"Projet liberté" des États-Unis: Alain Bauer analyse le plan de Donald Trump
Bonsoir Alain Boer.Bonsoir.Professeur émérite de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers.Vous publiez Trump, le pouvoir des mots aux éditions First.Je vous pose la question posée Antoine il y a quelques instants.Est-ce que le cessez-le-feu est mort et enterré ce soir ?
Quand le feu reprend, il n'y a plus de cessez-le-feu.Cessez-le-feu, c'est en général stable.Il y a de temps en temps des escarmouches.Là, on a dépassé le stade de l'escarmouche, mais tout ça est né à la fois d'une provocation et d'une logique stratégique un peu perverse.Mais à l'image d'ailleurs des deux interlocuteurs, Trump est un spéciste du poker menteur.J'explique souvent que les Iraniens sont des spécistes des échecs menteurs.
Chacun a des stratégies complexes.L'Orient est compliqué, disait le général de Gaulle.
Et donc voilà, on est dans un.Qui a le plus provoqué qui dans ces dernières années ?
Ah non, il y a égalité là.On est dans un match de haut niveau de première ligue, mais dans cette affaire, chacun ment effrontément, manipule effrontément et essaye à peu près toutes les stratégies et les options tactiques pour arriver malgré tout un accord, parce que pendant les combats, les négociations continuent.Nous, nous voyons les dégradations, les évolutions, les provocations, les réponses aux provocations.
On ne voit pas ce qui se passe en coulisses, mais ce qui a un risque Alain Boer, c'est que l'affrontement redevienne ce qu'il était il y a quelques semaines encore, avant le cessez-le-feu, et que les négociations ne soient plus possibles.
Alors d'abord, les négociations sont toujours possibles, même quand il y a un affrontement.
Surtout pendant la guerre, sinon toutes les guerres continueraient invitables.Voilà, il y a déjà un moment où ça s'interrompt, où ça s'arrête.
Parfois même, il y a la paix.Vous avez des guerres qui durent depuis soixante-dix ans, dont on ne parle plus.Corée du Nord, Corée du Sud.On sent bien que l'Ukraine se terminera pas par une paix durable, mais par un cessez-le-feu le plus long possible, mais probablement provisoire.Enfin, on voit bien les guerres éternelles, et je ne pense pas que l'amour régnera entre Israéliens et Palestiniens pour les pour les années à venir, même si les affrontements à Gaza se sont apaisés et si par contre ceux au Liban continuent malgré un autre cessez-le-feu où il y a beaucoup de feu. cessezlefeu où il y a beaucoup de feu.et j'entends vos reporters qui sont et qui ont beaucoup de courage d'y être.
Et si vous le permettez, Alain Moiry, on va justement retrouver l'une de nos reporters sur le terrain.On était à Washington il y a quelques instants.Les dernières informations sur l'armée américaine qui affirme avoir détruit plusieurs bateaux iraniens.L'autre info du jour, c'est avec vous Laura Cambot que ça se passe.Vous êtes à Doha au Qatar.Des frappes donc, des échanges dans le détroit d'Ormuz, mais également l'Iran qui frappe aujourd'hui plusieurs sites des Émirats arabes unis.
Oui, tout à fait.Il y a eu des alertes tout au long de la journée aux Émirats arabes unis dans tout le pays.On sait que Téhéran a lancé quatre missiles de croisière en direction de ce pays.On sait que Téhéran a aussi lancé des drones sur le site de Fujairah et ce site il est absolument essentiel pour les Émirats arabes unis puisqu'il est situé à l'est du pays.Il permet en fait aux Émirats d'exporter leur pétrole sans passer par le détroit d'Ormuz.On sait qu'il y a actuellement un incendie sur ce site crucial de Fujairah.
On sait qu'il y a trois travailleurs indiens qui étaient sur place qui ont été blessés.Il y a un autre pays du Golfe qui a également été touché.On nous parle d'un immeuble résidentiel qui a eu plusieurs dégâts.Ça s'est passé au nord d'Oman.Et enfin, il faut également préciser que l'État de Bahrein affirme qu'il est en état d'alerte ce soir face à la possible arrivée de missiles iraniens.En fait, il faut savoir que c'est tous les pays du Golfe qui sont sur le qui-vive.
C'est également le cas du Qatar.Nous nous trouvons ici avec Mathieu Le Peñé depuis trois jours et pour la première fois, nous avons vu cet après-midi des avions de chasse survoler le ciel de Doha.
Merci beaucoup Laura Cambot avec Mathieu Le Peñé derrière la caméra au Qatar, Alain Moiry.Qu'est-ce qui peut encore empêcher ou qui peut encore empêcher l'emballement ?On voit que l'Iran, j'ai. On voit que l'Iran, j'ai.recommence à frapper ses voisins.On est presque revenu à la situation d'avant le cessez-le-feu.
Alors presque mais dans des proportions moindres.Quatre missiles, quelques drones.Fujairah a déjà été frappée au tout début.Ça c'est un message personnel sur le thème : pas de détroit, pas de pipeline.Fujairah c'est le nœud d'une immense raffinerie et surtout d'un pipe très important.L'envoi au Mans est plus rare.
Alors ça c'est plutôt un message personnel du genre : si vous jouez le jeu de, les bateaux pourront longer les côtes omanaises nationales sous protection américaine.Nous ne l'oublierons pas.Ça c'est un message des Iraniens.Le reste est plus classique.Et quand on dit les Émirats, faut savoir que le cœur militaire des Émirats c'est Abu Dhabi.C'est la Sparte des Émirats.
C'est une nation militaire qui ne sous-traite pas sa souveraineté, qui a tous les équipements possibles et imaginables et qui veut partir en guerre contre l'Iran et dont on dit même qu'un certain nombre de ces avions auraient pu participer d'une manière ou d'une autre à, si ce n'est des frappes, en tout cas des accompagnements de mission et qui est un des signataires des accords d'Abraham et qui dispose sur son propre territoire désormais d'équipes israéliennes de protection anti-drones de même que de nombreuses équipes ukrainiennes.Donc on sait bien quel est le niveau d'antipathie existante entre deux.Je précise d'ailleurs que les trois îles dont on parle tout le temps, les deux Tombe et Abou Musa, appartenaient aux Émirats et ont été envahies par l'Iran par l'Iran du Chah 24 heures avant l'accession à l'indépendance des Émirats arabes unis.Donc là aussi c'est une vieille histoire, mais oui on revient à une augmentation maîtrisée des périodes.
Mais c'est pas tout à fait la guerre.C'est pas tout à fait la guerre, mais on n'est pas loin.
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— Ruben, Netherlands
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Get started freeOn n'est pas loin, mais je disais hier chez votre imminente collègue Alice Darfeuil que la logique du système était une montée en pression jusqu'au 14 mai rencontre entre le président Trump et le président Xi Jinping et le 15 mai on aurait le résultat. on aurait le résultat.des courses, qui est soit tout le monde se sera mis d'accord pour rétablir la libre circulation dans le détroit d'Ormuz et un début de négociations sur les 14 points iraniens, dont entre quatre et six sont déjà l'objet de négociations, la levée des sanctions, toute une série de sujets divers.Il n'y a pas de désaccord même sur le péage dans le Golfe, contrairement à ce que tout le monde raconte.Libre circulation, n'empêche pas péage.Quand vous allez sur l'autoroute, vous pouvez librement circuler, mais vous payez.Mais jusqu'à présent, c'était gratuit.
C'était gratuit, mais dans une configuration particulière, parce que le détroit d'Ormuz est tout petit et les accords de Monté-Gobet, contrairement à ce que tout le monde raconte, prévoient une souveraineté très large des deux pays limitrophes, Oman et l'Iran, et en fait des eaux internationales quasiment inexistantes, qui pourraient amener à reconsidérer cela.Et puis pendant ce temps-là, il y a beaucoup de montées en péril.Canal de Panama récupéré par le président Trump au nez à la barbe des Chinois qui en avaient l'exploitation.Accord militaire dans le détroit de Malacca.Alors, il faut savoir qu'Ormuz c'est 80% du pétrole iranien qui va vers la Chine.Malacca c'est 80% des exportations chinoises qui partent vers le reste du monde.
Et donc cette montée, elle est généralisée.Il y a aujourd'hui une négociation globale que nous ne voyons que par tout petits morceaux, mais dès qu'on sort du microscope pour trouver un télescope, tout d'un coup, on découvre qu'il y a vraiment une confrontation entre géants qui est en train de se mettre en place avant ce sommet déjà reporté une fois du 14 mai à Pékin entre le président Trump et le président chinois.
J'ajoute cette précision de Donald Trump donnée il y a quelques instants au-dessus de son passé, c'est mais sept bateaux iraniens qui ont ou auraient été détruits aujourd'hui par les Américains.Ce ne sont pas des navires de guerre, ce sont plutôt des petits bateaux de ce qu'on appelle.Non, non.Tout navire armé est un navire de guerre, surtout quand il fait la guerre.On s'attend des bateaux de 100 mètres de long.
Ils ont tous ceux-là, ils ont tous été coulés, à l'exception d'une partie de la flotte sous-marine.On n'entendait pas où elle est.Il y avait 11 sous-marins iraniens.On pense qu'il y en a cinq qui ont été coulés, il y en a six. coulés, il y en a six.on ne sait pas où ils sont.Ils ont des drones sous-marins.
Un a été identifié à Oman au tout début du conflit, mais il y a des centaines de ces petites vedettes.Et ce qui est intéressant derrière, c'est que seulement sept ont été, ou six ou huit, ou je ne sais pas, ont été utilisés.Alors qu'à d'habitude, ils en envoient des dizaines parce que c'est comme ça que ça fonctionne.C'est comme ça que les Ukrainiens ont rayé la flotte russe de la Mer Noire.Donc, faut pas sous-estimer les petits moustiques.
Ils peuvent faire de grosses piqûres.Et on l'a vu depuis le début de cette guerre.Est-ce que c'était une erreur, pour vous, Alain Bauer, d'annoncer, comme l'a fait Donald Trump, l'opération des blocages annoncée hier soir, effective, qui devait être effective dès ce matin, et qui, d'après les informations dont on dispose ce soir, a permis aujourd'hui de faire passer deux bateaux, deux bateaux commerciaux d'ouest vers est, donc qui ont franchi le détroit.
Oui, ça, c'est ceux qu'on a vus.Oui.Il y a ceux qu'on voit pas.Les Iraniens qui passent en train dernier port de la côte iranienne, premier port de la côte pakistanaise, et qui, tout d'un coup, réapparaissent après avoir rebranché leur GPS, AIS, dont on, puis pas des petits bateaux, c'est pas, c'est des immenses tankers.Donc, il y a beaucoup plus de bateaux qui passent que ce qu'on dit.De la même manière, le long de la côte omanaise, et puis les amis chinois, indiens, les amis de l'Iran, ou en tout cas ceux qui sont en négociation avec l'Iran, qui ne sont pas en conflit avec l'Iran, arrivent à passer, gratuitement pour certains, en payant pour d'autres.
Je veux dire, c'est un barrage filtrant, un peu compliqué à mettre en place, parce que les Américains ne sont pas dans le détroit d'Ormuz, mais à la sortie du golfe.
Mais ce qu'a fait Donald Trump, pour reprendre une expression que vous avez dit, c'est une provocation.C'est une provocation.C'est un coup de poker où il savait que de toute façon, il savait, il allait conduire les Iraniens à la faute, parce que les Iraniens peuvent pas aujourd'hui se dégonfler et rouvrir le détroit.C'était fait pour.C'était fait pour.C'était fait pour que le scénario qu'on a vu aujourd'hui se produise.
Absolument.C'était ça l'objectif, donc mettre les Iraniens à la faute.
Mettre les Iraniens à la faute et nous forcer, nous, à un moment donné, et après mi-mai, quand on aura vu si la réunion entre les deux nouveaux réunion entre les deux nouveauxempires ou résurrection d'empire aura échoué ou réussi, nous pousser à être en situation parce que étranglé sur le kérosène, étranglé sur les précurseurs chimiques pour les médicaments, étranglé sur l'asphalte, étranglé sur les engrais, bref, étranglé sur tout ce dont nous avons vraiment besoin, qui n'est pas le pétrole et assez peu le gaz, curieusement, on est étranglé par le prix, mais pas par la distribution.Eh bien, nous devrions alors intervenir nous-mêmes parce que on ne serait pas en situation dresseée.D'ailleurs, l'arrière-pensée de Donald Trump, c'est, écoutez les gars, de toute façon, vous n'aurez pas le choix.Donc, à un moment ou un autre, les principales victimes de ce qui est en train de se passer, c'est vous.Nous, on est capable d'à peu près tout avoir à la maison, et je peux même utiliser un dispositif qui date des années 70 où je pourrais contrôler le prix de l'essence aux États-Unis pendant une durée limitée.
Il faudra un jour passer devant le Congrès, peut-être.Vous avez vu comment il a évité.Il a contourné le Congrès.Il a tourné le dos.La guerre est finie.J'ai pas besoin de demander votre accord.
Voilà, le cesser le feu fait que ça s'arrête, mais peut-être que ça pourrait reprendre.
Sur cet argument-là.C'est d'ailleurs pour ça que l'amiral Cooper ne dit pas que le cesser le feu est terminé, parce que son arrière-plan, c'est si le cesser le feu est terminé, le compte arbor pourrait reprendre au Congrès.
Mais sur ce point-là, celui des souffrances infligées à l'économie et au régime iranien, est-ce qu'on est vraiment sûr qu'aujourd'hui l'économie iranienne a un genou ou deux genoux à terre ?
Ah oui, c'est clair à la fois en termes de licenciements.Les communiqués officiels iraniens où on dit ne licenciez pas les gens, faut une surprime pour payer les loyers, faut augmenter le salaire minimum, etc.Ça, c'est comme Madame Nabiyulovna en Russie.Les communiqués de la Banque centrale russe vous donnent un état de l'effondrement de l'économie et des finances russes.Voilà, on sait ce qui se passe.
Elle ne le cache pas.
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Get started freeC'est l'économique qui est à terre ou c'est le régime ?Ah non, c'est pas le régime.C'est justement tout le problème.Le régime, il vit, il vit en autarcie.Bah, ça ne sert pas grand-chose.Au bout d'un moment, vous savez, les sanctions, c'est lent, c'est compliqué.
On a toujours l'impression que c'est pas efficace, mais ça laisse des.Vous savez, les Israéliens expliquent depuis le début de cette affaire qu'ils sont en train de termiter le régime. de cette affaire qu'ils sont en train de termiter le régime.Qu'extérieurement la poutre apparaît comme parfaitement solide, mais qu'ils la termitent du dessus, ils la termitent du dessous, et qu'à un moment ou un autre, elle va s'effondrer.Alors il y a deux choses qui sont vraies.Un, ça s'effondre pas aussi vite que ce qu'ils avaient souhaité, même ce qu'ils ont sur vendu à Donald Trump.Mais clairement, la réalité de la vie quotidienne en Iran, malgré la mise en scène, est un problème majeur.
Vous savez, un effet de Potemkine.Vous savez, les restaurants sont pleins, etc.Mais enfin, les gens qui n'ont plus les moyens ne sortent pas, donc vous ne les voyez pas.Et ceux qui ont encore les moyens, c'est-à-dire une part importante de gens qui soutiennent le régime et qui sont des affidés du régime, payés et soutenus par le régime, eux, vous font de l'animation locale pour dire que la vie est belle et tout va bien.C'est beaucoup plus compliqué que ce qu'on imaginait.C'est un régime solide, puissant, qui s'est préparé à cette guerre depuis au moins vingt ans avec le système mosaïque.
Donc voilà.Mais là, c'est une provocation, c'est une stratégie.Elle a du sens.Après, le problème, c'est que comme d'habitude, nous sommes des spectateurs et même des spectateurs victimes.C'est-à-dire qu'à la fin, ce que Donald Trump veut, c'est ce qu'il n'a pas obtenu au début.Qu'on s'engage dans cette guerre qui effectivement n'est pas la nôtre.
Nous soyons obligés de nous y engager simplement parce que l'étouffement de l'économie et les risques sociaux seront tels qu'il faudra bien débloquer le détroit.Alain Bauer, je vous présente Raphael Grabli.On se connait.
On se connaît.Je vous présente.Je sais que vous avez déjà croisé.On s'est déjà vu.Reprise.On parle beaucoup ce soir, Raphael.
On parle beaucoup des drones depuis le début de cette guerre.Les drones iraniens, notamment.Vous ce soir, vous venez nous parler d'un drone qui est utilisé non pas par l'Iran, mais par l'un de ses alliés, c'est-à-dire le Hezbollah, dans sa guerre contre Israël.
Oui, des drones qui font des dégâts, trois morts ces derniers jours du côté israélien, tués donc par ces drones du Hezbollah qui sont pilotés comme dans un jeu vidéo.On les voit décoller à l'écran.C'est un tout petit drone comme ceux parfois que vous trouvez dans le commerce par un opérateur à distance.Vous voyez avec un casque de réalité virtuelle des drones qu'on connaît parce qu'ils sont utilisés depuis des mois et des mois en Ukraine et en Russie, mais qui s'invite effectivement désormais au Proche-Orient une arme de guerre très bon marché. guerre très bon marché.quelques centaines d'euros, capable de tuer, de faire des dégâts extrêmement coûteux, et également utilisée à des fins de propagande.Les images qu'on voit apparaître à l'écran sont des images de propagande diffusées par le Hezbollah notamment sur sa chaîne Telegram, des images diffusées massivement depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, où on voit ce que filment ces drones lorsqu'ils attaquent les unités israéliennes.
Et ce modèle de drone en particulier, il a une petite particularité : il est relié à la terre par un fil.Exactement, c'est la nouveauté.Dans la nouveauté, une fibre optique, comme ce que vous avez à la maison, en fait.Un très long fil alors.Exactement, jusqu'à 15 kilomètres.C'est comme un tiroir, qui ressemble à un cheveu.
C'est extrêmement fin.C'est quelques nanomètres la fibre optique.On le voit là.Alors là, c'est des images en Ukraine.Vous voyez, c'est une bobine où les opérateurs placent le fil jusqu'à 15 kilomètres de cap.Ça permet d'avoir une longue portée.
Ça peut paraître archaïque, et ben c'est exactement le but que ce soit archaïque, parce que ce câble y permet d'avoir d'éviter tout signal radio, tout signal GPS.Ces résultats, ces drones sont quasiment indétectables jusqu'à ce qu'il soit trop tard, en tout cas pour leur cible.Alors pour le moment, ils sont pas utilisés du côté de l'Iran, mais ils sont notamment produits en nombre par deux de leurs alliés, la Russie et la Chine.
Est-ce que les drones changent la façon dont on fait la guerre ?
Ah, ça a tout changé.Comme d'habitude.Depuis l'Ukraine.Depuis l'Ukraine déjà.Non, non, ça a commencé avec les attaques contre les forces du maréchal Haftar en Libye avec des drones turcs, puis contre les Arméniens dans le Haut Karabak avec des drones turcs.La Turquie est très en avance de ce point de vue-là.
C'est des gros drones.Là, c'est pas du mini drone.Et puis surtout, ce qui est en train de changer, c'est que le drone était un instrument aérien de combat.Maintenant, c'est une munition jetable.Et ça, ça change tout, parce que les gros bateaux, les gros avions, etc., comme les destructions immenses des bases américaines dans tout le Golfe, dont on commence seulement à prendre la à prendre lanature de l'ampleur des radars à un milliard de dollars, des avions à plusieurs centaines de millions de dollars, etc.
Ont été tirés par des drones qui valent moins de six mille dollars.La nouvelle version d'Echad, plus avec plus de distance.Alors ça, c'est des drones radio.Ressemble à des missiles, les.Enfin, c'est tous sont des missiles.Disons que voilà, là vous avez une nouveauté parce que c'est moins de mille euros.
Ça fonctionne très très bien.Vous avez maintenant même des drones en carton recyclé, extrêmement efficace, encore moins détectable, même s'ils n'étaient pas filaires.
Mais avec des drones, est-ce qu'on a encore besoin de porte-avions, d'hélicoptères ?
Il faut voir ce que font les Chinois.
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— Peter, Los Angeles, United States
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Get started freeMoi, je ne sais pas.Où est-ce que la guerre d'aujourd'hui se fera uniquement ?
Les Chinois font les deux.Ils pensent qu'il faut des gros porte-avions parce qu'il y a un moment où, quand on fait la guerre aussi gros que soit, il faut être aussi gros que.Et ils ont parfaitement compris qu'on avait du faible au fort, du fort au fort, du faible au fou, du fort au.Bref, c'est multi.Vous gardez toute la gamme.Bah, c'est un peu le sujet, mais il faut avoir les moyens.
C'est-à-dire que vous aviez d'un côté la masse, de l'autre la technologie.La masse chez les Chinois, la technologie chez les Occidentaux.Aujourd'hui, vous avez la masse et la technologie chez les Chinois qui sont au moins égaux, voire en train de surpasser, par exemple, la flotte américaine, ce que dit l'US Navy.Par exemple, nous, les Occidentaux, nous sommes extraordinairement en retard sur la question et des drones et de la protection anti-drones.Et les derniers, malgré des startups formidables en France, mais une difficulté à se mettre à niveau, à rattraper un retard considérable.Les Américains aussi et ce que vous avez montré tout à l'heure sur les chars Merkava israéliens, parce que c'est ça le symbole, c'est le gros char israélien qui est tel élément majeur.
Vous savez que le premier élément de la mise en scène du Hamas, c'était de montrer le char Merkava abandonné le long de la ligne de contrôle de Gaza.Là, ça pose un problème parce que les chars israéliens ne sont pas encore protégés, comme le sont une partie des blindés et russes et ukrainiens avec ces espèces de cages qui sont faites pour éviter ou des filets pour éviter les dégâts.Donc, il va y avoir une évolution parce que l'armée israélienne annonce déjà. parce que l'armée israélienne annonce déjà.qu'elle est en train de réfléchir à la réadaptation de son armée à cette nouveauté.Alors quand même, on a beaucoup de drones, mais comme toujours, ils pensent que les autres ne les ont pas.Vraiment, il y a une sous-estimation de l'adversaire, de sa capacité technique.
L'Iran est un immense pays d'ingénieurs.Et il vous manque un pays dans votre liste, la Corée du Nord.Pardon.
On a peu d'informations, faut dire, de la Corée du Nord.C'est pas le pays qui communique.
Non, non, ils vous montent, ils vous font des très jolis défilés.
Ah bon, pas moi.On a l'impression que c'est des gadgets, sauf qu'ils les produisent et qu'ils les vendent.Alain Boyer, j'aurais qu'on dise un mot également des prix des carburants.Le ministre des Finances américain disait avant la série d'incidents et de escarmouches du jour à Hormus que l'opération Donald Trump de déblocage du détroit allait faire baisser mécaniquement les prix de manière assez spectaculaire.Hier, l'OPEP ou ce qu'il en reste d'ailleurs a décidé de rouvrir un petit peu les vannes.L'OPEP moins un, parce qu'un pays qui vient de quitter le cartel a décidé de rouvrir un peu les vannes, 200 000 barils de plus par jour.
Personne ne sait vraiment ce que ça veut dire, 200 000 barils de plus.Est-ce que les prix vont rester les mêmes qu'aujourd'hui ?Est-ce qu'ils peuvent augmenter encore ?Ou est-ce que ça va être enfin la calme bientôt ?
Alors mon niveau de compétence sur le prix du pétrole étant inexistant, je ne vais même pas essayer de répondre à votre question.Je dis juste qu'aujourd'hui, l'Iran surproduit et est obligé de baisser sa production et de fermer ses puits, ce qui est un des objectifs de l'étouffement qui a été réalisé.
On a vu d'ailleurs les images spectaculaires de puits.D'autres pays qui sont complètement pleins à ras bord.Oui, oui.C'est un vrai sujet.
Quand tu fermes un puits, l'eau, l'eau s'infiltre et quand l'eau s'infiltre, pour ouvrir un puits, c'est pas comme un bouton.Ça marche pas aussi mieux que fait Sinaïm.C'est pas parce qu'on a mis on ou off que ça marche.Donc il y a un sujet important sur cette question.Et puis le deuxième sujet, c'est Fujairah, c'est une réduction de la capacité de distribution.L'attaque contre la centrale de gaz, la plus grosse centrale de gaz du monde au Qatar, a amené beaucoup de défauts de distribution.
Et la plupart des bateaux qui avaient quitté le Golfe, le détroit d'Hormus Golfe, le détroit d'Hormusau début de la guerre, sont tous arrivés à destination.Maintenant, nous entrons dans la problématique de de la pénurie potentielle.Le kérosène, c'est un signal très fort, parce que là, le nombre de raffineries est faible et la consommation est compliquée, et surtout qu'il faut refouler au moment de l'arrivée.L'avion part pas avec de quoi faire plusieurs voyages, surtout les longs courriers.Donc, on est là face à un niveau d'étranglement mondial, comme le disait très justement Nicolas Bawerès tout à l'heure.
Donc, il y a un sujet qui n'est qui n'est pas résolu.Alors, je n'ai pas d'idée de ce que ça fait en matière de prix, mais en matière d'étouffement et de nœuds stratégiques, de nœuds coulants stratégiques, ça c'est une réalité.Alors, pour tous les protagonistes.
Merci beaucoup Alain Bauer.Trump, le pouvoir des mots, aux éditions First.Intrigue à l'ONU, toujours aux éditions.
Alors ça, c'est un roman qui raconte l'envers du décor des négociations d'il y a trois ans entre iraniens et israéliens.
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