STARSHIP V3 a réussi son test ULTIME ! - Le Journal de la Starbase #362 - Le JDE
Salut les Terriens.Ce soir, nous reviendrons en détail sur cette dernière ligne droite pour le Starship avant son douzième vol, qui est un événement majeur pour SpaceX en raison de l'avènement de la v3.Mais avant cela, vous avez sans doute vu passer cette info : 15 milliards de dollars, c'est ce qu'aurait coûté aujourd'hui cette fusée, toujours en développement.Vous trouvez que c'est énorme ?Eh bien, finalement, ça ne l'est peut-être pas tant que ça.On décortique ça ensemble.
Allez, c'est parti.
SpaceX a déposé son dossier d'introduction en bourse.Comme vous le savez, si vous nous suivez régulièrement, on l'a souvent évoqué ici.Et justement, le 1er mai, Reuters a consulté le contenu de cette demande, qui jusque-là était confidentiel.Vous allez me dire, mais quel rapport avec le Starship ?Eh bien, en lisant leur compte rendu, on y apprend que SpaceX, tenu de dévoiler ses comptes et autres informations nécessaires à l'élaboration de son dossier, confirme noir sur blanc avoir investi plus de 15 milliards de dollars dans le développement de sa fusée monstrueuse, censée à terme être 100% réutilisable.Rien que pour 2025, on apprend également que l'entreprise a aussi englouti 3 milliards de dollars pour la recherche et le développement du programme contre 1,8 milliard l'année précédente.
Alors oui, 15 milliards, c'est énorme, et SpaceX mise en effet gros sur son Starship, ce qui pourrait bien être le plus grand pari recherche et développement de l'histoire du spatial dans la catégorie secteur privé.Certains pourtant diront que ce programme a réalisé à peine plus d'une dizaine de vols depuis 2023 et que tout cet argent est un gigantesque gaspillage.Alors pourquoi de telles sommes pour une fusée qui n'est même pas encore aboutie ?Ce qui nous parait dans un premier temps comme une véritable démesure est en fait de la pure logique si, toutefois, on prend la peine de se pencher en détail sur ce chiffre pharaonique.D'abord, il faut bien comprendre que SpaceX a investi 15 milliards de dollars dans le Starship, ce qui représente 100% de son budget de recherche et développement. recherche et développement.millions de dollars, puisqu'après tout c'est la fourchette haute.
La fusée Falcon est aujourd'hui la plus lancée de l'histoire, avec plus de 400 décollages à son actif, une fiabilité remarquable et une capacité de charge utile de 22 tonnes en orbite basse dans sa configuration maximale.Donc pour 400 millions de dollars, SpaceX a mis au point une machine qui domine le marché mondial du lancement depuis bientôt une décennie.À noter que récupérer le premier étage du Falcon 9 à un coût en performances, le booster doit conserver du carburant pour ses manœuvres de retour, ce qui réduit la capacité d'emport à 16 ou 17 tonnes en orbite basse.Mais quand SpaceX renonce à le récupérer, ce chiffre grimpe à 22,8 tonnes.C'est une nuance importante pour la suite.Face à cela, le Starship représente un investissement qui dépasse 37 fois, je dis bien 37 fois le coût de développement de son aîné.
Voilà justement où réside la différence fondamentale, trop souvent oubliée dans cette comparaison classique.Quand on parle du Falcon 9, on parle d'une fusée à deux étages, oui, mais dont un seul étage est vraiment récupéré et réutilisé.Le second, quant à lui, est perdu à chaque lancement.En d'autres termes, à chaque décollage du Falcon 9, SpaceX perd un moteur Merlin Vacuum, ainsi que la structure même de son second étage.Ce dernier, rappelons-le, n'est pas que la coiffe, mais bien un véritable étage cylindrique avec ses propres réservoirs et son moteur qui propulse la charge utile jusqu'à l'orbite finale avant de se désintégrer s'il n'est pas mis en orbite lors d'une rentrée atmosphérique qui, inévitablement, finit mal.Quant à la coiffe du lanceur, SpaceX a commencé à la récupérer dès 2019, mais ce n'est que depuis 2021 que sa réutilisation est devenue systématique.
En effet, ces deux demi-coques, après s'être ouvertes dans l'espace pour livrer leur précieuse cargaison, se séparent ensuite du vaisseau et entament leur propre chute libre vers la Terre.Chacune de leurs côtés, elles stabilisent leur descente avec des petits propulseurs à azote.C'est alors que azote. C'est alors quedes parachutes dirigeables se déploient vers 8 km d'altitude.Guidés par GPS, ces derniers vont tranquillement ramener les deux demi-coques aux coordonnées prévues.Enfin, juste après avoir touché la surface de l'océan, elles sont hissées à bord de navires de récupération équipés de grues.
Anciennement Gomistree et Gomistiff, rebaptisés depuis Bob et Doug, en hommage aux astronautes Bob Behnken et Doug Hurley de la première mission Dragon avec un équipage à son bord.SpaceX avait aussi, pour la petite anecdote, d'abord essayé de rattraper en vol les deux demi-coques dans un filet tendu sur ces deux mêmes bâtiments entre 2018 et 2021, avec pour le coup des succès très peu probants.Ils ont donc abandonné cette approche et sont passés à une technique bien plus fiable.Depuis, ces derniers ont été récupérés plus de 300 fois en tout et pour tout.Et bon, quand on connaît le prix de chaque demi-coiffe qui vaut environ 3 millions de dollars, autant vous dire qu'on n'a pas envie que ça tombe à l'eau.Pour le Starship, par contre, la philosophie est radicalement différente.
Les deux étages doivent revenir, être rattrapés, pour pouvoir être renvoyés sur le site de lancement et préparés à nouveau pour un autre décollage.Le Super Heavy Booster d'un côté et le vaisseau de l'autre sont chacun conçus pour être récupérés intacts, remis en état et relancés.Personne n'a jamais fait ça avec une fusée de cette catégorie, de cette taille, de cette puissance.En bref, tout est démesuré quand on vient à considérer la chose de façon rationnelle quelques secondes.Et puisqu'on parle des deux étages, autant parler de leur taille respective, parce que là non plus, on ne joue pas dans la même cour.Le Falcon 9, dans sa version actuelle, mesure 70 mètres de hauteur pour un diamètre de 3,7 mètres.
Avec ses 9 moteurs Merlin, il décolle avec environ 770 tonnes de poussée.La v3 du Starship assemblée, donc avec son Super Heavy et son vaisseau, mesure elle entre 123 et 124 mètres de hauteur pour un diamètre de 9 mètres.Le diamètre de chacun des deux étages est donc en gros deux fois et demi supérieur à celui du Falcon 9.Mais voilà la comparaison qui va vraiment frapper les esprits et qui résume elle seule l'écart entre les deux machines.Sur le bloc 3 du Super Heavy, le tube de transfert du méthane, ce conduit interne qui achemine le carburant, qui achemine le carburant,depuis le réservoir supérieur vers les moteurs, affiche un diamètre quasiment équivalent à celui du premier étage entier du Falcon.
Voilà ce que signifie concrètement passer de la catégorie moyen lourd à poids lourd, voire super lourd.Et côté puissance, le Super Heavy bloc 3 avec ses 33 Raptor 3 développe environ 8 200 tonnes de poussée au décollage, soit plus de dix fois celle du Falcon 9 et plus du double de celle du SLS de la NASA.Côté charge utile, l'écart est tout aussi vertigineux.Là où le Falcon 9 emporte 16 à 17 tonnes en orbite basse, le Starship V3 est conçu pour dépasser les cent tonnes en configuration pleinement réutilisable.C'est environ six fois plus.Et concrètement, cela se traduit par exemple par la capacité d'embarquer jusqu'à 60 satellites Starlink V3 par vol contre une vingtaine seulement sur le Falcon 9.
Donc vous voyez, on n'est pas dans le même registre, mais restons focus sur ces 15 milliards et voyons comment l'entreprise en détail a géré ses dépenses.Alors, à quoi servent tous ces milliards ?Eh bien, un des défis que personne n'a jamais résolu avant SpaceX, disons-le tout de suite.Des technologies nouvelles à développer, que l'entreprise elle-même documente dans son fameux dossier en vue de l'ipo, avec une précision assez remarquable, ce qui est bien évidemment la norme pour un document de ce type, en raison des lois en vigueur outre-Atlantique.Pour vous donner une idée de la répartition de ces 15 milliards, n'oublions pas ce que nous avons tous les jours sous les yeux et dont on devine a priori que ce n'est pas donné.Je parle ici de la construction de la Starbase au Texas avec ses deux tours orbitales, ses infrastructures liées à la production et celles dédiées au stockage et à la distribution des cryogéniques, le coût de ces derniers, le développement des moteurs Raptor du M1 au Raptor 3, avec la fabrication de centaines d'unités de ces moteurs et des milliers d'heures de tests à McGregor, et enfin, enfin, les prototypes en eux-mêmes, dont certains ont subi des explosions spectaculaires, chacune très coûteuse évidemment, mais toutefois riche en données.
Sans même parler de ce fameux ravitaillement orbital qui est en plein développement, l'entreprise qui au passage admet sans détour dans son dossier : nous n'avons pas encore démontré ni tenté le ravitaillement en orbite.Pourtant, ce sera absolument nécessaire de réaliser cette. nécessaire de réaliser cette.grande première, car pour atteindre la Lune dans le cadre d'Artemis, le Starship Ares devra être ravitaillé plusieurs fois en orbite par des Starship Tankers, des dédiés.SpaceX développe en ce moment même les ports d'amarrage, les systèmes de transfert d'ergols et les procédures de rendez-vous orbital nécessaires à cette manœuvre.Ça représente des années de R&D, des centaines d'ingénieurs mobilisés.Bref, tout cela a un coût.
N'oublions pas non plus le bouclier thermique.Vous le savez mieux que quiconque ici, c'est le chantier permanent du programme depuis des années.Des milliers de tuiles hexagonales qui doivent survivre à des centaines de rentrées atmosphériques successives, avec un minimum de maintenance entre chaque vol, ce qui, à l'heure d'aujourd'hui, est encore du domaine de la science-fiction.Même si SpaceX a déjà prouvé qu'elle pouvait transformer la fiction en science, avec notamment le rattrapage du Super Heavy que beaucoup pensaient impossible.Bon, sur le Falcon 9, ce problème n'existe tout simplement pas, puisque le second étage ne revient jamais.Sur le Starship, par contre, le résoudre c'est la condition sine qua non pour que la réutilisation complète soit économiquement viable.
Et résoudre chez SpaceX, ça veut dire tester, casser, recommencer, itérer, autant de ratés qui, malgré les données précieuses engrangées, s'accumulent dans la facture finale.Enfin, n'oublions pas l'infrastructure au sol.Tout d'abord, près de 3,8 millions de litres d'eau utilisés pour absorber les vibrations acoustiques au décollage, ce qui est colossal.Et on peut estimer que, forcément, cette question de l'eau sera cruciale dans le système actuel pour que SpaceX soit en mesure de soutenir les lancements réguliers de sa fusée, ce qui ça aussi a un coût, vous vous en doutez.Ensuite, selon une estimation relayée par Reuters et issue d'une analyse de la FA, un seul lancement du Starship nécessite l'équivalent de 244 camions de méthane liquide.Mais ce chiffre ne représente qu'une fraction de la logistique.
L'oxygène liquide utilisé en quantité bien plus importante par les moteurs Raptor mobilise entre guillemets seulement entre 180 et 220 camions supplémentaires, grâce à une densité plus élevée qui facilite son transport.L'azote liquide, lui, est indispensable aux opérations de purge et de conditionnement thermique des systèmes.Il faut donc compter en moyenne plusieurs dizaines de camions. moyenne plusieurs dizaines de camions.de plus.Au total, un lancement complet représente entre 470 et 570 camions, une échelle logistique comparable à celle d'une infrastructure industrielle lourde et non plus d'un simple pas de tir classique.Alors bien sûr, je peux me tromper dans mes calculs, mais grosso modo, on ne devrait pas être trop loin du compte, je pense.
Je vous laisse re-vérifier de votre côté, les Terriens.Bref, ce n'est pas pour rien que l'entreprise construit actuellement sa propre usine de liquéfaction directement sur le site de la Starbase, produire le maximum sur place.C'est la seule façon de préparer ces cadences de lancement complètement folles, sans pour autant saturer de camions, la seule route d'accès aux différents sites de la Starbase.Vous êtes de plus en plus nombreux à rejoindre le journal de l'espace chaque semaine, et on vous en remercie.Pour ceux qui ne se sont pas encore abonnés, c'est ici que ça se passe.Abonnez-vous, activez la cloche de notification pour ne rien manquer, et mettez un pouce en l'air si le contenu vous a plu.
En résumé, quand on parle de 15 milliards de dollars, on ne parle pas seulement du coût de l'acier inoxydable et de celui de la fabrication des moteurs Raptor.On parle de plusieurs années de recherche et de développement, de problèmes techniques résolus un par un, de défis que personne n'avait osé relever jusque-là quand il fallait se coller à la réutilisation des étages d'une fusée, de la construction d'une infrastructure industrielle entièrement nouvelle, et j'en passe.Le Falcon 9 a révolutionné l'accès à l'orbite basse avec un seul étage récupéré, mais le Starship, lui, ambitionne carrément de faire la même chose avec les deux étages, avec une charge utile cinq fois plus grande et cerise sur le gâteau avec une cadence qui est de l'ordre du jamais vu.Autant vous dire que cela risque de coûter encore beaucoup d'argent à SpaceX, et ce malgré son obsession d'intégration verticale pour se passer au maximum de ses fournisseurs et réduire les intermédiaires pour construire toujours plus vite et à moindre coût.
"99% accuracy and it switches languages, even though you choose one before you transcribe. Upload → Transcribe → Download and repeat!"
— Ruben, Netherlands
Want to transcribe your own content?
Get started freeEt quand on voit le gigantisme de la fusée en question, on ne peut que constater à quel point, oui, construire une fusée comme celle-ci, c'est un véritable challenge, autant sur le plan technique que sur le plan financier.Pour s'en rendre compte, rien de tel que de revenir à Boca Chica ou, dans la journée de samedi, les deux prototypes de la V3, après une campagne de tests réussie, ont été tests réussie, ont étéà nouveau sollicités très tôt le matin par les équipes du site de production.Les deux monstres ont été sortis des hangars et ont doucement cheminé l'un après l'autre vers le site de lancement.Bien évidemment, les drones de SpaceX étaient au rendez-vous pour tirer le portrait du S39 et du B19, fières représentants d'une Starbase qui s'apprête à rentrer dans une nouvelle ère, la production de masse de la fusée la plus puissante et la plus haute du monde.Eh oui, car quand vient l'heure de l'assemblage des deux étages sur ce fameux second pas de tir qui a prouvé récemment sa robustesse malgré un léger problème sur l'un des patins des bras de la tour lors du tir statique du B19, on viendra d'ailleurs dessus dans quelques instants.
On ne peut que constater le gigantisme de la fusée.Et en plus d'images somptueuses, en plus de toutes les grandes premières qui feront de ce douzième vol un événement historique, l'entreprise pourra encore s'enorgueillir d'un nouveau record n'en déplaise à ses détracteurs.Voici donc la fusée la plus puissante au monde, mais également la plus haute.Avec ses 124 mètres, l'entreprise explose ses deux précédents records, avec pour rappel une hauteur d'environ 121,3 mètres pour la V1 et 123 mètres pour la V2.Voilà pour le symbole, mais ça ne s'arrête pas là.En effet, le Starship avec son acier rutilant exhibe une esthétique hors norme, en dehors de tous les standards actuels de l'aérospatial, avec un nouveau design de la section hotstaging intégrée au booster, par exemple, cette partie essentielle pour rappel à la séparation à chaud des deux étages, ou encore ce S39 qui semble habillé de tous les enjeux que SpaceX devra relever cette année.
On vient là-dessus aussi dans quelques instants.Notez déjà la différence entre l'assemblage du B15.2 et du S38 pour le onzième vol et celui de la V3 pour le lancement à venir.On voit bien l'évolution d'une finition de plus en plus épurée.Pour rappel, et tant que j'y pense, SpaceX a à ce jour rattrapé trois boosters, donc le B12, le B1 et le B15.L'entreprise a réutilisé entre guillemets un seulement deux d'entre eux, le B14.2 et le B15.2.Mais revenons au design de cette nouvelle version du Starship.
Je vous le disais à l'instant, si vous voulez savoir ce que prévoit de faire SpaceX cette année avec sa fusée, observez bien le deuxième étage. fusée, observez bien le deuxième étage.En effet, celui-ci montre clairement ses quatre appendices, deux correspondant au réservoir de méthane situé au niveau de la porte cargo du vaisseau, et deux autres en bas, situé au niveau du réservoir d'oxygène.Ce qui fait que ce prototype rentre directement dans la catégorie tanker, cette version destinée à effectuer des ravitaillements en orbite.Un premier essai sera probablement tenté cette année, donc affaire à suivre.Ensuite, on aperçoit l'apparition de ce qui pourrait bien être des RCS, des petits moteurs qui ont été placés juste à la base des ailerons arrière du S39 et qu'on trouve ici sur cette photo prise par les équipes de NASA Spaceflight juste au moment de l'assemblage de la fusée.Nous pouvons également voir l'une des caméras placées par SpaceX sur la jupe, un emplacement qui aurait été impossible sur la V2 du vaisseau puisque c'est l'endroit où se trouvait l'ancien plafond de cette partie moteur.
Ce dernier a maintenant été retiré grâce au nouveau design du Raptor 3.Un autre détail qui dans le développement de la fusée n'en est pas un du tout, c'est l'apparition de nouvelles tuiles hexagonales éparpillées un peu partout, y compris sur des zones non exposées lors de la rentrée, mais également sur les ailerons du second étage.Plusieurs types de tuiles ont été aperçus afin d'effectuer des tests bien évidemment différents.On peut donc observer des aspects variés, avec des bordures et des épaisseurs différentes.Certains adhésifs sont même visibles.En bref, tout cela sans l'expérimentation à plein nez.
Celles qu'on aperçoit le plus aisément, en raison de leur teinte légèrement bleutée, correspondent probablement à une nouvelle composition en céramique, avec sans doute une densité différente, un revêtement modifié pour mieux résister aux chocs thermiques.Bon, vous le savez, le bouclier thermique du vaisseau est toujours en cours de développement, lui aussi, mais au fur et à mesure des versions, on constate à chaque fois une nette amélioration.Une évolution globale est bien visible.Les tuiles semblent de plus en plus uniformes, mieux alignées, avec des matériaux renforcés qui viennent combler les interstices aux jonctions pour éviter des infiltrations.Bref, la tenue de soirée du vaisseau est bien plus propre et plus complète que sur les versions précédentes.À peine l'assemblage terminé, le soir même, les équipes du pas de tir tentaient un wet dress througher sol, nouvelle mouture du Starship, nouveaux pads, nouvelle version des Raptors oblige.
Malheureusement, une tentative avortée. avortée.très rapidement, et même si la date du 15 mai est avancée pour le prochain vol, on peut s'attendre logiquement à un nouveau report.Bon, est tout de même possible qu'à l'heure où vous regarderez la vidéo, SpaceX ait effectué cette répétition générale.Bien évidemment, Matthias vous fera de toute façon un résumé de l'évolution des préparatifs samedi soir comme d'hab.Revenons à présent très rapidement sur cet événement un peu passé inaperçu lorsque ce monstre de Super Heavy a fait rugir pendant 14 secondes ses 33 moteurs survitaminés à l'occasion de son dernier tir statique.En effet, l'un des patins du chariot qui permet de faire coulisser les bras de la tour, les chopsticks donc, a été sérieusement endommagé pendant l'essai du B19.
Bon, plus de peur que de mal, puisque si la fusée a été assemblée, vous vous doutez que le problème a vite été réglé.Sinon, le Super Heavy n'aurait pas pu descendre de sa table orbitale et rejoindre le site de production.Ce dernier a donc été remplacé, comme on peut le voir sur ces images enregistrées par les caméras de la padraie.Bref, si besoin était de le rappeler, il ne faut pas oublier qu'une telle puissance sur le pad de tir est extrêmement compliquée à gérer.Saluons donc les équipes de SpaceX qui, une fois de plus, repoussent les limites du possible.Alors que nous étions en train de finir l'épisode, hier dans la matinée, nous apprenions que SpaceX venait de compléter avec succès ce tout premier wet dress rehearsal de la V3 du Starship.
Après un compte à rebours qui simule les conditions réelles sur le pad de tir, juste avant le décollage de la fusée, donc après avoir effectué le plein des réservoirs de chaque étage, SpaceX a annoncé sur son compte X que tout s'est parfaitement déroulé.Bref, si la météo est au rendez-vous, nous devrions assister au douzième vol d'essai de la fusée, et s'il n'y a pas d'autres reports, rendez-vous samedi soir pour un résumé complet.
Et voilà les Terriens, merci encore pour votre présence chaque mercredi et chaque samedi pour suivre ensemble ce programme Starship de SpaceX.Et pour ceux qui découvrent le journal de l'espace, n'oubliez pas de vous abonner, d'activer la cloche de notification et de mettre le pouce en l'air si la vidéo vous a plu.On se retrouve dès vendredi même heure pour l'actualité spatiale de la semaine.À très bientôt les Terriens. les Terriens.
Get ultra fast and accurate AI transcription with Cockatoo
Get started free →
