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Macron en Afrique : « une fin de règne interminable »

Marion Maréchal8 views
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Et vous nous avez rejoints Marion Maréchal, bonsoir.Bonsoir.

0:03

Députée européenne, l'énorme écho.On va parler évidemment des événements en France, mais d'abord les événements internationaux qui ont tel retentissement.Ces images de guerre, Trump qui fait évoluer ses porte-avions pour montrer la puissance américaine.Est-ce que c'est notre guerre ?

0:21

Non, ça n'est pas notre guerre.De fait, je crois que personne n'a le souhait d'entrer en guerre avec l'Iran, en particulier dans les circonstances actuelles.D'autant plus que pour que nous puissions envisager un jour d'être partie prenante de ce conflit, encore utile fallu que les Américains décidasse de nous associer, ce qui n'a jamais été le cas puisque nous avons eu un certain nombre de buts de guerre évolutifs et erratiques.On a commencé par nous expliquer ce qui d'ailleurs pouvait faire consensus qu'il fallait évidemment bloquer le processus de comment dire nucléaire iranien, mais il a été décidé par les Américains de faire comment dire de mettre en place des assassinats ciblés sans nous en informer en amont.Puis ce but de guerre est devenu la volonté de faire tomber le régime, ce qui l'a été beaucoup plus hasardeux puisqu'évidemment on ne fait pas tomber un régime avec des bombes et des avions.Il faut des soutiens sur place et là je crois que tout le monde s'accordait à dire que et bien le pari était fragile.

1:11

Et puis maintenant il s'agit de limiter la casse sur le détroit d'Ormus et d'accélérer son déblocage.Donc c'est vrai qu'à partir de là, les buts de guerre n'étant pas clairs, la communication et l'association américaine n'étant pas voulue, pas de raison aujourd'hui que la France s'engage plus directement dans ce conflit, même si ça ne veut pas dire qu'elle ne fait rien puisque nous avons pris nos dispositions et à juste titre pour faire valoir comment dire l'application des accords de défense que nous avons avec Chypre, que nous avons avec le Qatar, que nous avons avec les Émirats.

1:38

Vous avez la dent très dure pour Trump.Moi je suis frappé de voir alors Madame Mélenchon, vous êtes de la même mouvance que Madame Mélenchon en Italie a fait a eu cette évolution aussi, c'est-à-dire elle était très proche, pas pas 100 %, mais assez proche de Trump.Et là elle est très dure et c'est réciproque.C'est votre cas aussi.

1:53

J'ai toujours eu une approche on va dire pragmatique et nuancée à l'égard de Donald Trump.Ça veut dire qu'il y a le Trump intérieur avec qui je parle. qui je parle.évidemment de nombreux combats dans la lutte contre l'immigration clandestine sur le narcotrafic dans le face au wokisme voilà il y a pas de débat là dessus et évidemment il y a des combats culturels et politiques que nous partageons et puis il y a le Donald Trump extérieur si je puis dire qui défend sa vision des intérêts américains intérêts américains qui ne sont pas toujours alignés sur les intérêts français européens ça ne date pas d'hier mais bon il n'y avait que les élites européennes pour ne pas s'en rendre compte quand c'était la gauche américaine au pouvoir ils fermaient les yeux sur tout vous vous souvenez l'amende BNP Paribas l'affaire Alstom l'espionnage massif des dirigeants européens l'affaire Oculus tout ça ne leur posait absolument aucun problème bon voilà il se trouve qu'aujourd'hui c'est Donald Trump donc il redécouvre comme par magie ce qui n'est pas mon cas l'autonomie l'indépendance la puissance et d'une certaine manière tant mieux voilà maintenant en ce qui concerne la politique étrangère de Donald Trump il est évident qu'une fois de plus les intérêts américains ne sont pas toujours alignés avec les nôtres et en l'espèce et sur ce conflit en particulier c'est vrai que les changements de pied et la communication à la fois spectaculaire et relativement illisible rend d'autant plus compliqué un positionnement on va dire très impliqué de la France c'est un empire les votre Le Pen vous avait fait un livre très très marquant sur votre a eu une phase très atlantiste il était très atlantiste contre les soviétiques et après très critique sur les Américains votre mouvement votre mouvement cette histoire là vous aujourd'hui ce que vous dites l'empire américain est dangereux ce qui est logique si vous voulez c'est que au moment où le monde libre s'opposait à l'URSS et au communisme il m'apparaissait logique qu'il puisse y avoir une une attache toute particulière faite au monde occidental et au monde libre auquel nous appartenons toujours d'ailleurs me il est vrai que les aventures ensuite dans les décennies qui ont suivi en Irak en Afghanistan bien sûr ont été plus critiquables et ont conduit à une prise de distance maintenant une fois de plus maintenant une fois de plusle sujet étant toujours de savoir comment nous devons nous comporter nous et les leçons que nous devons tirer de cette situation.Et il me semble que la première des leçons à tirer, et moi pour moi, elle n'est pas nouvelle.Elle est nouvelle pour un certain nombre de mes de partenaires, mais elle n'est pas nouvelle pour moi, c'est que nous ne pouvons pas dépendre sur le plan militaire et donc d'une certaine manière diplomatique d'un pays aussi allié soit-il qui a des intérêts divergents des nôtres et a une comment dire une une zone d'influence différente de la nôtre, a des méthodes différentes de la nôtre et donc de ce point de vue là, c'est le moment me semble-t-il d'accompagner cette idée qui commence à fleurir.

4:30

Il faut bien le dire auprès des dirigeants européens, qui est celle d'un pilier européen de l'OTAN, c'est-à-dire le fait de conforter bien sûr une alliance, un accord de défense avec les États-Unis, mais qui ne revient pas à une dépendance comment dire sur le plan matériel, sur le plan réglementaire, je pense notamment à la réglementation HITAR et sur le plan du commandement tel que fonctionne aujourd'hui l'OTAN.

4:53

Trump va-t-il trop loin ?Regardez l'image.Vous êtes une catholique pratiquante.Beaucoup de catholiques américains, notamment européens, ont été un peu quand même un peu heurtés, même chez ceux qui aiment bien Trump ou qui aiment bien Trump.Cette image là, il a prétendu qu'il savait pas que c'était Jésus, etc.Ça vous a choqué ?

5:08

Ben oui, moi évidemment, je suis mal à l'aise quand il s'agit d'instrumentaliser l'image, en l'occurrence divine ou même les textes parfois bibliques pour justifier sa propre politique, ce qui peut être la tendance d'une partie de l'administration de Donald Trump.

5:22

Mais ça, ça vous a personnellement heurté cette image là ?

5:24

Personnellement heurté.Bon, il en faut beaucoup, mais en tout cas ça m'a ça m'a dérangé pour une raison simple, c'est que il me semble qu'en l'espèce sur le cas iranien, le pape en tant que chef spirituel, chef de l'Église catholique, en plaident pour un chemin de diplomatie, de négociation, de paix, de protection de la vie évidemment des citoyens et dans son rôle, voilà et donc la réponse rugueuse de Donald Trump à la fois d'ailleurs. Trump à la fois d'ailleurs.au sujet du pape et à l'égard de Giorgia Meloni qui pour des raisons bien évidentes y compris sur le plan j'ai envie de dire quasiment culturel puisque le Vatican ou on douteais bien en Italie compte encore davantage que pour nous la réponse qu'il a faite également à l'égard de Giorgia Meloni était me à la fois disproportionnée et très indélicate Marion Maréchal la polémique s'allume entre vous et Bali Bagayoko elle se elle se poursuit par un peu par comment dire par une forme de de rouleau vous aviez dit c'était sur France 2 Monsieur Bali Bagayoko maire de Saint Denis a plus de chances d'être un descendant d'esclavagiste que moi puisque en l'occurrence il affirme venir d'une famille de nobles maliens qui pratiquaient jusqu'au XXe siècle l'esclavage de manière structurelle réponse sur Twitter tout à l'heure de Bali Bagayoko extrêmement développée il dit je suis profondément choqué que Madame Maréchal en arrive à m'attaquer personnellement il dit insultes qui me sont adressées il dit que vous assignez des élus à leurs origines réelles ou supposées il reconnaît que l'histoire les mémoires historiques sont multiples mais il dit en France nous avons la responsabilité de regarder lucidement notre propre histoire celle de la traite négrière le culot de Monsieur Bali Bagayoko est sans borne voilà je ne peux pas dire autre chose puisque en réalité il fait un texte très développé mais il ne répond sur rien qu'à aucun moment il ne fait ne qu'une allusion à la traite en effet qui a fait 14 millions d'esclaves je le rappelle à la traite qui a duré plusieurs siècles et qui en a fait 17 millions chacune plus que la fameuse traite transatlantique donc il ne répond pas il m'accuse de le renvoyer à ses origines alors que sur Radio Nova a expliqué qu'il était extrêmement fier d'être de d'ascendance malienne et en l'occurrence venu de la noblesse malienne et là je ne fais qu'un raisonnement factuel le raisonnement factuel c'est que la noblesse malienne pendant jusqu'au XXe siècle a pratiqué en effet l'esclavage de manière structurelle au point d'ailleurs même qu'un effet l'esclavage de manière structurelle au point d'ailleurs même qu'unrapport de l'ONU de 2021 continuait de dénoncer la persistance chez les descendants de ce fonctionnement d'esclavage.Et donc, j'ai simplement fait une réflexion tout à fait juste, qui était de dire qu'il a plus de chance, en effet, lui, de descendre en effet de familles d'esclavagistes que moi, qui suis moitié normande et en l'occurrence moitié bretonne, descendant d'ouvriers agricoles, de bouchers et de pêcheurs.Et voilà, je comprends que ça lui soit désagréable, mais la réalité de Monsieur Balibar Gaïoko, c'est que son accusation à mon encontre et à mon endroit est d'autant plus injustifiée que c'est un homme qui passe son temps à trier les gens en fonction de leur couleur de peau.

8:23

Je rappelle qu'il y a encore quelques à peine quelques jours, il a expliqué, parce que finalement le sous-texte commence à devenir le texte beaucoup plus clair, que le grand remplacement, en fait, c'était le remplacement des couches blanches.Voilà, les couches blanches, c'est vous et moi.Donc, de la même manière que quand il est en plateau face à Monsieur Apathy, il dit vous et moi.Voilà.Donc, donc c'est un homme qui a une lecture profondément racialiste des rapports de force politique.Donc, je trouve sa réponse, oui, particulièrement culottée.

8:50

Cela étant, chacun sa croix.Là, il y a évidemment une traite esclavagiste en Afrique, mais il y a évidemment aussi eu la traite esclavagiste.

9:00

Il ne s'agit pas de l'annuler.

9:01

J'ai bien compris.

9:02

Il s'agit de ne pas de faire, comment dire, d'avoir une approche qui soit une vraie approche d'apaisement et de réconciliation des mémoires, mais sans tri sélectif.Parce que s'il y a un tri sélectif, ça veut dire qu'il y a un objectif politique biaisé.

9:15

Quand Madame Taubira, je crois que c'est dans le Monde, va jusqu'à dire, il faut, on n'a pas fini avec ce sujet-là, c'est-à-dire, par exemple, l'indemnisation, les dédommagements, une forme de réparation morale, voire financière de ce qui a été fait aussi par la France.

9:27

Non, mais Madame Taubira, elle est en effet à l'initiative d'une loi sur la commémoration de, de, enfin, de la reconnaissance de l'esclavage comme un crime contre l'humanité, qui a ensuite donné lieu, en effet, à la mise en place de cette de cette commémoration, et elle. commémoration, et elle.disait à l'époque ce qui était quand même révélateur de l'état d'esprit qu'il ne fallait pas parler de la traite parce que c'était faire peser je cite quasiment au c'était faire peser un poids trop lourd sur les épaules des jeunes arabes voilà par contre en ce qui concerne la traite transatlantique européenne je constate que le poids n'est jamais assez lourd voilà pour les coupables que nous sommes en revanche le statut de victime ne nous est jamais accordé parce que je rappelle que par ailleurs parmi les victimes de l'esclavage il y a eu notamment les razias en méditerranée qui a été commis à l'encontre de plus d'un d'un million d'europeains et qui sont des victimes oubliées balayées donc moi je considère l'esclavage comme une ignominie je note d'ailleurs qu'il y a encore des formes d'esclavage qui continuent à exister aujourd'hui en afrique un esclavage aussi du travail sous certaines formes au qatar et que donc nous ferions bien un de dénoncer l'esclavage qui continue de perdurer et deux une fois de plus d'accepter que toutes les mémoires puissent être comment dire commémorées et toutes les souffrances puissent être commémorées que paradoxalement vous vous retrouvez avec balibagayoko ce quand il dit l'identité l'origine compte ça a été au fond une grande partie de l'histoire de de vos mouvements votre histoire aussi vous avez toujours dit mais contrairement à ceux qui disent tout se mélange peu importe l'identité etc l'origine oui l'identité compte quand il dit par exemple il y a il y a une certaine le fait d'être de saint denis les gens de saint denis il faut pas qu'ils soient remplacés par une gentrification un peu un peu générale oui enfin je note d'ailleurs qu'il considère que donc jordan bardella qui est né et a grandi à saint denis ne n'est pas reconnu comme de son point de vue comme un habitant légitime de saint denis donc j'imagine que c'est parce qu'il est blanc je ne sais pas j'essaye de comprendre en fait la logique de monsieur balibagayoko je crois qu'il y a absolument rien de comparable entre le combat qui est celui de la race nationale depuis toujours qui est attaché à la défense à l'identité à la culture du pays qui accueille voilà parce que moi je considère que c'est à celui qui vient de se plier aux mœurs à la culture et au code du pays d'accueil non pas à la société accueill la société accueillde s'adapter aux mœurs venues d'ailleurs.Donc ça, ça me paraît légitime.Mais moi, excusez-moi, je n'ai pas comme carburant électoral, comme c'est le cas aujourd'hui de la France insoumise, un carburant toxique.Le carburant toxique, c'est quand même l'instrumentalisation du ressentiment post-colonial.

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Ruben, Netherlands

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11:48

C'est l'instrumentalisation de la frustration économique et matérielle revancharde dans certaines cités.C'est le racisme anti-français et anti-blanc totalement décomplexé.Vous allez me dire qu'avec ce carburant-là, ils ont vocation à mettre en place un projet bienveillant, inclusif.Je ne le crois pas une seule seconde.Et donc une fois de plus, je tiens à rappeler à Monsieur Bali Bagayoko et à tous ceux qui l'entourent et qui nous expliquent qu'ils mettent en place la nouvelle France, qui se veut donc, de ce que je comprends de toutes leurs déclarations, sans et contre le peuple de souche.Que oui, je suis navrée de vous dire que je considère que aujourd'hui, c'est la culture française, comment dire, d'origine, qui est installée ici, qui a fait ce pays, qui a un droit de préséance sur toutes les autres.

12:32

Ces questions d'origine, est-ce qu'elles reviennent qu'on soit pour vous, contre vous, pour Bagayoko, contre Bagayoko ?On voit à quel point ça revient de tous les côtés.La polémique entre Mbappé et Bardella.Je sais que c'est Kylian Mbappé qui parlait.Je sais quelles conséquences ça peut avoir pour mon pays.Parler de la possibilité que le Rassemblement national prenne le pouvoir.

12:49

Réponse de Jordan Bardella.Et moi, je sais ce qui arrive lorsque Kylian Mbappé quitte PSG.Le club gagne la Ligue des champions et peut-être bientôt une deuxième fois.Voilà, on voit monter de tous côtés de nouveau cette idée, voilà, entre guillemets, la France blanche et la France issue de l'immigration.

13:04

Oui, enfin là, je crois pas tant que ce soit de cela qu'il s'agit.D'ailleurs, j'ai trouvé la réponse de Jordan Bardella excellente par ailleurs.Mais non, je crois que là, il s'agit surtout de l'illégitimité d'un avis politique venant de quelqu'un qui ne vit pas en France, qui ne paye pas ses impôts en France et qui fait partie, du fait de son talent, de lui enlevons pas ça, mais d'une partie de la population particulièrement privilégiée et qui s'autorise à venir donner des leçons politiques et morales à des millions de Français. et morales à des millions de Français.qui sont parfois dans une extrême précarité, voilà, ou qui vivent l'insécurité à grande échelle, ou qui vivent la détresse civilisationnelle comme une angoisse existentielle et qui se fichent pas mal de ça parce qu'ils se sentent finalement assez peu concernés par l'avenir de son pays.Donc, enfin, de toute façon, ça c'est le préalable, à mon avis, des grandes, comment dire, tribunes que nous aurons, des artistes, des cinéastes, du monde de la culture, des écrivains, des sportifs.

13:56

Est-ce que ça marchera ?Avouez que ce plafond de verre, il a marché.C'est-à-dire que élection après élection, malgré tout, la dernière marche a été dure pour vous, pour le RN, pour Marine Le Pen, pour Jordan Bardella, aux législatives, aux présidentielles, qu'on approuve ou non.Voilà, comme vous dites, les artistes, une partie des médias, etc.À chaque fois, le plafond de verre existe.Pourquoi ça changerait ?

14:15

Non mais s'il y avait un plafond de verre, c'est-à-dire qu'il n'y aurait pas de progression.Or, indéniablement, d'élection en élection, il y a des progressions et la démonstration aux dernières municipales est telle qu'il y a pas moins de 70 villes qui sont passées.Donc non, moi, je crois que justement cette morale, cette ambiance d'une partie de gens qui se croit autorisé à donner des leçons aux Français est de moins en moins efficace.

14:33

Dans quelques instants, Pascal Pery va nous rejoindre puisqu'on va parler aussi des liens entre pas seulement l'immigration, mais l'économie en général.Écoutez, Emmanuel Macron, dans son voyage en Afrique, la dimension culturelle aussi.Quand il dit, le Français aujourd'hui, l'épicentre du Français n'est plus sur les bords de la Seine, c'est son expression, il est au Congo.Ces mots voyage, parce que cette langue voyage.Et je l'ai souvent rappelé, l'épicentre aujourd'hui de la langue française est sur les bassins du fleuve Congo.Elle n'est pas sur les quais de la Seine parce que c'est là qu'il y a le plus de locuteurs.

15:09

Marine Le Pen, j'ai noté votre imparfait du subjonctif tout à l'heure.Décida.Alors, est-ce qu'il a raison le président de la République ?C'est la vérité statistique.

15:15

Moi, franchement, je vous assure, je vois ces images et pour moi, c'est une fin de règne interminable.Alors interminable.Alors, non content d'avoir totalement effondré l'influence française. totalement effondré l'influence française.en Afrique, on ne va pas revenir sur le bilan en Afrique francophone.On a un président de la République qui va faire le pitre et qui nous fait un florilège de déclarations plus dingues les unes que les autres.Donc, on a en effet le fait que dorénavant, donc, ce n'est plus la France qui est l'épicentre de la langue française.

15:39

Donc, ce sont les rives du Congo, on a compris.Une autre déclaration explicite.Statistiquement, ça n'est pas faux.

15:44

Statistiquement, au début, je crois qu'il y a 65 % des gens qui parlent français maintenant qui sont en Afrique.

15:48

Enfin, jusqu'à preuve du contraire, l'Académie française qui fixe encore les règles du fonctionnement de la langue française est à Paris.Voilà.Bon, et accessoirement, c'est le peuple qui a fait émerger cette langue-là.Donc, première chose.Deuxième chose, il explique qu'il y a, je cite, des millions et des millions de personnes en France qui sont à la fois 100 % français et 100 % africains.Il s'en félicite et il trouve ça merveilleux.

16:09

Il ajoute que toutes les familles qui parlent arabe en France sont une chance pour la France.Voilà.Donc, moi, j'en tire la conclusion quand je vois tout ça qu'en fait, il y a eu Mitterrand et la France Afrique, et puis il y a Emmanuel Macron et la France Africaine.Et je dis ça sans provocation.C'est-à-dire qu'on est face à un homme qui, normalement, en tant que président de la République, devrait avoir pour mission d'aller porter l'influence française en Afrique, et qui, au lieu de ça, va faire l'apologie de l'influence africaine en France, des mœurs africaines, de la langue arabe, de voilà.Et je trouve ça.

16:38

Je suis sûr d'ailleurs que son public lui-même est peu réceptif à cela, parce que les peuples africains, tels qu'ils sont, sont fiers de leur identité.Et je pense doivent être assez démunis face à cette espèce d'obsession diversitaire de ce président qui ne cherche qu'à faire disparaître la culture française dont il nie même d'ailleurs l'existence.L'existence, on s'en souvient en 2017, en l'occurrence dans sa campagne.

17:00

Marion Machal, je vais passer la parole à Pascal Péri, mais pour l'introduire, président de la République, il parlait des médecins algériens dont les hôpitaux, disaient-ils, ont besoin.Il disait ceux qui nient cette réalité sont des maboul.Est-ce que vous vous classez dans les maboul ?

17:13

Oui, voilà.Bon, une fois de plus, il a toujours des termes qui me semblent très inappropriés.On a un président de la République qui manifeste. de la République qui manifeste.se satisfait de la dépendance médicale, en l'occurrence qui est la nôtre, puisque la France n'est même plus capable de former suffisamment ses médecins.Je note d'ailleurs au passage qu'il a le souhait de faciliter, comment dire, le passage des médecins étrangers vers la médecine française.Il y a aujourd'hui, vous savez, un diplôme d'équivalence, un test de connaissances qu'il souhaite alléger.

17:41

C'est quand même très inquiétant pour la sécurité sanitaire aujourd'hui des Français, parce que le niveau de formation dans un certain nombre de pays extra-européens est très loin d'être équivalent au niveau d'exigence du diplôme médical français.Donc c'est vrai que c'est quand même un sujet.Et puis une fois de plus, ça me semble être une diversion, parce que en fait, on parle beaucoup d'immigration de travail et on va sûrement y revenir.

18:01

Mais l'immigration est-ce qu'on en a besoin ?Alors précisément, je prends le cas de l'Espagne.Bonsoir, Madame Marichal.D'abord, le cas de l'Espagne qui vient de régulariser 500 000 personnes, souvent d'ailleurs venues d'Amérique du Sud.C'est des gens qui travaillaient.L'Espagne, comme nous, est confrontée à un choc démographique, c'est-à-dire qu'il nous manque des actifs.

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18:19

Pourquoi est-ce que nous ne ferions pas la même chose ?

18:22

Alors j'allais y venir, parce qu'en fait, on parle beaucoup d'immigration de travail en France et légitimement à ce ci près que 86 % de l'immigration aujourd'hui en France n'est pas de l'immigration de travail.86 %.Ça veut dire que 86 % de l'immigration qui rentre dans notre pays, c'est de l'immigration familiale, c'est l'immigration étudiante, c'est l'immigration sanitaire et 14 % c'est humanitaire.

18:43

C'est 15 % l'immigration de travail.Absolument.Mais est-ce qu'il ne faut pas réorienter l'immigration française, accueillir des gens qui viennent pour travailler, uniquement pour travailler ?

18:52

Donc on parle de 15 % des gens.Ensuite, il y a quand même une chose qui m'interpelle.Ça veut dire avant de recourir à cette immigration de travail, dont on sait en général qu'elle se transforme en immigration durable de peuplement, avec le regroupement familial et tout ce que ça induit.Commençons déjà par nous poser la question du taux d'inactivité des immigrés dans notre pays, qui, je le rappelle, en ce qui concerne les immigrés descendants d'immigrés concerne les immigrés descendants d'immigrésest sept à huit points en dessous que le taux d'activité des natifs.

19:18

Et ça ne va pas en s'arrangeant, puisque la troisième génération, le taux de chômage des étrangers en France, des immigrés en France, est effectivement supérieur à celui des natifs.Je n'aime pas beaucoup l'expression, mais c'est une expression statistique.

19:29

En l'occurrence, c'est les chiffres à la fois de l'Ined et de l'OID.Donc, ce sont des termes objectifs.Et surtout, ce qui est incroyable et ce qui est inquiétant, de la même manière, c'est que plus on avance dans les générations, moins ça s'arrange.C'est-à-dire que la troisième génération est encore moins active, c'est-à-dire qu'il y a un taux d'inactivité trois fois plus important que celui des natifs.Je comprends parfaitement.Non, mais donc pourquoi je vous dis ça ?

19:49

Parce que je finis juste là-dessus, parce que avant de se poser la question d'importer de nouvelles populations, commençons déjà par nous poser la question du taux d'inactivité en France.Je rappelle qu'il y a 1,5 million de jeunes en âge et en capacité de travailler qui sont sans emploi, sans études, sans formation.Je rappelle qu'il y a deux millions de personnes qui sont au RSA.

20:07

Non, mais tous ces chiffres sont justes.Mais vous avez en même temps 500 000 personnes, au moins 500 000 personnes, des étrangers qui travaillent en France en situation irrégulière.Le fait de les régulariser, à la rigueur, aurait un avantage, produirait des ressources pour la sécurité sociale, pour les impôts.

20:26

Ce serait un drame.Ce serait un drame absolu, parce que si nous régularisons, si nous régularisons l'arison, je vais y arriver.Excusez-moi, des clandestins, ce que nous faisons déjà, d'ailleurs, mais si nous le faisions de manière encore plus massive, telle que le fait l'Espagne, ce serait évidemment un signal d'appel d'air absolument dramatique pour l'ensemble des candidats, finalement, à l'immigration.Pour vous, l'Espagne est dangereuse ?

20:45

L'Espagne, telle qu'elle fonctionne aujourd'hui, celle de M. Sanchez, qui a une position très affirmée.

20:51

Ah, c'est évidemment le point faible de l'Europe.Nous sommes, je rappelle, dans un moment où nous avons obtenu au Parlement européen, grâce à l'initiative notamment de notre groupe et à la coalition des droites, un durcissement historique de la politique migratoire européenne.

21:05

Ça ne nous fait pas faire des enfants pour autant.Non, mais vous comprenez le lien.Bien sûr.Il faut des. Bien sûr. Il faut des.pour travailler.

21:10

Bien sûr, mais je me permets quand même de rappeler une chose, c'est que on nous explique par ailleurs que l'immigration est indispensable pour répondre aux difficultés des métiers en tension.Je note que ça fait 40 ans que nous recourons de manière massive à l'immigration et que ces métiers sont toujours autant en tension.Donc manifestement la recette ne fonctionne pas et par ailleurs le coût induit par ces arrivées est très important.Et donc aujourd'hui en effet l'Espagne est le point faible du dispositif puisque de fait l'appel d'air créé contribue à alimenter les voies de passage notamment vers la France qui dans le tourisme social pardonnez-moi européen évidemment la grande gagnante pour la destination finale.

21:45

Alors je voulais qu'on évoque un autre sujet.La France est très dépendante des hydrocarbures.Ça n'est pas une découverte, on le sait depuis bien longtemps.J'ai trois questions très simples auxquelles je vous demande de répondre rapidement.Faut-il bloquer selon vous les prix des carburants en France pour soulager les automobilistes ?

22:01

Non, je ne le crois pas.Je pense que la solution.Moi, il y a deux choses que je refuse sur cette question du carburant.Un, c'est la politique du bouc émissaire, c'est-à-dire aller taper sur Total comme le soi-disant.

22:11

J'allais vous demander si Total, c'est une de ces trois questions, devait payer un impôt exceptionnel sur ses profits exceptionnels.

22:18

Alors plusieurs choses, parce qu'il faut savoir que sur un litre à deux euros, Total prend 15 centimes, quand l'État prend 1,20.Donc c'est pas c'est pas Total qui qui spolie, on va dire le consommateur.Il me semble que c'est d'abord et avant tout l'État puisque 60% du prix du carburant en effet est fait par les taxes.Par ailleurs, il faut noter que Total a fait un geste de fait puisqu'il a bloqué les prix à la pompe que si je devais.Ne voyez pas que je vais au bout du raisonnement parce qu'en fait il faut comprendre une chose, c'est que le bénéfice en fait Total fait très peu de bénéfices en France.Donc il paye d'ailleurs des impôts sur ses bénéfices, mais il fait très peu de bénéfices.

22:56

Il a des activités de raffinerie qui lui rapportent un petit peu.Il a les activités de distribution à la pompe qui sont assez peu rentables.Mais il n'y a pas de possibilité de doublement pas de possibilité de doublementen Europe, dans le monde d'ailleurs en général.

23:07

On ne paye des impôts au Nigéria, on ne les paye plus en France.

23:10

Exactement.Et de fait, Total ne paye pas pas d'impôt à l'étranger.Au Danemark, c'est 70 % par exemple.Donc, vous vous doutez bien que si nous allions dans cette direction, ce serait la faillite pour le coup Total de cette grande entreprise française qui est le bouc émissaire facile.Donc moi, je ne crois pas du tout à cela.On a déjà tenté par le passé des contributions exceptionnelles de solidarité.

23:29

Vous vous en souvenez de mémoire, c'était en 2022, dans cette logique de taxer les super profits soi-disant indues, voilà.Et le résultat, c'est que le rendement a été trois fois moins important que ce soit.

23:40

On n'a presque rien rapporté.On attendait des milliards, on a eu des millions.

23:42

Exactement, parce qu'il y a un moment donné, si vous voulez, on ne peut plus tirer sur la corde et que l'effet devient négatif et que la seule chose à laquelle nous aboutirons si nous continuons de taxer encore davantage nos grands champions économiques et industriels, c'est de les faire partir.Voilà.Donc si nous voulons que Total parte, Total qui a 100 000 emplois, dont un tiers en France, bah continuons comme ça.Donc un refus du bouc émissaire, deux refus de la politique du chèque.

24:06

Donc on ne bloque pas les prix.Donc il faut baisser.Est-ce que éventuellement, voilà, est-ce qu'il faut baisser au moins temporairement la fiscalité ?

24:14

Je pense qu'il y a deux choses à faire dans l'urgence.La première, c'est geler les certificats d'énergie.Donc les certificats.

24:20

C'est 17 centimes par litre, à peu de choses près.

24:22

Alors l'administration ne parle pas de taxe mais de contribution.Bah enfin de fait, c'est 17 centimes en effet par litre.Et ça.

24:29

Les certificats d'économie d'énergie.

24:31

Exactement.Et ça, ça a un avantage important, c'est que ça ne prive pas le budget de l'État de revenus puisqu'il se trouve que ces certificats ne vont pas dans le budget de l'État, mais ils vont directement à des dispositifs de transition énergétique.Donc ça, l'urgence, c'est de rendre ces 17 centimes, de les geler le temps que la crise, évidemment, s'estompe.Puis ensuite, il y a la solution, bien sûr, de toucher à l'assise sur les produits pétroliers, qui est l'équivalent de la TICPE et qui là encore pourrait être baissé, moyennant bien sûr certains efforts, mais certains efforts, maisqui aurait le mérite de rendre une pouvoir d'achat sur un bien de consommation qui n'est pas un loisir, parce qu'on parle d'un d'un outil en l'occurrence la voiture qui est indispensable pour des millions de Français pour aller travailler et qui aurait le mérite à la fois de la clarté et de l'efficacité plutôt que cette politique du chèque qui est très ciblée et qui ne répond pas aux difficultés de la classe moyenne et surtout qui a un coût de mise en place qui est important.Et puis, juste, j'en finis par là.

25:25

Il me semble qu'au-delà de ces mesures de court terme, il faut aussi penser le long terme.Et à un moment donné, il va falloir se poser la question en effet de la souveraineté et il va falloir notamment se poser la question, par exemple, de l'abrogation de la loi Hulot qui nous interdit aujourd'hui d'explorer et d'exploiter justement les ressources de pétrole et de gaz que nous avons potentiellement sur notre zone économique.Va falloir peut-être investir dans la géothermie de surface et profonde qui permettrait de nous libérer de la dépendance au gaz qatari.

25:50

Qui est déjà fait.

25:51

À la marge.Déjà fait en partie.

25:52

En partie.Je voulais qu'on évoque les sujets généraux.Bon, vous avez vous-même, Darius, interrogé Mme Maréchal sur la question de ce virus qui traverse le pays aujourd'hui.Alors évidemment, il y a ce spectre d'une crise.On a tous les images du Covid en tête.La France qui s'arrête.

26:11

La France qui ne produit plus rien.Or, il se trouve qu'aujourd'hui, nous n'avons plus les moyens.Les rentrées fiscales sont décevantes.La consommation décroît.La dette sera notre premier poste de dépense cette année pratiquement.Où est-ce qu'on peut trouver rapidement des ressources supplémentaires dont la société a besoin ?

26:29

Alors moi, c'est très simple.Je fais un constat, on va dire factuel, qui est que sur 1000 euros de dépenses publiques, nous avons 560 euros qui est consacré à la dépense sociale.Voilà.En parallèle, c'est à peu près 7 euros pour la justice.Donc le sujet principal sur les 3500 milliards d'euros de dette que nous avons, il y a 2000 euros de dette, 2000 milliards d'euros de dette sociale.Donc on est sur des échelles qui font qu'aujourd'hui, c'est ce coût des 800 milliards. coût des 800 milliards.

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26:55

un peu plus d'ailleurs aujourd'hui par an de dépenses sociales 33 du PIB qui est le sujet central et donc là faut se poser plusieurs questions je vous ai parlé tout à l'heure des inactifs qu'il fallait réinciter à retourner au travail mais il y a aussi la question en baissant le chômage par exemple comment alors comment on fait en sorte de travailler plus longtemps et plus vite donc plus longtemps moi je défends l'idée d'un allongement de la durée du travail dans la vie pour un alignement sur la moyenne européenne en parallèle de ça je défends une part de capitalisation parce que quand je vois pour vous donner un exemple une grande entreprise dans l'aéronautique comme Safran qui est détenue en partie par des fonds de pension de retraite et qui donc après avoir vu sa capitalisation boursière exploser de 2000 depuis 20 ans enrichir finalement les retraités américains je préférerais qu'ils enrichissent les retraités français que cette entreprise appartienne au Mario Marchal on arrive au terme un mot quand même la campagne s'est animée en quelque sorte on a vu par exemple c'est intéressant Marine Le Pen semblait cibler en priorité Edouard Philippe c'est l'adversaire qu'elle sentait comme le plus probable Jordan Bardella parlait beaucoup de Monsieur Mélenchon en soulignant évidemment son opposition en disant il est très doué Mélenchon vous qui est l'adversaire le plus probable que vous voyez face à vous face à votre camp plus probable c'est trop tôt pour le dire par contre ce qui est sûr c'est qu'au moins on va dire l'opposition avec Mélenchon est claire et quant à Edouard Philippe le double jeu est encore à dénoncer parce qu'Edouard Philippe c'est un homme qui a annoncé lors de son dernier discours qu'il préparait l'alliance avec la gauche qui fait des petits accords avec Gabriel Attal et dont la au Parlement européen Nathalie Loiseau par exemple refuse de voter la directive retour quand son chef défend une politique migratoire ferme et rigoureuse donc oui je crois qu'il y a petite nécessité de rappeler aux électeurs de droite d'où vient Edouard Philippe le plus redoutable le plus redoutable pour vous c'est qui en 2027 le plus redoutable en 2027 le plus redoutableNon, non, mais il n'y a pas de plus redoutable.Si vous voulez, tout dépend de la configuration.Maintenant, moi, je vous dis une chose.Je pense que le seul qui peut à la fois gagner l'élection présidentielle et emporter une majorité législative, c'est le Rassemblement National.Je pense que Édouard Philippe n'est pas en capacité de le faire, et je crois que Jean-Luc Mélenchon n'est pas en capacité de le faire.

29:05

Et ça, c'est un vrai gage de stabilité sur lequel les électeurs devraient se pencher.

29:08

Madame la députée, merci beaucoup d'avoir été notre invitée. invitée.

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