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Vers une reprise des frappes US en Iran ? Alain Bauer, invité de LCI|LCI

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Nous sommes avec vous Alain Bauer, bonsoir. Merci d'être là, 20h36 à l'heure où nous parlons. Donald Trump est en réunion de crise à la Maison-Blanche et il va statuer dans les minutes, dizaines de minutes qui viennent, sur une reprise ou non des bombardements sur l'Iran. Il y a deux images qui marquent évidemment ce que nous vivons,

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c'est les deux belligérants qui s'organisent. D'un côté Trump à la Maison-Blanche, réunion de crise, de l'autre, Arakchi mise envers les étrangères de l'Iran, qui part pour Moscou pour aller chercher du soutien de la part de... Je ne sais pas si on peut voir ces images, de la part des Russes.

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Qu'est-ce qui est en train de se passer exactement ?

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Pour le président des États-Unis, c'est un choix. il doit saisir le Congrès puisque la guerre attend les 60 jours. Alors elle a commencé depuis 60 jours aujourd'hui, mais il ne l'a signifié que quatre jours plus tard. Donc il s'est accordé un petit répit. Et là, il va devoir compter ses soutiens ou ses pas soutiens au Congrès, qui va avoir un délai de 30 jours, je crois, pour décider de mettre fin aux opérations militaires, en tout cas de cesser de les autoriser ou de ne pas s'en occuper.

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Deuxièmement, il a le 14 mai, il doit aller voir le président Xi Jinping à Pékin et il a un troisième rendez-vous avec les électeurs cette fois, enfin en tout cas ce sont ses soutiens au moment des mis de termes. De l'autre côté, l'Iran a montré sa résilience, alors plus sa résilience que sa force d'ailleurs pour reprendre un terme que vous avez utilisé tout à l'heure et un besoin de retrouver ses alliés traditionnels, les chinois alliés discrets mais fortement présents

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en perchlorate de sodium ce qui permet de faire le propergole des missiles, en défense antiaérienne, en radar et en contrepartie en récupérant de manière plus ou moins discrète mais réelle, une part moins importante que d'habitude mais toujours essentielle du pétrole iranien et puis d'autre part les russes qui ont toujours été dans le paysage. Ils gèrent la centrale nucléaire de Boucher, la seule centrale en activité en Iran. Je rappelle d'ailleurs que contrairement à ce que tout le monde raconte, il n'y a pas un problème de 440 kg d'uranium, plus ou moins enrichi, dont 440 kg très enrichis. Et donc les Russes ont toujours été partie prenante de toutes les négociations avec l'Iran.

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C'est un de leurs rares alliés survivants depuis qu'ils ont perdu à peu près tous les autres, notamment la Syrie. Et donc les Russes ont toujours proposé d'être une partie de la solution. Je rappelle d'ailleurs, puisque le ministre est actuellement au TNP, enfin en train de renégocier, de faire l'état du traité de non-prolifération qui fait eau de toute part, entre ceux qui ne l'ont pas signé, ceux qui s'en sont retirés, ceux qui n'ont jamais dit qu'ils avaient la Grande-Bretagne, dépendante des Etats-Unis et la Russie, les autres sont arrivés bien après, et ils ont cette espèce de sentiment qu'ils sont le duo qui gère ces problématiques de non-prolifération d'un côté, après il y avait des problématiques de désarmement

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qui elles ont totalement disparu, puisque tout le monde réarme massivement ceux qui avaient des armes nucléaires de manière très importante comme la Chine et ceux qui n'en avaient pas en se demandant comment ils pourraient en avoir. Il y a un signal objectif, c'est l'intense mouvement observé des rotations d'avions en particulier au dessus de l'Europe. Ce sont les décollages sur le pont des trois portes-avions, le Ford, le Bush et le Lincoln, quel est l'état du déploiement ? On sait que Trump avait visé d'abord plutôt petit, est-ce que là il est dans un déploiement considérable ? – Non, non, je ne crois pas qu'il avait visé petit, en fait cette guerre elle a toujours deux mois de retard

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par rapport aux événements. Les événements de janvier, ils sont déclenchés par le peuple iranien, il a demandé l'autorisation à personne ou pas aux puissances extérieures. Donc le mouvement a lieu, il est très sauvagement réprimé par les autorités. Quand Donald Trump dit « Nous venons à votre secours », il y croit probablement... – Attendez, vous contredisez un certain nombre de généraux

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sur ce plateau qui disent « Trump s'est mal préparé ». – Non, non, il avait deux mois de décalage parce que janvier, c'est pas une organisation, il n'y a pas quelqu'un à Maison Blanche qui appuie sur un bouton en disant révoltez-vous les gars. C'est un cumul de situations extrêmement graves à l'intérieur social, économique et financière

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à l'intérieur de l'Iran, notamment l'effondrement d'une des principales banques des gardiens de la Révolution qui ont soufflé 10 milliards de dollars qui sont partis on ne sait pas trop bien où mais probablement pas sur place et donc qui a provoqué une réaction très brutale la population se révolte, rien n'était prêt pour venir au secours de la population. Ça déclenche le lancement d'une opération militaire qui prend deux mois pour que le premier porte-avions

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arrive et que avec les israéliens ils lancent une opération de bombardement massif. – Donc le rythme est normal, il est compréhensible. – Pour ceux qui ne s'en souviennent pas, nous avons bombardé tout l'OTAN, l'Alliance Atlantique, tous les pays de l'Alliance Atlantique pendant 79 jours, la petite Serbie qui est un espace géographiquement ridicule, pour faire cesser les massacres contre ces populations et ces minorités musulmanes et chrétiennes, catholiques.

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Il y a un sujet particulier, c'est que la guerre c'est lent, c'est long, surtout quand on fait des mobilisations. Il a fallu près de six mois pour se préparer à envahir l'Irak, ce qui n'était pas le sujet. Donc là, il y a toujours deux mois de retard. Les deux mois n'ont jamais été rattrapé. Et puis il y a eu un moment, alors là, qui est une vraie capacité de résilience

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sous-estimée par les Israéliens comme par les Américains et par les Européens aussi, y compris une partie des experts dont moi,

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c'est qu'on a bien compris ce qu'était la guerre mosaïque, le fait que l'État iranien était désormais 31 mini-États 27 bases de création et de lancement de missiles, des souterrains partout, si on élimine le premier rang, il y aura un deuxième, un troisième, un quatrième,

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nous ne résisterions pas à ça.

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Si tous les dirigeants américains avaient été assassinés hier,

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mais l'État américain aurait mal fonctionné.

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L'État iranien s'est préparé depuis 20 ans, 20 ans, à cette guerre totale qu'il voulait parce que les gardiens de la révolution l'ont souhaité. Qu'est-ce qui se passe dans le ciel de l'Europe ? Je termine avec ce que vous êtes en train d'indiquer. D'abord il y a un des porte-avions qui est en réparation parce qu'il est dans un état relativement délabré de ses cuisines à ses toilettes en passant par la durée de présence, plus de 300 jours pour certains marins, c'est hors de toute règle de déploiement. Le second est arrivé très lentement parce qu'il n'a pas voulu passer le canal de Suez et se mettre à porter des outils. Donc il est passé par l'Afrique, ça a été très lent. Donc pardon, il a vraiment fait un détour pareil parce qu'il craignait leséronaval est là, le Bab-el-Mandel, c'est petit, Hormuz, c'est petit.

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D'ailleurs, vous voyez bien que la flotte américaine n'est pas dans le détroit d'Hormuz, elle est dans le golfe. Elle est à plusieurs dizaines de kilomètres, hors de portée des drones et des missiles et des vedettes, parce que tout le monde a appris de la guerre en mer noire par la crête. Donc ils ont peur réellement, ils craignent un certain nombre de coups. Ils sont prudents. Vous voulez, ils ont peur, mais ils sont prudents.

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Ils sont prudents parce qu'ils ont appris de la destruction totale de la flotte russe en mer noire par des dizaines de drones navals ukrainiens composés historiquement de jet-ski, quand on voit la puissance de ces porte-avions dont on se dit qu'ils sont intouchables et qu'en réalité ils ont peur des outils qui sont des gens qu'on imagine avec quelques drones, quelques missiles et des pick-ups. Mais on n'a pas réussi à vaincre les outils, on les a payés.

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On les a payés. la flotte qui protège Babel-Mandel et la partie qui amène au canal de Suez, est une franche rigolade, ce n'est pas une victoire militaire, c'est une victoire de la corruption qui marche très bien et qui a permis de rétablir la circulation. – Attendez, je croyais que les Occidentaux avaient réussi, à force d'obstination, à casser les outils. – Nous aimons beaucoup, vous et moi, la musique classique, mais le violon a des limites. Donc on y croit, c'est bien, mais ce n'est pas comme ça que ça a marché.

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D'ailleurs, les études qui ont été publiées depuis montrent qu'en fait, on a réussi à corrompre les outils pour résoudre un problème qui n'aurait pas pu être résolu militairement. Pas plus qu'on peut résoudre le problème du détroit d'Ormuz, à sa configuration, à sa longueur et à la capacité pour... La Fontaine, je crois, la guêpe et le lion, là c'est les moustiques, vous avez tout ça. En fait, la guerre dronisée, miniaturisée, décentralisée, la guerre de guérilla, tout le monde a compris depuis le Vietnam jusqu'à nos jours

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que les batailles de chars en centre-Europe, c'est une chose, les batailles de porte-avions, c'en est une autre, mais là on est face à un changement total de la guerre. La guerre d'avant, c'est fini, on est dans une guerre entre deux, et on est aujourd'hui dans une obligation de tout changer, la manière dont ils ont détruit la flotte, la manière dont ils protègent une partie des pays du Golfe avec ce qu'ils ont appris en matière de drones et que nous essayons nous-mêmes d'appliquer en essayant de moderniser avec beaucoup de difficultés l'armée française.

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Expliquez-nous s'il vous plaît ce qui se passe dans le ciel européen. Il y a le flight radar qui montre les mouvements de l'avion de l'US Air Force qui sont assez considérables. Des KC-135, des C-5 Super Galaxy, plusieurs vols de C-17.

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D'abord, quelle est la destination de ces avions ?

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C'est du ravitaillement. Ça va en partie à l'aéroport Ben Gurion à Tel Aviv qui est mieux protégé sur lequel une demi-douzaine d'appareils américains avaient été détruits, dont un AWACS extrêmement important, un E-3 Sentry, des KC-135, enfin il y a eu quand même de gros dégâts sur cette base mal protégée. Les Américains se sont rendus compte qu'ils n'avaient pas les outils nécessaires pour surprotéger une partie des bases parce qu'ils n'ava font du ravitaillement circulaire, se récupèrent, y compris d'ailleurs des missiles Patriot qui étaient en Corée du Sud, enfin ils sont en train de réarmer ou de remettre suffisamment d'équipement dans les tuyaux pour pouvoir, le cas échéant, si le président des Etats-Unis le décidait aujourd'hui,

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repartir à une troisième vague d'Assad. Je précise d'ailleurs que la première vague c'était le nucléaire, c'était la guerre des 12 jours, arrêtée trop tôt disent les Israéliens. La deuxième vague c'était l'effet d'Aubaine, de l'élimination de toute la direction iranienne trop tôt, puisqu'il n'y avait pas les équipements nécessaires et qu'il a fallu attendre encore un mois pour que toute la flotte soit rassemblée pour lancer une opération plus longue. Là, la résilience était des drones partout,

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des missiles contre les drones, un million, le missile, 6 000 dollars, le drone, ça ne tient pas la route. L'arrivée des Ukrainiens sur... la solution à votre problème, mais il faut qu'on arrive, y compris des négociations assez compliquées entre les Américains, les Abou Dabiens notamment, et les Ukrainiens. Et puis il y a la phase que le Mossad et Israël essayent de vendre aux États-Unis, c'est la phase termite.

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Les Israéliens ont dans la tête, et je vous l'ai dit ici au tout début d'ailleurs, l'idée que l'Iran c'était une poutre qui apparaissait comme parfaitement solide comme ça mais qu'à l'intérieur il y avait un termitage. Le termitage par le haut, l'élimination des dirigeants, le termitage par le bas, le fait qu'en fait dans la population et ailleurs ils recevaient des renseignements, des informations les iraniens eux-mêmes continuent à pendre, tuer et assassiner beaucoup de gens. Ils en ont presque autant en prison que ceux qu'ils ont assassinés en janvier,

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mais que le régime iranien allait s'effondrer et qu'il fallait juste tenir suffisamment longtemps pour que tout d'un coup ça craque. C'est pas tout à faitmêmes l'ont indiqué, le président Trump était plus convaincu que les autres, les autres ne l'étaient pas, mais il se prépare à l'option, le président va dire bon ben en fait après tout pourquoi pas, je peux encore repartir pour 30 jours de conflit, ce qui nous amène à la fin du délai final et avant le 14 mai, visite chez Xi Jinping. Donc 14 jours, c'est assez court, c'est possible, c'est jouable, et ça se discute.

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Regardez les images à Ben Gurion, vous nous avez rejoints à l'aéroport Ben Gurion, en Israël, où on comprend, dit... Pardon, Alain Bauer, que celles-là se se sent plus en sécurité, ça paraît incroyable. Il s'éloigne de l'Arabie Saoudite qui pourtant, normalement, est vraiment sous un havre de paix contrôlée par les Américains.

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La grande différence, c'est que les Israéliens ont créé ce dôme de fer à trois niveaux qui est relativement efficace.

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Il y a assez peu de missiles concrètement, Israël a su, ou en tout cas a su mettre en place un système de protection. Je vous interromps, pardon. Regardez l'image puisque le roi Charles arrive, voilà, avec son épouse Camilla aux États-Unis. Visite d'État, donc avec le protocole maximum. C'est la descente sur le dos en quelques heures la tentative d'attaque, enfin l'attaque contre le dû des correspondants et maintenant voilà l'accueil du roi d'Angleterre. Il y a beaucoup de dossiers y compris celui des Malouines ou des Falklands, ça dépend de quel point de vue on se place.

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Alors dites un mot de ça s'il vous plaît à la moeuvre. C'est surtout de la base de Chagos Diego Garcia, qui devait être rendu au Mauritius il y a quinze jours et qui a été gelée à la demande des Etats-Unis sur le thème non. Et le gouvernement britannique a décidé d'obtempérer sur cette question. Quant à l'affaire des Falklands, en fait il n'y a aucun intérêt stratégique aux Falklands, c'est symbolique vis-à-vis de l'Argentine, mais c'est aussi une arme pour le président Trump

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pour expliquer qu'il peut faire mal là où ça fait mal. Rarement, Visite aura été aussi politique, parce qu'il y a la question évidemment du survol notamment pour aller bombarder au Proche-Orient où Keir Starmer a une première version, une deuxième version, il s'est contredit, il a menti etc. Et puis il y a évidemment la collaboration entre les deux nations où il y a eu beaucoup de tensions qui se sont mises ces derniers mois.

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Indéniablement, les Anglais devaient envoyer un bateau ou deux les accompagner. En tout cas ils pensaient vraiment que les anglais seraient des alliés fidèles, ce qu'ils ont toujours été. Rappelez-vous la guerre en Irak en 2003 l'armée américaine il y a laissé des, ils n'y sont pas été. Donc là, je pense que le roi n'est pas concerné directement par les décisions, n'oublions jamais ça. Donc on est dans le protocole le plus haut, on fait des révérences, on dit que ça se passe bien, etc. Mais le vrai patron, Kirstarmer, c'est qu'on voit quand même la capacité de résistance de Trump.

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Hier il a quand même eu subi quelque chose, j'imagine que ça ne se fait pas comme ça. Donc psychologiquement il est là, il considère que ça le fera. En fait c'est un vrai cow-boy. Et moi je pense que la séquence elle est extrêmement forte pour lui, c'est qu'il n'est jamais descendu aussi bas, ou en tout cas il est en difficulté avec la guerre en Iran, et je pense que ce qui lui est arrivé hier peut le réhabiliter, en tout cas le remettre à l'aise.

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Alain Bauer, vous signez Trump, le pouvoir des mots, c'est un très intéressant livre sur le fonctionnement mental, via son langage, de Trump, et on voit le côté survivant. aux affaires, c'est celui qui va simultanément recevoir le roi Charles, décider de la paix ou de la guerre, des bombardements au Proche-Orient et de beaucoup d'autres dossiers simultanément, presque comme au survivant. Oui, mais même au-delà, avant même d'être survivant, il était l'élu parce que depuis l'attentat auquel il a réchappé, celui où on le voit fight fight fight, l'oreille en sang, etc. Il considère qu'il est l'élu. Donc il a atteint un degré au-dessus de tout cela et donc il l'est, et vous l'avez vu d'ailleurs dans l'épisode juste

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après la tentative d'attentat hier au dîner des correspondants, où il est d'une zénitude, d'une décontraction, d'une gentillesse, d'une amabilité, tout à fait impressionnante. Voilà, God Save the King, qui retentit, évidemment avec un rapport de force qui a tellement changé depuis 1945, et vous en parlez dans votre livre, le Trump d'aujourd'hui, c'est un Trump d'Amérique qui se veut conquérante, offensive contre tous, presque prête à être ennemi de tout le monde. Pas ennemi, mais dirigeants le monde. Ennemis pas toujours d'ailleurs,

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lui-même dit qu'il regrette de ne pas avoir suffisamment d'alliés etc. Ce n'est pas une preuve d'hostilité, mais il veut bien marquer que c'est lui le patron et que l'Am qui est la Chine, qu'il était d'un point de vue démographique mais qu'il est maintenant aussi d'un point de vue militaire et ça c'est un sujet qui perturbe beaucoup l'Amérique de Donald Trump qui sent qu'elle a été

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déclassée et dépassée d'un point de vue industriel, d'un point de vue technologique. Que le militaire ça se joue à pas grand chose depuis le défilé du 1er septembre à Pékin, avec à la fois une démonstration de masse, ce qui a toujours été la chance de la Chine, mais également de technologie, ce qui est nouveau. Avant ils copiaient, maintenant ils inventent. Donc tous ces éléments perturbent beaucoup

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l'idée que se fait Donald Trump. Et effectivement, pendant qu'on s'occupe de tout ça, Il étrangle Cuba, il a récupéré le détroit de Malacca dans une alliance militaire historique avec les pays qui contrôlent 80% des exportations de la Chine. Il bloque le Venezuela qui était le pétrole lourd de la Chine et il bloque l'Iran qui est le pétrole léger pour lequel la quasi-totalité des raffineries chinoises sont formatées. Donc il crée un étranglement global, il y a une stratégie et une logique. Dernière Donald Trump, celle d'un businessman qui fait du business de la politique et du business de la guerre

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et que nous ignorons et que nous sous-estimons parce qu'on se limite essentiellement à ses provocations. La roue des empires, je recommande le livre, votre livre effectivement, parce que vous racontez à quel point lui fait référence à l'époque où les États-Unis étaient encore une colonie anglaise, il y a eu une révolution, et lui dit l'Empire américain va continuer à conquérir. Et vous citez son discours d'intronisation de 2025, 20 janvier 2025, où il dit ne vous y trompez pas, il y a beaucoup d'autres nations qui ne sont plus conquérantes, nous nous le restons. Oui, nous le redevenons même. C'est le retour au Gilded Age, au Golden Age. L'âge merveilleux où il se relance dans une logique

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qui est d'un certain nombre de présidents des États-Unis, qu'il cite de manière assez régulière. Et dans la réalité, Donald Trump est l'élu du renouveau de l'Amérique MAGA, qui n'est pas qu'un slogan électoral, c'est une orientation politique, mais qui se traduit par un certain nombre d'actes, certains symboliques,

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mais d'autres extraordinairement organisés et structurés, dont celle de la reconquête. Le monde, c'est 8 détroits et 2 canals, je ne dis pas canaux parce que Suez et Panama, c'est pas qu'un canal de Venise, eh bien il est en train de prendre le contrôle méthodiquement. Et le Groenland fait partie de cette logique. Je vous cite et je le cite, nous poursuivons notre destinée manifeste dans les étoiles. L'ambition est le moteur d'une grande nation.

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Notre nation est plus ambitieuse que toute autre. Il n'y a pas de nation comme notre nation est plus ambitieuse que tout autre, il n'y a pas de nation comme notre nation, il est nationaliste et il dit les Etats-Unis d'Amérique ne laisseront jamais la première place, jamais aux Chinois. Et c'est pour ça qu'il se situe en étranglement des Chinois, parce que pendant que tout le monde se raconte à peu près tout et n'importe quoi sur ses provocations, ses digressions, parfois quelques divagations, le prix Nobel et tout en or. Il y a une politique extraordinairement impérialiste de restauration de l'Empire américain

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qui est menée par Donald Trump avec méthode et structuration. Sauf que comme on voit tout ça sans regarder le plan d'ensemble, ça ne se sent pas... Quand vous regardez morceau par morceau, tout devient légique, y compris quand on dit « Ah oui, nous avons résisté à l'offensive sur le Groenland », il est en train d'obtenir quatre nouvelles bases,

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dont celle qui contrôle le nouveau détroit. Ça, c'est la grande théorie d'Alain Bauer. Et je la souligne, vous à chaque fois il a un de plus de jetons. – À la fin de la partie, il envoie un jeton de plus. – Est-ce que vous achetez la théorie Bauer ?

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– Oui, à 100%. Moi j'ai une théorie sur les guerres préventives, et c'est vrai que le droit à des guerres préventives, en fait il a toujours un temps d'avance. et concrètement les américains, c'est les deux seuls qui osent encore une fois passer le pas. Donc bien évidemment c'est un continent, un sous-continent qui est jeune et qui a des perspectives et qui n'arrêtera pas de sitôt. Pourquoi ? Parce que c'est une force économique phénoménale, c'est une force démographique qui est relativement importante

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et puis c'est une force militaire qui est incontestée. Donc de toute façon il a les moyens de tout ça. Je voulais revenir rapidement quelques petits mots sur la visite. Les Américains détestent ce genre de trucs. C'est pas leur truc.

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D'abord, vous voyez bien que c'est pas Trump qui accueille le roi.

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Oui, le protocole, c'est le protocole. Si vous faites une visite d'État, quand vous avez le roi d premier point. Deuxième point, vous avez vu que les Anglais, c'est une voiture anglaise. C'est pas une voiture américaine. Donc chacun, et c'est les deux seuls pays au monde, lorsqu'ils visitent quelque part, le président français monte dans une voiture américaine, il monte pas dans une voiture française.

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Vous allez prendre des pays, mais de façon générale, les Anglais et les Américains... ses gardes, son machin, tout ça c'est... – Bon, Charles amène même son lit, alors ça commence à être compliqué. Et alors les États-Unis, on en parle même pas, il amène même ses toilettes. – Vous allez faire des informations que je n'ai pas. Ceci dit, c'est vrai que c'est... Tout ça c'est... Trump ça l'agace. Par contre ce qui est intéressant, aujourd'hui, le roi d'Angleterre, le roi Charles vient me rencontrer,

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et ça, ça compte. Et jusqu'où ira cette démonstration de puissance ? Exactement, c'est exactement ça.

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Vous vous rappelez la séquence incroyable où Charles passe en revue les troupes, et Trump s'adresse aux gardes au lieu deest plus intéressant que d'avoir le père Charles qui lui raconte ses histoires. Oui, mais ça le fascine. C'est-à-dire que le protocole royal le fascine. L'idée qu'il puisse dormir à Buckingham, par exemple,

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lui avait passé par la tête et c'était quasiment obsessionnel. C'est dans le protocole aussi. diner avec la famille et grand dîner le soir. Il en parlait beaucoup avant. D'autant que Kerstner risque de ne pas survivre à la semaine prochaine. Il est dans une situation très difficile. Les actions locales vont passer. Très éjectable. Je crois que là, la sanction va être extrêmement puissante.

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Vous parlez de la puissance américaine et vous dites qu'il veut reconcilier le côté restauration de l'empire américain, regardez l'effort de guerre, la modélisation concernant le Golden Dome, cet immense chantier qui fait penser un peu à la guerre des étoiles de Ronald Reagan. Exactement la même. C'est ça, c'est la même chose. C'est la même logique. Tout est construit de la même manière, l'annonce, vous regardez l'initiative de défense stratégique, c'était son nom officiel.

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83. Vous regardez la manière dont elle est présentée par l'équipe Reagan et vous avez ça. C'est fascinant, parce que là, c'est l'idée que les États-Unis seraient la seule nation au monde inatteignable. Avec Israël. Ils fabriquent le truc ensemble.

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Et en coûtant des milliards, des milliards, des milliards... Ça a déjà été multiplié par 10. On est autour de 1000 milliards pour ça. Est-ce que c'est du bluff ou est-ce que ça marche ? Ou marchera disons ? On n'en sait rien. Le dôme de fer multiplie par 3 parce qu'il y a le dôme de fer, la lance de David, non pas la lance... La fronte de David. La fronte de David, merci. Ça élimine 96% des missiles, donc c'est très impressionnant,

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mais il y en a 4% qui passent. Les corps Amshar 4 étaient ceux qui avaient réussi à passer, à atteindre Dimona, la base de F-35 israélien, mais surtout l'usine de construction des armes nucléaires qu'officiellement Israël n'a pas ou qu'ils n'ont jamais avoué avoir. Donc il y a quand même des trucs qui passent et de temps en temps on se rend compte que notamment ce qui est petit arrive à mieux passer que ce qui est gros donc tout ça s'est construit pour le gros de la guerre d'avant

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mais c'est pas encore prêt pour le petit de la guerre d'après et notamment pour les missiles à tête multiple à sous munitions qui ont fait d'énormes dégâts en Israël parce que certes le missile est intercepté mais trop tard ce qui est le problème de ces missiles-là. Regardez cette vidéo, elle est tout à fait fascinante. C'est Lockheed Martin, c'est-à-dire le principal ingénieur, la société qui fera une grande partie du Dôme doré.

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Et cette vidéo-là est fascinante, elle donne un peu le frisson. C'est le moment de l'apocalypse et la théorie de Lockheed Martin, c'est le monde entier pourra brûler, mais les Etats-Unis d'Amérique, eux, seront protégés, et Israël, par un dôme. C'est exactement le discours de l'IDS, donc l'Initiative de défense stratégique de 83, de Reagan, c'est la même chose. Par contre, ce qui est très intéressant, c'est aussi un discours politique. Je veux dire que c'est pas sûr qu'ils vont le faire. quelque part aux russes qui ont travaillé sur l'hypervélocité. Ça les rend fou, les russes ça les rend dingue. Évidemment, parce que vous avez un décalage technologique qui va être phénoménal.

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Donc en fait, ils vont mettre des années et des années, ça va coûter des milliards. Mais le fait qu'ils aient l'idée. Pourquoi ? Parce qu'aller dans l'espace,

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c'est contrôler l'ensemble du système de satellites.

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Ça veut dire, pardon, s'ils y arrivent, ils peuvent par exemple frapper les Chinois sans être frappés en retour. S'ils tirent en premier. c'est pas de frapper, c'est de garantir le fait que personne ne les frappera. On revient à la théorie de la dissuasion nucléaire, sauf que la dissuasion nucléaire s'est effondrée le 11 septembre 2001, puisque une attaque contre le principal centre stratégique militaire, centre politique et centre économique des Etats-Unis n'a pas été empêchée par la dissuasion d'un Etat plus petit ayant lancé une opération asymétrique au nom d'une organisation terroriste. Mais depuis 2001, nous tournons autour du pot du la dissuasion nucléaire sert à beaucoup, mais pas à tout, et pas contre tout.

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Comment on se réadapte à ce nouveau style de guerre ? Et en fait, c'est les Ukrainiens qui nous en ont fait la démonstration. Ils ont rendu 3000 têtes nucléaires en 1991, troisième puissance nucléaire du monde. Ils n'en ont même pas gardé une seule. Ce qu'ils regrettent sans doute à peu près tous les jours, ce qui les a amenés à devenir vulnérables. Les Coréens du Nord se sont retirés du suis dedans, je suis pas dedans, je suis dedans, je suis pas dedans, je suis au seuil, je suis pas au seuil, mais je pourrais dépasser ».

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La découverte de Minjidaï, le cinquième site nucléaire qu'on ne connaissait pas, montre qu'ils étaient prêts à la fois au surenrichissement, au-delà de 90%, et à la création d'une ogive nucléaire, des pauvres iraniens qui ont été malmenés par le méchant Trump. Poker menteur, échec menteur, tout le monde ment quand même dans cette affaire. Mais la réalité aujourd'hui, c'est que tout le monde réarme massivement, et dans le dur, les Chinois font deux fois plus de porte-avions que les Américains en deux fois moins de temps, et dans le drône. Et donc ces deux niveaux changent tout la manière dont on imagine la guerre. – Est-ce qu'on a des précédents dans l'histoire

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où on s'est réarmé à une telle vitesse et il n'y a pas de guerre ensuite ?

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– Mauvaise nouvelle.

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– Mais là aujourd'hui on ne s'y arme pas, c'est un petit défensif. – Alors on ne se réarme pas, si, regardez tous les côtés, on se réarme. Le Dôme d'Or n'est pas un objectif. Il n'y a pas de terrain offensif. Donc l'objectif c'est de dire on protège, il n'y a que des dingues. Mais quand vous protégez, vous êtes inaccessible, donc vous pouvez tirer en premier. Non seulement ça pose problème aux Russes... Non mais Colin, attendez, je suis obligé de vous contredire. c'est aussi pour pouvoir frapper glaives, boucliers... Oui bien sûr, il y a une course permanente. Ceci étant dit, ça vous donne un avantage phénoménal. Pourquoi ? Parce que la course que les Américains ont ratée,

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c'est la course, encore une fois, des missiles. Ils n'ont pas travaillé sur les missiles. Vous vous rendez compte qu'ils ont des missiles Tomahawk qui datent d'ilives, c'est le nombre d'ogives qui comptait, chacun avec 4000 ogives, ça se passait plutôt pas mal. Le problème c'est que les Russes ont compris ça,

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et donc les Russes ont travaillé sur la vélocité et aussi sur l'évasivité, entre guillemets, le mot n'est pas tout à'ont eu les Israéliens avec le dôme de fer, c'est que les missiles iraniens, parce que les Iraniens ont récupéré une partie de la technologie des Russes,

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on voit bien que les Iraniens ont des missiles capables de changer de trajectoire. Les coréens du nord. Exactement, donc ça a totalement perturbé le système. Donc on voit bien que les Américains répliquent regardez la liste des développements de missiles iraniens, elle fait quatre fois plus de quantité de développement de missiles propres que l'intégralité du programme missilier américain. Non seulement il est ancien, mais il est dépassé en qualité, en quantité et en innovation.

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Et c'est ça qui est très surprenant, parce que je ne m'en étais pas rendu compte jusqu'au moment où j'ai demandé qu'on sorte le programme de missiles iraniens, qui n'est même pas caché, ils vous le donnent aimablement, même en anglais, et vous découvrez soudain que vous avez 4 fois plus de programmes de missiles, de drones, c'est la Turquie, qui dépasse d'ailleurs aujourd'hui la première bombe thermobarique de nouvelle génération, la bombe nucléaire sans le nucléaire, celle qui avait fait énormément de dégâts en Irak, c'est eux qui viennent de la lancer. Donc on ne voit pas réapparaître les anciens empires qui sont rejoignent, en ce moment le président des Etats-Unis est en réunion de crise à la Maison-Blanche avec ses généraux, avec sans doute Rubio et les autres plus hauts responsables de l'État, sur le thème « oui ou non », vont-ils reprendre dans les dizaines de minutes qui viennent

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ou les heures qui viennent les bombardements sur l'on vient de parler préparé à très long terme, contre la Chine peut-être demain, après-demain, et celle qui mène ici ?

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Alors en fait le problème c'est qu'on est toujours dans la gesticulation. Pourquoi est-ce qu'on sort d'une phase, les Allemands en sortent d'une phase, qui est une phase où ça a été compliqué pour les Américes, mais c'est n'importe quoi, ils ignorent ce que sont les États-Unis. C'est une puissance incroyable d'innovation, de remise en cause, etc. C'est ce qui s'est passé.

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Donc ils ont replanifié, ils se sont mis en route, voilà ce qu'on peut faire, on récupère des stocks de missiles,

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et maintenant ils discutent. On voit par rapport aux nucléaires iraniens, les européens en gros avaient pour solution attendre. La solution des européens ces derniers mois c'était on attend, on va voir. Les américains attaquent. Oui parce que il y en a, c'est l'escalade pour la désescalade, c'est les russes. Les européens c'est pas d'escalade, donc on fait rien puis on attend. Puis à force de se prendre des baffes, on réagit. puis syndrome de Munich, pour ceux qui ont de l'histoire, et puis les Américains, comme les Iraniens, comme les Israéliens,

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ça peut être escalade pour l'escalade, parce qu'après tout, tant qu'on n'a pas tout essayé, on a encore une chance de gagner. Et il faut attendre très longtemps pour que les Américains constatent que bon, l'Iran, pardon, le Vieastre, la Libye c'est un désastre, mais ils ont systématiquement essayé. Et d'ailleurs, je précise que pendant ce temps-là, sur un autre terrain qui est la guerre, par les urnes, par la désinformation, par la propagande,

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je ne donne pas cher de la capacité au Brésil, du Brésil de rester à gauche. Quel est maintenant un bouleversement considérable dans l'équilibre des fameuses BRICS, parce que si on perd le B de BRICS, il ne reste que RISC. Quelle est maintenant la montée de l'autre côté,

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de l'autre belligérant ? Les Iraniens, vous parliez des missiles, la production de missiles iraniens. Il y a ce voyage extrêmement saisissant de Arachie et des mises à paix étrangères de l'Iran à Moscou. Voilà l'image, la poignée de main et on va entendre plus tard dans l'émission les propos du président Poutine sur le thème, je cite, « Nous ferons tout ce qui est dans votre intérêt et celui de l'aide, de l'aide militaire, ils en donnent déjà n'est-ce pas ?

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Oui bien sûr mais où était allé Ali Larijani avant le premier round de négociation à Oman en expliquant ce qui se passerait s'ils étaient attaqués et comment ils pourraient s'organiser avec la Russie est un élément central, alors pas depuis 79 contrairement à ce qu'on imagine, mais depuis les années 90, de l'équilibre général, y compris par la gestion de la centrale nucléaire de Boucher, où ils étaient encore il y a qu'un jour, ils ont évacué en plein bombardement quand la centrale elle-même, ses entourages, ses environs, ont été touchés. Donc il n'y a pas de surprise, les Russes font partie de l'équation comme les Chinois. Est-ce que l'Axe résiste aux États-Unis plus qu'on ne le pensait ? Il y a beaucoup d'informations de presse sur la fourniture d'avions de combat,

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SU-35, les missiles à Téhéran.

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On ne les a pas vu. plus efficace qu'on le pensait ? En fait, c'est pas si net que ça. C'est vrai que le mot Sukhoi 35, etc. ça parle bien évidemment, c'est comme un F18 que sais-je, etc. Donc ça parle. Le problème, encore une fois, on voit bien que les Chinois et les Russes sont plutôt sur un mode discret, pour deux raisons. Les Russes n'ont pas besoin de ré. Donc aujourd'hui ils sont plutôt sur un mode profil bas et puis les Chinois

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ils sont un peu loin, la géographie commande et encore une fois la distance géographique fait que le fait que les Chinois ne sont pas habitués en fait à projeter des troupes, rappelez-vous en 2011 ils ont évacué 30 000 ressortissants de Libye, c'était une catastrophe, Ils ne savaient pas le faire. Donc concrètement aujourd'hui, je ne crois pas qu'encore une fois que la Chine et la Russie soient les alliés militaires de premier rang. Par contre, bien évidemment, à l'arrière c'est évident, le matériel, l'arméeIran, c'est la voie terrestre. Les routes de la soie, vous avez une route terrestre qui passe par Kaboul, qui passe par Téhéran et qui vient de Chine. Donc très concrètement, je pense qu'une partie du matériel ne passe pas par la mer, mais passe par la route.

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– Par la Caspienne et surtout par le Pakistan armé par la Chine, qui, afin de faire valoir son rôle de bons offices, laisse passer très aimablement d'un petit port iranien à un petit port pakistanais juste à côté de la frontière, un certain nombre de bâtiments qui soudain deviennent plus pakistanais que les pakistanais et que les américains font semblant de ne pas découvrir pour les laisser passer, ce qui permet aussi d'envoyer un peu de pétrole aux Chinois pour calmer les Chinois parce que le pétrole iranien leur est absolument indispensable. Comment expliquer cette image ? Arraki voyage donc les américains le laissent voyager. S'ils voulaient les israéliens et les américains, ils ont tué tellement de dirigeants,

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l'avion qui a fait Téhéran- sur l'aéroport, il y a un missile qui arrive sur l'aéroport, mais on voit bien que, encore une fois, le cessez-le-fait n'a pas été rompu. Il y a un système qui fonctionne depuis en gros trois semaines et ça marche. Alors évidemment, il y a des escarmouches, des espèce de bras de fer, on verra comment ça va se mettre en place. Donc en fait il n'y a aucune raison aujourd'hui de tuer Arachide. Le deuxième point, je pense que les Américains raisonnent,

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et c'est la phraseza père, qui disait

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c'est peut-être un salopard mais c'est notre salopard, ces régimes, qui arrangent quand même.

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Voilà, et en fait ça les arrange donc à Ratchi, ils vont pas faire l'erreur. Aujourd'hui il peut discuter. On voit bien que Raldaran ont donné un ticket d'avion à Ratchi. Je ne suis pas sûr qu'il ait réellement le pouvoir malheureusement pour lui. – Non, je pense que les Pazdaran dominent… – Le petit télégraphiste. – Exactement, le petit télégraphiste. on parle, il va ramener des éléments qui vont rassurer, il va ramener de l'armement. Il y a aussi un point très intéressant, ce qu'on oublie, c'est que les Russes sont les grands vainqueurs de ce conflit.

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Les Américains le sont pour une raison très simple, c'est qu'en fait la production de barils a augmenté de 13 13 milliards, 13 millions de barils par jour, ce qui est absolument colossal, colossal, premier point. Et le deuxième point, c'est que c'est la Russie qui gagne, puisqu'aujourd'hui elle vend son pétrole, et moi je pense que l'embargo est en train de tomber naturellement.

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– Et très cher, le pétrole. – Oui, ils vont aux Indiens, aux Chinois, aux Indiens, parce que les Chinois, ils n'ont qu'à aller s'approvisionnement par la force des choses. – C'est la même qualité de pétrole. – Est-ce que l'Iran est en train de gagner son pari ? S'il n'y a pas de bombardement, est-ce que l'Iran a gagné ? – Ah ben celui qui n'a pas perdu dans ce cas précis a gagné.

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– Ha ha ha !

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– La non-victoire, la non-défaite est une victoire. Il faut attendre un petit peu, je pense qu'on peut rentrer dans un conflit de longue haleine. Parce que j'imagine que si Trump finit par intégrer le fait qu'il ne gagne pas les mid-term, il peut rentrer dans un système de guerre perlée qui peut durer un certain temps. Sachant que l'erreur qu'il ferait, c'est à mon avis de mettre des troupes au sol. Sachant que l'erreur qu'il ferait, c'est à mon avis de mettre des troupes au sol. Ça n'a aucun intérêt.

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