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TOTAL SE GAVE, LE PEUPLE CRAQUE, LE GOUVERNEMENT REGARDE

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À chaque crise, il y avait un discours qui disait que on ne pouvait plus aider.On a été des cigales, on a trop dépensé, et là, on n'a plus rien, donc on ne pourra pas dépenser.Il faut vraiment que les gens aient en tête que quand il y a un déficit de l'État, il y a quelqu'un dans l'économie qui a un excédent, profite de ce déficit.Si ce déficit profite à des gens qui n'ont pas besoin, si vous faites des aides aux entreprises qui profitent majoritairement aux 4,40, si vous faites le CICE qui a profité majoritairement aux 4,40 et parfois à des pays étrangers, l'État prend son déficit pour des excédents à des gens qui n'en ont pas besoin.

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Bonjour tout le monde, je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant Porsche.Au Média, on a un message très important à vous partager.Nous avons besoin de 10 000 donateurs mensuels avant le 30 juillet, notre survie en dépend.Alors soyons fous, faites partie des 3 000 premiers donateurs avant la fin du mois.À partir de quelques euros par mois est dé fiscalisable, permettez au premier Média télé indé de France d'exister.Rendez-vous sur Cap sur Dicap.

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LeMédiaTV.Fr.Notre survie ne dépend que de vous.Bonjour Thomas.Salut Lisa.Alors avec toi aujourd'hui au programme, le gouvernement tente de mettre des rustines sur la crise du carburant.

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On va décrypter tout ça.C'est parti.Sébastien Lorquin, notre Premier ministre, a enfin décidé de mettre en place des actions à propos du prix du carburant, alors que la guerre au Moyen-Orient déclenchée par Israël et les États-Unis s'enlise.Le chef du gouvernement a mené une conférence de presse jeudi dernier et a affirmé son obsession : le pays doit tourner, pas de blocage des prix à l'horizon.Sébastien Lorquin refuse toute baisse générale indiscriminée de la fiscalité sur le carburant.Alors voici quelques mesures annoncées : 710 millions d'euros d'aides supplémentaires pour les travailleurs et entreprises dans le besoin, ça fait 1,2 milliard en tout.

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Les aides au secteur de l'agriculture, des transports routiers ou encore de la pêche sont reconduites pour trois mois.L'indemnité pour les travailleurs modestes, grands rouleurs aussi, avec un plafond qui passe à 100 euros contre 50 auparavant.Les indemnités de déplacement ou kilométrique pour les fonctionnaires et aides à domicile sont augmentées. et aides à domicile sont augmentées.le plafond de la prime carburant passera de 300 à 600 euros par an.Elle est défiscalisée, versée par les entreprises aux salariés dépendants de leur véhicule pour se rendre au travail et dorénavant les critères d'attribution sont supprimés.On fait confiance aux patrons.

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Thomas, là, le gouvernement a acté que la crise va durer.Qu'est-ce que tu penses de cette analyse ?

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Alors déjà, là, ils reviennent à quelque chose de réel.Pendant très longtemps, ils ont tourné autour du pot.On se souvient Roland Lescur qui voulait pas appeler ça un choc pétrolier parce qu'il disait si j'appelle ça un choc pétrolier derrière, j'ai devoir mettre des mesures d'une autre ampleur.Là, ils ont reconnu qu'il devait changer d'échelle.C'est ce qu'ils ont dit.On change d'échelle sur la stratégie.

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Ils ont reconnu que c'était qu'il fallait avoir une vision quand même de moyen terme et que c'était une guerre qui avait un impact.Ils n'ont pas voulu parler de crise.Ils ont répété le mot impact sur l'économie.Donc là-dessus, sur le constat, je partage.Par contre, sur la stratégie de continuer à cibler de cette façon-là, là très clairement, pour moi, c'est pas la bonne stratégie.

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C'est ça, parce que là, ce qu'on a vu, c'est des mesures très ciblées, temporaires.Ça va pas trop avec l'analyse d'une faite qu'on est dans une crise qui s'enlise.

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Ouais, tout à fait.C'est des mesures en fait qui concernent grosso modo, si on prend tout l'ensemble des mesures, c'est-à-dire les mesures sur les secteurs, les mesures sur les gros rouleurs que tu as rappelé, on touche trois millions de personnes.C'est-à-dire qu'on laisse la majorité des gens sans aucune mesure.Alors qu'il y a des effets de seuil.Il y a des gens parfois qui sont au-dessus du revenu fiscal pour bénéficier de cette espèce de prime grand grand rouleur qui vont être impactés, qui font des ajustements, qui prennent moins leur voiture autant que possible.Il va y avoir les départs en vacances.

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Donc les gens s'adaptent alors qu'on pouvait faire différemment.On pourrait vraiment, on pouvait trouver, enfin, on pouvait faire un blocage des prix dont on va parler après qui aurait touché plus de monde et qui aurait pas coûté plus cher.En fait, ils ont ciblé comme ça parce qu'ils veulent pas dépenser plus de 1,2 milliard.Là, ils ont rajouté 700 millions. milliard. Là, ils ont rajouté 700 millions.veulent pas allerÀ l'ancienne crise en 2022, ils avaient mis 10 milliards sur la table.

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Là, ils veulent mettre dix fois moins pour des raisons de déficit.Mais il y avait d'autres moyens pour le même prix.

4:03

Il n'y a pas de.J'ai l'impression qu'enfin, on parle quand même d'un État en plus d'une grosse puissance économique.Il n'y a pas de plan de long terme ou de mesures sur le fonctionnement économique même, en fait.

4:13

Alors, il y a l'électrification.On a parlé.Il a dit voilà, on va augmenter l'électrification.Ça, c'est un plan de long terme.C'est vrai que pour que l'électrification fonctionne, bon, c'est il faut avoir la vision de long terme.Il faut qu'il est quand même sur la logistique, tout qui puisse se mettre en place.

4:27

C'est-à-dire que si on électrifie, par exemple, les voitures, mais qu'on n'a pas la capacité à produire des voitures peu chères qui seraient à la disposition des consommateurs français, ça va profiter majoritairement à l'industrie chinoise ou à l'industrie américaine.

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Oui, on délindustrialise.On veut mettre un plan sur l'électrification.Exactement.Pas très logique.

4:44

Exactement.Donc ça, sur les réponses de long terme, ils ont parlé d'électrification.Après, on pourrait parler de la poursuite, par exemple, de la création de transports en commun, du fait de ne pas ouvrir la SNCF à la concurrence, de ne pas couper dans des dans des tronçons qu'on juge peu rentable.Il y a plein de choses d'investir dans la SNCF, quoi.Parce que quand le transport fonctionne bien, il y a plus de raison de prendre l'automobile ni l'avion.On le voit bien sur des lignes où vous pouvez aller à Bordeaux en deux heures ou à Marseille en trois heures.

5:10

La voiture est tout de suite évincée.Donc il n'y avait pas de plan.Il y avait juste l'électrification.Après, on pouvait faire différemment.Enfin, on a bien compris que l'obsession du gouvernement, c'est de ne pas mettre un euro en plus.Il veut pas mettre un euro en plus.

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Ruben, Netherlands

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5:22

Ils ont peur du déficit.On a bien compris.On pouvait faire autrement et vraiment en avoir pour le pour le même prix.Par exemple, le blocage des prix.On l'a souvent dit ici.C'est pas quelque chose de farfelu.

5:31

C'est prévu dans le code du commerce.Il faut faire attention, bien sûr, parce que c'est un produit fluctuant.C'est pas comme le gel hydroalcoolique dont les prix ont été bloqués ou les masques dont les prix ont été bloqués qu'ils n'ont pas de prix fluctuant.Mais le rôle du gouvernement, c'était plutôt que de laisser les opérateurs bloquer leurs prix eux-mêmes, comme le fait Total ou comme veulent le faire. comme veulent le faire.parfois avec des remises les grandes et moyennes surfaces.C'était de réunir ces opérateurs qui sont pas si nombreux que ça, c'est un marché oligopolistique, de fixer déjà un premier prix qui soit identique entre les grandes et moyennes surfaces et Total, qui vont profiter très clairement de l'inflation et qui en ont profité.

6:06

Je veux dire, on a on a un cas d'école il y a deux ans, ils ont fait des supers profits.Donc on fixe un prix, on voit à quel niveau ils peuvent le fixer, on discute avec eux, on impose un rapport de force et ensuite on s'occupe des petits indépendants qui sont une petite petite part du volume global et qui sont représentés par par un certain nombre de gens qui représentent ces petits indépendants.Et là effectivement on peut les couvrir en partie pour protéger leurs marges.Ce qui coûterait quand on prend tout ça quasiment le même prix, sauf que quand vous bloquez les prix là, vous avantagez l'ensemble des Français.Vous avez un prix fixe lisible qui profite à l'ensemble des Français.Là les mesures qui sont prises ne profitent qu'à trois millions de Français maximum.

6:45

Avec toutes les on sait très bien toutes les barrières administratives qui sont mis en place, tu dois aller le faire, télécharger le dossier sur internet, ça prend du temps.Ils savent très bien qu'en faisant ça il y a une partie des gens qui sont éligibles mais qui vont pas le demander.Donc là on aurait une mesure qui protégerait l'ensemble des Français avec le blocage des prix et qui coûterait au final pareil un milliard peut-être deux milliards aller maximum, mais pas grand chose en réalité.Et donc on pourrait protéger les Français à un moindre coût.Mais ce choix a été écarté parce que pour eux c'est un choix politique, parce qu'à mon avis aussi ils sont mal conseillés par les gens qui disent que ça va créer des pénuries.Donc on évacue le problème comme on avait évacué évacuer le fait de d'indexer une partie des salaires sur sur les prix à l'époque.

7:20

Ils ont dit non non ça va faire augmenter les prix, on veut pas en parler.Non il faut prendre toutes les situations et voir celles qui fonctionnent le mieux.

7:26

Alors on a bien vu ces mesures là.Alors attention parce qu'à l'heure où on nous crie déficit, dette, économie, c'est bien le cornu il perd pas le nord et il a bien prévenu que les mesures d'aide ont un coût et qu'un je cite, certain nombre d'économies seraient nécessaires.Thomas encore une fois quand on a quelque chose d'un côté on le paye de l'autre.

7:43

Là on efface les. efface les.crise, très clairement.En plus, le gouvernement pourrait se dédouaner.C'est pas une crise qu'il a créée là.C'est une crise qui vient d'une guerre, tout comme la crise du Covid venait de l'extérieur.C'est pas pareil que la crise des gilets jaunes qui venait d'une mesure appliquée par le gouvernement.

7:58

Donc, il pourrait se dire, écoutez, face à cette crise, je choisis de protéger les Français et je creuse un peu mon déficit.Que le déficit soit cinq ou six, ça ne changera pas grand-chose.Là, il va déjà même pas être à cinq, il va peut-être être un peu plus élevé.Donc bon, voilà, on protège un peu plus.Mais comme il veut absolument tenir cet engagement de réduction du déficit, uniquement pour paraître bien devant les partenaires européens, parce que personne d'autre nous oblige.On nous en fout.

8:21

Voilà.Enfin, oui, personne d'autre.Rien ne nous oblige techniquement à s'imposer ce cinq %.Donc, il décide de faire ça et donc ce qu'il va donner d'un côté, il va le reprendre de l'autre.Ce qui, d'un point de vue macroéconomique, va être très mauvais parce qu'il donne pour compenser un effet négatif normalement.Qui doit avoir un effet positif sur la croissance.

8:42

C'est pour ça qu'il donne.Il compose l'effet négatif pour un effet positif sur la croissance.Là, s'il donne et qu'il reprend de l'autre côté, l'effet est neutre sur la croissance économique et même sur la réduction des déficits au final.

8:51

Et en plus, dans tout ça, on n'a aucune mesure sur les profiteurs de crise, sur les super profits, notamment Total.On a encore vu des bénéfices records et là, on leur demande rien du tout.

9:04

Non, rien du tout.On leur demande rien du tout.Alors, on pourrait mettre effectivement cette taxe sur les super profits et faire en sorte, encore une fois, d'avoir une taxe un peu plus innovante qui permet d'aller chercher des profits qui sont faits à l'extérieur et de l'optimisation fiscale abusive, comme on l'a dit.Et puis, il y a la deuxième solution que j'ai avancée juste un petit peu avant, qui est vraiment de bloquer les prix pour établir un rapport de force, parce qu'en bloquant les prix au niveau qu'on veut, finalement, on fait perdre un petit peu de profits, un peu plus qu'ils consentent à en perdre.Total en bloquant ses prix et on impose un rapport de force à force àle distributeur pour servir le consommateur mais c'est une piste qui n'est pas en fait on se rend bien compte que là ils veulent dire quand même qu'ils aident donc ils ciblent pour pour avoir pas trop d'argent à dépenser mais pour dire qu'ils aident quand même même s'ils estiment avoir changé d'échelle oui ils donnent un peu plus mais voilà mais ils ciblent énormément tout en tenant un discours en disant que c'est quand même quelque chose de grave une guerre que faut prendre au sérieux avec fort impact sur l'économie mais la partie prenante de ceux qui vont en profiter et qui ne vont pas être affectés par ça qui en profitent bah là on la passe sous silence et justement que quand on est un état aussi puissant en plus on doit absolument penser économie et déficit quand on est devant une crise là mais non pas du tout non on l'a bien vu enfin ça va faire pire que mieux parce que si t'appauvris encore plus si tu si t'injectes pas donc du coup tu vas appauvrir de fait les français et donc du coup ça va pas relancer l'activité économique donc en fait tu veux ne pas dépenser pour pas créer un déficit mais au final tu plombes l'activité économique qui va créer un déficit c'est pas logique exactement c'est à entièrement raison et ce qu'on trouvait les libéraux comme excuse c'est de dire bah regardez là cette on n'a plus rien on a été on a été des cigales et on a trop dépensé et là on n'a plus rien donc on ne pourra pas dépenser donc je vous laisse avec vos problèmes les français voilà c'est un peu ça l'idée on a on a fait déraper nos déficits sur l'histoire du dérapage chacun tient toujours son explication nous on sait que c'est le dérapage est en partie dû très grosse partie à la politique fiscale qu'a fait Macron oui c'est quand on baisse les recettes c'est normal qu'il y ait un déficit mais là ils disent non non on doit réduire les déficits on a dérapé donc on peut plus aider les gens c'est ça c'est ça l'idée mais en fait ce discours alors là il est poussé vraiment au maximum ils sont contents même on dirait qu'ils sont très contents que ça se soit comme ça pour dire bah on pourra pas vous aider en réalité à chaque fois à chaque crise il y avait un discours avant la crise qui disait que on ne pouvait plus aider le rapport Pèbros rapport Pèbros

11:35

crois que c'était en 2005 ou 2006 avant la crise 2008 la dette est un problème on doit on doit faire la prochaine décennie des économies c'est horrible etc la crise de 2008 arrive on verse des milliards mais des milliards pour éteindre le feu qui profite majoritairement aux banques et et aux grandes entreprises oui là il y a de l'argent voilà voilà il y a de l'argent puis on rentre dans une phase d'austérité le Covid arrive quelques mois avant Macron qui dit à cette à cette pauvrette soignante du CHU de Ron qu'il y a pas d'argent magique on peut plus mettre d'argent et tout et là on verse des milliards l'économie pendant le Covid a fonctionné quasiment sur une économie 100 publique quoi les autres étaient à l'arrêt on était à l'arrêt l'inflation on a mis aussi quand même pas mal d'argent pour soutenir les et là ils disent bon ben on a cette excuse encore de dire voilà on peut plus on peut plus en fait non c'est un choix on peut bien sûr qu'on peut et puis on peut faire aussi différemment à moindre coût comme comme je l'ai dit donc non non c'est c'est une façon de de dire voilà on ne peut on ne peut rien faire et là ils ont la bonne excuse pour dire qu'on ne peut rien faire c'est encore ce truc de quand il y a une crise c'est comme tu l'as dit on a mis des milliards 2008 des milliards au Covid etc ça ne tourne que sur l'argent public et à chaque fois quand il y a des dividendes records les actionnaires nous disent oui mais c'est normal qu'on ait des dividendes parce que c'est nous qui prenons tous les risques quand il y a une crise les actionnaires on les voit plus il y a pas d'argent privé pour sortir de la crise en fait bien sûr bien sûr c'est toujours c'est toujours le public qui éteint le feu et d'ailleurs les actionnaires continuent à gagner de l'argent même quand quand pendant Covid ils ont gagné beaucoup d'argent avec de l'argent public qui leur a permis de préserver un fonctionnement dans une économie qui fonctionnait pas mais bon socialise les pertes on privatise les gains oui ça a toujours été comme ça mais normalement si tout le monde était d'accord sur ce constat le problème c'est qu'après après coup quand on est sorti de la crise les acteurs les représentants du secteur privé ou ou les actionnaires enfin tout tout tout tous les Singtons représentants le patronat accusent le public d'avoir trop dépensé en s'attaquant toujours au modèle social c'est le pyromane qui accuse le pompier d'avoirfait une inondation on dit bah on a trop dépensé d'accord mais vous avez trop dépensé à cause des retraites etc et on se souvient moi pendant le covid il y a eu le chômage partiel qui a vraiment affaibli l'assurance chômage puisqu'on a donné vraiment beaucoup de chômage partiel à des gens qui ne pouvaient pas travailler donc ça a profité à tout le monde et quand on est arrivé à la fin du covid on a dit regardez l'assurance chômage déficitaire il faut la réformer donc c'est souvent comme ça que ça marche et en plus les taux d'intérêt de la France ont augmenté donc on nous dit que on est complètement bloqué alors ils ont augmenté mais ils augmentent dans toute la zone euro ils ont augmenté alors ils restent toujours très en dessous des très très en dessous du ils ont augmenté partout ils sont entre allez on va dire trois trois trois et quatre quoi grosso modo mais il faut jamais oublier qu'un taux d'intérêt on doit toujours le mettre en fonction de l'inflation et l'inflation augmente un peu donc quand vous regardez quand vous regardez finalement le taux d'intérêt nominal et que vous déduisez l'inflation pour avoir le taux d'intérêt réel ce que l'on dit en économie là on a des taux d'intérêt réels qui sont extrêmement faibles et là on est au taux d'intérêt de 2008 du moment de la crise 2008 qui était une grosse crise où on avait effectivement une inflation aussi un peu plus élevée à cause des prix du pétrole donc balancer le taux d'intérêt qui augmente vraiment dans l'épaisseur du trait qui reste quand même en dessous de l'Italie enfin en dessous du des le mettre comme ça c'est encore un argument pour dire regardez on a peur on a peur alors qu'il est il est vraiment mais alors il reste encore très très faible beaucoup plus faible que nos années 90 pendant cette conférence de presse là Sébastien Le Cornu il a répété à plusieurs reprises qu'il ne faut pas emmerder les Français que ça veut dire que c'est pas un peu raté ben je pense qu'il a pris en compte la leçon des gilets jaunes où ils ont voulu taxer les Français il a pris en compte aussi tout un tas de mesures comme ça qui embêtait les Français c'est une façon de dire bon je vais pas vous emmerder je vais vous laisser vous ajuster mais je vais pas vous aider non plus voilà je pense c'est ça comme il est pense c'est ça comme il estest incapable de d'aider très fortement les les Français, donc il veut pas leur imposer de conditions.Donc il dit les Français se sont ajustés d'eux-mêmes, ce qui est vrai.Ce qui est quand même vrai quand on regarde les chiffres.La consommation de carburant a baissé.

15:37

Elle a vraiment baissé fortement.Donc les Français se sont adaptés comme ils pouvaient.Mais après, comme il n'offre pas des aides à la majorité des Français, il peut juste vous dire ça.Je vous garantis que comme je vous offre pas grand-chose ou rien, et ben, je vous laisse tranquille.

15:52

Ouais, bon, ils sont un peu emmerdés du coup.

15:54

Oui.

15:54

Ou laisser dans leur merde, c'est pas pareil.

15:57

Dans le même temps, la Commission européenne prévoit une dégradation de l'activité économique.On en a parlé.La Commission européenne et le Fonds monétaire international table respectivement sur une croissance de 0,8% et de 0,7% pour la France en 2026.Et c'est déjà une prévision inférieure à celle du gouvernement qui était +0,9%.Qu'est-ce que ça veut dire ?Est-ce que c'est crédible et est-ce qu'il faut s'inquiéter ?

16:20

Quand on regarde la prévision, tu l'as très bien dit à 0,9.Comprends les prix du pétrole.Ça fait déjà maintenant quand même, allez quatre cinq mois qui sont élevés.Si ça continue comme ça, on devrait avoir une croissance quand même beaucoup plus faible.C'est-à-dire que là, la prévision c'est 0,8 comme tu l'as dit par la Commission, 0,7 par le FMI.Peut-être qu'avec la hausse des prix du pétrole, on serait plutôt à 0,5-0,6.

16:40

Mais ce qu'il faut noter, peut-être même plutôt 0,5 que 0,6.Mais bon.Mais ce qu'il faut noter, et là Roland Lescur l'a rappelé hier, c'est ce qui soutient l'économie là.Ce sont les amortisseurs sociaux.C'est ça.Et lui-même l'a dit.

16:54

C'est le fait que le SMIC va augmenter au niveau de l'inflation.C'est le fait qu'il y a les primes d'activité et tout un tas de choses.Donc quand l'économie va mal, encore une fois, c'est les stabilisateurs automatiques, les amortisseurs sociaux qui qui prennent le relais pour tenir la consommation.C'est pour ça que là, vouloir casser dans ces amortisseurs sociaux, vouloir faire des économies supplémentaires ailleurs, comme ils veulent le faire, tout en aidant qu'une partie des Français. vouloir faire des économies supplémentaires ailleurs, comme ils veulent le faire, tout en aidant qu'une partie des Français.il y a une partie de la crise qui est due à l'extérieur mais une autre partie qui peut être fabriquée enfin qui peut accompagner cette crise par des décisions politiques qui sont prises par le gouvernement par rapport à tout ça comment tu vois les débats et les prévisions sur le budget 2027 en plus qui sera à quelques mois des présidentiels ça va être encore une fois tendu moi je pense ça va être je ne vois pas là là on va avoir un gouvernement qui nous dit il y a une crise il y a une guerre etc et en même temps il faut être faire un budget austéritaire ça ne va pas ensemble et en même temps ils disent que c'est pas de l'austérité que c'est pas une crise blablabla et que au final ça fait ça fait bille toujours la même chose on le sait les services publics et le modèle social français qui protège les plus fragiles moi je pense qu'on va être sur un on va être vraiment sur quelque chose d'encore plus tendu que le dernier budget et qui va préparer la présidentielle où va y avoir comme on l'a dit souvent ici mais c'est important que les gens aient ça en tête il va y avoir tous ceux qui se soumettent finalement à cette histoire de déficit à cette histoire vraiment racontée en disant voilà on ne peut plus rien faire c'est fini etc il va y avoir des gens de gauche je pense là dedans aussi il va y avoir ceux qui il peut y avoir des gens qui vont voilà voilà oui de gauche voilà mais je pense ça va aller du RN à une partie du centre gauche qui se dit bon c'est très important c'est très grave pour se donner souvent souvent pas pas parce que ils y comprennent quelque chose mais pour se donner un air un peu sérieux pour dire regardez on est sérieux donc il y a ceux les autres qui vont se dire il y a des marges manœuvres on peut faire autrement on va utiliser ce déficit pour protéger une grosse partie des français il faut vraiment que les gens aient en tête et on le dit souvent ici mais on va le répéter parce que les libéraux répètent tout le temps les choses que quand il y a un déficit de l'état il y a quelqu'un dans l'économie qui a un excédent qui profite de ce déficit si ce déficit profite à des gens qui n'ont pas besoin de ça à savoir l'impôt sur les grandes fortunes où là vous leur redonnez 4 milliards donc vous prenez un déficit vous redonnez 4 milliards à des gens qui ont 25 du patrimoine français c'est pas bon si vous baissezvous faites des aides aux entreprises qui profitent majoritairement aux

19:18

Si vous faites le CICE qui a profité majoritairement aux 4,40 et parfois des pays étrangers, l'État prend son déficit pour des excédents à des gens qui n'en ont pas besoin.Si vous prenez un déficit pour des gens qui en ont vraiment besoin, le déficit de l'État dans ce cas-là est parfaitement acceptable et bon.C'est-à-dire que vous l'avez pris, c'est l'État qui le prend et qui le donne à des à des gens qui en ont besoin.

19:35

Au-delà de la cause sociale, si on prend un peu le truc cynique très éco, ça revient en plus.

19:39

Voilà.

19:40

D'aider les gens.

19:41

Bien sûr, ça revient à ça.

19:42

C'est comme ça qu'on remonte une activité économique aussi.Tout à fait.

19:44

Parce que la plupart des gens qui sont aidés, enfin, l'assurance maladie, elle profite au secteur privé.Elle rembourse des médicaments, elle paye de la médecine libérale.Donc elle aide le.Vous retirez ça, c'est le service privé de la médecine, les médicaments, les professions libérales comme les médecins qui en pâtissent.L'assurance chômage, les retraites, la grande majorité sont dépensées en France.Le service public, il est non délocalisable et il est ici.

20:13

Après, la vraie question, c'est à partir de quand nous ne pouvons plus toucher à des déficits.Nous ne pouvons plus y toucher et nous l'avons dit plusieurs fois quand les taux d'intérêt explosent, ce qui n'est pas le cas.Quand les gens ne veulent plus acheter de notre dette, ce qui n'est pas le cas.Donc techniquement, nous avons encore des marges de manœuvre très clairement.Et après, il faut avoir le courage de le dire, le courage de le faire.Qui aura le courage de le faire, c'est la vraie question qui se posera en 2027.

20:33

Oui, c'est sûr, ça va éclaircir bien des positions, notamment aussi à l'extrême droite.On le regarde, qui font semblant d'être proches du peuple, etc.Et quand on voit quand il faut voter ou ce genre de choses, soit le programme économique ne veut rien dire, soit ils sont quand même placés du côté des libéraux, quoi.

20:47

Ah ben là, de plus en plus.On va on va on va voir comment parce que là, de plus en plus, très clairement, c'est c'est des baisses d'impôts très fortes, des compensations assez particulières.Donc faut faut oui, je pense qu'à un moment, eux, il va y avoir les preuves quand même de la crédibilité du programme dans son ensemble.

21:05

Merci à vous chez vous.Je le rappelle, le média a absolument besoin de vous.Nous devons réunir 10 000. Nous devons réunir 10 000.000 donateurs mensuels avant le 30 juillet pour assurer la survie du média et continuer à décrypter tout ça l'année prochaine.À un an de 2027, garantir un média audiovisuel indépendant qui produit un véritable contre-discours est vital pour la démocratie.Alors, faites partie des 10 000, sauvez le média à partir de quelques euros par mois et défiscalisable.

21:29

Rendez-vous sur cap-sur-dica.Fr.Spectateurs, abonnés, donatrices et sociaux, je vous dis à la semaine prochaine. à la semaine prochaine.

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