Merci d'être avec nous.Alain Bauer est avec nous.Et regardez cette image, c'est l'image qui marque cette soirée, l'arrivée de Donald Trump en Chine, le bras de fer des deux empires chinois et américain qui mesurent leurs forces à Pékin, le sommet entre Xi et Trump, mais aussi déjà les deux superpuissances qui se mesurent à travers le Proche-Orient, l'apparition d'un deuxième sous-marin nucléaire américain, celui étant méditerranéen pour l'Iran, celui qui est près de l'île de Guam pour la Chine.Ce sont les États-Unis qui montrent leurs muscles.Premier commentaire, Alain Bauer, vous signez ce livre, Chine, la revanche de l'empire, la fin de l'Occident, point d'interrogation.Et on est évidemment au cœur du sujet que nous avons sous les yeux.
C'est arrivé.S'il fallait faire le commentaire simplement de cette image, ou comme sait le faire le Parti communiste chinois, on agite les petits drapeaux et on fait cet accueil en grande pompe.Alors d'abord, c'est un accueil exceptionnel par le niveau.D'habitude, c'est le ministre des Affaires étrangères.Là, c'est le vice-président chinois.Contrairement à ce qui a été raconté, ça n'est pas un affront au président Trump.
Aucun président chinois n'a jamais accueilli qui que ce soit, sauf peut-être une exception, et je ne suis pas sûr, à l'avion.On l'accueille au Palais du Peuple ou à la résidence, ou parfois ce qui avait été accordé à Emmanuel Macron et qui était très rare, une visite en province et dans des lieux familiaux entre guillemets du président Xi.Donc c'est plutôt un accueil de haut niveau, avec beaucoup de mise en scène, de symbolique.C'est vraiment l'opération tapis rouge au sens très large du terme, donc un gros effort doublé de petites adaptations pour régler quelques problèmes anciens, notamment de personnes qui sont dans la suite du président Trump et qui avaient été plutôt marquées par leur position pro-Taiwan, ce qui ne fait jamais plaisir en Chine et qui a nécessité des.C'est le secrétaire d'État Rubio.Voilà, secrétaire d'État Rubio qui avait été très anti-chinois.
Devenu Rubio pour lever son interdiction. antichinois Devenu Rubio pour lever son interdiction.du territoire chinois.Donc, il a changé de nom.Il a une nouvelle identité officielle en Chine, ce qui évite aux Chinois de lever les sanctions, tout en expliquant que, comme c'est un nouveau personnage et que par ailleurs il n'a plus les mêmes fonctions que simplement sénateur, on oublie tout.Ce qui est un deuxième signal.Les Chinois peuvent être particulièrement difficiles sur un certain nombre de petits sujets.
Il y a un moment historique, cette espèce de face à face entre les deux superpuissances économiques, militaires.Regardez ce petit clip de la Maison Blanche qui veut mettre cela en scène.Voilà.Qui est en position de force arrivant à ce moment à Pékin ?Est-ce que c'est Trump ou est-ce que c'est Xi ?Pour l'instant, c'est la Chine.
La Chine a les clés d'une partie de résolution ou d'une évolution du conflit avec l'Iran.La Chine a la clé des terres rares.La Chine a la clé d'à peu près tout ce qui se fait en matière de modernité industrielle, mais elle est extrêmement dépendante d'opérations que mènent les États-Unis.Alors, curieusement, les États-Unis mènent des opérations asymétriques, alors qu'on aurait pu penser qu'ils menaient des opérations équilibrées.Les Chinois, sur tout ce qui leur a été concédé depuis qu'on a inventé le communisme de marché, parce qu'il y a un homme derrière tout ça.Il s'appelle Deng Xiaoping.
Deng Xiaoping est quelqu'un qui a été brutalisé et mis de côté. brutalisé et mis de côté.sous le Maoïsme et les Gardes Rouges, qui est revenu au premier plan, qui n'a jamais exercé les fonctions de président, mais qui a été l'homme ligue de la renaissance de la Chine.Il a voulu en faire une renaissance d'abord industrielle, économique.La Chine fabriquait pas cher des objets de mauvaise qualité qui nous ont envahis, puis de meilleure qualité mais toujours beaucoup moins cher.Puis désormais, elle est en tête dans l'innovation, la recherche, développement, les hautes technologies, alors que nous avons perdu à peu près l'intégralité de nos capacités industrielles.Et quand il nous reste des capacités industrielles, on essaye désespérément de rattraper les Chinois, alors que les Chinois ont déjà un coup d'avance.
Voyez, nous sommes en train de parler électrification, véhicules électriques, etc.Alors c'est assez justifié vu égard à la situation.Mais la Chine, elle a déjà annoncé qu'elle entrait dans le véhicule à hydrogène.C'est-à-dire que nous ne lisons pas parce que c'est public le document.Alors j'ai pris tout ce que personne ne lit, tout ce que personne n'essaye de comprendre, et j'ai fait dans ce livre la montée en puissance de la Chine.D'abord, avant, comment ça s'est produit ?
Comment elle est devenue une nation d'ingénieurs et comment elle a structuré sa puissance industrielle ?Mais aussi comment elle se prépare à l'épisode d'après, alors que nous sommes juste en train d'essayer de rattraper l'épisode d'avant.Je souligne à ce que vous dites, nation d'ingénieurs.Il y avait un fond, il faut le dire, un peu raciste, où on disait les Chinois ne font qu'imiter, etc.Aujourd'hui, et ça apparaît dans votre livre, non, non, nation d'ingénieurs comme la France d'ailleurs.Ils ont tout appris ici.
Ils vont en pèlerinage à Montargis.Deng Xiaoping était ouvrier chez Renault.Il était membre clandestin du Parti communiste chinois, mais tous en sont venus ici.L'homme des terres rares a tout appris en France et a tout importé en Chine, alors même qu'il n'arrivait pas à convaincre les Français que c'était ça qu'il faut faire pour que nous puissions avoir notre propre maîtrise, car nous avons des gisements qui sont réels.En fait, nous avons non seulement exporté les usines, ils ont gardé la matière première, mais ils ilsils ont pris le contrôle de l'ensemble du cycle de production, puis d'innovation, puis de recherche développement.
Aujourd'hui, les Chinois, pour l'essentiel, ne copient plus rien, mais inventent, innovent et sont en avance.Il leur reste les puces de type Nvidia que Huawei est en train de rattraper à marche forcée, y compris en rachetant de manière un peu indirecte des puces.Alors, il y a une partie copiage et une partie innovation.On est toujours dans cet espace d'entre deux.Mais dans dix ans, la Chine sera en avance sur l'intégralité des domaines de haute technologie.C'est nous qui les copierons.
Les États-Unis, on ne bouge pas et ils le montrent, et notamment leur puissance militaire.Regardez, c'est l'apparition qui évidemment n'est pas le fait du hasard de l'USS Maine, un sous-marin nucléaire lanceur d'engins classe Ohio.Il est en service du 95.C'est le.Il apparaît là, près de l'île de Guam.Rien n'est au hasard.
Il y a eu celui, on le reverra évidemment en Méditerranée, le USS Alaska.Et cet autre sous-marin nucléaire lanceur d'engins.On est quand même là au cœur de la dissuasion nucléaire des Américains face aux Chinois.Alors, d'abord Guam ou Gibraltar, c'est pas tout à fait face aux Chinois.Et par ailleurs, ce sont de vieux sous-marins, trente ans.Ce sont de vieux sous-marins et les Américains ont le plus grand mal à sortir la nouvelle génération de sous-marins.
Quand les Chinois fabriquent deux porte-avions en six ans, les Américains fabriquent un en douze ans.Sur les onze groupes aéronavals américains, cinq seulement sont opérationnels, ce qui explique l'immense décalage entre les effets d'annonce politique de Donald Trump, qui est beaucoup enfumé par ses propres politiques.Les militaires lui disent plutôt la vérité, les politiques lui racontent ce qu'il aurait envie d'entendre, enfin ce qu'il croit qu'il a envie d'entendre.Quand Donald Trump dit : « Je viens à votre secours en parlant aux Iraniens », il faut deux mois et demi pour que le secours arrive, c'est-à-dire bien après la bataille.C'est Waterloo à la puissance mille.L'intégralité du processus Waterloo à la puissance mille. L'intégralité du processus
militaire américain a été appauvrie, déconstruit, réduit, et il a le plus grand mal à rattraper.Il y a beaucoup de startups exceptionnelles, comme il y en a en France d'ailleurs, mais elles ont les mêmes difficultés bureaucratiques que ce qui se passait, que ce qui se passe encore malheureusement chez nous.Les États-Unis ont raté la dronisation complètement.Ils ont raté la guerre d'Ukraine.En tout cas, ils n'en ont pas tiré les leçons.Aujourd'hui, ils font un rattrapage.
Le Luka américain est la copie du Shahid iranien, qui lui-même est sorti d'une espèce de coproduction avec un bout de Corée du Nord, un bout de chinois.Voilà.On est bien dans une situation très étonnante où nous sommes désormais les challengers, pas les premiers de la classe.Expliquez à quel point, pour les, là, on est là en Asie du Sud-Est.Pour eux, l'histoire des guerres depuis 1945, c'est évidemment, enfin même avant, c'est Pearl Harbor, et puis ensuite la bombe atomique.Beaucoup de choses sont passées pour eux dans cet océan-là, et pas de notre côté.
De toute façon, le monde aujourd'hui, le contrôle du monde, c'est huit détroits et deux canaux.Je devrais dire canaux, mais on n'est pas à Venise.C'est Panama et Suez.Panama vient d'être récupéré par les Américains au nez à la barbe des Chinois.Ils sont ivres de rage et ils menacent d'ailleurs Maersk, qui est l'autre opérateur qui a gagné le contrat de gestion du canal, en disant si vous y mettez les pieds, nous vous punirons partout dans le monde.Malaka, qui est un détroit considérable, vient d'être militairement placé sous une alliance États-Unis, Indonésie, Malaisie, Philippines.
C'est 80% des exportations chinoises.Hormuz, il y a un blocage dans le blocus où les Américains contrôlent une partie importante des bâtiments qui quittent avec les exportations de pétrole iranien.Or, la quasi-totalité des raffineries chinoises sont formatées uniquement pour le pétrole iranien parce que c'est le plus. iranien parce que c'est le plus.et le plus facile à raffiner.Venezuela prise de contrôle.Il y a une guerre globale.
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— Ruben, Netherlands
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Get started freeNous, on a une vision microscopique des événements.Chaque événement chasse l'autre et on n'arrive pas à comprendre ce qui se passe.Venezuela, ah non.Groenland, ah non.Hormuz, ah non.Malaka, mais en fait ou Panama.
En fait, il y a une logique.Maintenant, il faut le voir avec un télescope.Il faut comprendre la logique mondiale d'un affrontement majeur de contrôle économique des routes et donc d'un affrontement militaire qui est le cœur du dénouement du problème.Les Chinois répliquent par le contrôle des matières premières, pas encore par des mesures militaires.Encore qu'ils renforcent leur position en mer de Chine.Vous avez raison de le rappeler tout à l'heure.
Il y a beaucoup de confrontations avec les Philippines.Il y a des confrontations avec les Vietnamiens.Les Chinois ont mis la main à peu près de manière classique sur le Cambodge.Il y a des confrontations avec les Indiens, qui est notre seule alternative de survie dans deux empires, c'est d'avoir la chance d'une immense, un empire démographique qui n'est pas encore un empire militaire, mais qui est notre allié militaire à qui nous fournissons des Rafales.Et je le rappelle que la seule confrontation militaire entre des Rafales et des avions ennemis sont faits avec le Pakistan équipé entièrement d'équipement chinois.Est-ce que tôt ou tard la démographie va nous rattraper ?
Il y a un milliard et demi de Chinois.Mais de moins en moins.Ils sont en train de.Oui, mais enfin, tout est relatif quand même.Le dépeuplement est très rapide.Trois cent cinquante millions d'Américains.
Oui.Eux, ça va encore un peu.Est-ce que tôt ou tard.Nous, on est en grand effacement parce que le grand remplacement peut-être, mais le grand effacement, c'est indiqué.La perte démographique de la France, qui était la championne de la natalité, où pour la première fois, nous avons plus de décès que de naissances, indique que le choix qui semble être fait désormais par les Occidentaux, c'est d'auto disparaître.Donc effectivement, la chance de la France dans le quad. dans le quad.
cette alliance dans le Pacifique où nous sommes fortement présents, où il y a une politique de la France à peu près cohérente.C'est rare, mais il faut le souligner quand il y a un truc qui marche bien.L'Indo-Pacifique, c'est notre alliance avec l'Inde.Un centre d'études stratégiques internationales publie de façon très détaillée les dépenses que signifierait un conflit autour de Taïwan.Donc si la guerre éclate entre les Chinois et les Américains, et c'est très impressionnant de voir à quel point, semble-t-il, ils auraient de la peine maintenant de reconstituer les stocks de bombes plongeantes, de Tomahawk, de missiles de toutes sortes.Eh bien sûr, ils n'en ont plus.
Donc ils sont en dessous du seuil minimal vital pour leur protection territoriale.Pour leur protection territoriale.Aujourd'hui, la plupart de ceux qui fournissent des équipements aux Émirats Arabes Unis, à l'Arabie Saoudite, etc.Sont alternativement des équipements chinois.Les Saoudiens en ont achetés ou des équipements ukrainiens, car les Ukrainiens arrivent désormais à exporter leur savoir-faire et leurs équipements.Il a fallu une dizaine de jours pour créer une usine de fabrication de drones anti-drones aux Émirats.
Ils ont de la chance.Ils n'ont ni la bureaucratie américaine ni la nôtre.Est-ce que c'est rattrapable ?C'est toujours rattrapable, mais quand vous avez tué une industrie militaire que vous ne lui donnez aucune commande, parce que ce qui est intéressant, c'est de regarder les commandes de matériel militaire depuis dix ans.Elles ont baissé de manière structurelle et depuis la chute du mur de Berlin, l'investissement ou plutôt le désinvestissement militaire, c'était les dividendes de la paix.Les Chinois en ont eux profité pour construire une industrie duale.
Ce qu'elle fait pour le civil, elle le fait automatiquement pour le militaire.Ils ne posent pas des problèmes insurmontables.Pendant longtemps, ils n'ont pas touché à leur stock d'ogives nucléaires sur le thème.On a juste ce qu'il faut, ce qui était notre position aujourd'hui, ce qui est notre position historique.Là, aujourd'hui, ils ont décidé de tripler leur investissement en matière de missiles nucléaires.Quand on invente, quand on décide de tripler ses missiles nucléaires, c'est pas pour rien.
C'est pas juste pour la parade.Quand vous avez le défilé que je raconte dans le livre du 1er septembre, où vous du 1er septembre, où vousune démonstration à la fois de technologie mais de masse vous comprenez que la Chine a changé quand il y a eu la guerre de Corée c'est le modèle de la guerre vous avez raison de le souligner mais cette est encore plus importante que Hiroshima quelque part la Corée c'est quand la Corée du Nord et la Chine décident de prendre le contrôle de la Corée du Sud les Américains le monde entier puisque à l'époque Taïwan représente la Chine à l'ONU décident de Séoul est prise et reprise trois ou quatre fois il y a un il n'y a jamais eu de paix en Corée parallèle les Chinois ont la masse les occidentaux la technologie MacArthur et Eisenhower comprennent qu'il se passe quelque chose décident de rééquilibrer et donc de créer une arme nucléaire tactique installée d'ailleurs en Europe parce que le jour où les armes l'armée rouge va déferler il faudra équilibrer la masse des chars russes avec la technologie occidentale mais aujourd'hui les Chinois ils ont la masse et la technologie sur tous les fronts y compris en matière navale l'US Navy explique fin décembre 2025 que les Chinois sont en train d'arriver à l'équilibre et que si ils ne font rien ils seront surpassés surpassés que c'est rattrapable à plus long terme quand on fait la liste des ports par exemple il y a 60 ans il y avait beaucoup de ports européens beaucoup de ports américains aujourd'hui ils sont presque tous chinois je crois le plus grand port de Dubaï bon que ça c'est rattrapable ou que décidément le port on le transfère pas on en prenait le contrôle disons les choses brutalement dans 50 ans dans 50 ans que nécessairement la Chine sera la première puissance elle est elle est la première puissance on ne s'en rend pas compte mais elle est la première puissance elle est la première puissance technologique elle est en train d'être la première puissance militaire en nombre de militaires alors la chance que nous avons attendez attendez quand on voit les technologies pour l'instant ici en Europe c'est quand même les technologies américaines qui dominent en Europe c'est les technologies américaines en Chine c'est les technologies chinoises et elles sont de c'est justement technologies chinoises et elles sont de c'est justementla démonstration de 1er septembre, la surprise de la démonstration de 1er septembre.C'est pas qu'on a eu des prototypes en carton pour défiler en rue.Ils en ont présenté soudain des centaines, des porte drones avec des milliers de drones, des dizaines de milliers de drones.
Et ils nous en font des démonstrations pour l'instant lors de festivals populaires.Il y en avait une là la semaine dernière avec 14 000 drones entièrement coordonnés.Nous sommes déjà en retard pour produire des drones.Nous sommes encore plus en retard pour faire de l'antidrone.Nous savons pas comment les détruire.On en est revenu à la pétoirie et à la mitrailleuse.
Comme les Ukrainiens, les Japonais viennent de sortir des drones en carton invisibles et extrêmement rapides.On découvre depuis l'initiative prise fort heureusement par l'armée de faire un test général au camp de Mayi il y a quelques semaines à quel point nous sommes en retard sur à peu près tout.Il y a des tas d'initiatives, des startups formidables, des initiatives de militaires qui font comme d'habitude du sur-mesure militaire.Vous savez du qui va bien, mais en fait du système D. Mais dans la réalité, nous n'avons toujours pas de stratégie structurée de mise en cohérence et aucun accord européen pour savoir exactement ce qu'on fait.Nous ne sommes pas dans le système antidrone européen.Nous ne sommes pas capables de sortir le drone européen.
Nous ne sommes pas en train.Nous sommes en train de tuer à juste titre le scaf franco-allemand parce que la position d'assaut a quand même beaucoup plus de sens que le reste.En fait, la réalité, c'est que nous sommes complètement hors jeu pour l'instant, mais que c'est pas le manque de cerveau qui manque, c'est la débureaucratisation du système qui fait que on ne fait rien parce qu'il y a 72 comités, 450 circuits de bon de commande et zéro euro en caisse.Ce soir, les Américains lancent leur nouvelle opération.C'est la guerre baptisée Opération Masur.Révélation de NBC.
Si le cessez-le-feu actuel s'effondre, le président Trump décide de relancer ses opérations de combat majeures.Il y a le plan, dit-il, et il y a aussi l'affichage de toutes sortes de moyens et en particulier des bombes. en particulier des bombes.lourds.C'est ce qui frappe ce soir dans les images et les informations qui sont communiquées par le commandement central américain.Le F-35, avion de chasse furtif F-35 de l'Air Force qui patrouille au-dessus des eaux régionales près du détroit d'Ormuz, qui peut transporter jusqu'à 18 000 livres d'armes tout en volant à des vitesses supersoniques.Quel est le sens ?
S'ils veulent opérer des bombardiers lourds, c'est dans quel objectif ?Ce serait plutôt d'avoir du B-2 ou du B-1B-2, enfin du B-52, pardon.Qu'est-ce qu'ils peuvent faire de différent ?Ils ont bombardé une première fois.Ils mènent une deuxième campagne de bombardement.Ils ont commencé à repérer toute une série de nouveaux sites.
Ils peuvent re-bombarder des sites qui n'ont été que partiellement détruits et que les Iraniens déterrent avec une détermination remarquable.Et puis on a deux sites inédits : la montagne de la pioche pour le nucléaire qui n'a jamais été bombardée, tellement elle est protégée par une montagne en granit et la profondeur des silos.Là, c'est une question très complexe parce qu'elle n'a pas changé de nature.Mais en tout cas, ils peuvent créer suffisamment de sous-breuvages pour que les centrifugeuses ne soient plus fonctionnelles.Le site de Minjidaï a été découvert au cours de la guerre grâce aux services de renseignement israéliens et lui a été bombardé.C'était là où il y avait à la fois des centrifugeuses à plus de 90 % pour aller au-delà de 90 % d'enrichissement d'uranium et un début de commencement d'ogives nucléaires.
Donc on était vraiment dans le dur.On avait passé le seuil, comme disent les expertes sur ces questions.Et puis il y a le sixième site puisque les Iraniens font faron en disant qu'ils en ont encore un encore plus secret qui n'a pas encore été découvert et ce qui veut dire que quelqu'un est en train de le chercher.Or les Iraniens, ils sont comme tout le monde de temps en temps, ils sortent, ils rentrent.Il y a des espions israéliens un peu partout, même s'ils en soi-disant ils en exécutent ici ou là.Il y a une reconduction.
En fait, l'erreur, c'est d'avoir arrêté la guerre des douze jours au milieu en disant. d'avoir arrêté la guerre des douze jours au milieu en disant.y est, j'ai gagné, j'ai fini.En fait, tout le monde disait mais non.Après, il y a eu le deuxième phase de la guerre.Là, ils ont découvert l'ampleur du système mosaïque de défense, la capacité à s'enterrer un peu partout, la décentralisation totale du régime iranien, trente et un pays au lieu d'un seul, avec trente et un centres de commandement, trente et un centres de construction, enfin un peu moins, de missiles, d'hyperchlorate de sodium un peu partout pour fabriquer le propergol qui lance les missiles, des missiles qui peuvent désormais sortir du désert sans lanceur.C'est pour ça qu'il y avait un débat.
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Get started freeLes lanceurs ont été éliminés.Oui, mais les missiles partent encore.Évidemment, des drones partout, les bateaux moustiques qu'on connaissait déjà.Une sous-estimation de l'ampleur de la résilience qui aurait dû amener à évidemment une poursuite beaucoup plus massive des bombardements si on était dans cette dans cette logique là.Et puis, on apprend quand même qu'il s'est produit des événements majeurs.Les saoudiens, les émiratis ont participé.
On va y revenir.Un mot d'abord là-dessus.Est-ce que tout ça est fait aussi pour les Chinois ?Est-ce que c'est une manière de dire attention, nous progressons en réalité.Et est-ce qu'ils progressent ?Mais alors, je ne sais pas s'ils progressent.
Comme ça, une guerre ça se calcule à la fin.Si c'est les vainqueurs qui écrivent l'histoire, je ne sais pas.À ce moment précis, on ne sait pas si les Américains progressent.On sait qu'ils démontrent aux Chinois qu'ils sont sérieux.D'abord parce qu'ils l'ont déjà fait deux fois, et ensuite parce qu'ils pourraient le refaire.Et les Chinois, eux, ils veulent de la stabilité, de la tranquillité, de la liberté du commerce, parce que d'abord ils ont des problèmes réels, sociaux et économiques, démographiques.
Ils ont des enjeux qui sont ceux de la nature d'un immense empire qui ne peut pas se permettre une crise économique ou financière considérable.Or, les enjeux financiers de leur régime social, de leur régime de retraite, de leur régime bancaire sont beaucoup plus fragiles qu'on ce qu'imaginent.Donc, ils ont besoin d'une forte croissance avec des clients qui soient encore présents et des capacités d'eux.Ils sont lancés dans la Ils sont lancés dans ladans l'intelligence artificielle, dans la remilitarisation.Tout ça nécessite quand même une activité économique très importante.
Et pour se faire, ils ont besoin que le détroit rouvre.Et d'ailleurs, quand le ministre chinois dit : « J'insiste auprès de mes amis pakistanais que j'arme totalement, pour qu'ils aient la gentillesse de bien vouloir insister auprès de mes amis iraniens que j'ai reçus il y a quinze jours, pour qu'on trouve une solution rapide, parce que tout ceci commence à beaucoup nous agacer », on écoute.Quand on regarde les efforts guerriers colossaux des Américains, Seconde Guerre mondiale contre l'Allemagne et les nazis, Guerre froide contre les Soviétiques et le Japon, vous avez raison de le rappeler.Aujourd'hui, est-ce que ce ressort agressif des Américains existe encore ?Est-ce que contre la Chine, tôt ou tard, ils diront : « On ne se laissera pas faire ? » Ah non, non.Ça, je crois qu'ils ont décidé unilatéralement.
Il y a déjà très longtemps.C'était le cadre de la visite Nixon-Mao.Nixon allant en Chine chez Mao, Cètung de dire : « Il n'y aura pas de guerre entre nous. » Je rappelle que l'ennemi principal de la Chine, c'était la Russie.Staline voulait nucléariser la Russie, la Chine, en disant : « Eux, c'est notre vrai ennemi. Les autres, c'est des rigolos. » C'est dans les archives soviétiques.Donc, on sent bien que la question est différente aujourd'hui.La Chine agit avec la Russie un peu comme les Touffeurs ottomans : « Je t'aime tellement que voilà. » Les services de renseignement russes passent leur temps à indiquer à quel point la Chine est agressive, pénètre les territoires, prend le contrôle de terres stratégiques, avance à Rim la Russie.
D'ailleurs, une partie de la posture de Donald Trump, telle qu'elle se comprenait d'un point de vue rationnel, ce qui veut pas dire que tout est rationnel, elle portait beaucoup sur l'idée de de sortir la Russie de l'emprise chinoise en offrant une alternative à Vladimir Poutine.Mais ça aussi, c'est trop tard.Donc, pour l'instant, la Chine est l'espace dominant, mais c'est un espace dominant qui a besoin de stabilité et qui ne veut pas de guerre.L'avantage de Donald Trump de Donald Trumpen faisant tous ces mouvements là c'est de dire au chinois non mais je peux le faire ne me pas je peux le faire je suis pas taco tout le temps dans ce cas précis j'ai pas été taco sur la garde des douze jours j'ai pas été taco sur la deuxième là je ne suis pas débalonné une troisième je ne suis pas dégonflé regardez il y a beaucoup de moyens engagés en tout cas démontrés qui sont liés à des opérations de combat un peu plus proches du sol là on était sur les bombardements en altitude les ospreys sur le Boxer il y a beaucoup d'images des hélicoptères hélicoptères Apache hélicoptères d'attaque hélicoptères Viper etc les Marines aussi qui s'entraînent notamment sur le pont du Boxer ces autres images qu'on va voir qui sont très impressionnantes de ces opérations de possible débarquement sur des côtes sur des îles qui existent dans le détroit d'Ormuz ou autres ces ces appareils qu'on appelle les LCA sur ces immenses barges de débarquement façon 44 mais très moderne très modernisé que vous croyez encore les Israéliens poussent dans ce sens que une opération au sol est possible alors moi j'ai toujours cru qu'il y avait une problématique très spécifique qui est celle des Émirats de récupérer Abu Musa et les deux tombes qui sont d'ailleurs un enjeu à la fois symbolique ces îles leur ont été volées sous le chat d'Iran juste avant leur indépendance et ils l'ont jamais digéré parce qu'on peut dire que c'est plutôt à eux il y a un débat sur Keshe Karg mais qui serait là une agressivité encore plus importante pour finir d'étrangler économiquement l'Iran qui contrairement à ce qu'on raconte ne l'est pas d'abord parce que une partie de la production va désormais vers la Caspienne et avec l'aide des Russes et en partie des Chinois on voit bien d'ailleurs sur les mouvements très étranges qui existent il y a des débats compliqués avec les Turcs donc on sent bien que tout le monde se réoriente c'est comme la traversée de l'Arabie saoudite avec des milliers de camions citerne d'engrais camions citerne d'engraiset de je ne sais pas quoi, qui permettent de désengorger la production et de sauvegarder une partie d'ailleurs de notre production agricole de l'an prochain.
Donc il y a aujourd'hui des contournements de blocus qui sont la bonne vieille caravane de chameaux en version immense file de camions qui n'en finit pas.Voilà, ça ça ça permet de garder une activité et de ne pas avoir un blocus total.Mais pendant ce temps-là, par exemple, les Chinois disent très bien, nous on n'a plus de pétrole, vous n'aurez plus de soufre.Si vous n'avez plus de soufre, une partie importante de ce que vous fabriquez, et ça concerne beaucoup de sujets, voilà, ils viennent d'interdire à nouveau de bloquer les licences d'exportation de terres rares, ce qui pose des problèmes de survie, y compris en matière sanitaire et pas seulement en matière chimique.Donc on a plein de sujets avec les opérateurs, mais il y a aujourd'hui un enjeu pour les Chinois, c'est que ça s'arrête.Et de ce point de vue-là, c'est la seule arme, mais c'est une vraie arme pour Donald Trump.
Le développement majeur de ces dernières heures, ce sont les révélations sur l'engagement des Saoudiens et des Émirats qui semblent au bord d'entrer en guerre.Peut-être même sont-ils déjà entrés en guerre d'une certaine façon.Il se passe des choses incroyables.On révèle aussi que Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, a reçu, se serait rendu lui-même secrètement aux Émirats arabes unis pour avancer dans cette sorte de coalition anti-iranienne.Et le patron du Mossad a fait le déplacement aussi.Également.
Regardez ces images des avions de chasse saoudiens.L'Arabie saoudite a lancé plusieurs bombardements de façon discrète, secrète, non médiatisée, dit Reuters.J'aime pas très bien ce qu'elle veut dire.Contre l'Iran, en représailles aux attaques menées par les Iraniens sur l'Arabie saoudite.L'Arabie saoudite avait été très touchée, notamment à la base sud-orientale.La raffinerie.
Et la raffinerie.Là, la vengeance.La vengeance est en train de sonner.Toujours.Il n'oublie jamais.Donc ça, au moins, c'est un bon côté.
Je dirais pas que c'est local d'ailleurs, parce que ça s'est généralement répandu.Mais non, non, il n'oublie jamais.Et d'ailleurs, ils avaient indiqué que. jamais. Et d'ailleurs, ils avaient indiqué que.quand vous lisez attentivement les discours et du président enfin des abou dhabiens parce que les dubaïotes les moyens militaires ils sont inexistants mais des abou dhabiens et des saoudiens ils vous disaient un peu qu'ils participaient l'air de rien y compris en permettant des ravitaillements mais ils ont participé aussi physiquement là c'est actif là c'est offensif parce qu'à abou dhabi c'est un peu la sparte du quartier que eux ne pas leurs pilotes leurs commandants de chars ou leurs commandos ce sont des locaux pas qu'ils sont bons le koweït franchement ils s'étaient tapé la honte en bon français puisqu'ils avaient tiré sur des avions américains entré en guerre c'était pas très très brillant que eux sont bons que les saoudiens sont bons les saoudiens il y a une partie de l'armée saoudienne qui d'abord c'est un très grand pays donc ils ont une vraie armée et depuis les attentats de cobh et l'affaire de la mec ils ont restructuré leur armée et mohammed bin salman par exemple a une volonté d'en faire une armée d'élite et les abou dhabiens c'est déjà une armée d'élite qu'ils ont peur parce que cette stratégie de dire on bombarde mais enfin on le montre pas trop on ne s'en vante pas trop puisque il y a il y a relativement peu d'images il y a peu de témoignages et surtout ils ne l'ont pas dit vraiment non ils l'ont c'est des messages personnels mais non leur problème c'est que ils savent qu'ils ne peuvent pas contrer des milliers de drones iraniens d'ailleurs l'arabie saoudite a été attaquée de manière très chirurgicale ce qui n'est pas le cas des émirats les émirats sont les majeurs des centaines de drones milliers tout compris missiles drones etc mais les émirats eux se disent que désormais avec l'aide des ukrainiens ils sont à peu près opérationnels pour résister d'ailleurs 80 je crois que c'est des attaques contre les émirats ont échoué donc voilà alors la dernière attaque elle est à fujairah ce qui est un peu éloigné c'est une grosse attaque émiratique bombardement des émirates éloigné c'est une grosse attaque émiratique bombardement des émiratesarabes unis sur l'île de Lavan.Ils deviendraient, c'est l'australien qui rappelle le détail qui rapporte le détail de ces bombardements.
Les Émirats arabes unis deviendraient un belligérant actif dans cette.Le quotidien américain affirme qu'Abou Dhabi aurait mené des frappes aériennes contre cette raffinerie sur l'île iranienne de Lavan.La réponse du berger à la berger.Coudejahira, Lavan.Là, on est quand même dans un stade où les Émirats arabes unis qui ont un accord de défense avec la France.Oui.
Mais qu'ils l'ont pas activé pour que nous entrions.Nous sommes défenseurs des Émirats.Nous intervenons.Nous avons abattu grâce à nos avions, mais surtout à nos hélicoptères, parce que les avions sont pas moins bons que les hélicoptères.Mais les hélicoptères volent moins vite, et pour des drones qui ne volent pas vite, c'est beaucoup moins compliqué que de faire de manœuvres.Deuxièmement, les hélicoptères le font désormais avec des moyens à l'ukrainienne, c'est-à-dire à la mitrailleuse, au lieu d'envoyer un missile Mika à un million d'euros, enfin un peu moins, contre un drone à dix mille euros.
Donc on s'est bien rendu compte qu'il fallait réadapter la défense.Il y a la défense anti-missile qui marche très bien, où les Français sont très présents, et la défense anti-drones où on a réadapté les moyens de la même manière que vous avez vu.D'ailleurs, Charles de Gaulle allait apporter des hélicoptères de l'armée de terre qui étaient mieux équipés en termes de rapidité, d'adaptation et de flexibilité que les avions qui sont trop rapides.La dimension de la haine ici en Europe, on l'a oublié.Français, les Allemands se haïssaient, mais il y a quelques décennies aujourd'hui, tout ça est passé.Mais eux, entre les Arabes et les Iraniens, il y a une haine ancestrale des Perses.
Les Iraniens sont des Perses, pas des Arabes.Ils sont des chiites, pas des sunnites.Et donc vous avez une construction de la haine.Et puis ensuite, l'empire perse, c'est pas particulièrement bien comporté avec ses petits camarades du coin.Et alors avec les Émirats en plus, l'histoire des trois îles récupérées par le Shah d'Iran, même pas par les Mollahs, leur est restée au est restée autravers de la gorge.
C'est arrivé, je crois, le jour d'avant leur indépendance, comme ça, pour le contrôle du détroit déjà.Il n'y avait qu'une seule logique, et donc on est vraiment au cœur de ça.Les seuls qui arrivent à peu près à s'en tirer, c'est les Omanais, parce qu'ils essayent d'être bien avec tout le monde, un peu comme les Turcs ou désormais comme les Pakistanais, qui sont des intermédiaires, tout en aidant les bateaux iraniens à fuir le long de leurs propres côtes, en récupérant de l'armement chinois et en fournissant des informations aux uns et aux autres.Est-ce qu'on est entré en guerre de fait ?Regardez, les Émirats arabes unis commencent à installer des barrières anti-drones.Vous disiez, c'est des milliers de drones et de missiles autour des dépôts pétroliers près de l'aéroport international de Dubaï, en utilisant des structures métalliques et des filets.
Quand on en est là, regardez cette image-là, Dubaï, des milliers d'influenceurs européens s'y rendaient en disant c'est encore plus sûr que Paris, etc.Et maintenant, c'est ça.Je me rappelle d'une qui voulait vraiment être rapatriée très très vite et qui se rappelait tout d'un coup qu'elle était française.Donc, oui, c'est la guerre, c'est la guerre.Rien, rien, tout change.La guerre, c'est une rupture terrible.
"Cockatoo has made my life as a documentary video producer much easier because I no longer have to transcribe interviews by hand."
— Peter, Los Angeles, United States
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Get started freeC'est une rupture dans la douleur pour ceux qui vont au combat, dans la mort, dans la haine, comme vous l'avez dit, mais enfin dans la vie de tous les jours.Et on le voit bien d'ailleurs.Les gens qui sont obligés de travailler avec du gasoil, du diesel, extrêmement cher, qui essayent désespérément de trouver des moyens, qui gèrent une inflation galopante sur l'ensemble des secteurs, parce que pour l'instant, nous n'avons vécu que le début des prémices, des effets secondaires du blocus.C'est-à-dire que tout ce qui arrive arrive lentement, beaucoup plus cher, dans des conditions beaucoup plus complexes, et donc c'est très très compliqué, surtout quand on a sacrifié, en l'offrant aimablement à nos amis chinois, l'essentiel de nos capacités de production nationale.Nous sommes là face à la guerre totale, la guerre totale, soit économique, sociale, environnementale en partie, mais militaire, sécuritaire.On sent bien la montée de tous les périls en même. les périls en même.
temps c'est assez rare d'avoir des crises qui n'en finissent pas et qui rebondissent y compris le virus qui est pas mon sujet personnel mais on sent bien que la crise du corona elle est dans nos têtes on avait on aurait adoré l'oublier mais elle vient de revenir brutalement par autre chose et donc cumulativement cet phénomène de peur cumulée d'inquiétude sur l'avenir est un sujet absolument majeur et ce qu'on voit là c'est la préparation à une guerre sur laquelle nous mêmes nous n'avons pas encore compris que nous étions dedans pas devant dedans quel est le risque du bourbier que le proche orient on parle d'une région qui est grande comme l'europe que tout ça bascule dans une guerre généralisée bon ils sont dans une guerre généralisée voire éternelle depuis longtemps ça se voit pas toujours mais la crise au yémen est une horreur abominable la situation entre israël la palestine gaza le liban le soudan dubaï émirats arabes unis arabie saoudite tout ça c'était on se disait c'est pour l'éternité prospère mbs disait mbs disait nous nous serons la nouvelle europe oui mais les attentats ils sont la nouvelle europe d'avant ils sont en train de passer ils sont en train de passer très méchants ça ils sont ils sont en train c'était un pays très développé très modernisé et qui a quand même réussi j'ai la république de weimar c'était la plus brillante la plus extraordinaire la plus incroyable en termes de créativité de machin elle a accouché d'adolf hitler donc faut se calmer aussi avec l'idée qu'on se fait nous reconstruisons beaucoup notre histoire je dis souvent qu'on a un petit problème entre le récit national et le roman national on adore le roman national faut pas oublier le récit le récit c'est le réel donc non il y a un il y a un sujet et je crois que là de toute façon les attaques iraniennes ce qu'a bien compris le président pêsésquin il a compris qu'il fallait pas faire ça mais il a été débordé massivement par le clan habib le clan qui a pris le pouvoir en iran puisqu'il y a eu quand même un mini coup d'état les mollahs ont été ont étéécartés autour d'un clan d'anciens gardiens de la Révolution, anciens combattants de la guerre qui a placé ses hommes partout et qui a réussi pour la première fois une prise totale du pouvoir d'un tout petit groupe d'individus non marqués par la culture mollahchique.La France peut-elle être prise dans cet engrenage ?Regardez les images des tigres français.Ce sont ces aéroports qui, dans la région, avec les Rafales et ces hélicoptères, pardon, qui jouent déjà un rôle assez important.Les Rafales, très important.
Expliquez lequel exactement.C'est-à-dire que les hélicoptères sont formatés pour la vitesse des drones.Les Rafales sont obligés parce qu'ils vont trop vite et qu'autrement ils sont en vitesse de décrochage, sont obligés de faire des mouvements assez compliqués et de tirer des missiles assez chers.Par ailleurs, on n'avait pas prévu que le Rafale fonctionnerait avec des mitrailleuses à l'ancienne.C'est un peu compliqué.Donc, dans un combat entre avions, ça justifie.
Avec un drone, c'est totalement aléatoire, c'est très cher.Les stocks sont très bas, même les stocks de Mika, les missiles qui équipent les Rafales sont très bas.Donc, l'idée générale qui a été très intelligemment pensée, d'abord par le patron de l'armée de terre, le général Chil, qui a ressorti des vieux Renault Trucks des années 70 qu'il a rééquipé d'une mitrailleuse anti-drones.Ce que font les Ukrainiens.Donc là, il y a eu vraiment un effort massif sur cette question.Il a fait la même chose avec les hélicoptères de l'armée de terre.
Désormais, on reprend tout ça et on s'adapte à la vitesse réelle des drones parce que ça permet vraiment de les tirer avec beaucoup de précision et relativement peu de coûts.Les munitions là deviennent moins chères que le moins chères que le drone, même si nous avons un petit problème nous-mêmes de munitions que nous ne fabriquons plus parce que nous les avons décentralisés ailleurs.Qu'est-ce qui se passe si les Émirats arabes unis sont vraiment dans une guerre active hier sur notre antenne avec Catherine Loutrambes ministre des Armées ?Ils disent non.Nous, on va garder un rôle défensif.Est-ce que c'est tenable ?
S'ils demandent l'application des traités, non.Mais je propose que je ne sais pas.Faites venir Jean-Yves Le Drian. ne sais pas. Faites venir JeanYves Le Drian.Au moins, on aura un discours à peu près carré sur la nature des traités.Ils sont pas tous totalement lisibles ou en tout cas présentables ou officiels, publics.Mais nous avons des engagements très forts avec les Émirats.
D'ailleurs, nous avons répondu à la demande des Émirats, qui est une demande de défense.Mais l'application du traité pourrait nous amener, s'il l'exigeait, soit ne pas appliquer le traité, ce qui nous rendrait pas très sympathique dans la région, soit à entrer dans un autre niveau.Non, on a un traité.Les Émirats font de gros efforts pour ne pas nous inciter à aller plus loin.Il faut les saluer, mais il existe.Est-ce que c'est là, je repose ma question.
Si vraiment c'est une guerre active, quand on veut défendre un pays, on tire, par exemple, sur le point d'où partent les missiles.C'était une question très complexe d'une déclaration franco-germano-britannique qui disait nous tirerons sur le point de départ.J'étais venu dire ici que c'était une très mauvaise idée et qu'il serait bien de relire les textes en anglais avant qu'ils soient traduits en français pour ne pas écrire de trucs qui n'ont aucun sens.Le point de départ, il est en Iran, nécessairement.Voilà.Alors que la version, c'était oui, mais non, c'est dès qu'il est en l'air, oui, bien sûr.
Mais même à l'intérieur du territoire iranien, ça compte pas.Alors le territoire iranien est assez faible puisque la plupart de ce qui tire était de manière côtière.Mais effectivement, il y a un enjeu là de destruction sur site, sachant que les conditions dans lesquelles sont envoyés les drones, les missiles et notamment la nouvelle génération de missiles iraniens fait qu'il est assez peu probable qu'on aille pénétrer dans le territoire parce que on n'aurait pas le temps.Les révélations du jour dans la presse américaine portent sur le nombre de missiles que les Iraniens posséderaient. les Iraniens posséderaient.encore.70% de leur stock serait encore à disposition.
Est-ce que ça vous parait crédible ?J'en sais rien.Ils les ont comptés.Je veux dire, ça c'est le pourcentage le moins mouillé.Alors on sait plus.Alors c'était 70% détruits, non ?
Peut-être pas, peut-être plus.Alors ils en ont déterré.Ils en avaient plus que ce qu'on pensait ou moins.En fait, personne n'en sait rien.C'est comme les 440 kilos d'uranium enrichi à 60% qui en fait sont 11 tonnes de 2 à 60%.Et dans les 60%, c'est le chiffre donné par l'IEA avant la guerre des civils.
Il y a quand même un peu plus.New York Times qui rapporte.Ils ont des informations dans les services secrets américains sur le fait notamment que tout ce qui est souterrain aurait survécu beaucoup plus qu'on ne le pensait au bombardement.Ils indiquent sur la base d'informations qui proviennent de sources multiples, l'imagerie satellite aussi, que l'Iran a repris accès à environ 90% de ses installations souterraines.Ça c'est vrai.Il n'y a pas photo.
Les photos montrent qu'ils ont déblayé la quasi-totalité de ce qui avait été, si ce n'est détruit, en tout cas endommagé.Mais qu'est-ce qu'il y a en dessous ?Combien y en a ?Etc.Personne n'en sait rien.Mauvaise nouvelle pour les Américains.
Ça c'est quand même très mauvaise nouvelle.Après quoi ?40 jours, plus de 30 jours de bombardement.Oui, bien sûr.Simplement parce que bombarder trop de sites est trop bien protégés, trop granitiques.C'est le débat sur la montagne de la pioche.
Pourquoi ce site n'a pas été bombardé ?Parce qu'il est un bombardable avec des moyens conventionnels classiques et personne ne veut se lancer dans l'idée d'envoyer une arme nucléaire tactique là-dessus.Par ailleurs, les GBU américaines, ils en fabriquent relativement peu.Ils ont liquidé un tiers du stock.Donc ils ont des problèmes aussi qui est de la lenteur de la reconstitution du stock, de la lenteur de la reconstitution de leurs équipements et de la mobilisation nécessaire de leurs équipements sur place.Tout ça n'arrive pas en trois minutes.
Contrairement à dire, on n'est pas dans un film avec deux pauses publicitaires.C'est pas Netflix.Qu'est-ce qui ?Est-ce que dans un second bombardement sienne une seconde lame qu'on. un second bombardement sienne une seconde lame qu'on.dit en termes de rasoir, qu'ils peuvent atteindre ces sites ou que c'est hors de portéeNon, ils peuvent les réatteindre.
La montagne de la pioche, on n'a toujours pas trouvé le mode d'emploi.Mais s'ils attaquaient la montagne de la pioche avec un bombardement intensif, ils pourraient dérégler les centrifugeuses, qui seraient déjà ça a pas d'effet sur le stock.Ça a un effet sur l'enrichissement.Minji Day, c'est un site totalement inconnu, Nord Est de Téhéran, qui a été bombardé par surprise parce que celui-là, personne ne savait qu'il existait.Les Iraniens disent Ah ben nous on en a au moins un autre.Est-ce qu'il est à Isfahan ?
Est-ce qu'il est à Fordo ?Est-ce qu'il est à Natanz ?Est-ce qu'il est dans la montagne de la pioche ?Est-ce qu'il est dans un truc qui n'a pas encore été identifié ?Nul n'en sait rien.Donc la question est moins là du bombardement que de l'accord avec les Chinois et les Russes sur la dilution du stock, la capacité à remettre l'IEA dans le jeu, bref, à revenir à l'accord de Vienne ou à quelque chose qui qui ressemble.
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Get started freeAlors il y a encore des discussions pendant ce temps-là.Les négociations continuent, elles ne se sont pas interrompues.Il y a des points d'accord, des points de demi-accord, des points de désaccord, des poussées des uns et des poussées des autres.Les Iraniens savent jouer ça très bien, y compris en s'inventant des fausses distractions internes entre des soi-disant plus durs et des soi-disant plus mous.Mais la question est loin d'être finie et finalisée.Mais s'il faut le faire, alors il faut le faire d'une manière beaucoup plus massive.
Est-ce que vous croyez, c'était une thèse après 89, après la chute du mur, la la guerre des civilisations, le choc des civilisations.Est-ce qu'on revit ça aujourd'hui ?C'est le sous-titre de vos livres.La fin de l'Occident.Est-ce que d'une façon ou d'une autre, c'est l'Occident contre les autres ?C'est c'est Balzac qui dit Il y a que deux mondes, l'Orient et l'Occident.
Oui, mais il y en avait deux.Et aujourd'hui.C'est pas l'un à la place de l'autre, non.J'ai jamais cru au choc des civilisations.Les civilisations ne s'entrechoquent pas.Ce qui s'entrechoque, c'est justement des civilisations qui ne sont pas devenues des civilisations qui ont été soit anéanties, humiliées.
Voilà.Nous vivons le. civilisations qui ne sont pas devenues des civilisations qui ont été soit anéanties, humiliées. Voilà. Nous vivons le.retour des empires que nous avions cru éliminer au temps de la colonisation.La première chose que les Chinois vous disent, c'est le sac du palais d'été et les 56 jours de Pékin, 55 jours de Pékin.C'est-à-dire le moment où nous nous sommes comportés comme des sauvages.Les sauvages, c'était les envahisseurs.
C'est le poème de Victor Hugo.Les sauvages, le français, l'anglais.C'est ce que pensent les Chinois.Première chose qu'ils vous disent, c'est ça.Et dix minutes plus tard, ils vous disent : Ah, Général de Gaulle, formidable.Donc voyez, il y a cette ambivalence importante.
Nous, nous avons, nous nous comportons encore comme si nous étions les colonisateurs du monde.Le monde que nous avons colonisé veut se venger de son humiliation.Moi, je dis toujours, c'est la revanche de l'histoire ou la vengeance de l'histoire et de la géographie.Le retour du monde réel, le retour des tribus, le retour des peuples, le retour des fois, des religions.Et donc, nous devons faire avec, en expliquant qu'on n'est pas dominant, mais qu'on est un peuple qui est ouvert, qui sait ce qu'il a fait, plutôt pas si mal que ça, en tout cas moins mal que d'autres.Nos amis anglais ont créé.
Chaque fois qu'on a foutu les anglais dehors, ils ont créé le désastre et la tragédie pour l'éternité et plus si affinité.Ils en sont assez fiers parce qu'ils n'acceptent pas d'être mis dehors.Nous, on est dans cette espèce de culture de la repentance où, au lieu de poser la question de qu'est-ce qu'on fait maintenant, on essaye de s'autoflageller toute la journée.Donc, à un moment, il va falloir qu'on en sorte en offrant une option qui était celle d'ailleurs du Général de Gaulle.C'est d'ailleurs pour ça que où que vous alliez dans le monde, vous avez un moment de Gaulle qui est tout à fait fascinant, alors que c'est à la fois l'homme de la décolonisation, mais c'était l'homme de la communauté.Il voulait un Commonwealth à la française.
Il avait prévu ça.En 61, quand il écrit au président des États-Unis et au premier ministre britannique en disant : Alors, je vous explique, l'alliance atlantique, ça va pas le faire.Si c'est une alliance de vassaux, par contre, si c'est une alliance d'alliés, alors on va travailler ensemble.C'est lui qui a raison contre tous les Européens qui se sont aplatis et qui sont devenus qui sont devenusaujourd'hui et dominés et contrôlés par l'armement américain.Donc à un moment, faut faire des choix.
Et deux hommes ont fait ce choix : Pierre Mendès France et Charles de Gaulle.L'un en inventant notre souveraineté nucléaire et l'autre en la mettant en place.Alain Bouveret, quand la, quand Tiananmen, quand il y a eu Tiananmen, la tuerie Tiananmen, les espoirs.Rappelez-vous, on pensait que le monde entier allait se démocratiser.C'est la fameuse image, le homme seul devant les chars.Je crois que vous étiez jeune conseiller de Michel Rocard à l'époque.
Oui, à l'époque, on croyait.Petite main chez Michel Rocard.C'est une des images les plus inouïes de l'histoire, très belle évidemment.Personne ne sait ce qu'est devenu.C'est Deng Xiaoping qui a fait basculer.Personne ne sait ce qu'est devenu ce pauvre pauvre type qui est là devant les chars.
Il y a des versions différentes, mais Deng Xiaoping qui était au pouvoir réel derrière la la façade.Deng Xiaoping n'occupe n'occupe président de la Commission militaire centrale.Donc je je gère tout, mais je ne me montre pas.Avait expliqué que le communisme de marché, c'était le capitalisme sans la démocratie, que ça marcherait très bien pour la Chine.Tout le monde a acheté ce roman.Et au moment où il y a eu le la rencontre entre l'idée qu'il y avait une main invisible de la démocratie qui parle embourgeoisement, l'enrichissement chinois allait pousser à une capacité démocratique, la révolte a lieu et les Occidentaux ont tellement peur que la Chine s'effondre, comme Sviatbryzinski, le conseiller du président américain, avait tellement peur que la Russie s'effondre qu'on dit ah non non, on préserve la dictature pour éviter l'effondrement parce que armes nucléaires, parce que nous avons besoin de stabilité.
Et donc la trouille, la lâcheté des Occidentaux face à ce moment où ils auraient pu pousser à quelque chose qui ressemblait à une démocratie, qui a marché un peu en Russie et pas du tout en Chine, amène l'état dans lequel nous sommes.C'est notre lâcheté qui amène ça, pas le simple fait de proclamer la démocratie.C'est comme tout, hein.Il y a les il y a les croyants et les pratiquants.Ça manquait beaucoup de pratiquants à l'époque. l'époque.
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