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STARSHIP V3, un ÉCHEC de PLUS ? - Le Journal de la Starbase #366 - Le JDE

Le Journal de l'Espace11 views
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Salut les Terriens, ce soir nous reviendrons sur le douzième vol, bien sûr, l'occasion de vérifier l'état du pas de tir.Mais avant cela, Artemis oblige, penchons-nous à nouveau sur le HLS, et vous allez voir que nous ne sommes pas les seuls à nous interroger sur la capacité de cet atterrisseur à atteindre d'aussi ambitieux objectifs.Allez, c'est parti.

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Récemment, j'ai découvert une vidéo de Tim Dodd de la chaîne Everyday Astronaut qui suit le programme Starship comme nous depuis des années.Je vous invite au passage à vous abonner à sa chaîne, dont vous trouverez le lien en description de cette vidéo.Et ce dernier nous a fait un résumé très détaillé des questions relatives à la viabilité du Starship HLS destiné, pour rappel, au programme Artemis de la NASA en vue d'un atterrissage, sachant que le terme alunissage est aussi accepté, voir le dictionnaire Larousse en ligne pour les commentaires que nous avons régulièrement à ce sujet.Son analyse a approfondi les défis techniques tout en restant relativement optimiste sur le long terme, et c'est cette honnêteté intellectuelle qui rend son travail particulièrement intéressant à partager ici.La question centrale qu'il pose est celle que tout le monde esquive un peu : le Starship Human Landing System, donc le Starship HLS, est-il une option réaliste pour ramener des humains sur la Lune ?Eh bien, vous allez voir que malgré son optimisme, il en arrive peu ou prou aux mêmes conclusions que nous.

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En comparant le HLS au module Apollo et en le présentant comme un véhicule polyvalent pour une présence durable, l'accent est inévitablement mis sur la différence de taille entre les deux engins.Ce n'est un secret de Polychannel pour personne : le Starship à la base a bien été vendu comme une fusée devant coloniser Mars et plus largement destiné à traverser les océans du vide spatial.Par contre, si l'on se cantonne à l'aspect pratique au pratique, il a véritablement été conçu pour être un super cargo de l'espace. de l'espace.et délivrer de la charge utile en masse en orbite terrestre.Et je pense tout spécialement ici à la V3 du Starlink.Sauf que voilà, tout cela présuppose que l'engin soit réutilisable.

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C'est d'ailleurs tout l'enjeu pour SpaceX durant cette année 2026.Le voici donc flanqué d'un bouclier thermique aussi fragile à faire tenir sur la coque du vaisseau que difficile à créer, ceci afin de pouvoir effectuer des maintenances minimales entre chaque vol.D'ailleurs, Mathias vous a fait une vidéo à ce sujet lors du JDS numéro 363 il y a quelques semaines.Certes, la fusée est toujours en développement, mais juste après le coup de pression de la NASA durant la conférence Ignition, SpaceX se plante sans doute sur une version HLS sacrément revue à la baisse.Mais sur la Lune, vous le savez, il n'y a pas besoin d'aileron, de tout cet attirail, de tout le thermique et autres sous couches ablative.Non, ici le défi pour lui c'est sa taille avec un centre de gravité élevé et des défis de stabilité, surtout avec des jambes d'atterrissage étendues pour le régolite.

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L'entreprise devra donc inévitablement réduire la hauteur du vaisseau, abaisser son centre de gravité et simplifier et raccourcir également ses jambes afin d'assurer une stabilité parfaite au sol.Tout cela réduira aussi la masse à sec du véhicule et ça change tout.Pourquoi ça ?Eh bien imaginez que vous conduisiez une voiture.Plus le véhicule est lourd, plus il a du mal à accélérer, plus il consomme et moins vous allez loin avec le même plein.Le delta V c'est exactement ce principe appliqué aux fusées.

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Il mesure la quantité de changement de vitesse qu'un vaisseau peut accomplir avec la totalité du carburant disponible dans ses réservoirs.Et pour aller de l'orbite terrestre basse jusqu'à la surface lunaire puis en repartir, le budget de delta V requis est colossal.Le choix du carburant par conséquent est crucial.Le Starship utilise du Methalox, vous le savez si vous nous suivez régulièrement, c'est-à-dire du méthane liquide combiné à de l'oxygène liquide.Par rapport au carburant hypergolique utilisé sur Apollo qui s'enflamme spontanément au contact l'un de l'autre et se stocke à température ambiante, le Methalox offre un meilleur rendement moteur, ce qu'on appelle une meilleure impulsion spécifique ou ISP, c'est-à-dire plus de plus depoussée pour la même quantité de carburant.

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Un autre avantage, qui ne l'est qu'en partie, mais qu'on classera tout de même dans cette catégorie, le méthanolox est compatible avec ce qu'on appelle l'ISRU pour In Situ Resource Utilization, ce qui signifie qu'une production de carburant directement sur Mars, par exemple, serait possible à partir des ressources locales.En effet, le méthane et l'oxygène pourraient être produits à partir du CO2 atmosphérique et de l'eau locale de notre flamboyante voisine.En clair, le Starship pourrait faire le plein sur Mars, ce qu'une fusée aux hypergoliques ne pourra jamais faire.Quant à la Lune, la chose est bien plus nuancée, notamment pour le LOX.Seul l'oxygène liquide peut être produit à partir de la glace d'eau des cratères polaires, le méthane restant à cheminer depuis la Terre.Car pour produire du méthane, il faut du carbone, et la Lune n'en possède quasiment pas.

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On ne peut donc pas faire du méthanolox complet uniquement à partir des ressources lunaires.Mais le méthanolox a un défaut majeur que les hypergoliques n'ont pas, c'est le boil-off, c'est-à-dire l'évaporation progressive du carburant cryogénique lorsqu'il absorbe de la chaleur.Alors certes, dans l'espace, il fait moins 270 degrés, et vous pourriez vous demander comment un carburant pourrait-il s'évaporer à des températures si basses.Eh bien, dans l'espace, il n'y a pas d'air pour conduire la chaleur, mais le rayonnement solaire, lui, est omniprésent et traverse le vide sans la moindre résistance.Donc, sans atmosphère pour filtrer ce rayonnement, la face exposée au soleil d'un réservoir peut atteindre des températures très élevées, tandis que la face à l'ombre plonge rapidement dans un froid extrême.C'est cette chaleur radiative, impossible à éliminer totalement, qui fait lentement monter la température à l'intérieur des réservoirs et provoque l'évaporation progressive des hypergols.

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Le méthane liquide doit être maintenu à -161 degrés Celsius et l'oxygène liquide à -183 degrés.Le moindre degré gagné se traduit par des pertes de carburant, et un vaisseau qui stationne trop longtemps en orbite finit par arriver à destination avec des réservoirs partiellement vides.Bon, des solutions existent : l'isolation thermique avancée, la recirculation active des fluides, ou encore les dépôts de carburant en orbite lunaire pour faire le plein le plus près possible. le plus près possible.mais chacune de ces solutions ajoute de la complexité de la masse et des points de défaillance potentiels supplémentaires et c'est là où je veux en venir les terriens parce que c'est sans doute le point le plus débattu autour du HLS pour qu'un atterrisseur lunaire façon SpaceX puisse atteindre la Lune avec suffisamment de carburant pour descendre remonter et rejoindre Orion en orbite lunaire il doit d'abord être ravitaillé en orbite terrestre basse par une flotte de Starship tankers ces vaisseaux citerne dont on a souvent parlé ici et le nombre de ravitaillements nécessaires donne carrément le vertige selon les estimations les plus sérieuses entre 10 et 15 vols de Starship tankers seraient nécessaires pour remplir les réservoirs du HLS avant son départ vers la Lune chaque tanker pouvant livrer entre 100 et 200 tonnes de propylène selon les versions et les conditions de vol avec lors de chaque ravitaillement un orbital un amarrage un transfert de fluides cryogéniques dans le vide et une gestion du boil off à chaque étape aucune de ces opérations n'a encore été démontrée à l'heure actuelle et à une telle échelle et c'est précisément l'un des prochains défis qui attend le Starship cette année et qui c'est à la clé encore une autre révolution signée SpaceX la direction de l'entreprise au passage évoque des chiffres plus optimistes avec les futures versions du tanker potentiellement capable de livrer davantage par vol et donc de réduire le nombre de ravitaillements nécessaires et avec plusieurs pas de tir opérationnels en parallèle comme on l'a vu encore récemment enchaîner une quinzaine de lancements ne signifie pas forcément lancer 15 fusées différentes un seul et même Starship suffirait en admettant qu'il soit possible de le réutiliser rapidement pour assurer plusieurs rotations et ça aussi cela fait partie des défis de cette année donc face à ces défis Team DOD détaille plusieurs pistes et les explore sérieusement la première concerne le choix de l'orbite pour le avec Orion plutôt que de viser la NRO cette orbite lunaire dite de halo très allongée qui impose une consommation de carburant considérable pour s'en extraire et amorcer la descente vers la surface SpaceX pourrait bien opter pour une orbite lunaire basse la LLO pour low lunar orbit qui réduit significativement la consommation de carburant consommation de carburantlors de la descente.Cela complique en revanche la logistique du rendez-vous avec Orion et implique des négociations avec la NASA sur l'architecture globale de la mission.

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Deuxième piste, les dépôts de carburant en orbite lunaire qui permettraient de stocker des argols à proximité de la Lune et d'éviter les pertes liées au boil-off pendant le transit depuis la Terre.La troisième piste, ces lisses rues lunaires, c'est-à-dire l'extraction de glace d'eau dans les cratères ombragés du pôle sud pour produire de l'oxygène liquide sur place, une solution qui appartient encore au domaine de la démonstration technique mais qui allégerait déjà significativement la logistique des missions répétées, à savoir ne plus avoir à acheminer l'oxygène liquide depuis la Terre, ce qui représente une économie de masse considérable, même si le métal, lui, comme on l'a vu tout à l'heure, devra toujours faire le voyage depuis notre planète, faute de carbone disponible sur la Lune pour le produire localement.Enfin, Team DOD évoque des variantes structurelles du HLS lui-même, des versions plus compactes avec moins de moteurs, des réservoirs largables pour alléger le vaisseau après la descente ou une architecture modulaire permettant d'assembler différentes configurations selon les missions.C'est autant d'options qui montrent que le design final du HLS est loin d'être figé et que SpaceX garde une marge de manœuvre réelle sur ce sujet.Alors où en est-on vraiment ?Eh bien la synthèse de Team DOD est nuancée et c'est ce qui fait justement toute la valeur de son analyse.

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Rappelons d'abord que cet observateur assidu du programme Starship a toujours été plutôt enthousiaste sur les évolutions proposées par SpaceX, tout en gardant un regard critique sur certains aspects.Je vous recommande d'ailleurs vivement de vous abonner à sa chaîne, vous trouverez énormément d'explications sur les moteurs de la fusée.Mais revenons justement à nos fusées.Depuis la conférence Ignition de février 2026, on en a parlé ici, les cartes ont été rebattues.Artemis III ne sera plus une mission d'allunissage, mais un test en orbite terrestre basse destiné à vérifier les opérations d'amarrage entre Orion et les atterrisseurs HLS.Le premier vrai allunissage habité est désormais repoussé à Artemis IV, prévu pour 2028 au mieux.

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Pour rappel, les observateurs les plus lucides rappellent que même ce calendrier reste particulièrement optimiste.Quant au Starship HLS, la question de son gigantisme ne se de son gigantisme ne sepose plus pour le prochain volet d'Artemis.En revanche, pour Artemis IV et le premier vrai alunissage habité, les défis que nous venons de détailler restent entiers et c'est là que tout se jouera vraiment.Mais cette taille excessive devient aussi un atout considérable pour la suite et c'est là où se niche le paradoxe.Cent tonnes de fret déposées sur la surface lunaire en un seul vol, c'est une capacité qu'aucun autre engin en développement ne peut égaler et c'est précisément ce qu'il faudra pour construire une base lunaire permanente, acheminer des véhicules pressurisés, des systèmes de génération d'énergie et y construire des habitats.

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Le Starship n'est donc pas inadapté à la Lune, il est simplement inadapté à l'alunissage en tant que tel, mais cependant en avance sur les besoins immédiats du programme, car parfaitement dimensionné pour les missions qui pourraient lui être confiées par la suite.SpaceX progresse vite, les vols du Starship s'enchaînent et la démonstration du transfert d'Ergol en orbite, attendue dans les prochains mois, sera un jalon décisif pour lever l'un des principaux verrous du programme.Du côté de Blue Origin, au passage, la situation se complique.La FAA a immobilisé le New Glenn après une mise en orbite défaillante en avril 2026 et sans ce lanceur, impossible d'acheminer le Blue Moon en route lunaire.Autant vous dire tout de suite qu'aucune solution toute faite et évidente ne se présente comme étant le must du must sur le marché actuel et que la course à la Lune reste pour l'heure, tout comme cela l'était en 1969, un véritable défi technologique.Peut-être que cette analyse de Tim Dodd, qui rejoint la nôtre et celle de nombreux observateurs, est biaisée, peu enthousiaste mais un brin rabatjoie, mais pour le coup, j'aimerais bien savoir ce que vous les terriens vous en pensez.

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Artemis IV aura-t-elle lieu avec le Starship HLS avant 2030 ?Affaire à suivre comme d'hab, les paris sont ouverts en commentaire.À tous les terriens qui nous rejoignent chaque semaine, eh bien vous êtes de plus en plus nombreux et si vous regardez cette vidéo sans vous être encore abonné au Journal de l'Espace, c'est bien c'est le moment de remédier à cela.Abonnez-vous, activez la cloche de notification pour ne rien louper des vidéos publiées ici et mettez un pouce en l'air si le contenu vous plaît.

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Que se passe-t-il après 2030 ? se passetil après 2030à trouver la formule miracle pour un chalexe viable dans les années à venir ou non, ne change rien à l'incroyable aventure de ce programme Starship, qui pour l'instant doit surtout prouver sa capacité à livrer en masse de la charge utile en orbite.Et il se pourrait bien les Terriens que l'entreprise soit déjà sur le point de remplir une partie du contrat pour atteindre cet objectif.On revient là-dessus donc quelques instants.Matthias nous a fait un résumé complet du douzième vol samedi soir et pour ceux qui auraient loupé ce journal de la Starbase où l'événement en direct en pleine nuit, sachez que malgré des loupés évidents, le résultat n'est pas si mal.Certains diront réussi, d'autres parleront d'un échec.

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Pourtant avec Durcule, les résultats sont mitigés.En effet, si le lancement a bien eu lieu avec quelques dégâts, on revient là-dessus dans quelques instants aussi, la séparation a été quelque peu chaotique.Le booster n'a en effet pas effectué la séquence rallumage moteur de façon nominale lors de cette étape et le burn s'est éteint prématurément.Heureusement, le super heavy a réussi à faire son chemin et à se positionner sur cette trajectoire de retour vers le site de lancement.En revanche, pour le freinage, SpaceX a tenté le rallumage des moteurs centraux, mais seuls un ou très peu de moteurs ont réussi à se rallumer.Une descente sans doute trop raide, avec probablement à la clé un impact violent dans le golfe du Mexique.

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La caméra embarquée s'est coupée juste avant l'impact, ce qui suggère une désintégration rapide, le fameux RUD pour Rapid Unscheduled Disassembly, soit juste avant, soit juste lors de l'impact avec la surface.Certains évoquent l'explosion d'un moteur R3, un Raptor 3, au moment du boost back burn juste après la séparation.Et franchement, cela paraît assez plausible, même si à l'heure où j'écris la vidéo, SpaceX n'a pas confirmé ou infirmé.Avec la nouvelle version des Raptors, SpaceX a considérablement réduit ou supprimé une grande partie des protections individuelles autour des moteurs pour gagner du poids et simplifier le design.Dans les versions précédentes, il y avait plus de protections et peut-être que l'absence de boucliers individuels a permis à l'explosion éventuelle d'un Raptor d'affecter massivement ses voisins.Affaire à suivre.

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Nous l'avons appris dimanche matin et ça participe grandement au fait qu'on ne. fait qu'on ne.pas dire que le vol soit un échec complet et que le résultat est bien mitigé.Voici un nouveau record à mettre sur le compte de SpaceX et celui-ci va en intéresser plus d'un.Je ne parle pas que de ceux qui ont la tête dans les étoiles, mais également de ceux qui ont bien les pieds sur terre.Alors juste avant de parler de cet exploit, n'oublions pas de préciser que juste après la séparation, le vaisseau a perdu un raptor vacuum, ce qui heureusement n'a pas affecté la suite de la mission.Et heureusement d'ailleurs, car sans cela, le Starship n'aurait pas pu livrer via son tout premier prototype de la V3 environ entre 44 et 45 tonnes en orbite.

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Ruben, Netherlands

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Eh oui, car lors du test, le S39 a déployé 20 simulateurs de satellite Starlink de troisième génération ainsi que deux satellites modifiés avec leurs fameuses caméras embarquées qui ont permis de filmer les images que vous avez à l'écran.Notez au passage que toutes les images 4K diffusées lors de ce douzième opus du Starship reposent sur environ 50 caméras en tout et pour tout dispatchées à l'intérieur et à l'extérieur du booster et du vaisseau, ainsi que sur les capacités de communication offertes par la constellation Starlink.Alors pour ceux qui ont déjà sorti leurs calculatrices, sachez que la V3 des 20 simulateurs et deux satellites modifiés de la V3 de Starlink sont beaucoup plus lourds que les satellites plus petits de deuxième génération, ce qui fait qu'ils pèsent autour de 1,9 à 2 tonnes chacun.C'est donc bien la plus grosse charge utile les Terriens jamais livrée dans l'espace par un lanceur, en tout cas depuis Skylab en 1973 sur la Saturn V. C'est un vrai record et même si j'en entends déjà me dire que ce sont seulement des simulateurs sur une trajectoire suborbitaire et qu'ils se sont désagrégés dans l'atmosphère, cela ne fait que valider les capacités du cargo du vaisseau et du système de déploiement de satellites, le fameux distributeur PES.Un record prometteur donc, puisque comme vous le savez si vous nous suivez ici, le Starship est surtout conçu pour livrer à terme bien plus, soit environ 100 tonnes.Donc franchement, on ne peut que féliciter les équipes de SpaceX.

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Mais ce n'est pas tout, car la rentrée atmosphérique a encore donné lieu à de magnifiques images avec le S39 qui nous a gratifié d'une séance de desurf sur les hautes couches de l'atmosphère pour à la fois mettre en situation de stress ses ailerons arrière, un test qui était prévu donc, mais également pour le remettre en direction des coordonnées du lieu d'atterrissage, une simulation exacte de la manœuvre que le vaisseau devra bientôt faire pour retourner au site de lancement.On a eu après ça une rentrée nominale.Le S-39 a traversé les nuages, mais seulement deux moteurs sur trois se sont rallumés, le faisant arriver à toute vitesse, ce qui fait que même le drone de SpaceX se dépêcher sur place n'a pas réussi à le suivre pour le filmer correctement.Le vaisseau s'est posé à la verticale, a basculé puis explosé en raison des résidus d'ergols et de la violence du choc.L'occasion de le comparer avec ses prédécesseurs, vous remarquerez que son bouclier est quasiment intact et ça pour le coup c'est une réussite.

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SpaceX s'approche d'un résultat final qu'elle développe depuis des années, à savoir un bouclier thermique vraiment réutilisable.Bon, la réussite du programme Starship ne dépense pendant pas que du booster ou du vaisseau, mais également du pas de tir en lui-même.Alors, ce dernier a-t-il tenu le coup ou pas ?Matthias se posait la question encore samedi soir et s'inquiétait.Allons donc de ce pas nous en rendre compte par nous-mêmes.Si vous vous demandez ce que sont ces débris derrière cette clôture, eh bien sachez qu'il s'agit des lettres du slogan Gateway to Mars ou ce qui n'en reste.

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Notez que SpaceX n'a reconstruit que partiellement l'enceinte avec l'ancien slogan, remettant sur pied un petit bout de mur afin d'y remettre Gateway to Mars à nouveau.L'entreprise itère-t-elle là-dessus aussi ?Bon, pour l'instant ce n'est pas probant.Dites-moi ce que vous en pensez en commentaire, ça m'intéresserait beaucoup de savoir ce que vous en pensez les terriens.Alors peut-être que comme certains d'entre nous vous vous êtes posé la question en découvrant les lettres éparpillées du mur d'enceinte bien impacté par l'événement, mais également en regardant le lancement du Starship.Les ondes de choc qu'on voit ici dans les gaz d'échappement et de la vapeur d'eau de chaque côté du pas de tir ont-elles endommagé ou non ce pas de tir et les environs ?

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Une question cruciale en effet et pour deux raisons.La première est que ce pas de tir est une version en construction actuellement sur différents pas de tir en Floride et que si celle-ci ne tient pas le coup, il faudra itérer.Ok, mais itérer quelques. tient pas le coup, il faudra itérer. Ok, mais itérer quelques.chose d'aussi énorme et de déjà construit, ce ne sera pas une mince affaire, même pour SpaceX.Ensuite, comment faire pour que ce pas de tir tienne le coup, non pas une seule fois de temps en temps, mais avec un lancement par jour.On peut voir aussi d'autres dégâts grâce aux caméras de la padraie, que ce soit sur le caisson du panneau à déconnexion rapide, avec la peinture qui visiblement a bien été décaper, mais également un autre petit mur situé à la limite du pas de tir qui a été complètement renversé lors du lancement.

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Les équipes ont travaillé dans la journée de samedi et dimanche pour dégager la zone et un autre incident directement lié à la puissance du décollage du Starship, c'est l'une des deux portes qui permettait d'accéder à l'intérieur de ses équipements au sol bunkerisé, qui s'est retrouvé coincé.Les équipes sur place ont finalement réussi à la rouvrir en pleine nuit.Enfin, et cette fois grâce au survol de Mauricio qu'on salue, en prenant un peu de hauteur, on s'aperçoit que l'ensemble du pad B a survécu et a même plutôt au final une bonne allure.On peut dire que dans l'ensemble et malgré le cataclysme provoqué par ces 33 Raptor 3, le nouveau dispositif a tenu bon dans la tourmente.

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Et voilà les Terriens, merci encore pour votre présence chaque mercredi et chaque samedi pour suivre ensemble ce programme Starship de SpaceX et pour ceux qui découvrent le journal de l'espace, n'oubliez pas de vous abonner, d'activer la cloche de notification et de mettre le pouce en l'air si la vidéo vous a plu.Nous on se retrouve dès vendredi même heure pour l'actualité spatiale de la semaine.À très bientôt les Terriens. Terriens.

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