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Sonko frappe fort à l’Assemblée : son discours secoue le Sénégal

Yann Djanga63 views
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Monsieur Souman Senghor a obtenu 132 voix et est élu président de l'Assemblée nationale du Sénégal.Monsieur Souman Senghor, président du PASTEF, a été démis de ses fonctions de Premier ministre par le président Bissouadio Maïfail le 22 mai 2026.Aujourd'hui, mardi 26 mai 2026, il a été élu à la grande majorité président de l'Assemblée nationale du Sénégal.On écoute son discours.

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Mesdames et messieurs, mesdames et messieurs les honorables députés, Madame le secrétaire d'État chargé d'évacuer les affaires courantes, chers membres du public, avant de vous lire mon discours, moi permettrais au nom de la République du Sénégal, une indivisible, d'adresser mes chaleureuses félicitations à monopop en nom de la représentation parlementaire à Monsieur Ahmadou Alaminoulo, qui hier a été nommé Premier ministre de la République du Sénégal.Je voudrais rappeler que je connais personnellement le Premier ministre.du Sénégal, que j'ai fait nommer Secrétaire général du gouvernement rattaché à la primature que j'ai dirigée, et avec lequel j'ai cheminé pendant un an et demi et abattu un travail colossal dans la confection d'abord des référentiels, notamment celui du Sénégal 2025, le masterplan, le masterplan et tous les autres documents relatifs au référentiel.Et je peux témoigner que c'est un travailleur acharné, un homme compétent, un homme dévoué.Même si par ailleurs, je dois à la vérité que nous avons certaines divergences sur certaines questions, notamment la question monétaire, la gestion de la dette et d'autres questions similaires.Je voudrais dire qu'un gouvernement se forme normalement avec la formation politique majoritaire dans un pays.

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Notre formation politique n'a pas été associée aux consultations qui ont conduit à la nomination d'un Premier ministre.Elle n'est pas associée à ce jour aux consultations pour la formation d'un gouvernement et par conséquent, je voudrais dire qu'on ne peut pas faire du pastif sans pastif.et la seule référence du socle passif dans un discours ne confère pas légitimité du parti passif je voulais rappeler que les circonstances dans lesquelles cette installation se tient m'amène à clarifier ces questions malgré ce raté malgré ce faux départ par rapport à l'nomination du premier ministre passif qui est la formation politique et c'est inédit dans les annales politiques de ce pays et du monde qui est la formation politique à la fois majoritaire dans l'opposition et au pouvoir reste reste ouvert à une discussion responsable qui met de côté les égos pour trouver les voies et moyens d'une gouvernance apaisée et terminer ce mandat dans les meilleures conditions et cette discussion ne se fera pas autour des hommes et des femmes elle se fera autour des orientations et du programme sur quoi entendre désormais avec l'exécutif quels sont les engagements qui ont été pris récemment sur la question liée à la restructuration quelles perspectives pour le maintien du pouvoir d'achat et éviter de faire subir aux sénégalais les conséquences d'une augmentation quitte de la justice et du double du bonté autant de questions de questionsde questions qui devront fonder les discussions cette année avec le président de la République pour pouvoir envisager de continuer à l'accompagner dans la sérénité, le parti, l'Assemblée nationale, les majorités que nous détenons aussi bien dans l'opposition qu'au niveau de l'exécutif.Et j'en appelle donc, j'en appelle donc à la responsabilité, au sens du dépassement.On ne peut pas être dans un système d'hyperprésidentialisme au Sénégal aujourd'hui, et la configuration actuelle en a décidé ainsi.

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Mesdames et messieurs les honorables députés, nous voici réunis dans cet hémicycle à nos jours trois fois symboliques : lendemain de Pentecôte et retour de Popenguine pour les chrétiens, jour de la station et du jeune Darafat et veille de la Tabaski pour les musulmans.Il y a quelques jours encore, j'étais à la tête du gouvernement.Mon bilan y est très précis : transparence sur la dette cachée, renégociation des intérêts compromis du Sénégal, respect des échéances de la dette, refus de la restructuring, plan de redressement économique et social, moralisation de la vie publique, notamment pour tout ce qui concerne les fonds, la corruption, le train de vie de l'État et les réformes, exigence de justice, protection de la société de ses valeurs, notamment avec cette loi contre l'homosexualité, gestion des cas complexes liés aux inondations et des campagnes de production agricole, maîtrise du coût de la vie pour les Sénégalais.apaisement du climat social, redéfinition du modèle de développement, sauvetage des entreprises en difficulté et lutte contre la corruption.Je le répète encore.Et maintenant, l'Assemblée nationale.

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Qu'il me soit permis d'abord de rendre un hommage appuyé, fraternel et solennel à mon prédécesseur.À mon prédécesseur, le président Malick Diouf, pour sa loyauté sans faille envers les idéaux patriotiques qui nous ressemblent, qui nous ressemblent, et pour son dévouement de chaque instant.De le féliciter ensuite pour son bref mais brillant passage à la tête de cette assemblée, qui l'a profondément transformé.Sur le plan matériel et symbolique, il a réhabilité ce bâtiment qui commençait à porter les stigmates du temps, de l'usure et de l'abandon, lui rendant un peu de son lustre et de sa superbe.Sur le plan humain, il a porté une attention exemplaire aux hommes et aux femmes de cette institution.Techniciens, greffiers, collaborateurs, personnes de service, améliora leur statut, rappelant avec force que derrière les bancs des députés, il y a des vies, il y a des familles, des dignités à protéger.

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Sur le plan financier, il a imposé une régularisation rigoureuse et méthodique des procédures budgétaires, mettant fin aux zones d'ombre et aux pratiques opaques.Sur le plan technologique, sur le plan technologique, il a engagé la digitalisation.du travail parlementaire, nous dotant d'outils modernes alignés aux meilleurs standards.Au plan international, il a su donner un contenu dynamique au concept de diplomatie parlementaire, au service du rayonnement du Sénégal et renforcer le positionnement régional et international de notre pays.Présent Malinké, au nom de tous les députés de cette institution, au nom de notre formation politique, au nom du peuple sénégalais.À mon nom propre, je vous dis merci.

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Je remercie également du fond du cœur les députés qui m'ont accordé leur confiance, députés de la majorité, mais plus encore députés de l'opposition qui m'ont accordé leur confiance.Cette confiance me lie.Aujourd'hui, vous me donnez plus que jamais les moins insoumis et institutionnels de notre rôle de gardien vigilant de notre révolution.Nous en userons avec fermeté et responsabilité.Je veux aussi adresser un petit mot affectueux à mon ami et frère, l'honorable Ismaël Oun.Ismaïl, j'ai prouvé immense satisfaction de savoir que ça allait être toi mon suppléant.

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Depuis plus de dix ans que nous cheminons, tu as toujours fait preuve en toutes circonstances d'une loyauté absolue, de désintéressement rare, d'une abnégation totale.Ton amitié sincère restera l'un des biens les plus précieux qui m'est offert, comme est offert l'engagement public.Pour ma part, chers collègues, comme vous le savez tous, j'ai été député pendant cinq ans, cinq longues années.J'ai connu les bancs étroits de l'opposition parlementaire, les jours oratoires acharnés et parfois l'épuisement du combat solitaire contre des majorités qui confondaient la force du nombre avec la légitimité du droit.Puis j'ai été maire avant d'être appelé à devenir premier ministre.Cette expérience, renforcée par mon parcours technique dans la haute fonction publique et la parfaite connaissance de tous les dossiers gouvernementaux en cours, seront des atouts précieux pour la montée en puissance de notre assemblée dans ses rôles constitutionnels.

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Mesdames et messieurs les députés, en entrant aujourd'hui dans cette assemblée nationale avec la responsabilité de la présider, je mesure pleinement la gravité du moment historique qu' traverse notre pays.Me voir si appelé à conduire l'institution chargée de représenter directement la souveraineté populaire, certains y voient une crise.d'autres un déchirement.Moi, j'y vois d'abord une épreuve de vérité pour notre démocratie.Les peuples ne jugent pas seulement les hommes politiques sur leurs victoires.Ils les jugent surtout sur leur capacité à demeurer fidèles à leurs principes lorsque le pouvoir devient inconfortable.

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Car il existe une question plus importante que celle de savoir qui gouverne.Cette question est au nom de quoi gouvernons-t-on ?Depuis plusieurs mois, notre pays a vu émerger des divergences profondes au sommet de l'État.Elles ont été décrites comme des rivalités personnelles, des conflits d'ambition ou des luttes d'influence.Je ne souhaite pas nourrir cette lecture réductrice.Ce qui est en jeu dépasse des individus.

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Ce qui est en jeu, c'est le rapport entre la morale et la politique.Aristote écrivait dans l'éthique à Nicomach que la politique est l'art suprême parce qu'elle a pour finalité le bien commun, non pas pour le bien d'un clan, non pas pour la conservation d'un pouvoir pour lui-même, mais le bien de la cité.Il rappelait également qu'aucune cité ne peut durer si la vertu disparaît de ceux qui la dirigent.Au Sénégal même, cette question de l'éthique du pouvoir ne nous est pas étrangère.Le président Mamadou Dia rappelait déjà, au lendemain de l'indépendance, qu'aucun projet de transformation nationale ne peut survivre si les dirigeants confrontent l'État avec leurs propres intérêts.Pour lui, la souveraineté ne pouvait être seulement être seulement

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politique.Elle devait être morale, économique et sociale.Il savait qu'un pays peut disposer d'un drapeau, d'un hymne national et d'institutions, tout en demeurant prisonnier de pratiques qui vitent la République de son sens.C'est que Mombudia avait compris très tôt.Beaucoup de nations africaines l'ont découvert parfois trop tard.Un pays peut survivre à la pauvreté matérielle, mais rarement à l'effondrement de sa morale publique.

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Une nation ne meurt pas seulement de pauvreté économique.Elle peut mourir de fatigue morale.Elle peut mourir lorsque les institutions cessent d'être au service du peuple pour devenir des instruments de confort, de peur et de calcul.Elle peut mourir lorsque les institutions cessent d'être au service du peuple pour devenir des instruments de confort, de peur ou de calcul.Nous venons d'une longue histoire de dissolution africaine.Combien de peuples ont vu des mouvements de libération devenir des appareils de domination ?

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Combien de promesses de rupture se sont dissoutes dans les privilèges, les accommodements et les silences ?Combien de révolutions ont fini par craindre la transparence qu'elles réclamaient hier ?Saint Augustin, dans la Cité de Dieu, posait une question redoutable.Qu'est-ce qu'un État sans justice ?Sinon une grande association de brigands.Qu'est-ce qu'un État sans justice ?

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Sinon une grande association de brigands.Cette phrase demeure.Cette phrase demeure d'une actualité implacable pour toutes les nations du monde.Lorsque la puissance publique cesse d'être ordonnée à la justice, elle ne produit plus la confiance, elle produit la résignation et la colère.C'est pourquoi je veux le dire ici avec gravité.La morale. La morale.

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politique n'est pas une décoration destinée au discours de campagne électorale.Elle est la condition de survie des nations.Lorsqu'un peuple perd confiance dans la parole publique, il cesse progressivement de croire aux institutions elles-mêmes.Notre responsabilité historique est immense, car notre peuple a beaucoup souffert pour rendre possible la révolution citoyenne par les urnes de 2024.Des jeunes sont tombés.Des familles ont pleuré.

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Des citoyens ont connu la prison, la peur et parfois l'exil.Le peuple sénégalais n'a pas porté notre projet au pouvoir pour assister à une simple permutation d'élites.Il l'a porté pour restaurer une certaine idée de la dignité publique.Cette fidélité intérieure à la dignité d'un peuple traverse toute notre histoire nationale.Al'institu égat avait déjà compris qu'un peuple ne demeure libre que lorsqu'il refuse intérieurement la résignation.Face à la domination coloniale, elle ne disposait ni d'armée, ni d'État, ni d'institutions.

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Elle ne possédait qu'une force morale, la conviction qu'aucune puissance n'est durable lorsqu'elle exige d'un peuple qui renonce à sa dignité.Cette leçon demeure actuelle.Les nations commencent à se perdre le jour où leurs dirigeants demandent à leur peuple de s'habituer au renoncement.Cher Moïse Bambali aussi nous a transmis.Cher Moïse Bambali aussi nous a transmis une autre leçon essentielle dans les périodes de tension.La véritable force ne réside pas seulement dans la conquête du pouvoir, mais dans la capacité à demeurer maître de soi lorsque survient l'épreuve.

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Ruben, Netherlands

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Il savait qu'un homme peut perdre une fonction. fonction.sans perdre son honneur, et qu'un peuple et qu'un peuple peut traverser les tempêtes sans abandonner sa dignité.Cette sagesse doit être doit aujourd'hui nous guider collectivement.C'est précisément pour cette raison que les institutions ne peuvent être neutres face à la question morale.L'Assemblée nationale doit être le cœur battant de cette exigence éthique.Et je mesure parfaitement le symbole de cet instant.

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Les principes et les préceptes que je viens de citer, je les ai développés bien avant, bien avant, lors de la campagne législative de 2022, lors de la campagne législative de 2017 et lors de la campagne législative de 2024.Il n'est qu'à remonter à mes différentes déclarations et à mon interview avec Wolfhadjiri pour voir qu'il y a une cohérence dans les propos que je tiens sur le rôle qui doit être celui de l'Assemblée nationale.Et je mesure parfaitement le symbole de cet instant.Certains croyaient que le limogeage d'un premier ministre signifiait sa disparition politique, mais dans une démocratie véritable, aucune fonction n'épuise la légitimité populaire.Aucune fonction n'épuise la légitimité populaire.Le peuple demeure la source du pouvoir, et cette assemblée, forte de la confiance massive accordée au projet porté par Pastef lors de l'Élégislative du 17 novembre 2024, possède aujourd'hui une responsabilité historique particulière.

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Je veux rassurer que je n'utiliserai pas cette responsabilité pour organiser le chaos institutionnel.Je n'utiliserai pas et aucun député avec moi.Je n'utiliserai pas cette assemblée pour nourrir des vendettas personnelles.Ce serait trahir notre propre combat.Mais je le dis avec la même clarté.L'Assemblée nationale ne sera pas une chambre dangereusement.

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Elle contrôlera l'action gouvernementale.Elle exercera pleinement ses prérogatives constitutionnelles de vote des lois, de contrôle l'action du gouvernement et d'évaluation des politiques publiques.Elle défendra la transparence des finances publiques, la rédaction des comptes et la souveraineté populaire.Elle usera de tous les leviers de contre-pouvoir, tous les leviers de contre-pouvoir constitués.Elle usera de manière responsable, mais tout aussi ferme, de tous les leviers de contre-pouvoir constitués, selon la gravité des faits et des circonstances.Cette exigence morale ne relève d'ailleurs pas seulement de la philosophie ou de l'histoire politique.

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Elle est profondément enracinée dans notre propre civilisation spirituelle.Le Coran enseigne qu'Allah vous commande de rendre les dépôts à leurs endroits et lorsque vous jugez entre des gens, de juger avec équité.Le pouvoir est donc un dépôt, une charge, une responsabilité devant les hommes et devant Dieu.Le calife Omar Ibn Khattab craignait d'être tenu responsable.Craignait de responsable. Craignait detenu responsable devant Dieu sur une mule trébucher faute de route entretenue voilà le sens véritable de l'éthique politique considérez que chaque injustice ignorée chaque privilège toléré chaque renoncement devant la vérité finit par fragiliser toute la communauté nationale mes chers collègues nous sommes entrés dans une nouvelle phase notre histoire politique elle sera difficile elle sera traversée par des tensions des tentatives de division et des pressions multiples mais elle peut aussi devenir un moment de maturation démocratique le Sénégal doit montrer à l'Afrique qu'une crise politique peut être affrontée sans haine sans violence et sans effondrement institutionnel nous devons prouver qu'un peuple africain peut débattre fermement sans détruire son propre État nous devons démontrer que la fidélité aux principes est plus forte que les calculs de circonstance j'étends la main à tous les députés de cette assemblée majorité comme opposition car des appartenance partisane il éguit une exigence supérieure celle qui consiste à préserver la République l'histoire retiendra l'histoire retiendra moins les postes occupés que les principes défendus dans les moments décisifs et dans ces moments là la seule véritable question est toujours la même lorsque le pouvoir nous met à l'épreuve le confort ou la vérité pour ma part je continuerai de choisir la vérité vive vive l'Assemblée nationale fière renouvelée debout vive la République du Sénégal une indivisible éternelle je vous remercie pour votre attention votre attention

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