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Russie : Le MONSTRE qui veut défier SpaceX - Le Journal de l'Espace #339 - Actu spatiale

Le Journal de l'Espace19 views
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Salut les Terriens.Cette semaine, on va passer d'un mystère photographié avant le premier satellite Sputnik à un rover européen qui repart enfin vers Mars grâce à SpaceX.On ira aussi dans l'ISS, voir notre astronaute Sofia Nemoto, et on va s'intéresser à une comète qui s'est littéralement fait pulvériser près du Soleil.

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Et puis on parlera aussi de la Russie avec Soyouz 5, et pour finir, SpaceX qui continue d'industrialiser l'orbite basse à une vitesse impressionnante.

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Bref, une semaine très variée avec de la science, de la stratégie et quelques signaux assez troublants.C'est parti.Voici une très belle relance pour l'exploration martienne européenne, parce que le rover Rosalind Franklin, que l'on pensait presque bloqué après des années de retard et de complications géopolitiques, revient clairement dans le jeu.La NASA a officiellement lancé la mise en œuvre de son soutien à la mission de Léa, et le point le plus symbolique, c'est que ce rover européen devrait partir vers Mars à bord d'une Falcon Heavy de SpaceX depuis le pas de tir 39A du Kennedy Space Center au plus tôt fin 2028.

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Rosalind Franklin n'a pas été conçu seulement pour rouler sur Mars et analyser quelques roches en surface.

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Son objectif, c'est de chercher des traces de vie anciennes sous le sol martien, là où les indices ont le plus de chance d'avoir survécu.Parce que oui, vous le savez sans doute, mais la surface de Mars est bombardée depuis des milliards d'années par les rayonnements cosmiques, car l'atmosphère de la planète est trop fine et Mars n'a plus de vrais champs magnétiques globaux.Les molécules organiques fragiles en surface peuvent donc être détruites avec le temps.C'est pour cela que Rosalind Franklin embarque une foreuse capable de descendre jusqu'à deux mètres de profondeur.Deux mètres sur Terre, ça paraît peu, mais sur Mars, c'est une vraie plongée dans les couches mieux protégées, potentiellement plus anciennes et donc beaucoup plus intéressantes pour l'exobiologie.La NASA fournira aussi plusieurs éléments critiques : le lanceur, des moteurs de freinage pour l'atterrissage, des unités de chauffage radioisotopique et une contribution à l'instrument MOMA, le Mars Organic Molecule Analyzer, chargé d'analyser les molécules organiques présentes dans les échantillons.

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Ce qui frappe, c'est le contraste.L'Europe garde.un rover scientifique très ambitieux, l'un des plus importants de la prochaine décennie, mais elle devra s'appuyer sur SpaceX pour l'envoyer vers la planète rouge.C'est une excellente nouvelle pour Rosalind Franklin, mais aussi un rappel assez net de la dépendance européenne sur certains maillons critiques.En tout cas, c'est la mission réussie.Elle ira chercher exactement là où les précédents rovers n'ont jamais vraiment pu creuser dans les archives sous-terre de Mars.

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On reste dans l'espace, mais avec un sujet beaucoup plus proche de nous.Sophie Adno continue de faire vivre sa mission depuis la Station spatiale internationale avec un côté très concret, très pédagogique.Et cette semaine, elle a encore montré que l'ISS n'est pas seulement un laboratoire pour spécialistes, mais aussi un formidable outil de transmission.Le 20 avril, elle a échangé en direct avec des élèves de Nouvelle-Aquitaine depuis l'IUT de Bordeaux à Gradignan, grâce à une liaison radio avec la Station spatiale internationale.Il faut bien visualiser la scène : des élèves au sol, leurs questions prêtes, une station radio installée pour l'occasion, et environ 400 km au-dessus de leurs têtes, une astronaute française qui leur répond depuis un laboratoire lancé à plus de 27 000 km/h autour de la Terre.

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La liaison passe par le programme ARISE, qui utilise la radio amateur pour connecter des écoles avec l'ISS.C'est donc pas une simple visio tranquille.Il faut viser le bon passage orbital, préparer le matériel, suivre la station pendant les quelques minutes seulement où elle passe au-dessus de nos têtes, puis le contact se coupe dès qu'elle disparaît derrière l'horizon.L'échange a duré environ un quart d'heure avec plusieurs questions posées par les élèves qui ont eu ce superbe privilège.

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Sophie Adno participe aussi à l'expérience ChloriSS portée par le CNES dans le cadre de sa mission epsilon, qui, je le rappelle, doit durer environ neuf mois.Les graines sont arrivées à bord de l'ISS le 14 avril, et environ 260 000 élèves sont impliqués dans l'expérience.L'idée de faire pousser des plantes dans l'espace, puis de comparer leur croissance avec des plantes cultivées au sol.On parle notamment de Mizuna et d'Arabette des dents. de Mizuna et d'Arabette des dents.

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une petite plante très utilisée en laboratoire parce qu'elle pousse vite et que son génome est bien connu.Ce sujet peut sembler simple, mais il touche directement aux futures missions longues.Pour vivre sur la Lune ou aller vers Mars, il faudra produire une partie de la nourriture, recycler le CO2, générer de l'oxygène et maintenir un lien avec le vivant.Une plante dans un vaisseau spatial n'est donc pas juste un peu de verdure, c'est de la biologie, du support vie et aussi un soutien psychologique pour les équipages.Et c'est exactement ce qui rend cette actualité intéressante.Du rêve, oui, mais avec des expériences très concrètes derrière.

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On part maintenant très près du Soleil avec une comète qui n'a clairement pas survécu à son passage.Elle s'appelle C2026A Maps et plusieurs sondes de la NASA l'ont suivie début avril alors qu'elle s'approchait de notre étoile.L'événement a été observé autour du 4 avril, puis relayé par la NASA le 16 avril une fois les données analysées.Une comète, on la résume souvent à une boule de neige sale, mais c'est en réalité un mélange de glace, de poussière, de roches et de composés organiques très anciens.Certaines de ces matières datent des débuts du système solaire, il y a plus de 4,5 milliards d'années.Quand une comète reste loin du Soleil, elle est plutôt calme, mais lorsqu'elle s'en rapproche, les glaces subliment, le gaz s'échappe, entraîne de la poussière et forme une chevelure, puis parfois une queue très visible.

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Sauf que pour certaines comètes, le passage est trop violent.C2026A Maps est passé extrêmement près du Soleil à une distance d'environ deux fois la distance Terre-Lune seulement, donc moins d'un million de kilomètres.Et à cette échelle, elle a encaissé une chaleur énorme, des contraintes mécaniques.Elle a fini par se désintégrer en un nuage de poussière.

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Les sondes SO, Stereo et PUNCH ont pu suivre cette destruction, chacune avec son propre point de vue.SO observe le Soleil depuis des décennies, Stereo apporte une vision complémentaire et PUNCH permet d'étudier la couronne solaire et le vent solaire en trois dimensions.

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En combinant ces données, les chercheurs peuvent mieux comprendre comment la poussière se disperse, comment les gaz s'échappent et s'échappent etun petit corps glacé réagit lorsqu'il s'approche trop près du Soleil.

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Ce n'est donc pas seulement une simple comète qui disparaît, mais c'est aussi une expérience naturelle.Quand un objet se désagrège, il révèle une partie de sa structure interne.

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C/2026 A1 Mab sera fini pulvérisé, mais elle aura laissé derrière elle des données précieuses sur les comètes rasantes, leur composition, et ces matériaux anciens qui racontent encore la jeunesse du système solaire.On va faire un petit tour en Russie avec une fusée dont on parle finalement assez peu chez nous, mais qui pourrait compter beaucoup pour l'avenir spatial de Moscou : la Soyuz-5.

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Alors malgré son nom, il ne faut pas l'imaginer comme une simple évolution de la bonne vieille Soyuz que l'on connaît depuis des décennies.Soyuz-5 c'est un nouveau lanceur de classe moyenne lourde, pensé pour redonner à la Russie une capacité moderne depuis Baïkonour, et surtout pour remplacer l'ancien Zenit, ce lanceur hérité de l'époque soviétique, longtemps lié une forte dépendance industrielle à l'Ukraine.Et rien que là, on comprend pourquoi ce programme est stratégique.Depuis plusieurs années, le spatial russe traverse une période compliquée entre sanctions, perte de certains partenariats, vieillissement d'une partie de ses infrastructures, et concurrence féroce de SpaceX, de la Chine ou même de l'Inde.Soyuz-5 arrive donc dans un contexte où Roscosmos doit montrer que la Russie n'est pas seulement capable de continuer à faire voler ses lanceurs historiques, mais aussi de développer une fusée plus moderne, plus puissante et mieux adaptée à ses besoins actuels.Le lanceur est développé dans le cadre du projet Baïterek en coopération avec le Kazakhstan et doit décoller depuis le site 45 de Baïkonour, l'ancien pas de tir de Zenit.

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La logique russe est donc de réutiliser une infrastructure existante, mais avec une fusée entièrement repensée.Soyuz-5 doit pouvoir placer jusqu'à environ 17 tonnes en orbite basse, ce qui la met dans une catégorie sérieuse, capable d'emporter de gros satellites, des charges institutionnelles, et potentiellement des missions plus ambitieuses selon les configurations.Techniquement, le cœur du sujet c'est son premier étage.Soyuz-5 doit utiliser un moteur RD-180. étage. Soyuz5 doit utiliser un moteur RD180une version modernisée de l'un des moteurs fusées les plus puissants jamais construits.C'est un moteur à quatre chambres, alimenté au kérosène et à l'oxygène liquide, avec une poussée énorme d'écoulement.

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Ruben, Netherlands

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C'est un choix très rusé dans l'esprit, au lieu de multiplier les petits moteurs comme SpaceX avec Falcon 9, on mise sur un monstre mécanique unique dérivé d'une ligne qui a déjà beaucoup volé sur Zenit et Energia.C'est puissant, c'est robuste, mais c'est aussi extrêmement exigeant à maîtriser.

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Le deuxième étage doit utiliser ces moteurs appelés RD-0124MS, pensés pour améliorer les performances orbitales.

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L'objectif est d'obtenir un lanceur plus efficace que Zenit, capable de répondre aux besoins russes en orbite basse ou sur des missions nécessitant un étage supérieur comme Block DM ou Frigate, selon les versions.Soyouz-5 n'est donc pas seulement une fusée de plus dans le catalogue russe.Elle pourrait aussi servir de brique de base à des projets plus lourds, notamment dans l'architecture imaginée pour un lanceur super lourd.Bon, avec la Russie, il faut toujours rester prudent sur les calendriers parce que beaucoup de programmes ont été annoncés, repoussés, renommés ou réorientés au fil des années.Mais l'idée est claire : si Soyouz-5 fonctionne, elle pourrait devenir un élément central de la prochaine génération de lanceurs russes.Le patron de Roscosmos affirme que la fusée est en phase finale de test et absolument prête.

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C'est une formule très politique évidemment, mais elle montre que Moscou veut envoyer un signal.La Russie veut prouver qu'elle conserve une autonomie spatiale, qu'elle peut développer un nouveau lanceur orbital et qu'elle garde Baïkonour comme une base stratégique dans un environnement international beaucoup plus dur qu'avant.Alors, est-ce que Soyouz-5 va bouleverser le marché mondial des lancements ?Probablement pas à court terme, car face à Falcon 9, la marche est très haute, surtout sur la réutilisation et la cadence.

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Mais ce n'est peut-être pas le premier objectif.Pour la Russie, Soyouz-5, c'est d'abord un lanceur de souveraineté, un outil industriel et une manière de tourner la page Zenit sans dépendre de l'Ukraine.Si le premier vol se déroule correctement, ce sera plus qu'un simple lancement d'essai.Ce sera une façon de rappeler que, malgré ses difficultés, sera une façon de rappeler que, malgré ses difficultés,et son retard face au NewSpace, la Russie n'a pas encore quitté la partie.On va aussi faire un point rapide sur SpaceX parce que l'entreprise vient encore de franchir un cap assez énorme.

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Selon Spaceflight Now, la mission Starlink du 14 avril a porté le total annuel à 1000 satellites Starlink lancés depuis le début de l'année 2026.

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Là, on parle de plus de 1000 satellites en quelques mois seulement.À ce niveau-là, on ne parle plus seulement d'une cadence élevée, mais d'une vraie production industrielle de l'orbite basse.Derrière ce chiffre, c'est d'abord la maturité de Falcon 9 qui apparaît.Cette fusée est devenue une sorte de camion orbital ultra optimisée, avec des boosters qui revolent, des opérations au sol de plus en plus rapides et une chaîne logistique parfaitement huilée.Là où beaucoup d'acteurs cherchent encore à stabiliser leur cadence, SpaceX enchaîne les tirs avec une régularité impressionnante.Mais ce chiffre raconte aussi l'expansion de Starlink.

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Le principe est simple : au lieu d'utiliser quelques gros satellites très loin de la Terre, SpaceX déploie des milliers de satellites en orbite basse.Comme ils sont beaucoup plus proches, le signal parcourt une distance plus courte, ce qui réduit la latence et permet une connexion plus réactive, notamment dans des zones isolées ou mal desservies.Bon, évidemment, il y a le côté sombre de tout ça.Plus l'orbite basse se remplit, plus il faut gérer le trafic spatial avec sérieux.Il faut éviter les collisions, suivre les satellites, désorbiter ceux qui arrivent en fin de vie, limiter les débris et réduire l'impact sur les observations astronomiques.Bref, le bilan n'est pas tout rose.

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Starlink est aussi devenu à la fois un service commercial, une infrastructure stratégique et un outil géopolitique.Ce n'est plus seulement Internet depuis l'espace, c'est une infrastructure mondiale contrôlée par une entreprise privée et ça pose forcément des questions.Le cap des 1000 satellites lancés en 2026 montre l'avance industrielle de SpaceX, mais il rappelle aussi une chose importante : l'orbite basse est une ressource précieuse.Plus on l'utilise, plus il faudra apprendre à la gérer proprement.

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Au hasard de nos recherches, nous avons trouvé un sujet étrange.C'est une étude scientifique publiée d'un site siteReports, et elle mérite quand même qu'on s'y attarde parce qu'elle touche à une zone assez troublante de l'histoire de l'astronomie des flashs lumineux très brefs observés dans le ciel avant même le lancement du premier satellite artificiel.Pour comprendre, il faut revenir entre 1949 et 1957, donc juste avant Sputnik.À cette époque, l'observatoire Palomar en Californie réalise un immense relevé photographique du ciel, le Palomar Observatory Sky Survey.

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On expose de grandes plaques photographiques en verre pendant plusieurs dizaines de minutes, puis on obtient une image détaillée des étoiles, des galaxies et de tout ce qui apparaît dans le champ.

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Sauf que sur certaines de ces plaques, des chercheurs ont identifié des points lumineux très particuliers, des sources qui ressemblent à des étoiles mais qui apparaissent sur une image puis disparaissent ensuite.C'est ce qu'on appelle des transitoires.

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En astronomie, les transitoires, ça peut être une étoile variable, une éruption, un astéroïde, un météor, une supernova.Ce sont des phénomènes qui peuvent apparaître, puis changer, ou même carrément disparaître.

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Mais ici, c'est le contexte qui m'intéresse, car ces images datent d'avant l'ère spatiale, à une époque où il n'y avait pas encore de satellites humains en orbite.

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Donc, si certains de ces points lumineux étaient liés à des objets réfléchissants au-dessus de la Terre, la question devient forcément plus bizarre : qu'est-ce qui pouvait bien se trouver là-haut avant Sputnik ?

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Les auteurs de l'étude ont croisé ces anciens transitoires avec deux autres types de données : les essais nucléaires atmosphériques de la guerre froide et les rapports historiques UAP, c'est-à-dire les phénomènes aérospatiaux non identifiés.Les résultats sont étonnants, mais à prendre avec prudence : les transitoires seraient 45 % plus fréquents dans une fenêtre de plus ou moins un jour autour des essais nucléaires.Et attendez, ce n'est pas tout.Les chercheurs ont aussi noté un détail troublant : les jours où les signalements d'OVNI étaient plus nombreux, les plaques photos montraient elles aussi davantage de petits points lumineux transitoires.

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Leur modèle estime qu'un signalement UAP en plus correspondrait à environ 8,5 % de points lumineux supplémentaires ce jour-là.Bon alors, on se calme tout de suite, car cette corrélation statistique ne veut. car cette corrélation statistique ne veut.pas dire que les essais nucléaires attirent des objets inconnus, ni que ces flashs sont des engins artificiels.Cela veut seulement dire que dans les données étudiées, ces phénomènes apparaissent plus souvent à certaines dates que ce que l'on attendrait par hasard.Et tout le travail scientifique consiste justement à ne pas sauter trop vite vers la conclusion la plus spectaculaire, celle dont les médias raffolent.Il existe plusieurs explications possibles, certaines sont très banales : défauts dans les plaques photographiques, poussière, rayures, problème d'émulsion, ou artefacts introduits lors de la numérisation.

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Et oui, il faut bien se rappeler que l'on travaille ici sur des archives anciennes avec une technologie photographique d'une autre époque.D'autres hypothèses sont plus physiques : des phénomènes atmosphériques liés aux essais nucléaires, particules, poussière métallique ou effets lumineux provoqués par les explosions dans la haute atmosphère.Le problème, c'est que certains transitoires ressemblent à des points lumineux bien définis et pas seulement à de simples taches diffuses, ce qui rend l'explication beaucoup moins évidente.Finalement, ce qui rend ce sujet un peu dérangeant, c'est qu'il oblige à reconnaître une chose : certaines archives du ciel contiennent encore des anomalies que l'on ne sait pas parfaitement expliquer.Et ce qu'il faut faire, c'est retourner aux données, ré-examiner les plaques originales, comparer avec d'autres observatoires et vérifier si ces signaux existent vraiment ou s'ils sont nés dans le processus photographique.Si certains points lumineux y apparaissent vraiment sans explication simple, alors il faut chercher pourquoi.

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Même si la réponse finale est beaucoup plus banale que certains l'espèrent, c'est exactement comme ça que la science doit avancer, en acceptant de regarder les anomalies toujours en gardant les pieds sur terre.

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Cette semaine, je voulais aussi vous parler d'un événement spatial qui me tient à cœur chaque année.

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Le week-end du 20 juin prochain se déroulera le Summer Space Festival à la gare maritime de Bruxelles en Belgique, un festival dédié à notre sujet de prédilection, gratuit, ouvert à tous pour petits et grands, où toute la journée vous aurez la tête dans les étoiles et où je serai bien sûr présent pour cette année parler de ce qu'il se passe au-dessus de nos têtes en ce moment, mais aussi pour tester vos connaissances.Un événement à ne pas rater si vous êtes dans les environs. êtes dans les environs.Je rappelle la date : le week-end du 20 et 21 juin 2026, à la gare maritime de Bruxelles.Save the date.Je en reparlerai bien sûr dans les semaines qui arrivent, mais j'espère déjà, comme chaque année, vous y voir nombreux.C'est toujours un super moment.

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Merci d'avoir suivi l'actu avec le Journal de l'Espace.Partagez la vidéo sur vos réseaux si vous voulez nous donner un coup de pouce.D'ailleurs, n'oubliez pas celui de YouTube, l'abonnement.Et merci d'ailleurs à tous nos abonnés premium qui soutiennent la chaîne aussi de cette manière.On a toujours besoin de vous.On se retrouve très vite pour une prochaine émission.

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Ciao les Terriens. les Terriens.

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