chez Place publique on en est pas encore là de fait mais voilà et par ailleurs François Hollande puisque on a regardé François Hollande regardé François Hollandeen a toujours pas parlé.Lui, tout ce qui peut s'approcher d'un bordel au sein du Parti Socialiste, ça l'arrange.Il achète.

25:09

Il achète.Lui, ce qu'il veut, c'est une désignation très tardive, fin 2027.Il a dit décembre.Ouais.Fin 2026.Pourquoi pas même début 2027 ?

25:20

Parce qu'en fait, il a bien compris que sa seule chance d'être le candidat du Parti Socialiste, c'est d'être le dernier vivant dans le jeu de massacre, en fait.C'est ça la stratégie de François Hollande.Donc plus c'est le bordel, plus ça l'arrange.Et comme je l'ai déjà dit, je le redis, c'est pour ça que Boris Vallot, ce matin, il essaye de se distancer de ça et malgré tout, même si on y croit, on n'y croit pas, de proposer des solutions alternatives.Peut-être qu'il a compris aussi que François Hollande, au vu de son bilan, c'est qu'il est radioactif.Oui, oui.

25:52

Ça, je pense qu'il y a beaucoup de gens au Parti Socialiste, malgré tout, qui le pensent, même si pas autant qu'on pourrait le penser vu la radioactivité du bilan.Et c'est ça qui est fou, en fait, parce que quand même ces dernières semaines, ces derniers jours, il y a quand même une très grosse offensive de François Hollande.Il y a des articles partout dans la presse sur il se prépare.On se remet à prendre au sérieux les boutades de François Hollande.C'est assez consternant.Mais la vérité, c'est que pourquoi ça existe ?

26:19

Pourquoi ça existe François Hollande alors qu'il a un bilan cataclysmique d'un point de vue électoral pour la gauche et que même Jean-Luc Mélenchon n'a pas réussi à régler depuis dix ans ?Eh bien, en fait, c'est parce que les autres sont complètement nuls.Il faut le dire comme ça.Et donc ça lui laisse, malgré tout, un tout petit espace.Là, on a parlé stratégie, mais quand même, si tout le monde, imaginons, politique fiction, les socialistes arrivent à ramener Gluxmann dans l'offre commune, la question, c'est celle du fond, quand même qu'on n'arrive pas à régler entre Hautin et Rufin. et Rufin.Rufin jusqu'à Gluxmann, sur quels points d'accord ils peuvent être d'accord et quels sont les points de divergence assez majeurs qui pourraient rendre compliqué un atelage entre ceux qui veulent parler davantage à un électorat plus centriste et à ceux qui veulent être au cœur de la gauche et en parler à la gauche radicale.

27:13

C'est tout le sujet.Mais comment dire ?Je me permettrais de rappeler que ces gens-là, il y a moins de deux ans, ont signé le même programme commun pour les élections législatives.Le Nouveau Front Populaire.Voilà, le Nouveau Front Populaire.Alors bien sûr, je suis bien au courant que ça n'a pas duré très longtemps après les élections, mais de fait, ça a déjà été le cas il n'y a pas si longtemps que ça.

27:40

Ce qui bloque, c'est malgré tout, même si quand il n'y a pas Mélenchon dans l'équation, c'est un petit peu moins le cas, mais malgré tout, quand même un peu les questions internationales.Aujourd'hui, même si pour l'instant on n'a pas encore le programme définitif de Place Publique, mais dans ce qui nous avait été présenté il y a environ un an comme première ébauche, qui cassait pas trois pattes à un canard, c'était un programme de centre gauche tout à fait commun.Qui avait plus grand chose à voir avec celui du NFP, quoi.Non, mais après, on est bien au courant que Place Publique, c'est moins à gauche que le NFP en moyenne, quoi.Je veux dire, ça, c'est pas une énorme surprise.Ce qui était frappant, c'est qu'il mettait très nettement en tête de son programme et donc on peut imaginer de ses priorités la question de l'économie de guerre.

28:27

Bon, ben ça, c'est clair que dans une partie de la gauche, l'économie de guerre, ça parle pas beaucoup et il n'y a pas besoin d'aller jusqu'à Jean-Luc Mélenchon pour ça.Lui, il dit qu'il veut sauver la démocratie.Gluxmann, c'était ça son axe au mois d'octobre lorsqu'il a réuni ses troupes à La Réole pour les, c'est pas les universités d'été puisqu'on est plus en été, mais en gros, les universités de Place Publique, son discours, son axe principal, nous serons les sauveurs de la démocratie. la démocratie.Et puis de l'autre côté, vous avez comment un François Ruffin qui met beaucoup de l'avant des questions du travail.D'ailleurs, il dit que son projet est travailliste, alors que pour le coup Raphael Gluxman, la question du travail, c'est quelque chose qui semble jusque-là lui passer assez loin au-dessus.Après, ces gens-là sont d'accord sur à peu près une chose quand même, c'est qu'il y en a aucun qui a présenté un financement de son programme, ni les socialistes, ni Raphael Gluxman, ni Clémentine Autain, ni François Ruffin.

29:26

Donc là-dessus, pour le coup, ils sont d'accord.Mais comment dire ?D'une certaine manière, la question, et je vais dire ça de manière très cynique, l'élection présidentielle, elle fonctionne comme ça.Il n'y a que deux qualifiés au second tour.Alors vous pouvez toujours dire que vous n'êtes pas d'accord avec tel ou tel point.Si c'est pour à la fin faire deux plus quatre plus six, il y en a aucun qui sera au second tour.

29:52

À la fin, c'est quand même ça la question.Et bouclant la boucle, peut-être avec Boris Volov.Je précise.Et on a bien vu dans le passé que l'électorat de gauche, il peut très bien aller voter massivement pour Jean-Luc Mélenchon à une élection, puis écolo à une autre, puis Mélenchon, puis Gluxman.La vérité aussi, il faut se dire, même si l'électorat de gauche a ses exigences, l'électorat de gauche, il veut aussi gagner.Il en a marre de perdre, mais il y a aussi une demande de radicalité.

30:25

On l'a vu dans les.Les vrais des deux sont vrais.Aux élections municipales, on a vu qu'il restait un pôle de radicalité quand même, même quand l'union se faisait sans les insoumis.Et c'est celui qui arrivera à mieux le faire ce mélange-là, qui à mon avis arrivera à tirer les marrons du feu à gauche.Et l'autre question, ce sera celle de l'élargissement.Il y a une fois comment tu réunis ton camp, et une fois si potentiellement au deuxième tour, comment tu arrives. potentiellement au deuxième tour, comment tu arrives.

30:45

à élargir.On a vu que ça n'a pas toujours été simple aux élections municipales.Non, non, c'est sûr.Et d'ailleurs, c'est assez frappant.Là aussi, chez Raphaël Glucksmann, il y a des questions qui se posent parce que c'est vrai que ces dernières semaines, on avait l'impression qu'ils mettaient vraiment tous les gaz vers le centre Raphaël Glucksmann.Et quand on parle avec certains des proches de Raphaël Glucksmann, on a bien conscience.

31:08

Enfin, ils ont comprend qu'ils ont bien conscience que faire le deuxième tour avant le premier n'est peut-être pas une très très bonne idée.Dans le sens que l'électorat modéré, il va avoir beaucoup de candidats à se mettre sous la dent.Peut-être un Glucksmann, peut-être un Tal, peut-être un peut-être un Casneuve, peut-être un Édouard Philippe si on le met encore.J'ai failli tomber de ma chaise quand tu as dit candidat modéré.Oui, candidat modéré, candidat.Voilà, je, évidemment.

31:36

De l'extrême centre.Voilà, de l'extrême centre.Non, mais c'est comme ça qu'il me le vendait dans l'entourage de Raphaël Glucksmann.C'était de ne pas laisser Édouard Philippe être le vote utile dès le premier tour.Et donc, en gros, il fallait quelqu'un qui puisse attraper une partie de l'électorat de gauche et une partie de l'électorat centriste qui soit entre Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe.Sinon, ils avaient peur que même l'électorat de gauche, voit en Édouard Philippe la personne la mieux à même au deuxième tour de battre l'extrême droite.

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32:01

Et donc, c'est pour lui qu'il faudrait voter dès le premier tour pour lui assurer sa place au second tour.Tout à fait.Tout à fait.Je pense que là où il y a une erreur d'analyse et pour le coup les municipales répondent bien à ça, c'est qu'en fait, quand la gauche décide de parler à tout le monde sauf à la gauche radicale en se disant que finalement elle les file a déjà sous la main, ça peut pas fonctionner puisque les centristes en fait ils vont voter au centre.Et dans un deuxième tour, la question elle se pose différemment.Mais au premier tour, si la gauche dite non Mélenchoniste, elle arrive pas à prendre une part, pas forcément énorme, mais une part de l'électorat qui énorme, mais une part de l'électorat qui

32:39

vote Mélenchon, ben elle n'arrivera à rien.C'est ça la réalité.Merci Rachel.Merci millions.Merci à vous de nous avoir regardés.N'oubliez pas, abonnez-vous à la chaîne YouTube, aux journaux, à notre site internet.

32:51

On prend les subes aussi lorsque vous nous regardez en live.Merci à vous et à très vite. vite.

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