Bonsoir Mathilde Panot.Bonsoir.Bonsoir Alain Demel.On va parler de Jean-Luc Mélenchon dans quelques minutes puisqu'il s'est officiellement relancé dans le bain de la présidentielle, quatrième candidature.D'abord sans doute la question qui intéresse le plus les Français en ce moment, celle des prix des carburants.Vous souhaitez-vous chez les Insoumis un blocage des prix, une taxation des super bénéfices de Total ?
Voici ce qu'a dit aujourd'hui Emmanuel Macron.On l'écoute.
Aujourd'hui il n'y a pas des producteurs ou que ce soit qui sont en train de faire beaucoup d'argent et qui font monter le prix à dessein.Il y a surtout un contexte géopolitique par ce par ce blocus.S'il y a des profits excessifs ou des comportements de si je puis dire un peu prédateurs ou spéculateurs, en effet les différents pays, les Européens devront y répondre.Vous êtes rassurée Mathilde Panot quand vous entendez ça ?
Alors absolument pas puisque cela fait maintenant des semaines que nous demandons un blocage des prix des carburants parce que je rappelle que des millions de Français n'en peuvent plus dans ce pays, n'arrivent plus à se déplacer, ont des problèmes pour amener leurs enfants à l'école, pour aller travailler, y compris des gens qui se rendent compte que aller travailler ne vaut plus le coup, des personnes qui par exemple renoncent à aller voir leur famille leur par exemple de longs week-ends comme on a actuellement en mai et donc ce qu'il faut faire c'est bloquer les prix.
Est-ce que vous pouvez nous expliquer pardon comment fonctionne le blocage des prix ?
Oui bien sûr on fait un blocage des prix et des marges où on décide que par exemple nous aurons le carburant à un euro soixante dix c'est-à-dire au prix qu'il était avant guerre qui permet que ceux qui payent ce ne soient ni les Français ni et les Françaises ni l'État derrière avec donc de l'argent public qui est donné directement aux grands actionnaires mais que ce soit des profiteurs de crise comme par exemple Total dont on a appris qu'il avait fait en juste un mois un milliard de profits.Trois mois.Non non en un mois c'est le fameux Mélenchon qui rentre ça.Ils ont fait un milliard en un mois, cinq milliards en trois mois effectivement et c'est donc à eux de payer pour la crise qui étrangle des millions de personnes dans ces pays.
Je reviens sur le blocage.Un euro soixante dix à la pompe si vous étiez aux manettes aujourd'hui s'il pompiste. aux manettes aujourd'hui s'il pompiste.le carburant qu'on lui livre, il le payeVous l'obligez à le vendre moins cher.
Mais en fait, la question n'est pas tellement sur les distributeurs et y compris sur la question des distributeurs indépendants.La question, c'est sur ceux qui produisent, ceux qui raffinent.Et donc, c'est sur eux et notamment c'est pour cela que je parlais de Total.Donc c'est Total que vous obligez à baisser ses prix.Bien sûr.Vous savez que Total, en dix ans, a distribué 100 milliards à ses actionnaires.
100 milliards.Donc je crois qu'ils ont largement les moyens de payer.Et si Total dit non, eh bien nous avons un la possibilité d'abord pour les préfets de réquisitionner et voir si Total ne veut vraiment pas de nationaliser sur la question des circuits de production et notamment de distribution de raffinerie.
Nationaliser Total.
Oui, bien sûr.Vous savez, alors on a regardé sur uniquement raffinerie, réseaux de distribution, c'est entre 8 et 10 milliards.Et je vous assure que ça se réinterrogerait.
À nationaliser juste un petit bout de Total en fait.
Oui.Enfin, vous savez que Total a été public entre 1924 et 1984.Tout à fait.
Mais Total, quand on regarde, j'ai regardé les chiffres évidemment, comme vous, Mathilde Panot, aujourd'hui, 1993.
La capitalisation de Total aujourd'hui, c'est pas 8 milliards, c'est 180 milliards.
Oui.
Même si l'État n'en rachetait que 50 % pour être majoritaire, il faudrait faire un chèque de 90 milliards d'euros.Non.Sauf si vous me prenez que pour l'instant que les raffineries et les réseaux de distribution.Vous comprenez que ce qu'on est en train de dire, c'est le blocage des prix a un effet immédiat.La France l'a déjà fait, je rappelle, lors de la guerre du Golfe.Elle l'a fait par exemple sur le gel hydroalcoolique.
Donc la France sait faire le blocage des prix.C'est un article qui permet par simple décret de faire ce blocage des prix.Et je vous assure que Total fait largement assez de bénéfices en France pour faire en sorte de payer à la place du peuple qui n'a rien à voir là-dedans.Parce que je rappelle.
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— Ruben, Netherlands
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Get started freeSi c'est entre guillemets si simple que ça, Mathilde Panot, pourquoi quasiment personne au monde ne le fait ?
Pourquoi personne au monde ne le fait ?Je sais pas.Par exemple, vous regardez dans les outre-mer, ça se fait.Le fait.Vous regardez par exemple les prix des carburants à la Réunion, ça se fait.
Oui.Donc.Mais quand on regarde, c'est vrai quand on c'est vrai quand onregarde la planète aujourd'hui.La Chine le fait, mais c'est pas forcément le modèle.La Hongrie le fait, c'est le seul pays, et la Corée du Sud l'a fait pendant deux semaines avant d'arrêter.
Oui, bah peut-être parce que vous regardez que vous avez des dirigeants qui préfèrent mettre de l'argent public plutôt que de forcer une multinationale à devoir payer.Par exemple, quand vous voyez Marine Le Pen qui propose une baisse de un centime par litre et qui est par exemple celle qui dîne secrètement avec Patrick Pouyanné, le PDG de Total, eh bien peut-être que tout cela a un lien.Nous, nous ne voulons pas laisser les multinationales se gaver comme elles sont en train de le faire.Je rappelle que le pétrole qui est à la pompe est du pétrole qui vient d'avant la guerre, donc qui vient uniquement d'un phénomène de spéculation de la part de Total, et donc nous voulons faire en sorte que ce soit eux qui payent et non pas le peuple de France.
Alain Duhamel, Jean-Luc Mélenchon vient donc de se lancer, de se relancer dans la course à l'Élysée.Ce sera sa quatrième candidature.Est-ce que ça peut être pour lui la bonne candidature ?Est-ce qu'il peut arriver à l'Élysée ?
Ah ben il y a deux choses dans ce que vous dites.Est-ce que ça peut être la bonne candidature ?Pour dire les choses comme je les crois, Jean-Luc Mélenchon n'est jamais meilleur qu'en campagne présidentielle.
Maintenant, si sourire à Mathilde Panot qui vous a.
Non, mais je le dis pas parce qu'elle est là.
Non, non, mais je suis loyal.C'est un de mes thèmes.
C'est la.Enfin, je considère que c'est une réalité politique, donc c'est pas la peine de l'esquiver.En revanche, si vous me dites est-ce qu'il va être élu président de la République, je vous dis non.C'est peut-être ça enlève le sourire de.
Non, vous allez voir pourquoi j'ai un grand sourire.
C'est peut-être dommage pour une partie des Français.Je dis pas le contraire, mais ça ne me paraît pas dans l'ordre du probable.Pourquoi ?Mais parce que ce qu'il incarne, avec un talent incontestable, qui parle sur le marché en période de campagne électorale iradi, parce que il est comme ça.Bon, il est très beau en campagne, mais il est regardé comme incarnant des. beau en campagne, mais il est regardé comme incarnant des.solutions, un style et un type de société.
Ça, type de société, c'est l'horizon évidemment, qui n'est pas celui auquel adhère la majorité des Français.Il y a une partie des Français qui sont d'accord avec lui.Il y a une partie spécialement importante chez les jeunes et chez, disons les ceux qui ont fait ceux qui ont une licence, voilà.Mais ça ne fait pas la majorité du tout.Nathalie Panot.
Alors déjà, je vous explique, Monsieur Duhamel, pourquoi j'ai le sourire au-delà du fait que je suis d'accord avec vous que Jean-Luc Mélenchon est excellent en campagne et je le crois sera un excellent président.C'est qu'à l'instant, nous venons d'atteindre, d'atteindre sur Mélenchon2027.fr les 150 000 signatures citoyennes, donc parrainage citoyen qui viennent directement de la commission Jospin et donc Jean-Luc Mélenchon.Et à cet instant où je vous parle, officiellement notre candidat à l'élection présidentielle.Et j'invite toutes celles et ceux qui nous écoutent à continuer à nous donner de la force et à avoir une dynamique en allant continuer de soutenir cette candidature sur Mélenchon2027.fr et à venir au meeting qui sera le 7 juin à Saint-Denis.Donc ça, c'est la première chose qui me donne le sourire.Ça, c'est le premier point.
Ensuite, la deuxième chose, Monsieur Duhamel, c'est que nous avons retrouvé avec Jean-Luc Mélenchon un article qui peut-être va vous faire sourire.Alors c'est un article qui date d'avant l'élection de 1981 sur François Mitterrand, qui dit, par exemple, je cite une des choses qu'il y a dans cet article.Comment bien figurer dans une élection aussi personnalisée que la présidentielle en partant avec un tel handicap ?En parlant de la personnalité de François Mitterrand, qui, selon cet article, s'accroche à sa candidature, ne peut pas gagner, est une sorte de candidature usée.Et vous le savez, eh bien, François Mitterrand a gagné ensuite l'élection présidentielle.J'ai remarqué.
Donc je le dis parce que il y a à chaque fois que la gauche de rupture peut arriver au pouvoir. la gauche de rupture peut arriver au pouvoir.il y a une forme de barrage qui se crée en nous expliquant qu'il serait absolument impossible de le faire.Je rappelle qu'en 2022, un an avant l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon était sondé à 20 points de l'extrême droite, et qu'à la fin, il y a eu seulement un point d'écart entre Jean-Luc Mélenchon et l'extrême droite et nous avons raté le second tour de l'élection présidentielle à 402 millions.
Je voudrais donner juste un, je vous écoute avec attention, Mathilde Pano, un chiffre que vous avez sans doute vu il y a quelques semaines, c'est le grand baromètre Cevipof pour pour le Monde qui teste non pas les intentions de vote au jour le jour, on n'est pas dans la course de chevaux, mais la popularité des différents candidats à l'Élysée.Si ces personnalités étaient élus président de la République, vous seriez très mécontent, très mécontent, 70% pour Jean-Luc Mélenchon.Il fait plus que Eric Zemmour, Jordan Bardella, Raphael Glucksmann, Édouard Philippe.Si on ajoute les très mécontents et un peu mécontents, il est à 81%.Ça veut dire que au-delà de son socle autour de 20%, 20% c'était le score il y a quatre ans, je ne vais pas dire tout le monde le déteste, mais il n'est pas apprécié Jean-Luc Mélenchon.Ce chiffre-là qui fait finalement Jean-Luc Mélenchon un très bon candidat sans doute du premier tour et un repoussoir au second, est-ce qu'il vous inquiète pas un tout petit peu ?
Non parce que je n'y crois pas.Je vais vous dire, d'abord sur le repoussoir quand même, je tiens à faire le parallèle, les 150 000 parrainages citoyens, nous les demandons à chaque élection parce que nous considérons que il ne faut pas demander aux maires de parrainer ou de marrainer, en tout cas qu'on devrait en complément de cela, puisque souvent les maires ne le demandent pas, qu'on puisse avoir une procédure de parrainage justement par 150 000 parrainages citoyens.Vous savez en combien de temps la dernière fois pour l'élection présidentielle de 2022, nous avons eu ces 150 000 parrainages citoyens ?Entre guillemets, c'est fan club, c'est normal.C'est en moins de 24 heures.Oui, mais ça montre une certaine dynamique qui moi me fait plaisir.
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Get started freeEnsuite, la deuxième chose, Monsieur Faubel, pour répondre directement à ce que vous disiez, c'est que vous vous appuyez sur des sondages et je comprends, vous vous appuyez sur des sondages pour dire si telle ou telle personne serait détestée. dire si telle ou telle personne serait détestée.Nous, nous nous appuyons sur des faits.Et je rappelle que ce qui s'est passé en 2024, alors que 27 sondages sur 27 donnaient l'extrême droite en tête, c'est que c'est nous qui sommes arrivés en tête avec un programme de rupture, qui est un programme notamment qui vient de l'avenir en commun.Et que ce qui s'est passé en 2024, ce n'était pas il y a 50 ou 60 ans.Ce qui s'est passé il y a deux ans tout pile, c'est que le pays a massivement voté contre l'extrême droite, pour faire barrage à l'extrême droite.Donc nous expliquions maintenant que Jean-Luc Mélenchon serait l'homme le plus détesté.
Qu'une petite musique qu'on entend avant toutes les élections, eh bien, ne correspond pas au fait que nous voyons.Et moi, je crois qu'au contraire, il y a une envie dans ce pays, un espoir dans ce pays que le pays ne soit pas scindé en deux à la fois par le racisme et par les inégalités qui ne cessent d'augmenter.Madame, est-ce que vous êtes d'accord ?
Non, je ne vois pas les choses comme ça.Je sais bien que Jean-Luc Mélenchon a, je ne dirais pas son fan club, mais une base électorale importante.Je sais bien que en période électorale, il a une capacité à élargir cette base plus que d'autres.Et c'est vrai que quand on reprend, comme je l'ai fait toute ma vie, les l'évolution des courbes d'intention de vote pour arriver au vote réel, c'est vrai que en cours de campagne, il gagne proportionnellement plus que les autres.Ça, c'est un fait.Donc je ne, je ne sous-estime pas du tout les capacités de Jean-Luc Mélenchon en campagne.
Je suis persuadé que il sait faire des bonnes campagnes et que il se renforce pendant les campagnes, même si il fait peur ou s'il est considéré comme l'abomination de la désolation par une majorité de Français.Il n'empêche, il est bon en campagne.
Est-ce qu'il pourrait gagner au second tour pour vous face à Marine Le Pen ou face à Jordan Bardella ?Je crains que non.Pour quelles raisons ?
Je pense que il y a Je pense que il y aplus de gens qui ne sont favorables ni à Mélenchon ni à, mettons Bardella.Je pense que les deux suscitent des oppositions très fortes, mais je pense que ceux qui au premier tour ne voteraient ni pour l'un ni pour l'autre seront plus nombreux s'il y a une hypothèse Jean-Luc Mélenchon a voté Bardella, même si ça n'est pas de gaieté de cœur.Mais quand j'ai dit ça, c'est comme ça que je vois les choses.Mais je reconnais que comme toujours, à presque un an de l'élection, un peu moins maintenant, les sondages ne sont pas du tout des intentions de vote réelles et que donc ce qu'on dit, on doit le dire en n'ayant pas le sentiment d'avoir des certitudes.Mais je pense que Jean-Luc Mélenchon progressera pendant l'élection.
Je ne pense pas qu'il la gagnera.Bon, mais je me trompe peut-être.
Alors Monsieur Duhamel, pour prendre un peu de large, quand vous regardez par exemple les élections qui ont eu lieu aux États-Unis, pourquoi, à votre avis, Kamala Harris a perdu contre Donald Trump et pourquoi l'extrême droite suprémaciste a-t-elle gagné aux États-Unis ?Pourtant, il y avait une candidate qui était extrêmement, on va dire ça, centriste comme on pouvait le dire, et qui en fait a échoué, modérée, et qui a échoué à mobiliser les gens suffisamment pour pouvoir battre l'extrême droite.Nous ne sommes pas tellement sur Donald Trump qui a accumulé tellement de voix qu'il a gagné.Nous sommes sur une candidate démocrate qui s'est, au contraire, effondrée sur le nombre de voix qu'elle aurait dû recueillir.
Je pense que Kamala Harris était une femme extrêmement honorable, qui était d'ailleurs d'un bon niveau, mais que la campagne classique qu'elle a faite face à Trump, qui n'est pas forcément du même niveau intellectuel, mais qui a des capacités en campagne qui sont hors du commun. en campagne qui sont hors du commun.honte inversée, ce qui aurait pu se produire.Oui.D'ailleurs, d'ailleurs, elle a perdu.Elle avait démarré à un assez bon niveau.Camille Harris.
Elle a perdu progressivement pendant la campagne et Trump, qui était considéré comme quand même déjà, déjà, puisqu'il avait déjà été candidat, comme un agité, il n'empêche qu'il a nettement progressé pendant la campagne.
En fait, ce que je voulais vous dire par là, c'est que quand vous regardez, par exemple, l'exemple italien, l'exemple états-unien, eh bien, on voit que quand vous avez un candidat qui est modéré, comme on dit, en fait, vous n'avez pas le phénomène justement de dynamique et de force que nous nous arrivons à faire dans les urnes.Et je vais vous dire, Monsieur Duhamel, et ça vous le savez, le moment s'il arrive où il y a un second tour entre la France insoumise, la gauche de rupture et l'extrême droite sera aussi un moment où chacun et chacune devra choisir son camp.Et je crois que vous le savez et que celles et ceux qui se diront que face à l'extrême droite, parce que Jean-Luc Mélenchon parfois parle fort ou je ne sais quoi, choisiront soit de ne pas aller voter, soit d'aller voter pour l'extrême droite porteront une lourde responsabilité.Je le dis parce que, par exemple, dans les sondages que vous prenez pour expliquer que Jean-Luc Mélenchon serait battu par le RN, il se trouve que dans son sondage, quand on regarde le détail, il y aurait 25 % des socialistes qui voteraient pour la candidature de Jordan Bardella en l'occurrence face à Jean-Luc Mélenchon.Je ne le crois pas une seule seconde.Je ne le crois pas une seule seconde et c'est complètement antinomique par rapport à ce qui s'est passé en 2024.
Nous réussirons à battre l'extrême droite dans ce pays si tout le monde va aux urnes, notamment parce que entre 2022 et 2027, il y a 4,2 millions de jeunes qui ont atteint l'âge de la majorité.En deux mots.
Deux mots de conclusion, Alain.Ça signifie que les deux seraient l'un comme l'autre en finale et ça n'est pas mon pronostic. ça n'est pas mon pronostic.
Eh bien nous verrons, mais je vous dis Monsieur Duhamel, il n'existe de France que ce que nous en faisons et le futur n'existe pas, c'est ce que nous créerons.Merci.Ça, ça peut se soutenir.
Et merci Alain Duhamel à suivre le 20h.Julia Met, la guerre était en train de reprendre quasiment sous nos yeux ce soir au Moyen-Orient.À tout de suite. suite.
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