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Trump insulte une journaliste: la trêve avec la presse n’aura pas duré

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Stéphane, donc on le disait, gros événement samedi, bouleversé par ce suspect qui est arrivé armé, tentait ou visait des membres de l'administration.Monsieur Trump a tenu ses beaux propos en disant on était tous unis cette soirée-là, même si il venait un peu faire quelques blagues, nous disait-on en amont.Mais vite, on est reparti dans les attaques dans les dernières minutes.

0:22

Oui, sans véritable surprise.Le cessez-le-feu entre la presse et Donald Trump aura duré 24 heures, moins longtemps que le cessez-le-feu entre l'Iran et les États-Unis.C'est peut-être à dire qu'il est plus difficile de négocier la paix avec ceux qu'il retrouve tous les jours en face de lui, et si ce n'est pas lui, Karen Levitt, qu'entre les États-Unis et l'Iran.C'est pas une surprise non plus, je pense.Effectivement, un moment plus présidentiel, samedi soir, tout le monde était sous le coup d'une émotion réelle.Et puis, les choses ont repris leur cours très rapidement hier dans l'interview à 60 minutes, quand la journaliste lui a rappelé certains des propos qui avaient été trouvés dans le manifeste, et particulièrement sur le personnage qui n'est pas nommé Donald Trump, mais qui serait pédophile, les bras croisés, certainement il faisait l'amour.

1:12

Il dit, j'attendais que vous citiez ce moment.On va aller l'écouter ensemble, juste pour que les gens le voient et l'entendent, parce que c'est assez fort ce moment-là aussi.On va l'écouter, Monsieur Trump, donc.

1:23

And he also wrote this.I am no longer willing to permit a pedophile, rapist, and traitor to coat my hands with his crimes.What's your reaction to that?

1:32

Well, I was waiting for you to read that because I knew you would, because you're you're you're horrible people, horrible people.Yeah, he did write that.I'm I'm not a rapist.I didn't rape anybody.

1:44

Oh, you think?

1:45

Do you think he was referring to you?Excuse me.I'm not a pedophile.You read that crap from some sick person.

1:52

Il était prêt à passer en mode attaque là, en disant, je savais, t'es mauvaise, je savais que t'allais me lire ça, la rancoeur. savais que t'allais me lire ça, la rancoeur.

2:00

la rancune était là parfait et il est resté dans ce mode là parce qu'il est revenu plusieurs fois et c'est je dirais la logique qui a repris son cours parce que Donald Trump aime depuis longtemps déjà dire qu'il est la victime des journalistes des journaux des médias ce qui n'a pas toujours été faux je pense pas qu'on l'a toujours correctement ou adéquatement couvert mais pour l'essentiel les gens font leur métier et c'est pas simple que d'être dans le colimateur continuellement c'est le job de président c'est drôle parce que il disait si j'avais été prévenu des risques inhérents au job que je ne l'aurais pas accepté que j'aurais pas choisi d'être candidat on parlait évidemment du risque de se faire tirer dessus évidemment il y a un autre risque avec des dommages collatéraux continuels c'est d'être sous la loupe des médias c'est ce qui se passe quand on devient candidat il y a plus forte raison quand on devient président c'est une dynamique qui est fâcheuse depuis le début mais que Donald Trump a toujours su bien alimenter parce que d'abord je pense que ça plaît à une partie de sa base partisane qui elle aussi a des doutes ou émet des réserves sur les médias dits traditionnels l'élite médiaisique américaine tout ça exactement tout ça tout ça participe à une espèce d'une espèce de dynamique que Donald Trump a mise à profit a instrumentalisé très intelligemment il est habile et ce qu'on constate c'est que il a il a repris la main vite alors vous dites à l'instant tous ensemble avec aussi la possibilité de rappeler que sa salle de bal qui la semaine dernière était un boulet politique c'était critiqué de partout d'abord pour le rappel d'été avec laquelle on a fait disparaître une partie du patrimoine et de l'histoire américaine je parle de la East Wing président East Wing présidentprésident et son équipe ont pas beaucoup consulté avant de mettre les bulldozers, pardon, sur le terrain de la Maison Blanche.Et derrière ça, c'est la reconstruction.C'est pas tellement les coûts, même si ça semble faire à minuit 400 millions de dollars.C'est qui va financer?Parce que l'exclusion, c'est les contribuables.

4:15

Personne aux États-Unis n'aura à payer.Mais qu'est-ce qu'on paye quand on a plein de petits fils qui s'attachent à la pâte, encore une fois, parce que ce sont des donateurs privés qui ne font jamais ce genre de dons pour faire avancer la démocratie ou pour faire en sorte qu'on danse en sécurité.Et ça, la semaine dernière, même des gens au sein du parti de Monsieur Trump avaient de vraies questions à poser.Puis l'appel d'offres, est-ce que c'est fait dans les règles?Qui va construire?Puis tout à l'heure, on était à réfléchir aussi, ou vous étiez à réfléchir sur les conditions optimales de sécurité pour de grands événements.

4:53

Quoi qu'il arrive, les chances que Donald Trump profite de sa salle de bal sont pas très très élevées.

4:58

Là, aux États-Unis, aussi construire, pas juste ici.

5:02

Ben, je te rappelle la réserve fédérale qui devait coûter quelques centaines de millions de dollars qui a rendu un budget de deux milliards et quelques quelques autres millions pour un édifice historique soit, mais pas si important.Et évidemment, on n'est pas dans les délais.Alors, si tu rénoves récemment une cuisine, tu sais qu'on est rarement à temps de construire la nouvelle salle de bal.Il faut voir que en dessous de celle-ci, il y a le projet de construire de nouvelles installations sécurisées, un peu comme la Situation Room.Et là-dessus, évidemment, c'est communication zéro.C'est-à-dire que sous la ligne de flotaison, dans la cale de la salle de bal, il y aurait de nouveaux équipements qu'on peut imaginer nécessaires à une présidence moderne.

5:47

La Maison Blanche, depuis qu'elle a été construite. Maison Blanche, depuis qu'elle a été construite.a été revue, corrigée plusieurs fois.On est là-dessus aucun détail.Puis c'est surtout les questions sur qui va construire, quelles sont les conditions de la prise d'offre et qui finance tout ça.Puis je constate qu'une partie de ceux qui étaient dubitatifs la semaine passée, parmi les gens qui sont dans la famille politique de M. Trump, plusieurs dimanches, je disais ben finalement c'est peut-être pas une mauvaise idée.C'est encore, je dirais, le destin si on peut appeler ainsi les choses et la chance de Trump.

6:18

Toujours qu'il est chanceux, Trump.Souviens-toi de la fois où la balle a sifflé à son oreille.C'était puis et il l'a souvent répété.Je suis chanceux.Je te dirais que cette tentative ratée à ce moment-là a fait oublier deux choses.D'abord qu'on négociait ou pas avec l'Iran.

6:37

Parce que quand on s'est parlé la dernière fois vendredi, on pensait que les émissaires du président partaient à Islamabad.Or M. Araki, le ministre des Affaires étrangères iranien, est parti à Manqarif.Plein de dire ben ça marche pas, on peut pas y aller.De tout ça, on ne parle plus.Puis on ne parle pas de ce que politiquement la question de la salle de bal, c'est pas la seule conversation à Washington.On s'entend, mais c'était plus compliqué.

7:01

Et là, soudainement, ce qui s'est passé, que toutes les questions qui se posent derrière l'événement de samedi soir permet à Trump de une fois encore sortir la carte de sa manche et de dire ben voyez, j'ai un joker pour vous.Exact.

7:13

La salle.Non puis il peut attaquer les médias aussi là, tu sais sur toutes sortes de choses dans les dernières secondes.Il a attaqué Jimmy Kimmel encore une fois qu'il avait toujours pour le contexte l'organiser comme un autre discours en amont.Parlait de Melania Trump en disant qu'elle avait un glow comme une possible veuve.En parlant de Epstein, la possibilité qu'il puisse se faire arrêter.Là, on attaque à 100% là-dessus chez M. Trump.

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Ruben, Netherlands

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7:38

Stéphane, est-ce qu'il pourrait y avoir d'autres récupérations ou ça va rester là ?J'entendais des gens qui disaient là mi mandat. gens qui disaient là mi mandat.Si ça devient difficile, il y a peut-être un risque pour les élections.Attends-tu est-ce que on utilise ces événements-là pour miner la démocratie ?Non.

7:53

Non, je te rappelle que d'abord la démocratie américaine est toujours plus forte que ce qu'on imagine qu'elle est.Alors elle est ce qu'elle est aussi.C'est la version américaine de la démocratie avec par exemple le droit aux États-Unis de dépenser comme tu le veux pour appuyer une cause ou un candidat parce que c'est une extension de la liberté d'expression.Alors ça vient teiner la manière de faire la démocratie, mais ça c'est pas Trump.C'est la Cour suprême qui s'est prononcée il y a bien longtemps.Mais une fois que c'est dit, je pense qu'elle est résiliente, elle est forte et elle sera continue à vivre après Trump.

8:27

Elle a été mise à mal plusieurs fois dans son histoire la démocratie américaine.Je ne pense pas que ce qui s'est passé en fin de semaine va avoir un impact d'une manière ou d'une autre sur les élections de mi-mandat.Je ne l'imagine pas.Rappelons-nous que façon beaucoup plus dramatique, ce qui s'est passé le 13 juillet 2024 à Butler, quand il y a eu la tentative qui est passée encore une fois un cheveu de couter la vie au président, ça a relancé évidemment parce que le calendrier une fois encore le chanceux était formidable.On était à quelques jours de la convention républicaine.Ça a créé des dispositions extraordinaires pour une entrée triomphale de Donald Trump à Milwaukee à la convention républicaine.

9:04

Mais quelques semaines plus tard, ça n'aura pas duré non plus.Mais l'effet Kamala ou la Kamala Mania dans les sondages donnait certainement l'impression que le coup de cœur autour de Donald Trump avait été oublié complètement.Et je ne pense pas que ce qui est arrivé samedi sera un facteur quand les électeurs auront à faire un choix en novembre prochain.On pourra essayer du côté de la Maison Blanche de faire durer cette lune de miel.Je ne sais pas si on peut appeler les choses comme ça, mais par ailleurs, ce que j'allais dire, c'est que le ailleurs, ce que j'allais dire, c'est que levitesse, la vélocité avec laquelle Donald Trump a changé les cycles politiques.

9:47

Tu sais, une nouvelle enchaîne une autre.Et tu te dis, on peut pas faire mieux.Vendredi, quand on s'est laissé, est-ce qu'on imaginait que ce qui nous a occupé tout le week-end allait arriver?Réponse: Non.En fait, on disait, c'est ce petit césilfeu peut-être entre Donald Trump et les journalistes, et ça me faisait sourire.Qui sera la nouvelle?

10:08

Or, le césilfeu a existé.Il y a eu l'attentat raté.Fin du césilfeu parce que les hostilités ont repris entre Donald Trump et les journalistes.Et puis on est à se parler de ça.Quand je pense qu'en novembre, franchement, on est ailleurs.

10:20

Ouais.Puis tu voulais parler de l'Iran.Tu disais, t'en as parlé un petit peu.Là, on avait envoyé des, on voulait envoyer des émissaires.Les Iraniens sont partis du Pakistan.Là, en ce moment, il y avait des Iraniens en Russie.

10:31

On est où dans ce bordel là?

10:35

C'est un bordel qui est une mécanique complexe et qui est moins bordelique que ça peut en donner l'impression, parce que tout le monde fait son petit manège avec, comme pièce de résistance dans cette histoire là, les blocus et contre blocus des Américains et des Iraniens.Le ministre iranien des Affaires Étrangères, Monsieur Araki, qui a été, ça compte, prêté didiot chez lui à Téhéran.Donc, il y a du riz ici.Qu'est-ce qu'on voit là?Il y a du riz ici en ce moment entre disons des radicaux et des moins radicaux.Donc Araki, qui est théoriquement celui qui porte la parole à l'étranger, est devant Monsieur Poutine, ou était devant Monsieur Poutine à Saint-Pétersbourg aujourd'hui.

11:19

Puis c'était en même temps, concomitant avec la réunion que Donald Trump organisait avec ses équipes dans la Situation Room ce matin pour faire le point sur la situation.Et moi, je pense que ce n'est pas un hasard.J'ai pas d'information unique et particulière, mais cette idée que en même temps les que en même temps lesdeux ai lieu, qu'il y a une troisième voie qui est en train de s'ouvrirEst-ce que M. Araki a peut-être pu passer des informations qu'il ne peut pas passer quand il est sous la surveillance des gardiens de la République ?Parce que ça compte.

11:48

De la révolution, pardon.Et ça compte.Et c'est peut-être ce qu'on est en train de d'ouvrir, un nouveau canal de communication.Puis il faut voir que celui qui dirigeait les négociations pour pour l'Iran, le patron du Parlement, Halibaf, a dû renoncer à son rôle de négociateur.Il a été dénoncé le week-end dernier à la télévision.Il a fait du coup se défendre, justement parce qu'il y a à Téhéran, en Iran, une espèce de de guerre entre ceux qui disent on peut, on doit négocier, et ceux qui disent toute négociation est une forme de capitulation.

12:25

On est en position de force.On n'a pas besoin de faire de compromis.On n'a même pas besoin d'ouvrir la porte.Et clairement, les plus radicaux donnent l'impression en ce moment d'avoir la main avec Halibaf, qui était celui pour Donald Trump avec qui on pensait pouvoir négocier.Tu sais, quand il disait il y a eu un changement de régime, qui faisait une espèce de clin d'œil, ben c'était justement parce que de nouveaux leaders étaient apparemment au manège et disaient plus raisonnables.Ben raisonnable ou pas, il ne négocie plus.

12:57

Il a été tassé.Il reste Araki qui est dans la même bande dont on disait qu'il était idiot, mais qui avant d'aller à Moscou était à Oman, le traditionnel médiateur entre les Américains, oui, entre les Américains et les Iraniens, pour rappeler à tout le monde que ça serait une bonne idée de rouvrir le détroit d'Ormuz.

13:16

Parce que ce que font les Iraniens.

13:18

Exact.Mais ce que font les Iraniens, c'est qu'ils veulent découpler la négociation.D'abord une négociation sur le détroit d'Ormuz, puis ensuite on s'occupera peut-être du nucléaire.Alors que on s'occupera peutêtre du nucléaire. Alors que ondiscutait du nucléaire avant la guerre, et il y avait pas de problème à Hormuz.Cherche l'erreur.

13:36

Si t'étais au parachési, on a pas eu un méchant serpent, c'est-à-dire qu'on a reculé de quelques cases, et on cherche maintenant l'échelle pour remonter.Mais il n'est pas exclu que dans l'échelle, il y a quelque part la main de Poutine qui puisse permettre un numéro d'équilibrer ce qu'on n'avait pas prévu.

13:53

On gardera ça quand ça va avancer.Stéphane, c'est complètement complexe et tout compliqué, mais on va y arriver.Toujours un plaisir d'être parlé.À demain.Salut. À demain. Salut.

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